Marine Le Pen, une menace ?

Cinq années plus tard et le même scénario : Emmanuel Macron affronte Marine Le Pen au second tour des élections présidentielles en France. Si le mandat dEmmanuel Macron na pas fait lunanimité auprès des Français, son programme reste nettement moins dangereux pour la Ve République que celui de la candidate du Rassemblement National (autrefois appelé Front National). Entre ses relations avec la Russie et sa vision du futur de la France au sein de lEurope, Marine Le Pen – plus proche que jamais de l’Élysée – représente une véritable menace.

 

Toutes les extrêmes, quelles qu’elles soient (religieuses, politiques…), sont nocives : c’est un secret pour personne ! Il en va sans dire que le Rassemblement National, parti politique auquel appartient Marine Le Pen, en fait partie. Même si la candidate refuse de qualifier son parti d’extrême droite, le RN a vu le jour de mouvements néo-fascistes (définition même de l’extrême droite). Lors de sa création en 1972, le parti se nommait Ordre Nouveau avec comme tête pensante François Duprat, un antisémite et fasciste. Après la mort de ce dernier en 1978, c’est Jean-Marie Le Pen qui reprend le parti. C’est alors que l’extrême droite gagne du terrain en France avec des très bons résultats aux élections du Front National (FN). Sont partisans du FN des identitaires, des anciens de la collaboration, des nationalistes révolutionnaires… A la suite des résultats au second tour de la présidence face à Jacques Chirac en 2002, Jean-Marie Le Pen et son parti décident que c’est en rendant ce dernier moins «extrémiste » qu’il pourront continuer à avancer. Si aujourd’hui Marine Le Pen souhaite rompre avec cette image et prendre ses distances avec les idées de son père, l’histoire ne ment pas : dans un parti politique créé à partir de mouvements néo-fascistes, pensé par un fasciste et antisémite, l’extrême droite se fera ressentir dans la plupart des idées.

Sur le plan européen, Marine Le Pen semble affirmer ne plus vouloir d’un « Frexit » comme il y’a cinq ans mais opter plutôt pour une alliance européenne des nations. Cette option, en collaboration avec les autres dirigeants non libéraux de l’Union européenne, n’est, par définition, qu’un Frexit caché. En effet, cette idée rompt l’engagement de la France dans le projet de l’Europe qui se veut unie, démocratique et libérale. Les points fondamentaux du programme de la candidate seraient source de sanctions voire d’expulsion puisqu’ils ne respectent pas les règles européennes.

Marine Le Pen propose un referendum pour modifier la Constitution française afin de la placer en supériorité par rapport au droit international, et donc inverser la règle de l’Union Européenne en vigueur. Pour rappel, depuis 1964 avec l’arrêt Costa contre ENEL, le droit de l’UE prime sur le droit national des pays membres. Pour que ce scénario soit possible, il faudrait que les 26 États membres donnent unanimement leur accord ou, il faudrait que la France s’émancipe indépendamment de cette règle de primauté (ce après quoi elle risquerai des sanctions financières).

En plus de défier les règles de l’UE, Marine Le Pen a l’intention de revoir la position de son pays au sein de l’espace Schengen en rétablissant les contrôles aux frontières pour les personnes non européennes. Or, depuis 1995, à l’intérieur de l’espace Schengen les personnes peuvent y circuler librement. Ce principe repose sur la confiance entre les États membres : chaque pays contrôle les entrées aux frontières extérieures de l’espace Schengen. Il en va de même pour les entrées de marchandises.

Un autre point du programme de la candidate du RN est la réduction de la contribution budgétaire de la France à l’Europe, ce qui permettrait de récupérer 5 milliards d’euros par an. Seulement, cette proposition ne pourra pas être appliquée dès le début du prochain quinquennat en 2022 puisque le dernier plan budgétaire voté est d’application jusqu’en 2027. Là encore la France risquerait de lourdes sanctions financières.

Marine Le Pen veut aussi la priorité nationale d’accès à l’emploi, au logement et aux aides sociales. Cependant, elle a l’air d’oublier que cette mesure va à l’encontre de l’article 21 de la charte des droits fondamentaux européens qui interdit les discriminations sur base de la nationalité. Pour arriver à ses fins et passer outre cette inconstitutionnalité Marine Le Pen devrait quitter la Cour européenne des droits de l’Homme, et donc quitter l’UE.

La liste des mesures allant à l’encontre des règles européennes et passibles de sanctions proposées par la candidate ne s’arrête pas là.

 

Si Marine Le Pen dit s’être mieux préparée au débat qu’en 2017, il y’a néanmoins un point sur lequel elle n’excelle pas encore : la lecture des graphiques et des chiffres. Que cela soit volontaire ou non, elle a toujours réussi à faire dire aux chiffres ce qui l’arrangeait, au détriment de ce qu’ils démontrent réellement. Si ses données sont vraies, elles sont souvent suivies d’un « mais ». Lors du débat d’entre-deux-tours, la candidate l’a encore démontré. Par exemple, elle affirmait que l’inflation est supérieure d’un point à la croissance : l’affirmation est vraie, mais en se basant sur les prévisions pour 2022 de la Banque de France, et non sur la situation actuelle. Même chose pour les chiffres du chômage. Elle a attaqué Emmanuel Macron sur le nombre de chômeurs de toutes catégories confondues (A, B et C) qui était, en 2017, de 5,5 millions et aujourd’hui, ce chiffre n’a baissé qu’à 5,4 millions. Ce à quoi le président sortant a répondu légitimement que de manière générale, les chômeurs de catégorie B et C ne sont pas pris en compte puisqu’ils ont au moins une activité partielle. Sont considérés dans le calcul que les personnes n’ayant absolument pas travaillé lors d’une semaine spécifique, ayant cherché activement un emploi et les personnes disponibles pour travailler dans les deux semaines à venir. Un dernier exemple frappant toujours lors de ce débat : Emmanuel Macron s’est vu accusé de vouloir placer 50 éoliennes sur toutes les côtes sauf celle du Touquet (là où se trouve sa résidence). Sur le site du ministère de la Transition écologique, seuls sept projets éoliens sont en développement, et non pas 50 ! Quant au parc d’éoliennes au Touquet, le projet a été suspendu d’aout à mai 2017 et donc bien avant qu’Emmanuel Macron soit président.

 

Comment parler de Marine Le Pen sans parler de ses relations avec la Russie et avec Vladimir Poutine ? L’amitié entre le dirigeant russe et la présidente du RN commença en 2013 lors d’une visite de cette dernière en Russie. Cette amitié s’est consolidée lorsque Marine Le Pen avait montré son soutien à la Russie en 2014 durant la crise ukrainienne. À cette époque, elle avait même déclaré que Kiev était, historiquement, le berceau de la Russie et que l’économie de l’Ukraine était grandement liée à la Russie. Plus tard, en 2017, Vladimir Poutine, après un entretien en tête à tête avec la candidate du RN,  lui montre à son tour son soutien pour la course à l’Élysée en déclarant publiquement qu’elle était sa favorite. Lors du débat d’entre-deux-tours, Emmanuel Macron a attaqué Marine Le Pen en lui reprochant de s’adresser à son banquier quand elle parle de la Russie. Et pour cause, quelques années auparavant, Marine Le Pen s’est vue octroyer un prêt de 9 millions d’euro au nom du Front National chez First Cezch Russian bank, situé à Moscou. Selon ses dires, c’était la seule banque qui avait accepté de lui prêter autant d’argent alors qu’aucune banque française ne voulait le faire. Ses relations ambiguës avec la Russie sont une réelle menace : si la Russie de Poutine n’est plus l’URSS de Staline, le régime politique n’en demeure pas beaucoup plus démocratique. Se rapprocher du Président russe reviendrait à cautionner ses actions.

 

Si ce dimanche 24 avril les français ont tranché et ont réélu Emmanuel Macron à 58%, Marine Le Pen a vu son résultat augmenté de près de 8% par rapport aux dernières  élections de 2017. Cette hausse témoigne de deux hypothèses : premièrement, les français, pas convaincus de la politique de M. Macron, ont voulu un vent de nouveau pour la France ; deuxièmement, les français ont vu en Marine Le Pen une personne à l’écoute de leurs attentes et de leurs maux. À partir de ces deux hypothèses, il n’est pas difficile de se mettre dans la peau d’un français moyen. De plus, Éric Zemmour (lui aussi candidat pour lElysée) a permis à la candidate de paraitre moins extrême et donc de gagner la sympathie de certains français. Dès lors, la priorité est de prévenir au mieux la population des dangers du programme de Marine Le Pen, mais également de tous les autres candidats aux éléctions.

 

Présidence française au Conseil !

Arc De Triomphe
Arc De Triomphe

Le 1er janvier 2022 est une date très importante pour l’Union européenne mais aussi pour le pays qui a été choisi pour présider le Conseil de l’Union européenne pour les 6 prochains mois. La France est l’état membre qui succèdera à la Slovénie dans cette tâche impliquant divers responsabilités.

 

La présidence française du Conseil de l’UE, c’est quoi exactement ?

 

La présidence du Conseil de l’Union européenne également appelée présidence tournante réunit les états membres au niveau ministériel sur un domaine en particulier. Sa représentation est assurée par le chef d’État ou son ministre des Affaires étrangères. Le Conseil de l’Union européenne est essentiel pour le bon fonctionnement de L’Union européenne. En effet, le Conseil adopte la législation de l’UE avec l’aide du Parlement européen. Il sera impliqué dans l’adoption des textes législatifs, des budgets mais aussi la coordination dite politique des états membres de l’Union européenne.

 

Durant les 6 mois, la France sera maitre des horloges ce qui signifie qu’elle fixera le calendrier des réunions et prendra aussi le rôle d’arbitre pour faire en sorte que les gouvernements de tous les pays membres se mettent d’accord sur des textes de lois européens. Cela permettra à la présidence française de mettre en avant des thèmes qui sont d’une grande importance à ses yeux. Nous avons des thèmes comme l’immigration, la souveraineté économique ou la défense.

 

La France qui détient cette tâche, exercera en effet une double présidence. Avec le début de la présidence du Conseil, la France entamera également sa deuxième représentation qui est celle du COREPER (Comité des représentants permanents). Cette représentation est assurée par l’ambassadeur ou le RP adjoint de la France. Le COREPER a comme mission de préparer les travaux du Conseil. Il se divise en deux parties : le Coreper I a comme responsabilité de préparer les travaux portant sur les 6 formations du Conseil qui sont entre autres l’emploi, les transports, l’éducation, l’agriculture et autres. Quant au Coroper II, il s’occupe de travaux portant sur les 4 autres formations du Conseil : nous avons entre autres les affaires générales, les affaires étrangères, les affaires économiques et financières, etc.

blue flag on top of building during daytime

Au terme de la présidence, il se passera quoi ?

 

Au terme de 6 mois de présidence, nous aurons la passation de pouvoirs entre la France et le pays qui lui succèdera. Ce sera au tour de la République tchèque de prendre le contrôle du Conseil pour une même durée.



 

 

Sources utilisées pour rédiger cet article :

·       https://www.touteleurope.eu/presidence-du-conseil-de-l-union-europeenne/qu-est-ce-que-la-pfue-la-presidence-francaise-du-conseil-de-l-union-europeenne/

·       https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=LEGISSUM:coreper

·       https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_l%27Union_européenne#Présidence

·       https://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/eu-affairs/20211210STO19208/presidence-francaise-du-conseil-de-l-union-europeenne-les-attentes-des-deputes

·       https://presidence-francaise.consilium.europa.eu

 

La parole au MR international


 

Il y a quelques semaines, le Piccolomag a rencontré Julie, vice-présidente de MR international, pour une petite discussion « actualités ».

 

Que penses-tu de la crise ukrainienne ?

 

Je pense que ça nous montre bien qu’en Europe nous devons retrouver une certaine souveraineté ! Poutine est persuadé que son projet [annexion de l’Ukraine] est un projet d’avenir mais nous, citoyens européens, nous ne devons pas dépendre d’autres pays ! Nous devons tirer les conséquences des crises qui désormais se succèdent pour retrouver une souveraineté non seulement médicale (cf. les masques, les autotests confectionnés en Chine durant la pandémie) mais également énergétique et alimentaire !

 

Que penses-tu du « politiquement correct » ?

 

Cette bien-pensance actuelle nous réduit et nous condamne ! De nos jours, on ne peut plus rien dire et je dirais même plus… on n’ose plus rien dire par crainte de choquer ou par crainte d’être critiqué ! Tu sais mon fils a subi les conséquences de ce politiquement correct. Un jour sa professeure parlait des différents genres et mon enfant ne comprenait pas pourquoi on avait trois choix possibles à savoir : homme, femme et autre. Il a dix ans ! la professeure lui a demandé pourquoi il ne comprenait pas. Mon enfant a répondu que normalement on est homme ou femme, mais autre ne veut rien dire ! Elle lui a rétorqué qu’avec une mentalité pareille, on comprenait pourquoi certains avait légitimé le génocide juif perpétré par Hitler. Et le pire, c’est que nous, parents, nous avons été convoqués par la directrice de l’établissement pour, je cite, « comportement déplacé ». Ce que raconte cette malheureuse anecdote est que le politiquement correct dévore (pour emprunter ce terme à Élisabeth Badinter) nos idées, notre histoire, notre culture mais également nos relations aux autres. Le respect envers autrui est primordial et la liberté de penser, d’agir et de s’exprimer doit être respecté dans les deux sens.

 

Quand on parle du politiquement correct, certains y incorporent le féminisme ? Ton avis ?

 

Alors, je suis féministe. Personne ne peut remettre ça en question. Mais… il faut qu’on se le dise, le féminisme radical et absurde nous plongera dans une société manichéenne et ne résoudra pas les problèmes de fonds. J’entends par là que l’écriture inclusive – qui rend un texte illisible –, l’écriture non-binaire ou non genrée – qui rend le texte incompréhensible – et bien tout ça ne réduira pas l’écart salarial, ne résoudra pas l’insécurité en rue quand nos filles rentrent de soirées, et j’en passe !

 

Est-ce que tu es fière d’être libérale ?

 

Bien évidemment ! Là non plus la question ne se pose pas ! Cependant, de nos jours, quand tu dis que tu es libéral tu es directement catégorisé comme une personne bourgeoise et riche ! Mais enfin, si on travaille c’est pour vivre et se faire plaisir donc je fais encore ce qu’il me plait avec le reste de mon argent non ?  Aujourd’hui notre société bichonne celles et ceux qui ne travaillent pas et en contrepartie blâme celles et ceux qui réussissent, qui prennent des risques et qui créent de l’emploi autour d’eux ! C’est le monde à l’envers ! Pourquoi en vouloir aux gens qui bossent ?

 

Bref, je pense qu’on a beaucoup de travail à faire pour lutter contre les inégalités, les problèmes sociétaux, les bafouages de nos valeurs libérales mais que nous ne prenons pas la bonne direction ! C’est regrettable !

 

 

Liridon, Merveille et l’avenir de l’Europe

En 2022, l’Union européenne a 30 ans.

C’était le 7 février 1992 à Maastricht, douze pays[1] se mettaient d’accord sur le traité fondateur de l’Union Européenne.

Depuis, l’UE a beaucoup changé et fait l’objet aujourd’hui de beaucoup de critiques voire de certaines divergences en son sein.

 

Alors, le 9 mai 2021 à l’initiative du Parlement européen, de la Commission européenne et du Conseil de l’UE, la Conférence sur l’avenir de l’Europe a été lancée. À travers cette conférence, ces trois institutions souhaitent donner la possibilité aux citoyens européens de s’exprimer et d’échanger sur différentes thématiques pour repenser le vieux continent.

À cette fin, une plateforme web multilingue a été mise en ligne et des événements ont été organisés à travers l’Europe sur le plan européen, national, régional et parfois même local. Cet exercice de démocratie participative a pour objectif d’amener des contributions citoyennes aux réflexions des institutions européennes et devrait parvenir à des conclusions à la fin du printemps 2022. Les trois organes institutionnels se sont engagés à donner suite, dans la mesure de leurs compétences, aux recommandations formulées lors des différentes sessions.

 

Depuis le lancement en mai 2021, 5.993 événements ont été organisés en présentiel et en virtuel partout sur le vieux continent, et au total ce sont plus de 500.000 européens qui ont amenés leurs contributions. Tous pays confondus, la plateforme a reçu un peu plus de 16.000 idées.

 

Dans ce sens, deux JeunesMR, Merveille Siassia 30 ans, conseiller communal MR-IC de La Louvière, et Liridon Demiri, originaire de Evere et étudiant en droit âgé de 19 ans, ont participés à des sessions de discussions organisées dans le cadre de cette grande réflexion sur l’avenir de l’Europe, l’un au sein du Parlement wallon, et le second auprès du Parlement bruxellois. À la suite de ces événements, le PiccoloMag a recueilli leurs expériences.



[1] Belgique, Allemagne, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Danemark, Irlande, Royaume-Uni, Grèce, Espagne, Portugal

L’hackathon du Parlement wallon

 

Merveille Siassia a participé à l’Hackathon du Parlement wallon les 20 et 21 novembre derniers, qui regroupait vingt-six citoyens originaires de Wallonie âgés entre 22 et 36 ans.

Les participants se sont répartis en six équipes pour créer et défendre un projet autour de deux thématiques : le premier thème était l’impact des modes de vies sains et du changement climatique sur la qualité de la vie en Europe, le deuxième concernait les barrières à l’emploi des jeunes en Europe. Cinq intervenants spécialisés ont accompagné les discussions, et ont aussi participé en tant que jury pour désigner les deux projets les plus convaincants.

Les différents projets ont été défendus à l’assemblée du Parlement wallon par un rapporteur désigné dans chaque groupe, Merveille a défendu son projet relatif aux barrières à l’emploi chez les jeunes européens. 

 

Les deux projets retenus ont été déposés sur la plateforme numérique de la Conférence, et les données récoltées seront utilisées par les organes institutionnels de l’UE pour repenser l’avenir de l’Europe.

Le compte rendu de l’hackathon est disponible sur le site du Parlement wallon

 

Le Panel citoyen du Parlement bruxellois

 

À l’occasion de cette même Conférence sur l’avenir de l’Europe, Liridon Demiri a participé du 5 au 6 février 2022 au Panel citoyen organisé par le Parlement bruxellois avec 40 jeunes bruxelloises et bruxellois entre 18 et 30 ans sélectionnés parmi 750 inscrits.

Les participants ont déterminé les sujets de discussions suivants : le fonctionnement des institutions européennes, la participation citoyenne, y compris le droit de vote, l’identité européenne, la problématique de l’information et de l’éducation

 

Après une présentation des thèmes et des enjeux par des experts, les participants se sont réunis en cinq groupes, et devait choisir deux sujets sur lesquels mettre en commun leurs idées et développer des recommandations à défendre au sein de l’hémicycle en présence des autres participants, des médiateurs, et de Rachid Madrane (PS), président du Parlement de la région bruxelloise.

Chaque groupe a nommé un rapporteur pour présenter les recommandations et Liridon était le rapporteur de son groupe sur la problématique de l’éducation.

 

Les recommandations ont été adoptées comme lors d’une séance plénière classique, après la présentation des textes, il était possible de débattre et d’émettre des amendements, suivi du vote. Sur 40 recommandations émises, 38 ont été adoptées.

Elles ont également été transmises via la plateforme numérique et serviront aux institutions de l’UE pour repenser son avenir.  

 

D’après Liridon, les discussions portant sur le renforcement de l’histoire nationale ont été les plus animées, certains argumentant la nécessité de mieux connaître l’histoire, alors que d’autres craignant que cela ne renforce des idées de mouvance identitaire.

Par contre, l’idée d’une semaine européenne consacré aux Etats-membres à remporter une nette adhésion.

 

Le compte rendu du Panel citoyen est disponible sur le site du Parlement bruxellois.

 

Pourquoi avoir participé à ces évènements, et recommanderiez à d’autres jeunes d’y participer ?

 

Tous les deux sont convaincus qu’une Europe forte, unie et solidaire est nécessaire tant sur le plan économique et social pour ses citoyens, que sur la scène internationale pour faire face aux autres grandes puissances. 

 

Pour Liridon, prendre la parole est essentiel dans une démocratie et pouvoir participer à des ateliers de réflexion permet de faire entendre sa voix, et écouter les idées des autres. Participer c’est aussi s’impliquer dans son avenir, souligne-t-il.

Ces évènements sont un échange d’idées, une collaboration entre différents individus pas forcément d’accord et qui en même temps parviennent à un résultat.

 

Quant à Merveille, ces débats sont l’opportunité de pouvoir exprimer ses opinions, confronter ses idées à d’autres, mais aussi apprendre à écouter les idées d’autres personnes. C’est un échange de point de vue qui nourrit la pensée, et qui, dans ce cas, alimente la réflexion sur le développement de la société européenne.

 

En tant que jeunes, quelle serait pour vous l’Europe du futur idéale ?

 

Tous les deux souhaitent une Europe plus proche de ses citoyens, que ces derniers soient mieux informés des projets et politiques menés à l’échelle européenne. Que les européens soient plus souvent sollicités pour exprimer leurs avis et faire avancer l’UE ensemble.

Ils estiment qu’il serait nécessaire d’harmoniser certaines actions pour une meilleure cohésion sociale et économique dans l’espace européen, mais aussi pour être plus compétitif sur la scène internationale, et retravailler l’industrie européenne afin de ne pas avoir à se tourner vers l’extérieur face à des situations difficiles.

Selon eux, l’Europe idéale serait une Europe forte d’idées, de culture, de politiques communes et qui se place sur l’échiquier mondial en prenant position ensemble.

 

 

Sources :

 

Interview du 12 février avec Liridon Demiri et Merveille Siassia

https://www.parlement-wallonie.be/wp-content/uploads/2021/12/20211121_Hackathon.pdf

https://www.lalibre.be/international/europe/2022/02/06/parlement-bruxellois-quarante-jeunes-gens-ont-pris-part-a-un-panel-citoyen-consacre-a-lavenir-de-leurope-ZNLSQSOM4BC25DFPCWMAJAHM4E/

https://futureu.europa.eu/?locale=fr

https://futureu.europa.eu/pages/about

https://www.touteleurope.eu/fonctionnement-de-l-ue/qu-est-ce-que-la-conference-sur-l-avenir-de-l-europe/

https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/conference-on-the-future-of-europe/

Crise à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie

Résumé de la situation :

 

La crise migratoire qui touche en ce moment la frontière de l’est de l’Europe et plus précisément la frontière entre la Pologne et la Biélorussie a vu le jour en août de cette année. Un grand nombre de migrants, issus principalement du Proche-Orient, se retrouvent coincés entre les deux pays. Le gouvernement biélorusse a délivré des visas aux personnes désireuses de venir en Europe en leur promettant un passage plus aisé vers l’Union européenne à travers la frontière polonaise. La Pologne, étant membre de l’Union européenne depuis 2004, protège la frontière européenne contre l’afflux illégal de migrants orchestré par le régime de Loukachenko.

 La communauté internationale ne tarde pas à s’exprimer sur cette crise : Porte-parole du département d’Etat américain, Ned Price : « Les Etats-Unis condamnent fermement l’exploitation politique et la coercition de personnes vulnérables par le régime de Loukachenko ainsi que l’inhumaine organisation d’une immigration illégale en dehors de ses frontières ». Porte-parole du Gouvernement français, Gabriel Attal : « Il faut qualifier les choses : ce que fait le régime biélorusse s’appelle tout simplement du trafic d’êtres humains ».

 

 

Qu’en est-il des sanctions à l’encontre de la Biélorussie ?

 

 

La Biélorussie est déjà visée par des séries de sanctions de la part du Conseil européen entre autres pour le caractère frauduleux de l’élection présidentielle organisée en août 2020, pour les actes d’intimidation et de répression violente commis contre des membres de l’opposition et des journalistes, pour l’atterrissage forcé du vol de Ryanair à Minsk il y a peu. La dernière série de sanctions, qui a été mise en place par le Conseil européen le 2 décembre dernier, a vu le jour à la suite des violations à l’encontre des droits de l’homme et de l’instrumentalisation des migrants à la frontière européenne de l’est. Cette cinquième série de sanctions intervient à l’échelle des membres du pouvoir judiciaire biélorusse, des canaux de propagande qui jouent un rôle dans la répression de l’opposition démocratique, des médias indépendants et des journalistes. Qui plus est, l’Union européenne n’est pas seule à implémenter des sanctions contre le régime de Loukachenko, puisque Londres, Washington et Ottawa se sont joints à ses côtés.

 

 


Comment les mesures restrictives sont-elles adoptées par le Conseil européen ?

 

La première étape implique le Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (Josep Borrell depuis le 1er décembre 2019) qui fait une proposition de mesures restrictives au Conseil européen.

La deuxième étape, le Conseil européen réceptionne la proposition de mesures restrictives et l’adopte à l’unanimité. Dans le cas où le Conseil européen décide de mettre en place des sanctions économiques et financières à l’égard d’un pays (une action qui engage directement l’Union européenne), celles-ci devront être mises en œuvre par un règlement du Conseil.

 

Les sanctions sont-elles un bon moyen de pression ?


La mise en place des mesures restrictives par le Conseil européen à l’égard d’un pays qui ne respecte pas les valeurs prônées par l’Union européenne a pour but de montrer son désaccord avec les actions faites par celui-ci et surtout protéger les droits humains qui sont au fondement des valeurs de l’UE. L’Union européenne emploie ce moyen de pression en dernier recours lorsqu’une violation des droits humains est constatée. La crise migratoire à la frontière polonaise et biélorusse démontre un dysfonctionnement de ces mesures restrictives. Le régime biélorusse ne prend pas peur à l’égard de ces mesures. Au contraire, il retourne la situation et il exerce lui-même une pression importante à l’égard de l’Union européenne.

« Congo-Hold-Up » : un détournement massif

Par Frédéric Steenhout, journaliste

L’annonce tombe comme un véritable coup de massue. L’ex-président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, est accusé d’avoir détourné 138 millions de dollars.

Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo, est accusé, lui et ses proches, d’avoir détourné plusieurs centaines de millions de dollars en utilisant des entreprises personnelles. En effet, une enquête réalisée par plusieurs associations journalistiques et cinq ONG luttant contre la corruption a démontré, en se basant sur l’analyse de plusieurs millions de documents, un détournement massif de la part de l’ex-dirigeant de 2013 jusqu’à 2018.

L’enquête, nommée « Congo-Hold-Up », a pu retracer le circuit du détournement et ses bénéficiaires. C’est un scandale pour plusieurs institutions et entreprises publiques. La Banque centrale, l’entreprise minière nationale « Gécamine » ainsi que le Fond national d’entretien routier ont été victimes de cette malversation. Ces dernières, ont été victimes d’une taxe appliquée par Joseph Kabila. D’un côté, la société minière nationale « Gécamine », créée en 1967, représente à elle seule, l’une des parts les plus importantes pour les revenus congolais. Ses activités sont concentrées sur l’exploitation minière dans le Katanga et participent activement à la vie sociale du pays. En effet, l’entreprise possède des infrastructures médicales et scolaires, des activités agricoles et elle investit dans le sport. Celle société représente une importance capitale pour la vie de nombreux congolais. De l’autre côté, le Fond national d’entretien routier, qui génère plusieurs centaines de millions en taxant le carburant, permet de réhabiliter le réseau routier du pays. L’économie locale dépend de ce fond. Ce dernier génère, pendant que les chantiers opèrent, de l’emploi massif.

Malheureusement, c’est le peuple congolais qui en souffre puisque les recettes de l’État devraient servir au développement du pays et non à l’enrichissement de la classe politique. La République démocratique du Congo possède l’une des populations les plus pauvres du monde et l’instabilité règne dans l’Est du pays, où la guerre continue depuis des années. Selon les estimations de la Banque mondiale, 73% de la population, soit 60 millions de personnes, vivent sous le seuil de pauvreté et le gouvernement doit faire face à des problèmes budgétaires. Il va sans dire que cet argent aurait pu aider grandement le pays. En effet, la modernisation et la création de nouvelles infrastructures, l’amélioration des axes de communication ou encore l’investissement dans l’enseignement en sont des exemples pourtant pressants.

À la suite de cette affaire, notre Premier ministre, Alexander de Croo, a rappelé la position de la Belgique dans la lutte contre la corruption. À ce stade, il n’est possible que d’espérer que les résultats mis en avant par l’enquête puissent aider le nouveau gouvernement dirigé par Félix Tshisekedi dans la lutte anti-corruption qui touche profondément l’ensemble du pays. Ce dernier a promis de lutter contre ce problème, mais pour l’instant, rappelons que chaque année, ce sont 15 à 20 milliards de dollars perdus. La République démocratique du Congo est un pays en voie de développement avec un potentiel économique conséquent dans l’attente de s’épanouir, mais pourtant, cette perte d’argent représente un frein significatif pour sa croissance.

Actuellement, l’ex-président Joseph Kabila réfute cette enquête et appelle le peuple congolais à ne pas croire des affirmations qu’il qualifie comme étant fausses et à cette tentative de décrédibilisation. Une information judiciaire a été lancée à son encontre.

L’essor de la démocrature

Opinion libre de Kourosh Leperse

En quoi le système politique de la République islamique d’Iran s’apparente-elle à une usurpation d’identité de la démocratie représentative ?

 

La démocratie est un système où les organisations sont régies par la volonté du peuple. Un régime qui encourage les citoyens à participer librement aux décisions liées au « Vivre Ensemble ». Dans les démocraties représentatives que nous connaissons bien dans le monde, généralement, les citoyens – à la suite d’un suffrage universel – amènent leurs représentants au pouvoir. Autrement dit, l’urne électorale est l’articulation mobile d’un corps social démocratique, qui relie le peuple au gouvernement.

 

Au cours des quarante dernières années, les autorités iraniennes ont toujours revendiqué que leur légitimité est baptisée, une fois tous les quatre ans, par la participation populaire libre. Une réclamation dont sa vérification ou sa falsification nous conduisent à de maintes spéculations. Pour y répondre, nous devons d’abord étudier la quiddité idéologique de la république islamique et puis examiner le fonctionnement du mécanisme électoral du pays. Au préalable, intéressons-nous à la désignation du Walâyaté faqih ou le gouvernement du juriste. Ce dernier est la pierre constructive de la république islamique, un principe étendu par Ayatollah Khomeini avant la révolution de 1979 également appelée la révolution islamique qui a remplacé l’État impérial d’Iran par une République. Basé sur cette doctrine, le juriste a une autorité absolue politique et religieuse. Par conséquent, il détient le même pouvoir que le prophète et les saints Imams. En prenant en considération cette interprétation de la religion, nous apprenons que ce régime s’inscrit sous le nom d’un pays théocratique.

 

De plus, il est aussi nécessaire de percevoir l’Iran à travers son prisme totalitaire. Si nous nous référons à la signification de ce dernier, nous trouvons que l’idéologie a sa forte place dans la politique, la violence envers les opposants et les groupes, tout ceci sous la direction d’une seule personne : le guide suprême. Il y a pareillement une forte adhésion de la population au régime. Ce dernier planifie de nombreux événements religieux et gouvernementaux comme la décade de Fajr, la célébration de dix jours du retour de Khomeini en Iran, ou la journée d’occupation de l’ambassade américaine le 4 novembre, etc. Ce totalitarisme a également des ambitions internationales afin de répandre l’islam. Nonobstant, le système politique iranien ne rentre pas complètement dans la définition du totalitarisme, car il y a l’absence du parti unique. Nous pourrions donc le qualifier d’état idéocratique malgré ces aspects totalitaires. Ce qui fait sans cesse l’olibrius sur la scène du pouvoir iranien n’est sûrement pas un système démocratique. Afin de décrypter mieux la nature de ce régime, il nous faut converger nos regards sur les élections.

 

Les élections en Iran ont lieu sous la surveillance du Conseil des gardiens de la Constitution. Une assemblée de 12 membres dont 6 membres nommés directement par le guide suprême et 6 membres élus par le parlement sous la prescription du chef du pouvoir judiciaire qui est également désigné par le guide suprême. En d’autres termes, le navire électoral surfe sur les vagues de la pensée du Guide Suprême. L’architecture de la république islamique est telle que les élections ne peuvent pas être populaires. En effet, toutes les classes n’envoient pas leurs représentants et ceux qui postulent leur candidature sont limités.

Par exemple, l’Article 115 de la Constitution de l’Iran rejette la possibilité à femme, une personne non-chiite ou non-croyante aux principes de la république islamique d’être élue. Selon Khomeini, le fondateur de cette République, la légitimité du gouvernement islamique vient d’Allah. Alors les votes des individus, même du prophète, ne sont pas impliqués car c’est le commandement de Dieu d’obéir aux dirigeants. Puis nous pouvons conclure que dans ce système politique les élus sont plutôt les représentants de la loi divine que le peuple.

 

En dernier lieu, l’enjeu des élections en Iran ne tente pas d’offrir des alternatives politiques mais renforce une dimension concurrentielle pour un système politique clientéliste et d’idéocratie. Le régime islamique d’Iran se déplace dans l’orbite d’une idéologie que par la définition de Marcel Gauchet, philosophe et historien français, « est conçue pour l’exercice d’un pouvoir radical et total dans un État ».

 

 

Les valeurs libérales de l’Union Européenne

Par Olivier Humblet

Les valeurs libérales de l’Union Européenne au cœur de l’analyse de l’intérêt des prérogatives internationales chez les hommes et femmes politiques libéraux.

Les prérogatives inhérentes au poste de délégué des Jeunes MR à l’international, l’immigration et les affaires étrangères et européennes sont chères à notre formation de jeunesse libérale. En effet, il s’agit, généralement, de portefeuilles souvent brigués par des ministres fédéraux issus du MR. Nous pouvons citer Didier Reynders, ancien Ministre des affaires étrangères et européennes et actuel Commissaire européen. Il y a Sophie Wilmès, actuelle ministre des affaires étrangères. Avant elle, il s’agissait de Philippe Goffin. Citons enfin l’ancien président du MR, actuel Président du Conseil Européen, Charles Michel.

Nous pouvons être amenés à se demander pourquoi les prérogatives internationales sont souvent au cœur de la préoccupation des libéraux. Pour tenter de répondre à cette question, l’analyse du projet européen peut amener certaines pistes d’éclairage.

Le projet européen nait aux lendemains de la deuxième guerre mondiale. L’idée des pères fondateurs était la paix. Mais comment construire une paix durable, éviter de plonger un continent de nature belliqueux dans les ravages de la guerre totale qui pourrait faire disparaitre la civilisation du vieux continent? Ils se trouvent dans un contexte de crainte de disparition suite à cette guerre meurtrière et à l’essor de deux superpuissances vainqueurs de cette situation, à savoir les États-Unis et l’URSS. La réflexion des pères fondateurs de l’Union Européenne a été de libéraliser les marchés du charbon allemand et de l’acier français. De telle manière qu’il devienne impossible que ces deux pays se fassent de nouveau la guerre. Il y a donc eu volonté d’établir une libéralisation de certains marchés et de l’opposer au nationalisme. Six pays sont alors rentrés dans le projet, dont la Belgique. La Belgique a eu un rôle prédominant dans la fondation de l’Union Européenne et accueille aujourd’hui la majorité de ses grandes institutions comme la Commission, le Conseil et une partie du Parlement. Ce projet a fonctionné de telle manière qu’il a su attirer de nombreux nouveaux partenaires et a pu aller de plus en plus loin dans la libéralisation. Plusieurs traités ont succédé à celui de Rome, signé par les 6 pays fondateurs. Ces derniers assurent la fin des contrôles aux frontières internes, la libre circulation des personnes, des biens, des marchandises et des capitaux.

Nous le voyons, la genèse du projet européen trouve son terreau dans des valeurs qui sont au cœur du projet libéral. Ces deux projets sont intrinsèquement liés. Cela peut expliquer l’intérêt particuliers des libéraux pour l’Europe. Mais qu’en est-il de l’international au sens plus large ? L’analyse des valeurs de l’Union Européenne et de sa force normative peut également amener quelque chose.

En effet, l’Union repose sur des valeurs libérales, nous l’avons vu. Mais elle tente, au moyen de sa puissance douce de faire rayonner ces valeurs à travers le monde. Le Traité de Maastricht de 1992 prévoit un point imposant l’Union, et a fortiori ses membres, à ne traiter uniquement qu’avec des états qui respectent tout un nombre de préceptes comme les droits de l’homme, la liberté de la presse, etc. L’Union ne dispose pas d’une armée commune. Elle ne peut donc pas imposer son modèle libérale au delà de ses frontières de la manière forte. Elle utilise sa puissance douce pour attirer ses partenaires vers un libéralisme tant économique que sociétal. La puissance douce se situe dans le modèle de société qui pourvoit un bien être aux citoyens et de permettre à ce bien-être de se répercuter extra muros. La plupart des pays de l’Union Européenne se situe dans la liste des pays où il fait le mieux vivre de la planète. Au moyen des secteurs touristiques, cinématographiques, culturels, sportifs, sociaux, ou économiques, l’Union attire vers elle certains pays à adopter son modèle libéral. Récemment encore, le Président français ou notre ministre des affaires étrangères ont réaffirmé leur volonté d’assurer le caractère universel de l’abolition de la peine de mort, qui est également repris dans les valeurs fondamentales de l’UE.

Nous l’avons vu, le projet européen passé et futur ainsi que le projet libéral sont soudés tant l’un est, en fait, le corolaire de l’autre. L’UE s’est construite sur une volonté de paix par la libéralisation des marchés de ses membres. Elle continue actuellement à vouloir étendre ses valeurs de libertés fondamentales, de droit de l’Homme, de traités de libres échanges qui sont portés par des femmes et des hommes politiques libéraux qu’on retrouve souvent en Belgique au sein du MR et in extenso chez les Jeunes MR.

Olivier HUMBLET – Délégué à l’international, à l’immigration et aux affaires étrangères et européennes.

Crise en Afghanistan: les limites désastreuses du Nation Building à l’américaine

Par Olivier Humblet, journaliste Piccolo.

Retour sur les évènements de ces dernières semaines

« Il s’agit d’un échec de l’ensemble de la stratégie occidentale conduite au cours des deux dernières décennies ». Voici comment Nicolas Gosset, spécialiste de l’Asie centrale à l’institut royal supérieur de défense, définit la situation actuelle en Afghanistan.

Nous sommes les témoins d’un renversement complet du régime mis en place par les Occidentaux il y a de cela plus de 20 ans. Les derniers évènements ont pris un coup d’accélérateur quand le président américain Joe Biden a annoncé le retrait définitif des troupes américaines le 14 avril dernier. Suite à cette annonce et au retrait progressif des troupes US, les Talibans n’ont fait que prendre des territoires. Districts après districts, villes après villes, ils ont enchaîné les victoires sur les forces militaires et policières gouvernementales afghanes. L’armée régulière en déroute et exsangue laisse derrière elle l’équipement qui est utilisé par les Talibans pour accélérer la prise du pays. 

A la surprise des Occidentaux, le président Ashraf Ghani fuit le pays et les Talibans entrent dans Kaboul le 15 août 2021 créant la panique dans la capitale. Tous les calendriers sont bousculés et commence la cohue pour fuir le pays de la part des nombreux ressortissants étrangers et leur famille ainsi que les Afghans ayant collaboré de près ou de loin avec les Américains et leurs Alliés. C’est à l’aéroport de Kaboul, seul vivier encore sous protection occidentale, que se cristallise cet exode moderne. Se masse alors des milliers de candidats au départ créant des scènes de chaos qui ont fait le tour du monde. C’est à la lumière de ces images qui nous sont parvenues par les réseaux sociaux principalement que nous pouvons évaluer la crainte que représente l’arrivée des forces talibanes au sommet du pouvoir. Les foules se déplacent, les gens s’accrochent aux carlingues, les jeunes courent après les avions qui quittent le tarmac et nous comptons déjà les premiers décès. Le 20 août, une source de l’OTAN fait état d’une vingtaine de personnes décédées lors de ces évènements.

S’est alors organisé plusieurs opérations occidentales conjointes pour rapatrier les ressortissants et les personnes candidates à l’exil. La Belgique se joint à l’opération via sa propre mission Red Kite qui a pour but d’évacuer les Belges d’Afghanistan. Des ponts aériens entre Kaboul et la capitale pakistanaise Islamabad ont été créés. Cette opération menée par la Belgique a permis d’évacuer 1400 personnes à bord des vieux C-130 de la Défense, pourtant voués à enrichir nos musées.

Malgré les évacuations qui allaient bon train, deux éléments rendent la situation délicate aux abords de l’aéroport de Kaboul. Premièrement, la date définitive du retrait des troupes américaines, dernières garantes de la sécurité des missions d’évacuation, est fixée et confirmée par J. Biden au 31 août 2021. Or les candidats au départ sont extrêmement nombreux et massés aux entrées de ce que représente la dernière porte de sortie du pays. Il commence à se faire entendre que tout le monde n’aura pas une place dans l’avion. Le deuxième élément est la menace d’une attaque terroriste qui plane depuis plusieurs jours. En effet, Didier Leroy, chercheur à l’institut royal supérieur de défense, estime que le paysage politique morcelé de l’Afghanistan se prête à un jeu de pouvoir et d’influence entre les groupes islamistes qu’ils soient d’Al-Qaïda, des Talibans ou de l’Etat Islamique. Ce jeu d’influence pourrait donc mener un de ces groupes et notamment l’Etat Islamique à perpétrer un attentat dans cette foule agglutinée aux abords de l’aéroport. Pour le chercheur, l’occasion serait ici « trop belle » pour l’EI de perpétrer une attaque qui déforcerait les Talibans vainqueur de la guerre d’Afghanistan, mettrait en lumière l’impuissance américaine et aurait un potentiel de publicité énorme tant la situation afghane actuelle est médiatisée. C’est exactement ce qui arriva le 26 août dernier. Un attentat suicide a été perpétré et revendiqué par l’Etat Islamique causant la mort de 180 personnes dont 13 soldats américains et blessant 200 personnes supplémentaires. Cela faisait deux jours que les renseignements occidentaux parlaient d’un risque très élevé d’une attaque de l’EI dans la foule de l’aéroport. Les Américains ont, la veille de l’explosion, exhorté les candidats à l’exil de quitter la zone. Mue par une crainte encore plus forte de rater un éventuel vol pour fuir le régime taliban, la foule est restée campée là dans l’espoir d’un voyage.

Nous sommes le 31 août 2021 à l’heure d’écrire ces lignes et les derniers soldats américains ont quitté le pays, détruisant leur matériel militaire resté sur place, et laissant un peuple voué à son propre destin. Les tirs de victoire des Talibans dans la capitale afghane marquent ainsi la fin d’une guerre initiée en 2001 à la suite des attentats du World Trade Center de New-York.

Eléments historiques d’une catastrophe annoncée

Faisons un retour dans le temps pour comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation chaotique de ces dernières semaines. Déjà en 1979, en pleine guerre froide, l’Afghanistan se retrouve au centre d’un conflit décentralisé qui oppose les deux superpuissances de l’époque, l’URSS et les USA. Marc Epstein revient sur la guerre d’Afghanistan de 1979 à 1989. Il fait ressortir un point intéressant dans l’analyse des évènements qui ont eu lieu en ce mois d’août 2021, soit 40 ans plus tard. Le casus belli de la guerre de 1979 est l’entrée sur le territoire afghan de l’armée rouge voulant porter secours à la branche communiste de la politique afghane et ainsi assurer la pérennité de la République Démocratique d’Afghanistan. Avec la même logique qui a poussé les USA à intervenir en Corée, au Vietnam, ou en Chine, les Américains sont également intervenus en Afghanistan pour éviter que le pays tombe dans le camp communiste. Pour se faire, ils ont favorisé un soutien à des combattants locaux et non l’intervention militaire pure. Ainsi, plus de 7 milliards de dollars ont été dépensés par les USA, au travers de l’opération Cyclone de la CIA, et l’Arabie Saoudite pour le financement de la résistance afghane composée, entre autres, des Moudjahidines d’Afghanistan. Il s’agit d’un groupe islamiste salafiste prônant le Djihad pour chasser les Soviétiques de leur pays. Pour ce financement, la CIA a fait appel à Oussama Ben Laden qui s’occupait des relations avec l’Arabie Saoudite et qui recrutait des guerriers pour lutter contre les Soviétiques. L’URSS perd la guerre et quitte le pays en 1989 juste avant la chute de son empire communiste. 

La décennie qui suit la guerre d’Afghanistan de 1979 à 1989 voit la guerre civile prendre le dessus. Des dissensions apparaissent entre les groupes de résistance vainqueurs des Soviétiques. Deux cellules s’affrontent alors. D’une part la résistance afghane dont l’une des figures emblématiques est le Commandant Massoud, et les combattants étrangers arabophones importés par Ben Laden. Ces derniers veulent faire de l’Afghanistan le pays central où former les candidats au Djihad (ou guerre sainte), créer un état respectant la Charia, et lutter contre le système mondial et la présence occidental en terre d’Islam. Les Moudjahidines de Massoud sont exilés dans la montagne et le Mollah Omar instaure la loi islamique au pays et permet aux graines d’Al-Qaïda de germer sur son territoire.

En 2001, les alertes envoyées par le Commandant Massoud aux Occidentaux sur la menace d’attentat qui pèse sur eux ne parviendront pas à éviter l’Histoire de se dérouler. Le 6 septembre 2001, un attentat perpétré par deux Tunisiens vivant à Bruxelles coûte la vie au Commandant des Moudjahidines, et le 1er septembre de la même année, les Etats-Unis sont frappés à New-York par un attentat qui changea la face du monde. La réaction du président de l’époque, George Bush fils, est immédiate. Il demande à l’Afghanistan de livrer les responsables des attentats, à savoir Ben Laden et son groupe. Suite au refus de coopération des Talibans au pouvoir, les USA entrent en guerre et chassent les Talibans du pouvoir. C’est le début de la seconde guerre d’Afghanistan qui vient tout juste de prendre fin.

Gilles Dorronsoro parlait déjà d’un « échec annoncé » dans son ouvrage daté de 2003. En effet, malgré une prise rapide du pays, les Talibans se sont vite regroupés dans les montagnes et les campagnes qui entourent les grandes villes. Pieter de Crem, notre ministre de la Défense de l’époque, avait le nez creux quand en 2011 il a dit : « la guerre n’est pas finie ». La menace n’a jamais disparu, la situation s’est enlisée et le conflit a duré. Un des éléments qui explique pourquoi la guerre s’est corrompue en Afghanistan est l’absence de soutien dans les communautés locales. Les Américains ont imposé une nation démocratique basée sur le système occidental dans un pays où la réalité démographique, morale, religieuse était tout autre. Les Talibans n’ont donc jamais disparu. Ils gardaient une forte emprise dans les zones rurales qui s’opposaient de plus en plus à l’occidentalisation des villes. C’est dans ce contexte de guerre sans fin, de dépense publique astronomique, d’une résurgence des Talibans en 2017 malgré l’assertivité d’Obama que le président D. Trump et son administration ont négocié, lors des accords de Doha, un retrait définitif des troupes américaines.

L’accord de Doha a eu lieu en février 2020 entre les USA et les Talibans. Cet accord prévoyait une sortie des Américains du pays dans les 14 mois, l’assurance que les Talibans ne mettraient pas en péril la sécurité des premiers et de leurs alliés ainsi que la restitution de prisonniers dans les deux camps. Joe Biden qui a dû respecter cet accord a donc entrepris le retrait des troupes ce qui a permis aux Talibans de reprendre le pays.

Echec du nation building en Afghanistan

De l’avis des observateurs, cette reprise du pays par les Talibans sonne comme un échec. Il s’agit de l’échec d’un modèle américain instauré dans les années 1990-2000 nommé le Nation Building. Il s’agit d’une doctrine politique appuyée par la frange conservatrice de l’échiquier politique américain et proche de G. Bush fils. C’est cette doctrine qui a poussé les USA à rester en Afghanistan après 2001. C’est également cette politique qui est à la base de la guerre d’Irak de 2002, de la guerre de Syrie et de celle de Libye de 2011. L’objectif est de renverser un pouvoir jugé contraire à l’ordre et la sécurité mondiale militairement, puis d’occuper le pays assez longtemps que pour y mettre en place un gouvernement démocratique favorable aux valeurs occidentales libérales. A quoi aura servi 20 ans de guerres, des milliers de morts, et des milliards de dollars, pour qu’à la fin, les Talibans reprennent les rennes du pays ?  La fin de la guerre d’Afghanistan ne doit-elle pas enterrer le concept de Nation Building à l’américaine qui, de nombreuses fois, a montré ses limites ? Comment faire rayonner les valeurs de liberté à travers le monde sans causer plus de dommage que d’avantage ? Voici les questions auxquelles vont devoir répondre les dirigeants du monde libre au lendemain d’un retour en force de l’islamisme sur la scène internationale.

Sources (dont photos):

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_afghanistan-les-chancelleries-occidentales-entament-l-evacuation-de-leur-personnel-sur-place?id=10824454

https://www.ouest-france.fr/monde/afghanistan/le-president-afghan-ashraf-ghani-est-aux-emirats-arabes-unis-e708b404-002d-11ec-a0ac-8a8a3b7c04b7

https://fr.metrotime.be/belgique/fin-de-loperation-red-kite-kaboul-il-y-avait-un-risque-dattentat-suicide

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_mieux-comprendre-ce-qui-se-passe-en-afghanistan-en-six-questions-reponses?id=10824930

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_attaque-a-l-aeroport-de-kaboul-entre-l-impuissance-americaine-et-l-humiliation-talibane-l-etat-islamique-est-le-seul-gagnant?id=10830766

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/attentat-a-l-aeroport-de-kaboul-le-recit-d-un-carnage-aux-consequences-internationales_2157360.html

https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_p-de-crem-sur-le-retrait-d-afghanistan-la-guerre-n-est-pas-finie?id=6363643

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_afghanistan-quel-risque-terroriste-representent-l-etat-islamique-et-al-qaida-face-aux-talibans?id=10830090

https://information.tv5monde.com/info/afghanistan-les-raisons-du-chaos-mortel-l-aeroport-de-kaboul-421419

« Afghanistan : chronique d’un échec annoncé », Gilles Dorronsoro, Dans Critique internationale 2003/4, (no 21), pages 17 à 23.

« L’URSS et le piège Afghan 1979-1989 », Marc Epstein, Perrin.

Israël et la Palestine: un nouveau conflit à répercussion mondiale ?

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo

Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu ce mercredi 12/5 une nouvelle réunion d’urgence à huis clos sur le conflit opposant les Israéliens et les Palestiniens. D’aucuns auraient pu croire à un certain calme mais c’était sans présager la tempête qui s’annonçait ! 

Tout allait bien… Les Israéliens célèbraient la Journée de Jérusalem, qui commémore la prise de la ville par les forces israéliennes lors de la guerre de 1967. Soudain, une sirène se déclencha. Une alerte anti-roquettes. La foule se figea, le silence se fit, dominé seulement par le miaulement lugubre. La tension était palpable. Le dôme de fer, le bouclier de défense anti aérien israélien, avait envoyé ses missiles. Cependant, malgré une grande efficacité, certaines roquettes ont passé le bouclier et touché la banlieue sud de Tel-Aviv. Ce Dôme constitue la clé de voûte de la défense militaire israélienne. Son champ d’action couvre un rayon de 4 à 70 kilomètres pour intercepter tout engin volant de courte et moyenne portée (roquette, obus d’artillerie). Il a été déployé pour la première fois en 2011 dans une région à 40 kilomètres de la bande de Gaza, après plusieurs années de mise au point et “dans un contexte de renforcement des courants islamiques et d’attaques répétées du Hamas. Il fallait trouver une solution”, retrace Stéphanie Laithier, historienne chargée de recherche à l’École pratique des hautes études (EPHE) et spécialiste d’Israël.

La tension monta de jour en jour. Les brigades Qassam, la branche armée du Hamas – mouvement islamiste palestinien, avaient posé un ultimatum aux autorités israéliennes : retirer les forces de police de l’esplanade des Mosquées et du quartier de Sheikh Jarrah, où des familles palestiniennes sont menacées d’expulsion. Les violences auraient pu s’arrêter là mais en vain… Tout au long de la journée, les autorités israéliennes, pour éteindre le feu qu’elles ont allumé, ont reculé sur trois fronts. Néanmoins, la réponse de Gaza ne s’est pas faite attendre. Barrage de roquettes de Gaza vers Israël, frappes meurtrières de l’État hébreu ciblant le Hamas, et heurts musclés entre policiers israéliens et manifestants palestiniens à Jérusalem-Est : Israël et les Palestiniens étaient engagés ce mardi 11 mai 2021 dans l’une des plus importantes escalades de violences de ces dernières années. Depuis lundi soir, on chiffre à plus de 1000 le nombre de roquettes envoyées de la bande de Gaza vers Israël, dont environ 850 interceptées par le Dôme de Fer.

On déplora de nombreux décès de civils. Des décès qui ont déclenché la colère du Premier ministre Binyamin Netanyahou : « Depuis lundi, l’armée a mené des centaines d’attaques contre le Hamas et le Djihad islamique à Gaza (…) Et nous allons encore intensifier la puissance de nos attaques. » Le Hamas va « se prendre une raclée à laquelle il ne s’attend pas », a-t-il déclaré dans une vidéo. Les prochains jours ont donc été scrutés de près : la fête musulmane de l’Aïd El-Fitr se tint ce jeudi 13/5 et samedi 15/5, et les Palestiniens commémorent la Nakba (la « catastrophe », création d’Israël en 1948).

La communauté internationale s’est indignée de la montée de violences au Proche-Orient. La ministre belge des Affaires étrangères et ex-Première ministre, Sophie Wilmès, rappelle « sa profonde préoccupation ainsi qu’en appelant à la désescalade et au respect du droit international ». « Notre pays condamne les tirs de roquettes en provenance de Gaza qui, sans distinction, font des victimes et constituent une violation du droit humanitaire international », continue Sophie Wilmès. « Nous avons aussi une pensée pour les victimes civiles tombées lors d’un raid israélien. Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue et à mettre fin immédiatement aux hostilités. ». Les États-Unis ont également décidé d’intervenir. En effet, Hady Amr, secrétaire adjoint aux affaires israéliennes et palestiniennes au sein du département d’État américain, aura pour mission d’exhorter au nom du président Biden à une désescalade de la violence.

Sources dont images

https://www.la-croix.com/Monde/Conflit-israelo-palestinien-quest-Dome-fer-protege-Israel-roquettes-2021-05-12-1201155390

https://plus.lesoir.be/371389/article/2021-05-10/de-lesplanade-des-mosquees-gaza-lescalade-de-la-violence

https://plus.lesoir.be/371652/article/2021-05-11/pluie-de-roquettes-du-hamas-en-direction-de-tel-aviv

https://plus.lesoir.be/371664/article/2021-05-11/tensions-jerusalem-pourquoi-le-conflit-sest-deplace-gaza

https://plus.lesoir.be/371715/article/2021-05-12/plus-de-1000-roquettes-tirees-de-gaza-vers-israel-depuis-lundi-soir

https://plus.lesoir.be/371852/article/2021-05-12/proche-orient-washington-envoie-un-emissaire-pour-exhorter-israeliens-et

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/israel-etat-d-urgence-decrete-dans-la-ville-de-lod-apres-des-emeutes-de-la-minorite-arabe_6079917_3210.html

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/la-communaute-internationale-deplore-une-escalade-dramatique-entre-israel-et-le-hamas_6080017_3210.html

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/la-demonstration-de-force-du-hamas-contre-israel_6079979_3210.html

https://www.lecho.be/economie-politique/international/moyen-orient/le-deluge-de-feu-en-israel-fait-craindre-une-guerre-a-grande-echelle/10305367.html

https://youtu.be/S4faPBFtRwA

https://youtu.be/cje7BY87fzk

https://youtu.be/NTjT9NoEFm0