Une Belgique sans “E-commerce” ?

Dans l’inconnue ou vers un retour marxiste? 

 

Récemment, Paul Magnette, président du Parti Socialiste, s’est attaqué aux e-commerces. Ses propos ont outré de nombreuses personnalités politiques dont beaucoup de libéraux. En effet, le socialiste voudrait que la Belgique soit le « premier pays sans e-commerce ». Il y dénonce les conditions de travail et l’impact environnemental que cela représente. Mais pourrions-nous nous passer véritablement de l’e-commerce ?

 

Tout d’abord, l’e-commerce représente une somme considérable au sein de l’économie Belge. En 2020, c’était 10,26 milliards d’euros dépensés dans des produits vendus sur internet et en 2021, 11 milliards. Mais l’e-commerce c’est aussi de l’emploi. En 2019, on estime le nombre d’e-commerçants entre 15 000 et 25 000. C’est aussi 8 millions de consommateurs au sein de notre plat pays.

 

Ensuite, l’e-commerce n’est pas aussi développé que dans nos pays voisins. En effet, sur les 100 meilleurs webshop de notre pays, seulement 40% sont Belges. La plupart des achats proviennent de l’étranger et de ce fait, beaucoup d’emplois passent la frontière. Actuellement, ce sont près de 11 000 personnes qui travaillent dans l’e-commerce et plusieurs milliers d’indépendants qui travaillent en collaboration. Il est clair que le développement du commerce en ligne peut générer beaucoup d’emplois, notamment au niveau de la logistique. Ce dernier constitue un poids non négligeable dans l’économie Belge.

 

Enfin, l’e-commerce ne rime ni avec Amazon, ni avec mondialisation. Les webshops peuvent être un allié de taille pour les indépendants. Ceux-ci pourraient augmenter leurs revenus et faire de la publicité en faisant usage du e-commerce.

 

La Belgique a tout intérêt à développer l’e-commerce. Son poids dans l’économie n’est pas négligeable et les webshops peuvent créer de nombreux emplois. Nous devons faire tout notre possible pour l’intégrer dans toutes les couches du commerce, du plus petit commerçant au plus grand. L’e-shop peut être un allié majeur pour les indépendants et ils peuvent évoluer en symbiose. Le numérique devient de plus en plus indispensable dans un monde qui évolue constamment. L’encadrement et la formation seront aussi essentiels. Ainsi, nous pourrons continuer à progresser économiquement et garantir des commerces de qualité pour tous.

 

 

Sources :

 

https://www.retaildetail.be/fr/news/général/l’e-commerce-en-belgique-poursuit-sa-croissance

 

https://www.rtbf.be/article/le-commerce-en-belgique-46000-webshops-8-millions-de-consommateurs-10930621

 

https://www.retis.be/chiffres-secteur-ecommerce-belgique/

 

https://www.rtbf.be/article/e-commerce-en-belgique-plus-d-achats-plus-d-acheteurs-mais-des-montants-depenses-inferieurs-en-2020-10721965

 

https://www.retis.be/emploi-ecommerce-belgique/

 

Image :

https://www.retaildetail.be/fr/news/général/l’e-commerce-en-belgique-poursuit-sa-croissance

Vols vides… on en parle?

Par Pierre de Saint Moulin

L’année 2021 fut mouvementée pour tout le monde et le secteur aérien ne fut pas épargné. Trop de pilotes malades, des réservations en chute libre – pardonnez cette expression –  et j’en passe. Les compagnies aériennes ont été touchées de plein fouet par la Covid-19.

En témoigne le Directeur général de Lufthansa, Carsten Spohr, qui annonçait fin d’année la suppression de 10 % des vols assurés par sa compagnie. Si cela ne tenait qu’à lui, il en aurait supprimé bien davantage, faute de demande. Mais il n’a pu s’y résoudre car la réglementation européenne prévoit que les « slots » attribués aux compagnies ne peuvent être conservés d’année en année qu’à condition d’en utiliser un certain pourcentage. Dès lors, afin de respecter cette obligation, c’est avec des avions vides ou presque que Lufthansa opérerait 18.000 vols pour ne pas perdre ses « slots ».

Une absurdité, que ce soit sur le plan économique ou écologique, qui n’a pas tardé à faire bondir notre ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Écolo). Ayant déjà envoyé une lettre à la commissaire européenne du Transport en juillet dernier, car craintif qu’une telle situation puisse se produire, l’écologiste a repris la plume en ce début d’année afin de demander à la Commission européenne de revoir ces règles qu’il juge « inadaptées en temps de Covid ».

Mais qu’est-ce qu’un « slot » au juste ? 

Des compagnies vont-elles vraiment faire voler des avions à vide ? Et quel est l’objectif derrière cette mesure de l’Union européenne ? Tentons d’y voir plus clair.

Deux fois par an, les compagnies aériennes se voient attribuer un certain nombre de créneaux de décollage et d’atterrissage. Ce sont les «slots». Plus l’horaire du vol est pratique pour les passagers, plus le slot a de la valeur. Entre les compagnies, forcément, la concurrence est très rude.

Etant donné qu’il y a plus de demandes de vols que de slots disponibles, une règle a été fixée au niveau européen : les compagnies doivent utiliser au moins 80% de leurs slots – sous peine de les perdre pour la saison suivante.

Cependant, avec la crise sanitaire, les imprévus sont devenus la norme, et cette règle n’avait plus lieu d’être. En mars 2020, elle a donc été suspendue. Les compagnies ont par conséquent pu conserver leurs slots même si elles n’en utilisaient aucun. En mars 2021, la règle a été rétablie, mais le seuil de 80% abaissé à 50%.

Cet été, le seuil sera relevé à 64 %. C’est moins que 80%, mais cela reste conséquent, surtout pour une compagnie avec de grosses difficultés financières, qui doit tout de même desservir toutes ses destinations. Or, la demande est très différente sur l’ensemble d’un réseau international comme celui de Lufthansa.

Et justement, étant donné que la Covid perturbe encore le trafic, la Commission européenne va changer l’assouplissement à la règle des 80% pour la saison qui démarre en octobre prochain, et dont les négociations débuteront dans les prochaines semaines. Lufthansa a donc pour objectif de faire du bruit en amont, en annonçant faire voler 18 000 avions à vide sous contrainte de la réglementation européenne.

Le souci, c’est que Lufthansa est la seule compagnie à faire état d’une telle situation. Du côté de la concurrence, Ryanair a déclaré dans un communiqué qu’ils avaient demandé « à la Commission européenne d’ignorer les fausses déclarations de Lufthansa concernant l’exploitation de “vols fantômes” dans le seul but de “bloquer” leurs créneaux horaires et de se protéger de la concurrence des compagnies aériennes à bas prix ». Ryanair estime qu’il suffirait à Lufthansa de diminuer drastiquement le prix de ses billets afin de remplir ses vols.

Par ailleurs, chaque compagnie peut faire valoir, en cas de force majeure, une clause de non-utilisation des slots, une sorte de soupape de sécurité qui peut aller jusqu’à lever tout quota de vols. Selon un fonctionnaire de la Commission, l’activation de cette clause peut être demandée en cas de restrictions imposées par un État membre sur les voyages, ou d’autres mesures ayant un effet équivalent, dès lors qu’elles seraient justifiées par des raisons sanitaires, par exemple l’émergence d’Omicron. Il n’y aurait donc aucune nécessité d’opérer ces vols à vide. Les allégations de vols à vide de Lufthansa ont donc été logiquement réfutées par la Commission européenne.

Nous avons donc affaire à un gros coup de communication de la part de Lufthansa afin de mettre la pression sur la Commission. Un coup de communication qui consistait à outrer un maximum de personnes, et le moins qu’on puisse dire, c’est que cela a fonctionné.

 

Zemmour, le candidat polémiste qui séduit les jeunes

Éric Zemmour, 63 ans, a été révélé au grand public par l’émission « On n’est pas couché » sur France 2 où il y était chroniqueur. Il est né en banlieue parisienne de parents juifs d’Algérie. Diplômé de Sciences Po, il est journaliste politique depuis 1986 et se lance officiellement en politique fin novembre comme candidat à la présidentielle française 2022.

Étant un féroce débatteur et provocateur, il écope de plusieurs condamnations à cause de ses prises de positions controversées. Sur l’échiquier politique, étant donné ses sujets de prédilection centrés sur l’immigration, il se trouve à l’extrême droite aux cotés de Marine Le Pen.

Le nouveau candidat appelle à la nostalgie, parle de vieilles valeurs et d’un sentiment de sécurité disparu. Il se dit européen mais veut supprimer l’espace Schengen pour assurer la diminution de l’immigration à un absolu minimum. Son discours a eu, sans surprise, de vives réactions car la population de confession musulmane est particulièrement visée par son programme, par exemple, pour l’idée d’interdire le port du voile dans la rue et ou bannir les noms d’origines étrangères.

Même s’il n’a pour l’instant pas encore réussi à récolter les 500 signatures de maires nécessaires pour sa candidature, il suscite clairement l’intérêt et l’attention des médias nationaux et internationaux mais aussi de la population française ; ses prises de paroles faisant systématiquement exploser les scores d’audience des chaines qui l’invitent.

Son premier meeting officiel à Villepinte au début du mois de décembre a surpris par le nombre de visiteurs. Environ 14 000 personnes se sont déplacées, ce qui en fait un excellent début de campagne pour Éric Zemmour régulièrement vu comme le nouveau Trump français. Comme l’ex-président américain, il rêve de rassembler la bourgeoisie patriote et la classe ouvrière mais pas sûr qu’il y arrive pour la seconde. En effet, il manque de propositions économiques pour augmenter concrètement le pouvoir d’achat des citoyens.

L’ancien journaliste a également montré sa capacité à utiliser les réseaux sociaux comme pour sa vidéo de candidature présentée sur YouTube avant même l’annonce sur une chaine de télévision, une première pour une élection présidentielle. Sa communication est, de plus, diffusée à travers divers comptes Instagram comme celui de Stanislas Rigault, président de « génération Z » fortement présent sur les plateaux pour représenter Zemmour et ses idées. Celui-ci comptabilise un peu plus de 27 000 abonnés presque dix fois plus que ces homologues des « jeunes républicains et des « jeunes avec Macron ». Même s’il est encore tôt pour pouvoir dire qui se hissera au second tour, la droite républicaine représentée par Valérie Pécresse semble ne pas susciter le même intérêt auprès de la jeunesse. Le mouvement LR est effectivement l’un des partis qui utilise le moins les nouveaux canaux de communications, ce qui les rend moins attractifs auprès de ceux qui voterons pour la première fois en avril. Mais nous ne devons pas oublier que le nombre de clics ou d’abonnés ne veut pas forcément dire “votes effectifs”.

 

Après la première rencontre du nouveau parti « Reconquête » à Villepinte, le PiccoloMag a parlé du candidat controversé avec quelques jeunes qui étaient venus le soutenir.

Quelles sont les idées politiques d’Éric Zemmour qui vous plaisent le plus ?

 

« Ben moi notamment c’est le fait de rendre son prestige à l’éducation […] Je vais prendre par exemple mes profs de littérature, de philosophie, qui axent généralement leurs discours très à gauche au dépend de la neutralité qui est demandée à l’éducation nationale. L’écriture inclusive aussi, qui rabaisse notre langue que je trouve particulièrement belle. Je ne comprends pas pourquoi il faut partir dans des délires comme ça ».

 

Comment pensez-vous que Zemmour pourrait changer les discours « très à gauche » des profs ?

 

« Et bien par exemple en réinstaurant le roman national [….] Moi je trouve qu’il faut d’abord mettre en avant tous les grands faits, les victoires, les grandes inventions, avant les choses dont lesquelles on ne peut pas être forcément très fier. »

 

Avez-vous peur d’affirmer vos idées à vos amis ? 

 

« J’ai peur en fait de me faire assez vite ‘canceled’, [….] moi je suis dans un milieu assez de gauche, l’ensemble des personnes est assez à gauche dans mes études, donc si ça venait entre guillemets à se savoir, je pourrais très vite être seul. Moi par exemple je désapprouve totalement Jean-Luc Mélenchon et la gauche en général, je n’aime pas les idées qu’ils portent, […] mais je ne vais pas les interdire de manifester, je ne vais pas crier sur tous les toits que ce sont des extrémistes comme ils essayent de nous le faire porter.»

Qu’est ce qui vous a amené à venir à ce rassemblement ?

« Alors moi c’est la première fois que je vais aller voter en 2022, je souhaite faire le bon choix pour mon premier vote et comme les idées de Zemmour sont les plus convaincantes je trouve, j’ai décidé tout simplement de venir le supporter dans ce genre de meeting à Villepinte.

 

Quelles idées vous convainquent le plus ?

« Déjà sur l’économie, il assez intéressant je trouve [….], tout à l’heure il a fait un discours sur la fiscalité et les grandes entreprises qui embauchent des dizaines de fiscalistes pour payer moins d’impôts alors que les petites entreprises et les TPE croulent sous les impôts avant mêmes d’entamer les ventes. Sinon sur l’immigration c’est aussi assez intéressant parce que je pense simplement qu’il y’a trop d’immigration en France, qu’elle est trop facile. »

 

Et vous essayez de convaincre vos proches de voter pour lui ?

« Moi j’essaie surtout de convaincre mes parents, mais ma mère n’aime pas trop Zemmour, elle dit qu’il est misogyne mais moi je pense pas, après c’est son point de vue, je vais pas la forcer à voter Zemmour, non plus ».

Et vos amis, ils en pensent quoi ?

« Et bien, je suis venu avec un ami là. »

« Je suis militante à génération Z depuis septembre [….], j’ai toujours trouvé que c’était quelqu’un qui s’exprimait extrêmement bien et je pense qu’il l’a confirmé aujourd’hui. [….] là aujourd’hui Éric Zemmour ce qu’il portait c’était un réel message d’espoir pour la France. »

 

Trouvez-vous Zemmour raciste et misogyne ?

« Bah écoutez, moi je suis à moitié française, ma maman est russe et issue de l’immigration, donc 50% de ma famille est non-française et je suis moi-même, une jeune femme, donc en l’occurrence misogyne et xénophobe, non je ne crois pas. Ensuite raciste, raciste c’est faire une hiérarchie des races. [….] finalement ce sont des accusations, c’est réduire son adversaire en le traitant de fasciste parce que ça va couper le débat et il va devoir se justifier tout ça, mais non c’est faux. On a juste à regarder ce que propose Éric Zemmour et on voit tout de suite que ce n’est pas le cas. »

 

Et vos parents ?

« Ma maman a grandi sous l’union soviétique, elle savait à quel point le communisme c’est dangereux, elle a toujours eu cette envie de s’assimiler à la France tout en gardant ses traditions à la maison, on fête la Noël catholique et la Noël orthodoxe par exemple. [….] Mon papa lui, il est élu au rassemblement national mais il me dit que Zemmour, Marine Le Pen, tout ça, c’est le même combat. Finalement, on ne se bat pas pour un parti, on ne se bat pas pour un candidat, aujourd’hui on se bat pour l’avenir de la France. »

Dans leurs discours ce sont des jeunes qui sont dans une forme de protestation, souvent leurs parents ne votent pas pour l’extrême droite ou même la droite.

Ils veulent retrouver espoir en l’avenir et voient dans cette droite plus autoritaire une forme de cadre, ils craignent l’évolution de la société, ils craignent pour leur avenir. Ils craignent le changement, car leur environnement est plus incertain qu’auparavant. Dans toutes les périodes de crises les gens ont tendance à voter pour les extrêmes, c’est souvent un appel à l’aide, une peur.

Ils ont l’impression qu’ils n’ont plus le droit de penser différemment, de penser par eux-mêmes et cherchent à être derrière un candidat qui se fiche de plaire et du politiquement correct et qui le montre plus qu’une droite traditionnelle.

Il y a eu une telle exacerbation des sensibilités et de l’individualisme au fil des années que certains jeunes en ont marre d’avoir l’impression d’être muselés dans leurs paroles, et quoi de plus néfaste que d’essayer de contraindre les gens et encore plus les jeunes à ne plus s’exprimer.

Le débat se clôt sans argumentation, sans pédagogie, sans explication claire mais à la place : des accusations. Nous obtenons des jeunes qui votent pour des extrêmes car les pensées sont devenues interdites à exprimer.

Sources

Toutes les photos proviennent de Mouna Swaelens-Azzouz. Elles sont interdites de reproduction sans autorisation.

        https://www.instagram.com/guilhem_carayon/?hl=fr, consulté le 19 septembre 2021.

        https://www.instagram.com/stanislasrigault/?hl=fr, consulté le 19 septembre 2021

        https://www.instagram.com/ambroise_mejean/?hl=fr, consulté le 19 septembre 2021

        https://www.generation-zemmour.fr/, consulté le 18 septembre 2021

        CAULCUTT C.,https://www.politico.eu/article/france-zemmour-campaign-trump/, consulté le 16 décembre 2021

        MEFFRE B.,https://www.ozap.com/actu/audiences-record-historique-pour-face-a-l-info-avec-eric-zemmour-sur-cnews/610173, consulté le 11 décembre 2021

        BILLARD S.,https://www.nouvelobs.com/politique/20180221.OBS2520/des-annees-1980-a-macron-comment-s-est-imposee-l-idee-du-probleme-de-l-immigration.html, consulté le 9 décembre 2021

        ‘Rédaction avec AFP’, https://www.ladepeche.fr/2021/12/02/eric-zemmour-immigration-allocations-retraite-fiscalite-on-en-sait-plus-sur-le-programme-du-candidat-9965791.php, consulté le 9 décembre 2021

        https://www.toutelatele.com/on-n-est-pas-couche-6395?anecdotes=true, consulté le 7 décembre 2021

        https://www.gala.fr/stars_et_gotha/eric_zemmour, consulté le 7 décembre 2021

Uber: échec du gouvernement bruxellois?

Le mercredi 24 novembre 2021, la Cour d’appel de Bruxelles rendait un arrêt ordonnant que l’injonction prise contre UberPop, en 2015, s’applique aux conducteurs LVC (Location de Voiture avec Chauffeur). La conséquence est simple, 2000 conducteurs pouvaient perdre leurs revenus. Cette décision est un scandale pour la mobilité à Bruxelles et pour les usagers qui utilisent ces moyens de transport. La nouvelle était un véritable choc pour les conducteurs LVC et leurs utilisateurs. L’incertitude pèse sur de nombreuses familles. Les passagers, qui voyaient ces transports comme quelque chose de sûr, sont dans le doute.

 

Mais comment expliquer une telle situation ?

 

Le collectif « Taxi-vert » a saisi la justice pour bannir UberPop et UberX. Cette action est soutenue par la Fédération Belge des Taxis, qui trouve que les chauffeurs Uber auraient dû travailler sous licence de Taxi. La fédération a mis énormément de pression sur ce dossier. En effet, l’arrivée de Uber a perturbé le marché sur de nombreux points. L’entreprise ne respecte pas totalement la réglementation, comme les licences de Taxi qui ne sont pas appliquées par le service privé. Malgré tout, la décision prise contre les LVC se base sur une réglementation obsolète. Celle-ci devait être réformée par le gouvernement bruxellois au cours des sept dernières années. Selon l’opposition, le gouvernement bruxellois de Rudi Vervoort, et surtout le PS, sont responsables de cette situation. Le cdH et le MR ont dénoncé le manque d’investissements du gouvernement dans ce secteur et veulent les mêmes règles pour tous.

 

 

Mais la bataille n’est pas perdue et l’action de Défi, Groen, One.brussels et Open VLD, qui ont déposé une proposition d’ordonnance, ont permis une reprise d’Uber au sein de la capitale. Il ne faut pas oublier le MR qui a soutenu cette proposition et qui demandait une réforme de cette réglementation qui n’était plus à jour.

 

Malheureusement, la Fédération des Taxis va demander une action en justice contre le retour d’Uber. Elle trouve le retour du service injuste et s’y oppose fermement. De plus, la proposition d’ordonnance, dite « sparadrap » ne rassure pas tout le monde, surtout du côté des taxis. Le chemin vers un transport rémunéré de personnes plus juste est encore long, mais c’est en agissant de manière concrète, et dans l’intérêt de chaque travailleur, que le gouvernement bruxellois pourra apaiser les tensions et offrir un service de qualité, aussi bien pour les usagers, que pour les chauffeurs.