Uber: échec du gouvernement bruxellois?

Le mercredi 24 novembre 2021, la Cour d’appel de Bruxelles rendait un arrêt ordonnant que l’injonction prise contre UberPop, en 2015, s’applique aux conducteurs LVC (Location de Voiture avec Chauffeur). La conséquence est simple, 2000 conducteurs pouvaient perdre leurs revenus. Cette décision est un scandale pour la mobilité à Bruxelles et pour les usagers qui utilisent ces moyens de transport. La nouvelle était un véritable choc pour les conducteurs LVC et leurs utilisateurs. L’incertitude pèse sur de nombreuses familles. Les passagers, qui voyaient ces transports comme quelque chose de sûr, sont dans le doute.

 

Mais comment expliquer une telle situation ?

 

Le collectif « Taxi-vert » a saisi la justice pour bannir UberPop et UberX. Cette action est soutenue par la Fédération Belge des Taxis, qui trouve que les chauffeurs Uber auraient dû travailler sous licence de Taxi. La fédération a mis énormément de pression sur ce dossier. En effet, l’arrivée de Uber a perturbé le marché sur de nombreux points. L’entreprise ne respecte pas totalement la réglementation, comme les licences de Taxi qui ne sont pas appliquées par le service privé. Malgré tout, la décision prise contre les LVC se base sur une réglementation obsolète. Celle-ci devait être réformée par le gouvernement bruxellois au cours des sept dernières années. Selon l’opposition, le gouvernement bruxellois de Rudi Vervoort, et surtout le PS, sont responsables de cette situation. Le cdH et le MR ont dénoncé le manque d’investissements du gouvernement dans ce secteur et veulent les mêmes règles pour tous.

 

 

Mais la bataille n’est pas perdue et l’action de Défi, Groen, One.brussels et Open VLD, qui ont déposé une proposition d’ordonnance, ont permis une reprise d’Uber au sein de la capitale. Il ne faut pas oublier le MR qui a soutenu cette proposition et qui demandait une réforme de cette réglementation qui n’était plus à jour.

 

Malheureusement, la Fédération des Taxis va demander une action en justice contre le retour d’Uber. Elle trouve le retour du service injuste et s’y oppose fermement. De plus, la proposition d’ordonnance, dite « sparadrap » ne rassure pas tout le monde, surtout du côté des taxis. Le chemin vers un transport rémunéré de personnes plus juste est encore long, mais c’est en agissant de manière concrète, et dans l’intérêt de chaque travailleur, que le gouvernement bruxellois pourra apaiser les tensions et offrir un service de qualité, aussi bien pour les usagers, que pour les chauffeurs.

Crise à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie

Résumé de la situation :

 

La crise migratoire qui touche en ce moment la frontière de l’est de l’Europe et plus précisément la frontière entre la Pologne et la Biélorussie a vu le jour en août de cette année. Un grand nombre de migrants, issus principalement du Proche-Orient, se retrouvent coincés entre les deux pays. Le gouvernement biélorusse a délivré des visas aux personnes désireuses de venir en Europe en leur promettant un passage plus aisé vers l’Union européenne à travers la frontière polonaise. La Pologne, étant membre de l’Union européenne depuis 2004, protège la frontière européenne contre l’afflux illégal de migrants orchestré par le régime de Loukachenko.

 La communauté internationale ne tarde pas à s’exprimer sur cette crise : Porte-parole du département d’Etat américain, Ned Price : « Les Etats-Unis condamnent fermement l’exploitation politique et la coercition de personnes vulnérables par le régime de Loukachenko ainsi que l’inhumaine organisation d’une immigration illégale en dehors de ses frontières ». Porte-parole du Gouvernement français, Gabriel Attal : « Il faut qualifier les choses : ce que fait le régime biélorusse s’appelle tout simplement du trafic d’êtres humains ».

 

 

Qu’en est-il des sanctions à l’encontre de la Biélorussie ?

 

 

La Biélorussie est déjà visée par des séries de sanctions de la part du Conseil européen entre autres pour le caractère frauduleux de l’élection présidentielle organisée en août 2020, pour les actes d’intimidation et de répression violente commis contre des membres de l’opposition et des journalistes, pour l’atterrissage forcé du vol de Ryanair à Minsk il y a peu. La dernière série de sanctions, qui a été mise en place par le Conseil européen le 2 décembre dernier, a vu le jour à la suite des violations à l’encontre des droits de l’homme et de l’instrumentalisation des migrants à la frontière européenne de l’est. Cette cinquième série de sanctions intervient à l’échelle des membres du pouvoir judiciaire biélorusse, des canaux de propagande qui jouent un rôle dans la répression de l’opposition démocratique, des médias indépendants et des journalistes. Qui plus est, l’Union européenne n’est pas seule à implémenter des sanctions contre le régime de Loukachenko, puisque Londres, Washington et Ottawa se sont joints à ses côtés.

 

 


Comment les mesures restrictives sont-elles adoptées par le Conseil européen ?

 

La première étape implique le Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (Josep Borrell depuis le 1er décembre 2019) qui fait une proposition de mesures restrictives au Conseil européen.

La deuxième étape, le Conseil européen réceptionne la proposition de mesures restrictives et l’adopte à l’unanimité. Dans le cas où le Conseil européen décide de mettre en place des sanctions économiques et financières à l’égard d’un pays (une action qui engage directement l’Union européenne), celles-ci devront être mises en œuvre par un règlement du Conseil.

 

Les sanctions sont-elles un bon moyen de pression ?


La mise en place des mesures restrictives par le Conseil européen à l’égard d’un pays qui ne respecte pas les valeurs prônées par l’Union européenne a pour but de montrer son désaccord avec les actions faites par celui-ci et surtout protéger les droits humains qui sont au fondement des valeurs de l’UE. L’Union européenne emploie ce moyen de pression en dernier recours lorsqu’une violation des droits humains est constatée. La crise migratoire à la frontière polonaise et biélorusse démontre un dysfonctionnement de ces mesures restrictives. Le régime biélorusse ne prend pas peur à l’égard de ces mesures. Au contraire, il retourne la situation et il exerce lui-même une pression importante à l’égard de l’Union européenne.

« Congo-Hold-Up » : un détournement massif

Par Frédéric Steenhout, journaliste

L’annonce tombe comme un véritable coup de massue. L’ex-président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, est accusé d’avoir détourné 138 millions de dollars.

Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo, est accusé, lui et ses proches, d’avoir détourné plusieurs centaines de millions de dollars en utilisant des entreprises personnelles. En effet, une enquête réalisée par plusieurs associations journalistiques et cinq ONG luttant contre la corruption a démontré, en se basant sur l’analyse de plusieurs millions de documents, un détournement massif de la part de l’ex-dirigeant de 2013 jusqu’à 2018.

L’enquête, nommée « Congo-Hold-Up », a pu retracer le circuit du détournement et ses bénéficiaires. C’est un scandale pour plusieurs institutions et entreprises publiques. La Banque centrale, l’entreprise minière nationale « Gécamine » ainsi que le Fond national d’entretien routier ont été victimes de cette malversation. Ces dernières, ont été victimes d’une taxe appliquée par Joseph Kabila. D’un côté, la société minière nationale « Gécamine », créée en 1967, représente à elle seule, l’une des parts les plus importantes pour les revenus congolais. Ses activités sont concentrées sur l’exploitation minière dans le Katanga et participent activement à la vie sociale du pays. En effet, l’entreprise possède des infrastructures médicales et scolaires, des activités agricoles et elle investit dans le sport. Celle société représente une importance capitale pour la vie de nombreux congolais. De l’autre côté, le Fond national d’entretien routier, qui génère plusieurs centaines de millions en taxant le carburant, permet de réhabiliter le réseau routier du pays. L’économie locale dépend de ce fond. Ce dernier génère, pendant que les chantiers opèrent, de l’emploi massif.

Malheureusement, c’est le peuple congolais qui en souffre puisque les recettes de l’État devraient servir au développement du pays et non à l’enrichissement de la classe politique. La République démocratique du Congo possède l’une des populations les plus pauvres du monde et l’instabilité règne dans l’Est du pays, où la guerre continue depuis des années. Selon les estimations de la Banque mondiale, 73% de la population, soit 60 millions de personnes, vivent sous le seuil de pauvreté et le gouvernement doit faire face à des problèmes budgétaires. Il va sans dire que cet argent aurait pu aider grandement le pays. En effet, la modernisation et la création de nouvelles infrastructures, l’amélioration des axes de communication ou encore l’investissement dans l’enseignement en sont des exemples pourtant pressants.

À la suite de cette affaire, notre Premier ministre, Alexander de Croo, a rappelé la position de la Belgique dans la lutte contre la corruption. À ce stade, il n’est possible que d’espérer que les résultats mis en avant par l’enquête puissent aider le nouveau gouvernement dirigé par Félix Tshisekedi dans la lutte anti-corruption qui touche profondément l’ensemble du pays. Ce dernier a promis de lutter contre ce problème, mais pour l’instant, rappelons que chaque année, ce sont 15 à 20 milliards de dollars perdus. La République démocratique du Congo est un pays en voie de développement avec un potentiel économique conséquent dans l’attente de s’épanouir, mais pourtant, cette perte d’argent représente un frein significatif pour sa croissance.

Actuellement, l’ex-président Joseph Kabila réfute cette enquête et appelle le peuple congolais à ne pas croire des affirmations qu’il qualifie comme étant fausses et à cette tentative de décrédibilisation. Une information judiciaire a été lancée à son encontre.

L’essor de la démocrature

Opinion libre de Kourosh Leperse

En quoi le système politique de la République islamique d’Iran s’apparente-elle à une usurpation d’identité de la démocratie représentative ?

 

La démocratie est un système où les organisations sont régies par la volonté du peuple. Un régime qui encourage les citoyens à participer librement aux décisions liées au « Vivre Ensemble ». Dans les démocraties représentatives que nous connaissons bien dans le monde, généralement, les citoyens – à la suite d’un suffrage universel – amènent leurs représentants au pouvoir. Autrement dit, l’urne électorale est l’articulation mobile d’un corps social démocratique, qui relie le peuple au gouvernement.

 

Au cours des quarante dernières années, les autorités iraniennes ont toujours revendiqué que leur légitimité est baptisée, une fois tous les quatre ans, par la participation populaire libre. Une réclamation dont sa vérification ou sa falsification nous conduisent à de maintes spéculations. Pour y répondre, nous devons d’abord étudier la quiddité idéologique de la république islamique et puis examiner le fonctionnement du mécanisme électoral du pays. Au préalable, intéressons-nous à la désignation du Walâyaté faqih ou le gouvernement du juriste. Ce dernier est la pierre constructive de la république islamique, un principe étendu par Ayatollah Khomeini avant la révolution de 1979 également appelée la révolution islamique qui a remplacé l’État impérial d’Iran par une République. Basé sur cette doctrine, le juriste a une autorité absolue politique et religieuse. Par conséquent, il détient le même pouvoir que le prophète et les saints Imams. En prenant en considération cette interprétation de la religion, nous apprenons que ce régime s’inscrit sous le nom d’un pays théocratique.

 

De plus, il est aussi nécessaire de percevoir l’Iran à travers son prisme totalitaire. Si nous nous référons à la signification de ce dernier, nous trouvons que l’idéologie a sa forte place dans la politique, la violence envers les opposants et les groupes, tout ceci sous la direction d’une seule personne : le guide suprême. Il y a pareillement une forte adhésion de la population au régime. Ce dernier planifie de nombreux événements religieux et gouvernementaux comme la décade de Fajr, la célébration de dix jours du retour de Khomeini en Iran, ou la journée d’occupation de l’ambassade américaine le 4 novembre, etc. Ce totalitarisme a également des ambitions internationales afin de répandre l’islam. Nonobstant, le système politique iranien ne rentre pas complètement dans la définition du totalitarisme, car il y a l’absence du parti unique. Nous pourrions donc le qualifier d’état idéocratique malgré ces aspects totalitaires. Ce qui fait sans cesse l’olibrius sur la scène du pouvoir iranien n’est sûrement pas un système démocratique. Afin de décrypter mieux la nature de ce régime, il nous faut converger nos regards sur les élections.

 

Les élections en Iran ont lieu sous la surveillance du Conseil des gardiens de la Constitution. Une assemblée de 12 membres dont 6 membres nommés directement par le guide suprême et 6 membres élus par le parlement sous la prescription du chef du pouvoir judiciaire qui est également désigné par le guide suprême. En d’autres termes, le navire électoral surfe sur les vagues de la pensée du Guide Suprême. L’architecture de la république islamique est telle que les élections ne peuvent pas être populaires. En effet, toutes les classes n’envoient pas leurs représentants et ceux qui postulent leur candidature sont limités.

Par exemple, l’Article 115 de la Constitution de l’Iran rejette la possibilité à femme, une personne non-chiite ou non-croyante aux principes de la république islamique d’être élue. Selon Khomeini, le fondateur de cette République, la légitimité du gouvernement islamique vient d’Allah. Alors les votes des individus, même du prophète, ne sont pas impliqués car c’est le commandement de Dieu d’obéir aux dirigeants. Puis nous pouvons conclure que dans ce système politique les élus sont plutôt les représentants de la loi divine que le peuple.

 

En dernier lieu, l’enjeu des élections en Iran ne tente pas d’offrir des alternatives politiques mais renforce une dimension concurrentielle pour un système politique clientéliste et d’idéocratie. Le régime islamique d’Iran se déplace dans l’orbite d’une idéologie que par la définition de Marcel Gauchet, philosophe et historien français, « est conçue pour l’exercice d’un pouvoir radical et total dans un État ».

 

 

La gestion de la pandémie passe à l’heure d’hiver !

Par Gauthier Jacques, rédacteur en chef.

Covid Safe, loi pandémie, CODECO… on fait le point.

Depuis près de deux ans, nous ne cessons de parler de cette fameuse pandémie, des variants, des vaccins, et bien plus encore. Bien que la Covid-19 comptabilise jusqu’à présent 4,6 millions de décès dans le monde, ce n’est la plus meurtrière des pandémies. Rappelons-en brièvement deux autres. La première est la peste noire. Entre 1347 et 1351, la peste bubonique se répand dans toute l’Europe et sera responsable de la mort d’environ 25 millions de personnes sur tout le continent. La deuxième est la grippe espagnole. À la fin de la Première Guerre mondiale, les autorités de santé publique n’avaient pas de protocoles officiels en place pour faire face aux pandémies virales. La grippe espagnole – dont le foyer principal était chinois et non espagnol – fera plus de 500 millions de contaminations et 50 millions de victimes, soit plus que la guerre en elle-même pour être tout à fait précis.

Si nous nous arrêtons quelques instants pour faire le point sur la situation mondiale, le constat est sans appel. Hausse des contaminations, comme nous pouvons le constater dans le graphique ci-dessous.

Source: ECDC, Our World in data. Chiffre jusqu’au 17 octobre, données pour la Finlande et Suède indisponibles.

Le graphique montre que, parmi tous les pays d’Europe occidentale à la forte couverture vaccinale, l’Irlande et la Belgique sont ceux qui connaissent l’augmentation la plus rapide du nombre d’infections et d’hospitalisations. Mais quelle est la situation de nos pays voisins ?

Aux Pays-Bas, le gouvernement de Mark Rutte a demandé à son organe consultatif dans la lutte contre la pandémie (l’Outbreak Management Team) de formuler des recommandations de mesures supplémentaires. Chez nos voisins français, l’Hexagone réussit à contenir le virus. Avec l’introduction du Pass sanitaire, la France a pu augmenter considérablement son taux de vaccination ; 74% de la population pourrait être vaccinées d’ici la semaine de Toussaint. Pour le Luxembourg, le gouvernement a également instauré le Pass sanitaire dans l’optique d’augmenter le taux de vaccination puisqu’il reste encore un quart de la population adulte qui n’a pas encore reçu de dose de vaccin. Et pour le sud de l’Europe, le virus est contenu. Quand la Covid-19 est arrivée en Europe, au printemps 2020, l’Italie, l’Espagne ou encore le Portugal étaient les pays les plus touchés. Aujourd’hui, leurs statistiques sont parmi les meilleures d’Europe.

Et la Belgique dans tout ça ? Quid du dernier CODECO ?

Avancé à ce mardi, la réunion du Comité de concertation – initialement prévue ce vendredi – a pris plusieurs responsables de court. Ni Sophie Wilmès (au Rwanda), ni Pierre-Yves Dermagne (au Danemark aux côtés du Roi), ni Rudi Vervoort (en Turquie), ni Jan Jambon (à Dubaï) n’étaient physiquement présents. Ne soyons pas alarmistes, ce n’est pas un retour au confinement, tant s’en faut ! Cependant la parenthèse estivale est terminée et la gestion de la crise passe à l’heure d’hiver. La page de l’épidémie n’est pas encore tournée. Outre le retour du port du masque dans tous les espaces publiques intérieurs ou l’imposition du Covid Safe Ticket (CST) dans tout le pays, la loi pandémie sera activée.

Cette loi a été publiée au moniteur le 20 août et est entrée en vigueur le 4 octobre dernier. Pour qu’elle soit utilisée, il faut d’abord qu’une situation d’urgence épidémique soit déclarée par un arrêté royal, sur base d’une délibération du conseil des ministres. Il faut, ensuite, déclencher la phase fédérale de gestion de crise. Des arrêtés royaux doivent être pris pour fixer les mesures restrictives de liberté à instaurer : accès au territoire, limitation d’accès ou fermeture de certaines catégories, limitation ou interdiction de rassemblements, limitation ou interdiction de déplacements, conditions d’organisation du travail, etc. Dans la suite logique, la Chambre a 15 jours pour confirmer ou infirmer mais il ne faut pas attendre cette ratification pour la mise en œuvre des nouvelles règles. En cas de concertation non-aboutie « le fédéral peut décider seul » déclare Patrick Goffaux, professeur de droit administratif à l’ULB. Par ailleurs, les autorités locales peuvent prendre des mesures complémentaires via les bourgmestres ou gouverneurs.

D’aucuns vitupèrent contre ces possibles restrictions liberticides et populicides – comme l’aurait très justement souligné Gracchus Baboeuf – mais une telle loi n’est pas une première dans notre pays. En effet, un décret sanitaire avait notamment été pris dans une situation de choléra en 1831 qui punissait de peine de mort les contrevenants. Nous sommes, donc, bien loin des amendes, peines de travail ou des peines de probation autonome imposées par cette nouvelle loi pandémie.

Sources 

Six pandémies qui ont marqué l’histoire, La Libre, Mercredi 27 octobre 2021 (Dossier Léguer Serain, pp. 10-11).

Gérer la crise la crise sanitaire avec la loi pandémie, cela change quoi ? , l’Echo, Mercredi 27 ocobtre 2021 (p.3).

Comment l’Europe répond à la hausse des contaminations au covid, l’Echo, Mercredi 27 ocobtre 2021 (p.4).

La loi pandémie sera activée, les mesures harmonisées, La Libre, Mercredi 27 octobre 2021 (pp. 4-7).

Les valeurs libérales de l’Union Européenne

Par Olivier Humblet

Les valeurs libérales de l’Union Européenne au cœur de l’analyse de l’intérêt des prérogatives internationales chez les hommes et femmes politiques libéraux.

Les prérogatives inhérentes au poste de délégué des Jeunes MR à l’international, l’immigration et les affaires étrangères et européennes sont chères à notre formation de jeunesse libérale. En effet, il s’agit, généralement, de portefeuilles souvent brigués par des ministres fédéraux issus du MR. Nous pouvons citer Didier Reynders, ancien Ministre des affaires étrangères et européennes et actuel Commissaire européen. Il y a Sophie Wilmès, actuelle ministre des affaires étrangères. Avant elle, il s’agissait de Philippe Goffin. Citons enfin l’ancien président du MR, actuel Président du Conseil Européen, Charles Michel.

Nous pouvons être amenés à se demander pourquoi les prérogatives internationales sont souvent au cœur de la préoccupation des libéraux. Pour tenter de répondre à cette question, l’analyse du projet européen peut amener certaines pistes d’éclairage.

Le projet européen nait aux lendemains de la deuxième guerre mondiale. L’idée des pères fondateurs était la paix. Mais comment construire une paix durable, éviter de plonger un continent de nature belliqueux dans les ravages de la guerre totale qui pourrait faire disparaitre la civilisation du vieux continent? Ils se trouvent dans un contexte de crainte de disparition suite à cette guerre meurtrière et à l’essor de deux superpuissances vainqueurs de cette situation, à savoir les États-Unis et l’URSS. La réflexion des pères fondateurs de l’Union Européenne a été de libéraliser les marchés du charbon allemand et de l’acier français. De telle manière qu’il devienne impossible que ces deux pays se fassent de nouveau la guerre. Il y a donc eu volonté d’établir une libéralisation de certains marchés et de l’opposer au nationalisme. Six pays sont alors rentrés dans le projet, dont la Belgique. La Belgique a eu un rôle prédominant dans la fondation de l’Union Européenne et accueille aujourd’hui la majorité de ses grandes institutions comme la Commission, le Conseil et une partie du Parlement. Ce projet a fonctionné de telle manière qu’il a su attirer de nombreux nouveaux partenaires et a pu aller de plus en plus loin dans la libéralisation. Plusieurs traités ont succédé à celui de Rome, signé par les 6 pays fondateurs. Ces derniers assurent la fin des contrôles aux frontières internes, la libre circulation des personnes, des biens, des marchandises et des capitaux.

Nous le voyons, la genèse du projet européen trouve son terreau dans des valeurs qui sont au cœur du projet libéral. Ces deux projets sont intrinsèquement liés. Cela peut expliquer l’intérêt particuliers des libéraux pour l’Europe. Mais qu’en est-il de l’international au sens plus large ? L’analyse des valeurs de l’Union Européenne et de sa force normative peut également amener quelque chose.

En effet, l’Union repose sur des valeurs libérales, nous l’avons vu. Mais elle tente, au moyen de sa puissance douce de faire rayonner ces valeurs à travers le monde. Le Traité de Maastricht de 1992 prévoit un point imposant l’Union, et a fortiori ses membres, à ne traiter uniquement qu’avec des états qui respectent tout un nombre de préceptes comme les droits de l’homme, la liberté de la presse, etc. L’Union ne dispose pas d’une armée commune. Elle ne peut donc pas imposer son modèle libérale au delà de ses frontières de la manière forte. Elle utilise sa puissance douce pour attirer ses partenaires vers un libéralisme tant économique que sociétal. La puissance douce se situe dans le modèle de société qui pourvoit un bien être aux citoyens et de permettre à ce bien-être de se répercuter extra muros. La plupart des pays de l’Union Européenne se situe dans la liste des pays où il fait le mieux vivre de la planète. Au moyen des secteurs touristiques, cinématographiques, culturels, sportifs, sociaux, ou économiques, l’Union attire vers elle certains pays à adopter son modèle libéral. Récemment encore, le Président français ou notre ministre des affaires étrangères ont réaffirmé leur volonté d’assurer le caractère universel de l’abolition de la peine de mort, qui est également repris dans les valeurs fondamentales de l’UE.

Nous l’avons vu, le projet européen passé et futur ainsi que le projet libéral sont soudés tant l’un est, en fait, le corolaire de l’autre. L’UE s’est construite sur une volonté de paix par la libéralisation des marchés de ses membres. Elle continue actuellement à vouloir étendre ses valeurs de libertés fondamentales, de droit de l’Homme, de traités de libres échanges qui sont portés par des femmes et des hommes politiques libéraux qu’on retrouve souvent en Belgique au sein du MR et in extenso chez les Jeunes MR.

Olivier HUMBLET – Délégué à l’international, à l’immigration et aux affaires étrangères et européennes.

L’interview politique d’Egbert Lachaert, Président de l’Open VLD

Retrouvez notre journaliste Piccolo, Gauthier Jacques, en présence d’un invité de marque, Egbert Lachaert, le Président de l’Open VLD, les Libéraux flamands. Au sujet de cette interview, vous entendrez donc notre invité sur prononcer sur diverses thématiques dont, entre autres, la crise Covid-19, les mesures mises en place pour lutter contre le virus ainsi que leurs impacts sur l’économie, la migration ou encore la séparation entre l’Eglise et l’Etat.

Petite particularité de cette interview, elle se fait en 2 langues! Certaines questions sont donc posées et répondues en français et d’autres en néerlandais.

Alors genietervan et on se retrouve très vite pour une nouvelle vidéo sur notre chaîne Youtube! #staytuned

Crise en Afghanistan: les limites désastreuses du Nation Building à l’américaine

Par Olivier Humblet, journaliste Piccolo.

Retour sur les évènements de ces dernières semaines

« Il s’agit d’un échec de l’ensemble de la stratégie occidentale conduite au cours des deux dernières décennies ». Voici comment Nicolas Gosset, spécialiste de l’Asie centrale à l’institut royal supérieur de défense, définit la situation actuelle en Afghanistan.

Nous sommes les témoins d’un renversement complet du régime mis en place par les Occidentaux il y a de cela plus de 20 ans. Les derniers évènements ont pris un coup d’accélérateur quand le président américain Joe Biden a annoncé le retrait définitif des troupes américaines le 14 avril dernier. Suite à cette annonce et au retrait progressif des troupes US, les Talibans n’ont fait que prendre des territoires. Districts après districts, villes après villes, ils ont enchaîné les victoires sur les forces militaires et policières gouvernementales afghanes. L’armée régulière en déroute et exsangue laisse derrière elle l’équipement qui est utilisé par les Talibans pour accélérer la prise du pays. 

A la surprise des Occidentaux, le président Ashraf Ghani fuit le pays et les Talibans entrent dans Kaboul le 15 août 2021 créant la panique dans la capitale. Tous les calendriers sont bousculés et commence la cohue pour fuir le pays de la part des nombreux ressortissants étrangers et leur famille ainsi que les Afghans ayant collaboré de près ou de loin avec les Américains et leurs Alliés. C’est à l’aéroport de Kaboul, seul vivier encore sous protection occidentale, que se cristallise cet exode moderne. Se masse alors des milliers de candidats au départ créant des scènes de chaos qui ont fait le tour du monde. C’est à la lumière de ces images qui nous sont parvenues par les réseaux sociaux principalement que nous pouvons évaluer la crainte que représente l’arrivée des forces talibanes au sommet du pouvoir. Les foules se déplacent, les gens s’accrochent aux carlingues, les jeunes courent après les avions qui quittent le tarmac et nous comptons déjà les premiers décès. Le 20 août, une source de l’OTAN fait état d’une vingtaine de personnes décédées lors de ces évènements.

S’est alors organisé plusieurs opérations occidentales conjointes pour rapatrier les ressortissants et les personnes candidates à l’exil. La Belgique se joint à l’opération via sa propre mission Red Kite qui a pour but d’évacuer les Belges d’Afghanistan. Des ponts aériens entre Kaboul et la capitale pakistanaise Islamabad ont été créés. Cette opération menée par la Belgique a permis d’évacuer 1400 personnes à bord des vieux C-130 de la Défense, pourtant voués à enrichir nos musées.

Malgré les évacuations qui allaient bon train, deux éléments rendent la situation délicate aux abords de l’aéroport de Kaboul. Premièrement, la date définitive du retrait des troupes américaines, dernières garantes de la sécurité des missions d’évacuation, est fixée et confirmée par J. Biden au 31 août 2021. Or les candidats au départ sont extrêmement nombreux et massés aux entrées de ce que représente la dernière porte de sortie du pays. Il commence à se faire entendre que tout le monde n’aura pas une place dans l’avion. Le deuxième élément est la menace d’une attaque terroriste qui plane depuis plusieurs jours. En effet, Didier Leroy, chercheur à l’institut royal supérieur de défense, estime que le paysage politique morcelé de l’Afghanistan se prête à un jeu de pouvoir et d’influence entre les groupes islamistes qu’ils soient d’Al-Qaïda, des Talibans ou de l’Etat Islamique. Ce jeu d’influence pourrait donc mener un de ces groupes et notamment l’Etat Islamique à perpétrer un attentat dans cette foule agglutinée aux abords de l’aéroport. Pour le chercheur, l’occasion serait ici « trop belle » pour l’EI de perpétrer une attaque qui déforcerait les Talibans vainqueur de la guerre d’Afghanistan, mettrait en lumière l’impuissance américaine et aurait un potentiel de publicité énorme tant la situation afghane actuelle est médiatisée. C’est exactement ce qui arriva le 26 août dernier. Un attentat suicide a été perpétré et revendiqué par l’Etat Islamique causant la mort de 180 personnes dont 13 soldats américains et blessant 200 personnes supplémentaires. Cela faisait deux jours que les renseignements occidentaux parlaient d’un risque très élevé d’une attaque de l’EI dans la foule de l’aéroport. Les Américains ont, la veille de l’explosion, exhorté les candidats à l’exil de quitter la zone. Mue par une crainte encore plus forte de rater un éventuel vol pour fuir le régime taliban, la foule est restée campée là dans l’espoir d’un voyage.

Nous sommes le 31 août 2021 à l’heure d’écrire ces lignes et les derniers soldats américains ont quitté le pays, détruisant leur matériel militaire resté sur place, et laissant un peuple voué à son propre destin. Les tirs de victoire des Talibans dans la capitale afghane marquent ainsi la fin d’une guerre initiée en 2001 à la suite des attentats du World Trade Center de New-York.

Eléments historiques d’une catastrophe annoncée

Faisons un retour dans le temps pour comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation chaotique de ces dernières semaines. Déjà en 1979, en pleine guerre froide, l’Afghanistan se retrouve au centre d’un conflit décentralisé qui oppose les deux superpuissances de l’époque, l’URSS et les USA. Marc Epstein revient sur la guerre d’Afghanistan de 1979 à 1989. Il fait ressortir un point intéressant dans l’analyse des évènements qui ont eu lieu en ce mois d’août 2021, soit 40 ans plus tard. Le casus belli de la guerre de 1979 est l’entrée sur le territoire afghan de l’armée rouge voulant porter secours à la branche communiste de la politique afghane et ainsi assurer la pérennité de la République Démocratique d’Afghanistan. Avec la même logique qui a poussé les USA à intervenir en Corée, au Vietnam, ou en Chine, les Américains sont également intervenus en Afghanistan pour éviter que le pays tombe dans le camp communiste. Pour se faire, ils ont favorisé un soutien à des combattants locaux et non l’intervention militaire pure. Ainsi, plus de 7 milliards de dollars ont été dépensés par les USA, au travers de l’opération Cyclone de la CIA, et l’Arabie Saoudite pour le financement de la résistance afghane composée, entre autres, des Moudjahidines d’Afghanistan. Il s’agit d’un groupe islamiste salafiste prônant le Djihad pour chasser les Soviétiques de leur pays. Pour ce financement, la CIA a fait appel à Oussama Ben Laden qui s’occupait des relations avec l’Arabie Saoudite et qui recrutait des guerriers pour lutter contre les Soviétiques. L’URSS perd la guerre et quitte le pays en 1989 juste avant la chute de son empire communiste. 

La décennie qui suit la guerre d’Afghanistan de 1979 à 1989 voit la guerre civile prendre le dessus. Des dissensions apparaissent entre les groupes de résistance vainqueurs des Soviétiques. Deux cellules s’affrontent alors. D’une part la résistance afghane dont l’une des figures emblématiques est le Commandant Massoud, et les combattants étrangers arabophones importés par Ben Laden. Ces derniers veulent faire de l’Afghanistan le pays central où former les candidats au Djihad (ou guerre sainte), créer un état respectant la Charia, et lutter contre le système mondial et la présence occidental en terre d’Islam. Les Moudjahidines de Massoud sont exilés dans la montagne et le Mollah Omar instaure la loi islamique au pays et permet aux graines d’Al-Qaïda de germer sur son territoire.

En 2001, les alertes envoyées par le Commandant Massoud aux Occidentaux sur la menace d’attentat qui pèse sur eux ne parviendront pas à éviter l’Histoire de se dérouler. Le 6 septembre 2001, un attentat perpétré par deux Tunisiens vivant à Bruxelles coûte la vie au Commandant des Moudjahidines, et le 1er septembre de la même année, les Etats-Unis sont frappés à New-York par un attentat qui changea la face du monde. La réaction du président de l’époque, George Bush fils, est immédiate. Il demande à l’Afghanistan de livrer les responsables des attentats, à savoir Ben Laden et son groupe. Suite au refus de coopération des Talibans au pouvoir, les USA entrent en guerre et chassent les Talibans du pouvoir. C’est le début de la seconde guerre d’Afghanistan qui vient tout juste de prendre fin.

Gilles Dorronsoro parlait déjà d’un « échec annoncé » dans son ouvrage daté de 2003. En effet, malgré une prise rapide du pays, les Talibans se sont vite regroupés dans les montagnes et les campagnes qui entourent les grandes villes. Pieter de Crem, notre ministre de la Défense de l’époque, avait le nez creux quand en 2011 il a dit : « la guerre n’est pas finie ». La menace n’a jamais disparu, la situation s’est enlisée et le conflit a duré. Un des éléments qui explique pourquoi la guerre s’est corrompue en Afghanistan est l’absence de soutien dans les communautés locales. Les Américains ont imposé une nation démocratique basée sur le système occidental dans un pays où la réalité démographique, morale, religieuse était tout autre. Les Talibans n’ont donc jamais disparu. Ils gardaient une forte emprise dans les zones rurales qui s’opposaient de plus en plus à l’occidentalisation des villes. C’est dans ce contexte de guerre sans fin, de dépense publique astronomique, d’une résurgence des Talibans en 2017 malgré l’assertivité d’Obama que le président D. Trump et son administration ont négocié, lors des accords de Doha, un retrait définitif des troupes américaines.

L’accord de Doha a eu lieu en février 2020 entre les USA et les Talibans. Cet accord prévoyait une sortie des Américains du pays dans les 14 mois, l’assurance que les Talibans ne mettraient pas en péril la sécurité des premiers et de leurs alliés ainsi que la restitution de prisonniers dans les deux camps. Joe Biden qui a dû respecter cet accord a donc entrepris le retrait des troupes ce qui a permis aux Talibans de reprendre le pays.

Echec du nation building en Afghanistan

De l’avis des observateurs, cette reprise du pays par les Talibans sonne comme un échec. Il s’agit de l’échec d’un modèle américain instauré dans les années 1990-2000 nommé le Nation Building. Il s’agit d’une doctrine politique appuyée par la frange conservatrice de l’échiquier politique américain et proche de G. Bush fils. C’est cette doctrine qui a poussé les USA à rester en Afghanistan après 2001. C’est également cette politique qui est à la base de la guerre d’Irak de 2002, de la guerre de Syrie et de celle de Libye de 2011. L’objectif est de renverser un pouvoir jugé contraire à l’ordre et la sécurité mondiale militairement, puis d’occuper le pays assez longtemps que pour y mettre en place un gouvernement démocratique favorable aux valeurs occidentales libérales. A quoi aura servi 20 ans de guerres, des milliers de morts, et des milliards de dollars, pour qu’à la fin, les Talibans reprennent les rennes du pays ?  La fin de la guerre d’Afghanistan ne doit-elle pas enterrer le concept de Nation Building à l’américaine qui, de nombreuses fois, a montré ses limites ? Comment faire rayonner les valeurs de liberté à travers le monde sans causer plus de dommage que d’avantage ? Voici les questions auxquelles vont devoir répondre les dirigeants du monde libre au lendemain d’un retour en force de l’islamisme sur la scène internationale.

Sources (dont photos):

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_afghanistan-les-chancelleries-occidentales-entament-l-evacuation-de-leur-personnel-sur-place?id=10824454

https://www.ouest-france.fr/monde/afghanistan/le-president-afghan-ashraf-ghani-est-aux-emirats-arabes-unis-e708b404-002d-11ec-a0ac-8a8a3b7c04b7

https://fr.metrotime.be/belgique/fin-de-loperation-red-kite-kaboul-il-y-avait-un-risque-dattentat-suicide

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_mieux-comprendre-ce-qui-se-passe-en-afghanistan-en-six-questions-reponses?id=10824930

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_attaque-a-l-aeroport-de-kaboul-entre-l-impuissance-americaine-et-l-humiliation-talibane-l-etat-islamique-est-le-seul-gagnant?id=10830766

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/attentat-a-l-aeroport-de-kaboul-le-recit-d-un-carnage-aux-consequences-internationales_2157360.html

https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_p-de-crem-sur-le-retrait-d-afghanistan-la-guerre-n-est-pas-finie?id=6363643

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_afghanistan-quel-risque-terroriste-representent-l-etat-islamique-et-al-qaida-face-aux-talibans?id=10830090

https://information.tv5monde.com/info/afghanistan-les-raisons-du-chaos-mortel-l-aeroport-de-kaboul-421419

« Afghanistan : chronique d’un échec annoncé », Gilles Dorronsoro, Dans Critique internationale 2003/4, (no 21), pages 17 à 23.

« L’URSS et le piège Afghan 1979-1989 », Marc Epstein, Perrin.

Interview de Nadia Geerts: la religion et la laïcité

Retrouvez Gauthier Jacques, journaliste Piccolo, en compagnie de notre invitée, Nadia Geerts, chroniqueuse et nouvelle recrue du Centre Jean Gol.

Au menu de ce jour: la place de la religion dans notre société, le port des signes convictionnels dans les écoles et les universités et la laïcité en tant que garant de nos libertés!

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Les solutions de Denis Ducarme pour soutenir les Indépendants

Pour cette troisième et dernière capsule vidéo, vous retrouvez notre journaliste Piccolo Gauthier Jacques et son invité de marque, Denis Ducarme, Député fédéral MR et ancien Ministre fédéral.

Nous terminons cette interview sur un dossier particulièrement important pour Denis Ducarme. Il s’agit des solutions qu’il propose pour soutenir les Indépendants durant cette double crise sanitaire et économique. Par exemple: des baisses de fiscalité, la “Class action”, primes, etc.

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