L’aventure Miss Belgique, on en parle ?

Notre équipe est allée à la rencontre d’une candidate au concours de Miss Belgique 2022, Wendy Fimiani.  Victor Hugo disait : « Aucune grâce extérieure n’est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l’âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps ». Nous ne pouvons que validé ses dires. Le concours Miss Belgique est tant critiqué pour sans manque d’authenticité, pour un résultat connu d’avance, pour des colossales quantités d’argent dépensées ; on s’interroge.

 

Wendy, merci d’avoir accepté notre invitation. J’attaque directement dans avec une question brûlante, ta présentation lors du show final, pourquoi avoir choisi « elle aime les lasagnes et les tiramisus » ?

 

Merci Gauthier pour cette interview. Pour être tout à fait honnête, je ne regrette pas mon aventure car Miss Belgique est une vraie école de vie qui t’inculque des choses qu’on n’apprend pas à l’école. Mais j’avoue que je n’ai pas apprécié cette description. Je suis plus que ça ! En plus, avec ce genre de propos, toute une communauté peut être blessée. Ça été le cas. Tu tiens de tels propos envers une autre communauté, tu as une plainte déposée pour racisme. On m’a réduite à deux clichés ! Je suis évidemment fière d’être italienne et jamais je ne renierai mes origines mais me décrire comme une personne aimant les lasagnes et les tiramisus, c’est dégradant. Ma grand-mère de 90 ans – ainsi que d’autres membres de ma famille, parfaitement intégrés – était là et tous ont été choqués.

 

Quand tu dis que le concours enseigne des choses qu’on n’apprend pas à l’école, tu veux dire quoi ? 

 

Miss Belgique c’est un tout, c’est une école de vie. On apprend à vivre en communauté, on apprend à vivre avec une pression permanente, on se découvre, on apprend à avoir confiance en soi ; choses qu’on apprend rarement à l’école. Pour moi, l’enseignement en Belgique n’est pas assez poussé. On ne promeut pas assez le bilinguisme ou le trilinguisme alors que notre pays est un réel laboratoire linguistique. On t’apprend des choses inutiles, enfin pour moi ! Chaque matin, je me demande à quoi va me servir le théorème de Pythagore. Je ne sais toujours pas ! [Rires].

Quelles sont les caractéristiques pour participer au concours ?

 

Il faut savoir que contrairement à la France, il n’y a pas restriction de taille. Nous devons juste être sans enfant et très flexible. En même temps, vu la cadence, nous n’avons pas trop le choix. Je pense, personnellement que je ne rentrais pas à 100% dans le moule ! Tu sais, je dis ce que je pense et je ne suis pas quelqu’un qui me laisser faire et je pense que ça peut ennuyer à l’heure actuelle.

 

Et tu penses que si tu n’as pas été retenue, c’est simplement parce que tu es plus « intellectuelle » que les autres ?

 

Avec toute la modestie qui me sied, je n’oserai pas avancer une telle chose mais j’avoue que j’ai fait de la musique, je suis allée à l’Académie et j’ai fait du solfège, je chante, je parle plusieurs langues, j’ai un bachelier en poche… donc bon… Malgré tout, je reste une personne modeste, terre à terre, et respectueuse de toutes les personnes et de leur parcours.

 

Quelle était ta relation avec les autres candidates ?

 

Très bonne. Comme toujours, on a plus d’affinités avec certaines et moins avec d’autres. Je suis encore en contact régulièrement avec Shana, Galéia, Sabrina ou encore Arlette.

 

Alors, cette fameuse histoire de d’entreprise de tiramisu, tu nous en parles ?

 

Ahaha. On m’a contacté le 1er avril pour savoir si je voulais faire croire que je m’étais lancée dans un nouveau projet à savoir la création de ma propre marque de tiramisu. Le piège a marché du tonnerre à un tel point que j’ai reçu mes premières commandes de tiramisu sans rien demander. Mais j’ai une vraie autre idée derrière la tête mais chute… c’est une surprise !

La vie d’artiste !

La réforme du statut d’artiste est arrivée. Il s’agit de la plus grande réforme en matière artistique depuis ces 20 dernières années. Après un combat sans relâche mené par Georges-Louis Bouchez (Président du MR), Pierre-Yves Jeholet (Ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles), David Clarinval (Ministre des classes moyennes et des Indépendants) et Charles Gardier (député communautaire), le statut d’artiste 2.0 a vu le jour. L’actuelle procédure pour accéder à ce statut était longue, fastidieuse et d’une complexité kafkaïenne. Voici ce qui change ! 

La procédure est simplifiée. Il est désormais possible de soumettre son dossier, déclarer ses prestations et recevoir des informations via la plateforme numérique: Working in the arts. Fini les files interminables dans les administrations.

person playing guitar

Le statut est plus accessible et plus reconnaissant. Dans l’ancienne réforme, les techniciens du secteur artistique n’étaient pas reconnus. Grâce à cette réforme, ces derniers auront dès à présent accès au même régime de protection sociale élargie que les artistes. Par ailleurs, ils bénéficient également des mêmes dispositifs spécifiques que les artistes.

Le statut d’artiste récompense plus le travail. Le nouveau statut assure un revenu de base qui récompense le travail des artistes. Si un artiste bénéficie d’un statut dérogatoire au chômage, ce n’est pas parce qu’il est “artiste” mais parce qu’il “fait” des prestations artistiques. Il est donc désormais possible de cumuler l’allocation des arts avec une activité d’indépendant complémentaire tant que cela n’excède pas 9628 euros par an.

Bref, la nouvelle réforme c’est: 

– Une simplification;

– une plus grande accessibilité;

– une réforme plus résponsabilisante; 

– meilleure récompense du travail. 

graffiti wall alley during daytime

Que du foot? Vraiment?

white and gray Adidas soccerball on lawn grass

Socrates, le footballeur brésilien (rien à voir avec son homonyme grec) est un prodige du ballon rond qui, au début des années 80, fait beaucoup de bruit. D’une part, par son talent, car malgré son style atypique, le brésilien est un régal pour les yeux lorsqu’il joue, mais également pour son engagement politique profond. Le joueur aura toujours eu de nobles ambitions et c’est pour cela qu’avant de finalement décider de faire carrière dans le sport, il décrocha un diplôme de médecine, qui lui vaudra plus tard son surnom : « le docteur ».

A cette époque, le Brésil est en proie à une dictature militaire (1964-1985) et le football est extrêmement corrompu par le gouvernement. Cependant, en 1980, un nouveau président, progressiste, prend en charge le mythique club de São Paulo : les Corinthians. Socrates, qui ne supporte plus les mises au vert interminables, en profitera pour mettre en place une expérience absolument révolutionnaire : à présent, les gains seront répartis de manière plus équitable et toutes les décisions prises seront soumises à un vote au sein des joueurs. Une mini démocratie vient de naître dans le football brésilien, la démocratie corinthienne.

Cette expérience est couronnée de succès. Sur le plan sportif, les Corinthians remporteront deux championnats et cette équipe spectaculaire déchainera les foules. Sur le plan politique, la dictature ne peut rien faire pour s’opposer aux messages politiques des joueurs, lesquels inscrivent d’ailleurs ostensiblement le mot « démocratie » sur leurs maillots. En effet, l’objectif du club ne se limite pas qu’au football : il veut prouver les bienfaits de la démocratie à tout le pays. Véritable religion au Brésil, ce sport et sa gigantesque popularité offrent une médiatisation colossale au projet. Socrates, quant à lui ne manque pas de fêter chacun de ses buts en se tenant droit, et en brandissant le poing, défendant avec véhémence son idéal de démocratie. D’ailleurs, lors d’élections finalement tenues en 1982, les Corinthians ne manquent pas le coche, et rajoutent sur le maillot porté lors de la finale du championnat, « votez le 15 ». L’année suivante, ils profiteront d’une nouvelle finale pour brandir à la fin du match une banderole devenue légendaire : « Gagner ou perdre, mais toujours en démocratie. »

Bien que petit à petit, le battage médiatique autour de l’équipe commence à diminuer, Socrates ne lâche pas l’affaire et continue à mêler sport et idéologie. Il rejoint un mouvement politique réclamant une élection présidentielle au suffrage universel et alors qu’un pont d’or lui tend les bras en Europe au club de la Fiorentina, il déclare lors d’une manifestation devant une foule en délire que s’ils réussissent à mettre suffisamment de pression sur le président, il restera au pays. Malgré tout, le miracle n’aura pas lieu, et il rejoindra finalement Florence, où ses performances footballistiques décevront.

Rattrapé par ses problèmes avec l’alcool, il décèdera en 2011 mais aura eu le temps de voir son pays se libérer de la dictature militaire. Véritable icône de la résistance brésilienne, le joueur et son équipe auront touché tout le monde au Brésil, de l’amateur de football aux intellectuels du pays. Nul doute que sa popularité aura contribué à l’éveil des consciences dans une situation critique.

Président brésilien entre 2003 et 2011, Lula déclarera : « La démocratie Corinthiane a apporté le message du changement et de la démocratie à un nombre incalculable de personnes. Les Corinthians sont l’une des plus grandes équipes du pays, et le fait de voir des joueurs de football mettre en pratique les idéaux démocratiques a mis en lumière l’importance de notre lutte. »

Alcoolique, fumeur, docteur mais aussi footballeur au professionnalisme discutable et dont la quête inébranlable de liberté lui fera parfois défaut, Socrates a marqué des buts certes, mais a aussi marqué son pays de son empreinte. Les mauvaises langues estimeront qu’avant d’être un démocrate convaincu, il militait avant tout pour sa propre liberté.

Bien sûr, il serait malhonnête de prétendre que le Brésil doit l’avènement de sa démocratie uniquement à Socrates. Néanmoins, le joueur brésilien aura à tout jamais démontré une chose : la portée du football va bien au-delà du cliché le réduisant à quelques personnes courant simplement derrière un ballon.

Sources: 

https://www.rts.ch/sport/football/11329320-socrates-et-democratie-corinthiane-la-renaissance-dun-football-plus-juste.html#chap03

Documentaire “Democracy in Black and White”, 2014

Ranc, D. & Sonntag, A. (2013). La « démocratie corinthiane », un exemple d’organisation créative dans le football au temps de la dictature brésilienne. Humanisme et Entreprise, 313, 3-18. https://doi.org/10.3917/hume.313.0003

 

Mon chien, mes yeux !

En mars dernier, nous avons eu l’occasion de rencontrer des formatrices à l’école canine Scale Dogs. Cette ASBL a pour but de former des chiens afin qu’ils puissent guider des personnes malvoyantes, mais également des enfants atteints de trouble du spectre de l’autisme (TSA).

Tout a commencé en 1990, quand les membres du Kiwanis Bruxelles Scale sont allés visiter le Kiwanis Club de Limoges. Ils avaient déjà créé quelques années plus tôt un centre de formation pour chiens-guides.

 

« SCALE » Dogs fait référence aux 5 valeurs principales du club Kiwanis Bruxelles Scale.

« S » pour « Solidarité », 

« C » pour « Courtoisie », 

« A » pour « Amitié », 

« L » pour « Loyauté », 

« E » pour « Entraide ».

La majorité des chiens formés pour être chiens-guides sont des labradors retrievers. Cette race s’adapte bien à la formation et regroupe différentes qualités nécessaires à l’assistance de personnes malvoyantes. Ils sont sociables, calmes, intelligents, et ont une bonne santé.

Une formation complète de chiens-guides dure approximativement deux ans, en fonction du chien cela peut être plus ou moins rapide. Tout compris, la formation revient à un coût de plus ou moins 25 500 €, et le financement se fait uniquement par le biais de dons. Il n’y a aucun subside direct. Cependant, l’ASBL a évidemment des sponsors comme la Loterie Nationale. Toutefois, le sponsoring devient de plus en plus difficile. D’autres personnes décident de léguer leur héritage ou inscrivent l’association sur leur testament. 

 

Ça fonctionne comment

 

Dès le plus jeune âge, les chiots sont sélectionnés par Scale Dogs auprès d’éleveurs dont les conditions correspondent aux critères de l’association ou auprès de Purpose Dogs, une association qui consacre son activité à la sélection et l’élevage de chiens destinés aux centres de formation de chiens d’assistance. 

Dans un premier temps, les futurs formateurs évaluent le comportement des chiots pour s’assurer de leur disposition à devenir chiens-guides. Même le passé médical des parents des chiots sont analysés afin de s’assurer des normes de qualités les plus élevées possibles.

 

Dès 8 semaines, les chiots sont placés en famille d’accueil pour s’accoutumer à la vie quotidienne. C’est au sein de cette famille qu’ils vont découvrir les promenades, les rues, les parcs, les transports publics, la circulation, les bruits, les travaux … De cette façon, ils apprennent à se sentir à l’aise dans toutes les situations, et ils passent chaque week-end au sein de leur famille d’accueil tout au long de leur formation. Les familles d’accueil sont là pour poser les bases de l’éducation du futur chien-guide en faisant de lui un jeune chien équilibré, joyeux et obéissant.

 

La formation de chiens-guides en elle-même ne commence qu’une fois que le chien a atteint sa première année et que différents examens médicaux ont été réalisés pour s’assurer de sa bonne vision et d’un parfait état de santé. Les fondements de cette dernière ont pour objectif d’apprendre au chien à prendre plaisir à s’entrainer et à s’habituer aux exercices de chiens-guides. L’éducation se veut positive et à l’écoute des besoins du chien. D’ailleurs, au cours de sa formation, le chien sera récompensé pour ses réussites. Il y a tout de même un cadre et des commandes alternatives lors des désobéissances.

 

Chaque éducatrice ou éducateur s’occupe en moyenne de deux chiens, maximum trois. Lors de la formation, le chien apprend à suivre des ordres sur commande, et en même temps, il apprend à faire certaines actions de façon autonome. Par exemple, il apprend à refuser une commande de son maître qui représenterait un danger pour celui-ci, comme refuser d’avancer alors que son maître lui demande d’aller face à un obstacle dangereux. Les chiens-guides qui ne répondent pas aux exigences, très strictes, pour accompagner une personne malvoyante, que ce soit pour des raisons médicales ou de comportements, sont alors évalués au niveau de leur éducation et de l’obéissance afin de connaître leurs aptitudes à devenir chien d’autisme ou chien d’institution, ces derniers ont vocation à être présents au sein de maisons de repos pour améliorer la qualité de vie des résidents.

 

En moyenne, il y a 6 chiens guides formés par an. Dont 1 chien pour les personnes atteintes d’autisme et 1 chien d’institution. Suite à la crise COVID, très peu de chien ont pu démarrer une formation. En 2021, seuls 4 chiens ont démarré la formation de chiens-guides.

 

Tout le monde peut avoir ce type de chien ? 

 

Avant toute chose, est analysé le besoin d’avoir un chien-guide en parallèle au besoin de déplacement de la personne malvoyante. La personne malvoyante doit avoir la capacité de se déplacer de manière autonome à la canne blanche et connaitre son environnement. Si elle ne connait pas son environnement, si elle n’a pas appris à le juger, si elle se perd dans cet environnement, un chien-guide n’est pas une option. La personne déficiente visuelle doit connaitre les éléments de son environnement qui lui permettent de savoir plus ou moins où elle se situe sur son trajet. Le but est de donner les commandes au chien au bon moment. Les capacités de mobilité et d’orientation sont donc importantes.

 

Le coût financier est énorme, qui serait encore plus énorme sans l’aide des familles bénévoles et familles d’accueil, le coût de formation est estimé à 25.000 euros. Les bénéficiaires peuvent recevoir une somme des régions (Aviq 5000 €), qui est rétrocédée à l’ASBL. La crise Covid a touché l’ASBL principalement au niveau des dons et des activités.

Pâques et ses coutumes : entre symbolique païenne, tradition chrétienne et histoire pour enfants

brown rabbit on green grass during daytime
white and brown eggs on brown nest

A quelle date fête-on Pâques ?

 

Pâques a lieu le dimanche suivant la première pleine lune du printemps, cette méthode a été fixée en 325 lors du premier Concile de Nicée dirigé par l’empereur romain Constantin. Cette méthode implique que la date exacte du dimanche de Pâques change chaque année, au plus tôt le 22 mars, au plus tard mi-avril. Peu importe le calendrier, chaque belge en profite pour célébrer Pâques, ou tout du moins pour dévorer du chocolat.


Pourquoi des œufs et du chocolat ?

 

Aujourd’hui Pâques c’est aussi la période où le chocolat est dans tous les paniers, et plus précisément des œufs en chocolat. Ça tombe bien parce que le chocolat c’est une spécialité de chez nous, et si les autres pays consomment aussi des œufs en chocolat en cette saison c’est parce que l’œuf a toujours eu des significations importantes à travers les civilisations et les époques. Lors des règnes Perses, Égyptiens et Romains, l’œuf représente l’emblème de la vie, il était coutume de s’échanger des œufs décorés en guise de vœux de bonheur au printemps. Saison qui voit la renaissance de la nature, le retour des oiseaux, le réveil des animaux. C’est une période qui représente le retour de la vie.

Bien plus tard, durant le Moyen-Âge, l’Église interdit à la population certains plaisirs en période de Carême dont les œufs, et comme on ne peut pas empêcher les poules de pondre, les œufs s’amassaient dans les foyers. Ne pouvant plus être consommés certains ont commencés à les (re)décorer avec de la peinture avant de les offrir pendant le dimanche de Pâques. La tradition se maintient jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, quand des commerçants ont commencés à vider les œufs pour s’en servir de moules à modeler. Ils remplissaient les coquilles vides de chocolat pour obtenir les premiers œufs en chocolat à vendre dans leurs vitrines. Ce n’est qu’avec la révolution industrielle de 1830 et le perfectionnement des machines qui ont permis la confection des moules en cuivre que les véritables œufs en chocolat sont apparus sur les étals des magasins, avec le succès qu’on leur connait jusqu’à nos jours.  

Au fil des années, les chocolatiers se sont affranchis des règles établies pour décliner le cacao sous différentes formes, animaux, poissons, crustacés et autres sculptures, pour le plus grand plaisir des gourmands.

girl in pink hoodie

Pourquoi les cloches de Pâques ?

 

Depuis le Moyen-Âge, les églises ne sonnent pas les cloches à partir du Jeudi Saint jusqu’à la veille du Dimanche de Pâques. À une époque où la vie publique est menée au carillon des cloches, les enfants s’interrogent de ne pas les entendre. Pour expliquer ce soudain silence, les parents ont fait croire aux enfants que les cloches se rendaient à Rome pour être bénites par le Pape, et c’est à leur retour qu’elles sèment les œufs en chocolat en passant au-dessus des jardins et balcons, donnant lieu à la fameuse chasse aux œufs. C’est ainsi que les cloches et les œufs en chocolat sont entrés dans nos rituels. Et selon les régions, les généreux donateurs peuvent prendre d’autres formes, par exemple en Allemagne et dans l’est de la France, c’est un lapin voire un lièvre qui dépose les œufs en chocolat. Outre Atlantique, il s’agit plutôt de l’ « Easter bunny », le lapin de Pâques.

La légende ne dit pas si ces derniers se rendaient également à Rome pour être bénits. Dans une toute autre mesure, Pâques était l’occasion pour les empereurs russes Alexandre III et Nicolas II d’offrir à leurs épouses les célèbres œufs de Fabergé, chefs-d’œuvre de la joaillerie, dont la majorité a été spécialement conçue pour la famille impériale. Que ce soit en chocolat ou pas, le principal à Pâques c’est de partager et de faire plaisir.

 

Sources

 

https://www.geo.fr/histoire/paques-les-significations-et-symboles-de-cette-fete-204176

https://www.caminteresse.fr/culture/oeufs-cloche-chocolat-dou-viennent-les-traditions-de-paques-1134644/

https://www.fauchon.com/fr/mag/produits/origine-oeuf-paques-chocolat/

https://www.europe1.fr/societe/dou-vient-la-tradition-des-oeufs-de-paques-3294995

https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-chretiennes/careme-et-paques/semaine-sainte-paques/371452-pourquoi-cloches-paques/

 

Le travail, c’est la santé ?

Par Simon Liégeois 

person walking holding brown leather bag

Ce dimanche 13 mars, en matinée, se déroulait un séminaire organisé par le Mouvement Réformateur au sein de l’IHECS, l’institut spécialisé en communication à Bruxelles. Pendant plusieurs heures, différents intervenants se sont exprimés autour d’une thématique qui nous concerne toutes et tous, et encore plus à l’heure actuelle, dans une période de transition telle que celle que nous connaissons : le travail !

 

Après le mot d’introduction du président, Georges-Louis Bouchez, nous avons pu, durant cette matinée, écouter les réflexions des intervenants présents :

        Denis Pennel, essayiste et directeur général de la World Employment Confederation

        Nicolas Bouzou, essayiste, éditorialiste et directeur d’études à l’Université Paris II Assas

        Rudy Aernoult, essayiste, professeur d’économie aux Universités de Gand et Nancy et Chief Economist à la Commission Européenne.

        Laurent Taskin, professeur en Management et Transformation du travail à l’Université Catholique de Louvain.

        Philippe Val, journaliste, essayiste, ex-directeur de France-Inter et ex-rédacteur en chef de Charlie-Hebdo

     Isabelle Choquet, professeure à l’ICHEC, Saint-Louis et à la Haute École Francisco Ferrer. Spécialisée dans l’adaptation des PME aux nouvelles technologies.

 

Dans un premier temps, revenons sur ce qui a poussé le MR à organiser ce séminaire. En tant que jeunes à l’heure actuelle, nous traversons une vraie période de transition au sein de notre société. Les nouvelles technologies sont quasiment omniprésentes et influencent de plus en plus le monde de l’emploi. D’un point de vue plus sociétal, les mentalités, comprenant le rapport entre l’employeur et le salarié ont changé. Enfin, l’augmentation du niveau de vie et la floraison de nouveaux statuts dans le monde du travail suscitent davantage un besoin de flexibilité et une meilleure conciliation entre la vie au travail et la vie à la maison. Politiquement parlant, de l’eau à également coulé sous les ponts et l’impression d’une gauche ayant renoncé à la valeur travail au profit des minorités et combats que nombreux qualifient de « wokistes », se fait ressentir.

 

La gauche aurait-elle abandonné la valeur du travail ?

 

Philippe Val s’est par ailleurs exprimé en la matière. Selon lui, l’origine des citoyens est devenue une sorte d’instrumentalisation de la gauche, bafouant les lettres de noblesse du travail. Celui-ci reproche à la gauche de traiter les individus comme des victimes en utilisant un prétexte communautaire.

Ces derniers temps, on reproche beaucoup à la gauche une politique communautariste consistant à « victimiser » les gens en utilisant le prétexte de la communauté à laquelle ils appartiennent, et qui nécessiterait certaines accommodations, en particulier sur le monde du travail. Il déplore aussi le fait que le travail en tant que vertu soit devenu quelque chose à éliminer. Cependant, il convient de considérer le travail avec de la nuance et de ne pas rentrer dans une sorte de manichéisme en essayant de le diaboliser. Car si le salariat comporte des inconvénients, il présente aussi des avantages. Si moyen plus souple il existe, pour aménager le travail, cela ne doit pas se faire aux dépens de la solidarité. Ainsi, il conviendrait de préserver un juste milieu entre cette solidarité et la flexibilité qui peut découler d’une vision plus moderne et valorisante du travail.

 

La pénibilité du travail

 

En tant que libéraux, nous ne pouvons nier que notre doctrine se base sur l’envie de faire des choses. Autrefois pénible et manquant cruellement de régulation, ce sont les acquis sociaux qui ont contribué à transformer le travail en quelque chose de valorisant et d’épanouissant à l’heure actuelle. Le monde politique a ainsi rendu plus agréable le travail au fur et à mesure des décennies, notamment par l’abolition du travail des enfants, la limitation du temps de travail hebdomadaire, le système d’assurances mais aussi par la mise en place du statut de chômeur qui résulte d’actions relatives au droit du travail.

Cependant, force est de ne pas oublier que le chômage ne peut être un projet de vie et que dès lors, l’enjeu de la politique est de lutter contre le chômage au lieu de l’aménager, car on ne peut s’y complaire. Autre facteur qui contribue grandement à réduire la pénibilité du travail : les nouvelles technologies. Les innovations, de plus en plus, se substituent aux tâches les plus pénibles. Cependant, si une société innovante se veut en mesure de rendre plus agréables ces tâches, la pénibilité subsiste et aujourd’hui, elle peut se trouver dans la difficulté à concilier la vie privée et professionnelle. Cela peut-être usant nerveusement. Il convient dès lors de se questionner sur ce qui peut affecter le rapport au travail et trois facteurs principaux peuvent être pris en compte.

Premièrement, la sphère privée et la manière dont nos expériences familiales peuvent affecter notre manière de travailler. Ensuite, la sphère professionnelle en elle-même car elle peut mener à des questionnements existentiels : « Est-ce que ce que je fais a du sens ? ». Enfin, la sphère organisationnelle qui elle, dépend de l’entreprise et de son management. Malgré les changements dans ce rapport au travail, les intervenants nous suggèrent de se rappeler la notion de collectivité car celle-ci doit être partie prenante de l’innovation. Cette collectivité peut par exemple être adaptée à partir du moment où l’on est capables de définir clairement pour quel travail et dans quelles conditions, il convient d’être ensemble.

 

Réussir sa vie ou réussir dans la vie ?


Si un débat aujourd’hui mérite réflexion, c’est bien celui de la place de l’intelligence artificielle parce que son développement suscite une remise en question de la place de l’Homme dans le monde du travail. La technologie a en effet un impact sur notre manière de pensée et peut pousser certains jeunes en quête de sens dans leur vie, à se mettre hors-jeu du circuit. Ce mécontentement suscite une remise en question sur la manière de faire société. En effet, les rapports de l’OCDE montrent un manque de qualification et d’apprentissage vis-à-vis de l’automatisation parce qu’une grosse partie de la population n’intègre pas les notions les plus basiques de la technologie telles que le traitement de texte par exemple. Cela nous remet en question sur la manière de former les gens au monde du travail afin de rendre leurs carrières plus sensées, mais aussi de rassurer sur les doutes et appréhensions qu’ils auraient vis-à-vis de leur rapport aux technologies et à l’innovation. Ainsi, cette convergence du numérique va fondamentalement changer la nature du travail. Une fois de plus, la prise en compte du numérique demande une certaine nuance car si effectivement, il provoquera indéniablement la disparition de certains métiers, il en transformera certains et en créera d’autres. La destruction est créatrice. Ainsi, malgré le challenge politique et économique qu’elles suscitent, l’IA et les technologies sont objectivement des progrès. Ce qui sera important à expliquer aux personnes, c’est que les moyens d’apprentissage devront être renforcés, mais aussi que la pratique va changer : sans oublier la formation initiale étant celle que nous apprenons au sein de l’enseignement obligatoire, il sera essentiel d’intégrer des formations en accéléré dans la pratique. C’est-à-dire que les formations relatives à la technologie devront être maitrisées rapidement et dès les fondamentaux.

 

Conclusion ?

 

Pénibilité ? Technologies ? Flexibilité ? Collectivité ? Liberté ? Tant de mots qui portent réflexion à l’heure actuelle sur la nature du travail. Quoi qu’on en dise, il constitue la raison de vivre de nombreux de nos concitoyens à l’heure actuelle et doit s’inscrire dans une progression constante et adaptée aux enjeux de chaque époque que nous traverserons pour maintenir ces valeurs d’épanouissement individuel si durement acquises à travers les décennies.

Féminisme, genre, identité: rencontre avec Petra De Sutter

De nos jours, il y a très peu de place dans l’éducation nationale pour les sujets relatifs aux LGBTQIA+, ce qui engendre un malaise pour ceux qui se chercheraient encore ou qui n’arrivent pas à se comprendre, pensez-vous que c’est pertinent d’introduire ces notions à l’école, en début de secondaire par exemple ? Certains se disent que cela pourrait influencer, qu’en pensez-vous? Comment être plus inclusif afin que personne ne se sente rejeté ?   

 

Petra De Sutter : 

C’est sûr que l’éducation joue un rôle dans ce domaine, que ce soit dans l’entourage de l’enfant, à la maison ou à l’école.  

Dans l’enseignement néerlandophone, en secondaire, il a récemment été inclus que l’on doit prêter attention à la diversité sexuelle et de genre.  C’est une étape importante.

En même temps, sur le terrain, on constate que certaines écoles accordent déjà beaucoup d’attention à la diversité sexuelle et de genre, quand d’autres le font beaucoup moins… En fait, il faut se dire qu’il y a le cadre sociétal, mais il y a aussi le cœur des gens d’autre part. 

En légiférant par exemple, on peut influencer la mentalité des gens, mais ce qu’ils ont dans le cœur, c’est autre chose… Quoi qu’il en soit, nous devons tous faire barrage contre la discrimination et la haine à la maison, à l’école, partout. Même en politique. 

C’est un combat de tous les jours. 

 

Pensez-vous que l’éducation a un rôle à jouer dans le changement de mentalité ?  

 

Bien sûr! 

 

Tout cela est lié aux aspects culturels, qui conditionnent la vie de tout un chacun. Les médias jouent aussi un rôle important dans ce domaine, par exemple. 

Vous savez, moi-même, j’ai reçu une éducation très classique, et j’ai suivi un enseignement fermé sur ces questions. C’est donc quelque chose qui m’a personnellement marquée. Il y a beaucoup d’idées préconçues dans ce domaine. 

 

On peut prendre l’exemple du genre. 

Et cette idée par exemple que “le bleu c’est pour les garçons, le rose pour les filles”.  Il y a des métiers qui sont plus associés aux filles, d’autres aux garçons également. Il s’agit de constructions sociales fortes et parfois inconscientes, presque subliminales. Quand j’étais professeure, il y avait davantage d’hommes que de femmes qui frappaient à ma porte avec un projet de doctorat. Les étudiantes femmes, je devais aller les chercher, les repérer. Nous devons soutenir les femmes et leur dire : croyez en vous et franchissons ensemble les obstacles. Il faut convaincre les filles qu’elles ont (au moins) le même talent que les garçons ! Cela me fait penser aussi au secteur du digital : en Belgique, à peine 7 jeunes femmes sur 1000 ont obtenu un diplôme dans les filières STEM en 2020, contre 21 hommes sur 1000 ! Pour inverser cette tendance, on a d’ailleurs lancé l’année dernière le plan « Women in Digital », en collaboration avec Mathieu Michel notamment. 

 

Nous avons la chance de vivre dans un pays de tolérance et d’acceptation. Lors de vos rencontres avec vos homologues étrangers, percevez-vous les mêmes évolutions positives sur les mentalités et l’ouverture dans tous les autres pays d’Europe ? Nous pensons notamment à la Hongrie dont le représentant Viktor Orban applique une politique beaucoup plus réfractaire aux thématiques LGBTQIA+, et de manière générale à certaines valeurs européennes.  

 

Nous avons la chance d’être en Belgique à cet égard oui, c’est vrai.  

Mais en même temps, il faut rester vigilant. 

 

Orban et certains discours d’extrême droite trouvent un écho dans toute l’Europe. Un discours qui stigmatise non seulement la communauté LGBTQI+, mais qui s’oppose aussi à l’avortement par exemple, ou bien encore qui remet en cause les droits sexuels et reproductifs. 

Quand on voit que la Hongrie a voté différentes lois homophobes et transphobes et que la Pologne a mis en place des “zones sans idéologie LGBT”, ça fait froid dans le dos.  J’ai été indignée par ces lois. Elles violent la liberté d’expression, et pas seulement. 

Je vous donne un exemple : si je publie en Hongrie un livre sur l’homosexualité, il ne pourrait pas être vendu dans un endroit accessible aux moins de 18 ans !  J’ai discuté de tout cela avec mes collègues au sein du gouvernement. Et Sophie Wilmès l’a fait aussi avec ses homologues européens. Nous avons immédiatement convenu que nous nous opposerions fermement aux lois discriminatoires d’Orban et que nous maintiendrions la pression au sein de l’Union européenne, car c’est là que des mesures peuvent être prises en premier lieu. N’oublions pas que la première initiative prise en Europe est venue de Belgique ! Sophie Wilmès a rédigé une déclaration avec les pays du Benelux et les États membres signataires ont condamné l’adoption par le Parlement hongrois d’amendements discriminatoires à l’égard des personnes LGBTQI, en qualifiant cette législation de forme flagrante de discrimination et de stigmatisation à l’encontre des personnes LGBTQI. 

L’idée était aussi de demander à la Commission européenne d’utiliser tous les outils dont elle dispose pour que la Hongrie se conforme au droit européen, y compris en saisissant la Cour européenne. 

 

Bref, il y a les paroles, et on est passé aux actes.  

 

J’aimerais également dire qu’y compris en Hongrie et en Pologne, de nombreuses personnes estiment que tous les citoyens de l’UE devraient bénéficier de la même protection contre la discrimination. 

Nous sommes leurs alliés et nous devons être solidaires avec ces personnes. C’est un combat inclusif, nous devons nous battre ensemble.      

 

Jugez-vous que notre pays propose suffisamment de structures permettant à toute personne d’avancer dans sa recherche identitaire, de l’association défendant les personnes LGBTQIA+ jusqu’aux intervenants dans le cadre de changements physiques nécessaires ?  

 

La situation est plutôt bonne en Belgique je pense. 

Nous sommes d’ailleurs en deuxième position du Rainbow Index de l’ILGA-Europe (classement de 2021). 

Et on doit saluer l’énorme travail du monde associatif, notamment. Mais il reste encore du travail à faire, par exemple en ce qui concerne la législation sur les personnes trans et intersexes, et la lutte contre la violence et l’amélioration du bien-être via le plan SOGIESC, qui est en cours d’élaboration. L’enjeu est d’accroître les connaissances sur les conditions de vie des personnes LGBTQI+ et de nous engager dans une politique d’inclusion des LGBTQI+. Il s’agit également de renforcer la sécurité des personnes qui font partie de la communauté. N’oublions pas les terribles drames qui se sont passés dans notre pays, de Liège, à Beveren… 

 

Que pensez-vous de l’incorporation du “iel” dans le dictionnaire ? Est-ce important pour le combat féministe ?  

 

L’écriture inclusive est un débat qui vit surtout dans le Sud du pays. Mais c’est une question intéressante. 

Une langue évolue avec son temps. La langue d’une société reflète la société elle-même, en même temps qu’elle l’influence. 

Et c’est certain qu’il existe une certaine domination du masculin sur le féminin, d’ailleurs il y a cette expression en français “le masculin l’emporte sur le féminin” ! 

Et le genre neutre n’existe pas en français… Dans ce sens, l’écriture inclusive est une réponse à ce rapport de domination.  

 

Que pensez-vous de la suppression du genre sur les cartes d’identité ? 

 

Ma collègue Ecolo Sarah Schlitz travaille actuellement, avec les ministres de la Justice et de l’Intérieur, à la modification du caractère irrévocable du changement de genre et à l’invisibilité du marqueur de genre sur la carte d’identité. 

Elle soutient par ailleurs l’initiative selon laquelle l’enregistrement officiel du genre ne devrait plus être lié au numéro de registre national.  

 

On va dans la bonne direction…

Les femmes: des droits et des libertés

Saviez-vous que la première journée nationale dédiée aux femmes a été célébrée le 28 février 1909 aux États-Unis ? et c’est en 1975 que l’Organisation des Nations Unies a commencé à célébrer la journée internationale des droits de la femme le 8 mars. Cette date est l’occasion de faire un bilan et de parler ouvertement de la place de la femme dans notre société.

Pourquoi cette journée est-elle importante ?

La tendance mondiale est, fort heureusement, à un accroissement des droits de la femme mais, force est de constater, que ce n’est pas encore le cas dans tous les pays. A titre d’exemple, en Afghanistan, les Talibans, au pouvoir depuis le retrait des troupes américaines, contraignent les femmes qui voyagent à plus de 45 miles (72 km) à être accompagnées par un membre proche de la famille, un homme…

Jadis, les femmes vivaient tel que dans le gynécée grec. Femmes au foyer, elles étaient au service quasi exclusif de l’homme et perçues comme nourricières. Après un laborieux parcours, les femmes se sont émancipées petit à petit pour trouver plus de liberté, de dignité, de droits et de respect.

 

Et en Belgique ? Le parcours des femmes en quelques dates

1880

L’ULB est la première université à ouvrir ses portes aux étudiantes.

1900

Les femmes mariées ont le droit d’obtenir un contrat de travail, d’encaisser leur propre salaire et d’ouvrir un compte épargne.

Avril 1920

Loi attribuant le droit de vote aux femmes au niveau communal.

Février 1921

Éligibilité des femmes.

27 août 1921

Droit d’exercer des fonctions exécutives au sein des collèges échevinaux.

27 mars 1948

La Belgique accorde le droit de vote aux femmes. Droit de vote qui sera utilisé la première fois lors des élections du 26 juin 1949.

1965

Marguerite De Riemaecker-Legot est la toute première femme à devenir ministre en Belgique.

1977

Antoinette Spaak obtient la présidence du FDF de 1977 à 1982, devenant ainsi la première femme belge présidente de parti. Elle sera ensuite élue députée européenne puis présidente du conseil de la communauté française.

Octobre 1982

Décision du Conseil des ministres de rendre obligatoire la mixité dans les réseaux scolaires

1990

L’interruption volontaire de grossesse est officiellement dépénalisée.

Octobre 2019

Sophie Wilmès est la première femme à devenir Première ministre.

2021

Laura Hidalgo devient présidente des JeunesMR

Il reste du chemin à parcourir …

D’après un rapport établi par l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes en 2021, l’écart salarial au niveau du salaire horaire s’élève à 9.2 % en défaveur des femmes. Cet écart représente 23.1 % si l’on prend en considération les salaires annuels.

Au 01 janvier 2020, sur 706 650 membres recensés dans les fédérations sportives reconnues par l’ADEPS en Fédération Wallonie Bruxelles, 219 221 sont des femmes, soit approximativement 31%.

A l’issue des élections de 2018, sur 262 communes wallonnes, seules 46 étaient dirigées par une femme, soit à peine 18%.

La place de la femme dans nos folklores issues de vieilles traditions pose également question.

 

Et au MR …

Un peu d’histoire…

C’est lors de son premier congrès d’après-guerre que le Parti libéral décide d’encourager par tous les moyens l’émancipation civile et politique de la femme. Lors des élections d’avril 1921, 31 femmes obtiennent leur élection sur des listes libérales. Par après, des figures féministes libérales ont été pionnières en la matière. Tout d’abord Madame Forestoise Jane Brigode qui, en février 1913, crée la Fédération belge pour le suffrage des femmes dont elle sera présidente. Echevine de Forest depuis 1921, elle militera avec conviction pour l’extension du droit de vote des femmes au niveau provincial avec à ses côtés la baronne Pol Boël (née Marthe de Kerchove de Denterghem) présidente de la Fédération nationale des femmes libérales créée en 1923. Après s’être toutes deux penchées sur la rédaction du programme féminin du Parti libéral, l’avocate Georgette Ciselet propose moultes revendications en matière électorale, l’accord quasi immédiat du suffrage au niveau provincial et par après au niveau des chambres. En 1935, le Conseil national du Parti libéral annonce sa volonté de voir octroyer aux femmes belges l’intégralité de leurs droits politiques. En juillet 1937, Jane Brigode est désignée pour exercer l’une des trois vice-présidences du parti. Pendant la seconde guerre mondiale, elle sera, de manière intérimaire, la première femme à présider un parti. En 1946, Georgette Ciselet est désignée pour un mandat de sénateur coopté.

En guise de conclusion

Nous pouvons espérer qu’une femme née en 2022 sera libre comme le vent et pourra décider de ses choix sans subir une quelconque inégalité… Les acquis des dernières décennies sont encore fragiles et doivent continuer à être renforcés avec ténacité…

Alors, homme que vous êtes, sachez que, comme le dit si bien « Cookie Dingler » dans sa chanson : « Etre une femme libérée tu sais c’est pas si facile… »

 

Sources: 

https://sosoir.lesoir.be/zoom-sur-5-avancees-majeures-des-droits-des-femmes-dans-la-societe

https://www.amnesty.fr/focus/8-mars-journee-internationale-des-femmes

https://www.google.com/search?client=avast-a-1&q=droit+de+la+femme+en+afghanistan&oq=droit+de+la+femme+en+afghanistan&aqs=avast..69i57j0l3.6325j0j7&ie=UTF-8

https://parismatch.be/actualites/societe/379030/10-dates-cles-de-la-lutte-pour-les-droits-des-femmes-en-belgique

https://www.lesoir.be/184981/article/2018-10-17/communales-2018-peine-18-de-femmes-bourgmestres-en-wallonie

https://emploi.belgique.be/fr/themes/egalite-et-non-discrimination/egalite-femmes-hommes-lecart-salarial

https://www.maisonlosseau.be/event/debat-femmes-folklore-traditions/

https://igvm-iefh.belgium.be/sites/default/files/136_-_rapport_ecart_salarial_2021_0.pdf

 

Statistiques issues du centre Jean Gol, info reçue par email le 09 février 2022.

Livre « Liberté et progrès », les 175 ans du parti libéral en Belgique, page 117

 

Bitcoin – De sa genèse à son mode de fonctionnement…

Par Cédric Sevrin

J’incarne la liberté, je protège de l’impression monétaire abondante des banques centrales, mon inventeur est à ce jour inconnu, ma sécurisation est grande, ma décentralisation est planétaire, je suis neutre, je suis participatif, on me prétend être l’or numérique, je suis énergivore, je suis transparent, je protège les droits et libertés individuelles, j’inspire la confiance, je suis une bulle spéculative , je suis volatil, je suis peu réglementé, je réduis le monopole gouvernemental sur la monnaie, peu d’enseignes m’acceptent actuellement comme moyen de paiement, mes transactions sont immuables et plus rapides que les virements bancaires, je suis révolutionnaire, je suis une monnaie, comprendre la technologie sur laquelle je repose demande de l’investissement personnel…

Voici pêle-mêle des avantages, des inconvénients et dont on dit sur moi…

 

Cet article a pour but de mieux comprendre ce qu’est le bitcoin pour se faire un avis personnel le plus objectif possible. Étape importante, commençons par nous pencher sur son origine…

 

La genèse du bitcoin

 

Cette invention a été possible grâce à la complémentarité de la démocratisation de l’ordinateur personnel, du réseau internet et de la cryptographie moderne.

 

La genèse de la cryptographie

 

Qu’est-ce que la cryptographie ?

 

C’est une branche des mathématiques, qui consiste à rendre illisible un message à moins d’en avoir la clé de déchiffrement.

C’est en 1958 que Charles Moore entreprend la construction d’une boîte à outils sous la forme d’un interpréteur de commandes. Celui-ci est amélioré et prend le nom de Forth en 1968.Ce langage de programmation a probablement inspiré le langage de bitcoin, le SCRIPT.

 

L’influence des cypherpunk

 

C’est au début des années 1990, au cœur de la Silicon Valley que l’idéologie « Cypherpunk » est née. Ce mouvement réunissait divers individus, principalement des informaticiens ou des spécialistes du droit de haut-vols dans le but de développer la cryptographie et de défendre la vie privée des citoyens. Au fil du temps ce mouvement a enflé et un mouvement crypto anarchiste s’en est inspiré. L’objectif commun de ce mouvement était principalement le respect de la privacy et de la confidentialité par le biais de la cryptographie.

 

En 1990, une première monnaie électronique appelée « Digicash » est créée et se base sur des protocoles cryptographiques.

La cryptographie entend répondre à trois grandes notions que sont : confidentialité, authenticité et intégrité. Ces notions sont l’essence même de la technologie de la Blockchain… »

 

En 1995, la cour suprême américaine a établi que le code cryptographique était protégé en tant que forme d’expression par le 1er amendement de la Constitution des Etats-Unis. A la suite de cette décision, la protection de la vie privée devait également s’accompagner de la protection et de l’anonymat des transactions financières. Sur la base des principes précités, un certain nombre de tentatives ont été réalisées afin de développer les transactions et monnaies numériques.

 

En 1997, le projet « Hcash » est créé et intègre pour la première fois le processus de preuve de travail d’un ordinateur pour valider une transaction. C’est ce même processus qui est utilisé pour le bitcoin.

 

En 1998, c’est au tour de « Bit Gold » d’être créé par l’informaticien « Nick Szabo ». Bitgold, système d’or numérique décentralisé, n’a jamais été implémenté mais il rassemble la plupart des caractéristiques rattachées à bitcoin. S’en est suivi, une longue disette avant d’arriver en 2007, où une personne ou un groupe de personnes au pseudonyme de Satoshi Nakamoto se penche sur la création du bitcoin.

 

Ce n’est qu’en octobre 2008, en pleine tourmente financière que ce cypherpunk inconnu (ou un groupe de cypherpunks inconnus), Satoshi Nakamoto a publié le White Paper du Bitcoin sur une mailing list cypherpunk, article intitulé : « Bitcoin : A Peer-to-Peer Electronic Cash System », pouvant se traduire par « Bitcoin : Un Système de Paiement Électronique Pair-à-Pair » Ce White Paper démontre qu’aux yeux du créateur du Bitcoin, le commerce sur l’Internet dépend presque exclusivement d’institutions financières servant de tiers de confiance pour traiter des paiements électroniques, telles que les institutions bancaires ou bien encore des entreprises type Paypal.

 

Nakamoto estimait nécessaire qu’un système de paiement électronique basé sur des preuves cryptographiques puisse être utilisé à la place d’un modèle basé sur la confiance, ce qui permettrait à deux individus le souhaitant de réaliser des transactions directement entre eux sans avoir recours à ce fameux tiers de confiance. (banques, etc.). C’est ce qu’il propose donc à travers le protocole Bitcoin.

 

La liberté et la décentralisation financière des humains de la planète terre étaient peut-être nées…

 

 

 

Sources :

https://bitcoin.fr/les-qualites-de-bitcoin/

https://coinmarketcap.com/

https://www.tacotax.fr/guides/investir/bitcoin/prix-du-bitcoin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryptomonnaie

https://cercleorion.com/blog-du-cercle/2021/5/26/la-folle-histoire-qui-se-cache-derrire-la-blockchain

https://www.youtube.com/watch?v=wJcNuwFyzfg

https://www.cointribune.com/analyses/investissements/pourquoi-les-investisseurs-institutionnels-sinvestissent-ils-dans-le-bitcoin-btc/

https://www.numerama.com/tech/754910-que-va-changer-taproot-la-derniere-mise-a-jour-du-bitcoin.html

https://journalducoin.com/bitcoin/actualites-bitcoin/la-prehistoire-de-bitcoin-premices-revolution/

https://bitcoin.fr/les-avantages-de-bicoin/

https://www.blockchain.com/fr/charts/n-transactions

https://www.capital.fr/entreprises-marches/bitcoin-pizza-day-le-jour-ou-un-homme-a-commande-2-pizzas-pour-10-000-bitcoins-1289173

https://www.cjg.be/les-etudes-du-cjg-la-monnaie-du-futur/

https://www.lalibre.be/economie/digital/2021/12/15/mettre-la-belgique-au-centre-de-cette-revolution-numerique-une-association-professionnelle-de-la-blockchain-officiellement-lancee-6UDOZFUTPFD4LATYIYHU5BQ4FQ/

https://trends.levif.be/economie/high-tech/mathieu-michel-a-investi-dans-le-bitcoin/article-news-1504117.html

https://www.cryptoencyclopedie.com/single-post/quest-ce-que-le-lightning-network

https://journalducoin.com/bitcoin/bitcoin-espace-astronautes-iss-envoient-bitcoins/

https://journalducoin.com/bitcoin/interdiction-de-bitcoin-le-fmi-change-de-ton/

Livre : « Comment nous vivrons sur mars » de Stephen L. Petranek, chapitre 8 : « la ruée vers l’or »

Les chaines you tube : Hascheur, Surfin bitcoin, Coin tips, Grand angle crypto et Parlons bitcoin.