Marine Le Pen, une menace ?

Cinq années plus tard et le même scénario : Emmanuel Macron affronte Marine Le Pen au second tour des élections présidentielles en France. Si le mandat dEmmanuel Macron na pas fait lunanimité auprès des Français, son programme reste nettement moins dangereux pour la Ve République que celui de la candidate du Rassemblement National (autrefois appelé Front National). Entre ses relations avec la Russie et sa vision du futur de la France au sein de lEurope, Marine Le Pen – plus proche que jamais de l’Élysée – représente une véritable menace.

 

Toutes les extrêmes, quelles qu’elles soient (religieuses, politiques…), sont nocives : c’est un secret pour personne ! Il en va sans dire que le Rassemblement National, parti politique auquel appartient Marine Le Pen, en fait partie. Même si la candidate refuse de qualifier son parti d’extrême droite, le RN a vu le jour de mouvements néo-fascistes (définition même de l’extrême droite). Lors de sa création en 1972, le parti se nommait Ordre Nouveau avec comme tête pensante François Duprat, un antisémite et fasciste. Après la mort de ce dernier en 1978, c’est Jean-Marie Le Pen qui reprend le parti. C’est alors que l’extrême droite gagne du terrain en France avec des très bons résultats aux élections du Front National (FN). Sont partisans du FN des identitaires, des anciens de la collaboration, des nationalistes révolutionnaires… A la suite des résultats au second tour de la présidence face à Jacques Chirac en 2002, Jean-Marie Le Pen et son parti décident que c’est en rendant ce dernier moins «extrémiste » qu’il pourront continuer à avancer. Si aujourd’hui Marine Le Pen souhaite rompre avec cette image et prendre ses distances avec les idées de son père, l’histoire ne ment pas : dans un parti politique créé à partir de mouvements néo-fascistes, pensé par un fasciste et antisémite, l’extrême droite se fera ressentir dans la plupart des idées.

Sur le plan européen, Marine Le Pen semble affirmer ne plus vouloir d’un « Frexit » comme il y’a cinq ans mais opter plutôt pour une alliance européenne des nations. Cette option, en collaboration avec les autres dirigeants non libéraux de l’Union européenne, n’est, par définition, qu’un Frexit caché. En effet, cette idée rompt l’engagement de la France dans le projet de l’Europe qui se veut unie, démocratique et libérale. Les points fondamentaux du programme de la candidate seraient source de sanctions voire d’expulsion puisqu’ils ne respectent pas les règles européennes.

Marine Le Pen propose un referendum pour modifier la Constitution française afin de la placer en supériorité par rapport au droit international, et donc inverser la règle de l’Union Européenne en vigueur. Pour rappel, depuis 1964 avec l’arrêt Costa contre ENEL, le droit de l’UE prime sur le droit national des pays membres. Pour que ce scénario soit possible, il faudrait que les 26 États membres donnent unanimement leur accord ou, il faudrait que la France s’émancipe indépendamment de cette règle de primauté (ce après quoi elle risquerai des sanctions financières).

En plus de défier les règles de l’UE, Marine Le Pen a l’intention de revoir la position de son pays au sein de l’espace Schengen en rétablissant les contrôles aux frontières pour les personnes non européennes. Or, depuis 1995, à l’intérieur de l’espace Schengen les personnes peuvent y circuler librement. Ce principe repose sur la confiance entre les États membres : chaque pays contrôle les entrées aux frontières extérieures de l’espace Schengen. Il en va de même pour les entrées de marchandises.

Un autre point du programme de la candidate du RN est la réduction de la contribution budgétaire de la France à l’Europe, ce qui permettrait de récupérer 5 milliards d’euros par an. Seulement, cette proposition ne pourra pas être appliquée dès le début du prochain quinquennat en 2022 puisque le dernier plan budgétaire voté est d’application jusqu’en 2027. Là encore la France risquerait de lourdes sanctions financières.

Marine Le Pen veut aussi la priorité nationale d’accès à l’emploi, au logement et aux aides sociales. Cependant, elle a l’air d’oublier que cette mesure va à l’encontre de l’article 21 de la charte des droits fondamentaux européens qui interdit les discriminations sur base de la nationalité. Pour arriver à ses fins et passer outre cette inconstitutionnalité Marine Le Pen devrait quitter la Cour européenne des droits de l’Homme, et donc quitter l’UE.

La liste des mesures allant à l’encontre des règles européennes et passibles de sanctions proposées par la candidate ne s’arrête pas là.

 

Si Marine Le Pen dit s’être mieux préparée au débat qu’en 2017, il y’a néanmoins un point sur lequel elle n’excelle pas encore : la lecture des graphiques et des chiffres. Que cela soit volontaire ou non, elle a toujours réussi à faire dire aux chiffres ce qui l’arrangeait, au détriment de ce qu’ils démontrent réellement. Si ses données sont vraies, elles sont souvent suivies d’un « mais ». Lors du débat d’entre-deux-tours, la candidate l’a encore démontré. Par exemple, elle affirmait que l’inflation est supérieure d’un point à la croissance : l’affirmation est vraie, mais en se basant sur les prévisions pour 2022 de la Banque de France, et non sur la situation actuelle. Même chose pour les chiffres du chômage. Elle a attaqué Emmanuel Macron sur le nombre de chômeurs de toutes catégories confondues (A, B et C) qui était, en 2017, de 5,5 millions et aujourd’hui, ce chiffre n’a baissé qu’à 5,4 millions. Ce à quoi le président sortant a répondu légitimement que de manière générale, les chômeurs de catégorie B et C ne sont pas pris en compte puisqu’ils ont au moins une activité partielle. Sont considérés dans le calcul que les personnes n’ayant absolument pas travaillé lors d’une semaine spécifique, ayant cherché activement un emploi et les personnes disponibles pour travailler dans les deux semaines à venir. Un dernier exemple frappant toujours lors de ce débat : Emmanuel Macron s’est vu accusé de vouloir placer 50 éoliennes sur toutes les côtes sauf celle du Touquet (là où se trouve sa résidence). Sur le site du ministère de la Transition écologique, seuls sept projets éoliens sont en développement, et non pas 50 ! Quant au parc d’éoliennes au Touquet, le projet a été suspendu d’aout à mai 2017 et donc bien avant qu’Emmanuel Macron soit président.

 

Comment parler de Marine Le Pen sans parler de ses relations avec la Russie et avec Vladimir Poutine ? L’amitié entre le dirigeant russe et la présidente du RN commença en 2013 lors d’une visite de cette dernière en Russie. Cette amitié s’est consolidée lorsque Marine Le Pen avait montré son soutien à la Russie en 2014 durant la crise ukrainienne. À cette époque, elle avait même déclaré que Kiev était, historiquement, le berceau de la Russie et que l’économie de l’Ukraine était grandement liée à la Russie. Plus tard, en 2017, Vladimir Poutine, après un entretien en tête à tête avec la candidate du RN,  lui montre à son tour son soutien pour la course à l’Élysée en déclarant publiquement qu’elle était sa favorite. Lors du débat d’entre-deux-tours, Emmanuel Macron a attaqué Marine Le Pen en lui reprochant de s’adresser à son banquier quand elle parle de la Russie. Et pour cause, quelques années auparavant, Marine Le Pen s’est vue octroyer un prêt de 9 millions d’euro au nom du Front National chez First Cezch Russian bank, situé à Moscou. Selon ses dires, c’était la seule banque qui avait accepté de lui prêter autant d’argent alors qu’aucune banque française ne voulait le faire. Ses relations ambiguës avec la Russie sont une réelle menace : si la Russie de Poutine n’est plus l’URSS de Staline, le régime politique n’en demeure pas beaucoup plus démocratique. Se rapprocher du Président russe reviendrait à cautionner ses actions.

 

Si ce dimanche 24 avril les français ont tranché et ont réélu Emmanuel Macron à 58%, Marine Le Pen a vu son résultat augmenté de près de 8% par rapport aux dernières  élections de 2017. Cette hausse témoigne de deux hypothèses : premièrement, les français, pas convaincus de la politique de M. Macron, ont voulu un vent de nouveau pour la France ; deuxièmement, les français ont vu en Marine Le Pen une personne à l’écoute de leurs attentes et de leurs maux. À partir de ces deux hypothèses, il n’est pas difficile de se mettre dans la peau d’un français moyen. De plus, Éric Zemmour (lui aussi candidat pour lElysée) a permis à la candidate de paraitre moins extrême et donc de gagner la sympathie de certains français. Dès lors, la priorité est de prévenir au mieux la population des dangers du programme de Marine Le Pen, mais également de tous les autres candidats aux éléctions.

 

Présidence française au Conseil !

Arc De Triomphe
Arc De Triomphe

Le 1er janvier 2022 est une date très importante pour l’Union européenne mais aussi pour le pays qui a été choisi pour présider le Conseil de l’Union européenne pour les 6 prochains mois. La France est l’état membre qui succèdera à la Slovénie dans cette tâche impliquant divers responsabilités.

 

La présidence française du Conseil de l’UE, c’est quoi exactement ?

 

La présidence du Conseil de l’Union européenne également appelée présidence tournante réunit les états membres au niveau ministériel sur un domaine en particulier. Sa représentation est assurée par le chef d’État ou son ministre des Affaires étrangères. Le Conseil de l’Union européenne est essentiel pour le bon fonctionnement de L’Union européenne. En effet, le Conseil adopte la législation de l’UE avec l’aide du Parlement européen. Il sera impliqué dans l’adoption des textes législatifs, des budgets mais aussi la coordination dite politique des états membres de l’Union européenne.

 

Durant les 6 mois, la France sera maitre des horloges ce qui signifie qu’elle fixera le calendrier des réunions et prendra aussi le rôle d’arbitre pour faire en sorte que les gouvernements de tous les pays membres se mettent d’accord sur des textes de lois européens. Cela permettra à la présidence française de mettre en avant des thèmes qui sont d’une grande importance à ses yeux. Nous avons des thèmes comme l’immigration, la souveraineté économique ou la défense.

 

La France qui détient cette tâche, exercera en effet une double présidence. Avec le début de la présidence du Conseil, la France entamera également sa deuxième représentation qui est celle du COREPER (Comité des représentants permanents). Cette représentation est assurée par l’ambassadeur ou le RP adjoint de la France. Le COREPER a comme mission de préparer les travaux du Conseil. Il se divise en deux parties : le Coreper I a comme responsabilité de préparer les travaux portant sur les 6 formations du Conseil qui sont entre autres l’emploi, les transports, l’éducation, l’agriculture et autres. Quant au Coroper II, il s’occupe de travaux portant sur les 4 autres formations du Conseil : nous avons entre autres les affaires générales, les affaires étrangères, les affaires économiques et financières, etc.

blue flag on top of building during daytime

Au terme de la présidence, il se passera quoi ?

 

Au terme de 6 mois de présidence, nous aurons la passation de pouvoirs entre la France et le pays qui lui succèdera. Ce sera au tour de la République tchèque de prendre le contrôle du Conseil pour une même durée.



 

 

Sources utilisées pour rédiger cet article :

·       https://www.touteleurope.eu/presidence-du-conseil-de-l-union-europeenne/qu-est-ce-que-la-pfue-la-presidence-francaise-du-conseil-de-l-union-europeenne/

·       https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=LEGISSUM:coreper

·       https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_l%27Union_européenne#Présidence

·       https://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/eu-affairs/20211210STO19208/presidence-francaise-du-conseil-de-l-union-europeenne-les-attentes-des-deputes

·       https://presidence-francaise.consilium.europa.eu

 

La vie d’artiste !

La réforme du statut d’artiste est arrivée. Il s’agit de la plus grande réforme en matière artistique depuis ces 20 dernières années. Après un combat sans relâche mené par Georges-Louis Bouchez (Président du MR), Pierre-Yves Jeholet (Ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles), David Clarinval (Ministre des classes moyennes et des Indépendants) et Charles Gardier (député communautaire), le statut d’artiste 2.0 a vu le jour. L’actuelle procédure pour accéder à ce statut était longue, fastidieuse et d’une complexité kafkaïenne. Voici ce qui change ! 

La procédure est simplifiée. Il est désormais possible de soumettre son dossier, déclarer ses prestations et recevoir des informations via la plateforme numérique: Working in the arts. Fini les files interminables dans les administrations.

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Le statut est plus accessible et plus reconnaissant. Dans l’ancienne réforme, les techniciens du secteur artistique n’étaient pas reconnus. Grâce à cette réforme, ces derniers auront dès à présent accès au même régime de protection sociale élargie que les artistes. Par ailleurs, ils bénéficient également des mêmes dispositifs spécifiques que les artistes.

Le statut d’artiste récompense plus le travail. Le nouveau statut assure un revenu de base qui récompense le travail des artistes. Si un artiste bénéficie d’un statut dérogatoire au chômage, ce n’est pas parce qu’il est “artiste” mais parce qu’il “fait” des prestations artistiques. Il est donc désormais possible de cumuler l’allocation des arts avec une activité d’indépendant complémentaire tant que cela n’excède pas 9628 euros par an.

Bref, la nouvelle réforme c’est: 

– Une simplification;

– une plus grande accessibilité;

– une réforme plus résponsabilisante; 

– meilleure récompense du travail. 

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Les prix des carburants flambent… pourquoi?

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Depuis début 2022, le prix du carburant a considérablement augmenté, atteignant un prix jamais connu jusqu’à maintenant. Mais lorsqu’on va à la pompe, que paie-t-on exactement ? Et surtout, comment le prix du pétrole est-il défini ?

 

En Belgique, le prix des produits pétroliers vendus aux consommateurs (essence, diesel et mazout de chauffage) sont plafonnés, c’est-à-dire qu’il ne pourra être plus haut que le prix fixé, mais peut être proposé plus bas par les vendeurs. L’État belge et la Fédération Pétrolière Belge (FPB) ont conclu un contrat-programme et le prix maximum est défini selon les dispositions de ce contrat. La FPB représente les compagnies pétrolières chargées du raffinage, marketing, stockage et de la distribution. La FPB c’est quatre raffineries, sept entreprises de distribution des produits pétroliers et une de stockage.

            

Le contrat-programme, quant à lui, assure à la Belgique de ne jamais tomber à court de carburant et assure une certaine stabilité du prix à la consommation. Sont concernés par ce contrat les ministres de l’économie et de l’énergie et la FPB. Ce contrat-programme dure trois années reconductible tacitement à la fin de ces trois années. Cependant, chacune des parties peut y mettre fin mais avec un préavis de 12 mois à partir de la date de résiliation. Le premier contrat-programme a été établi à la suite de la crise pétrolière de 1973 : après le choc, un écart s’est créé entre les notations de pétrole sur les marchés internationaux et les prix de vente sur le marché belge. Le SPF économie joue aussi rôle dans la définition du prix maximum : la Direction générale de l’énergie du SPF économie le calcule au quotidien, toujours selon les clauses du contrat-programme.

À noter que pour certains produits pétroliers (gasoil de chauffage 50S, gasoil de chauffage EXTRA et le pétrole lampant C) un prix maximum pour les livraisons existent à partir de  2000 litres. Toujours pour ces mêmes produits, le prix maximum est différent si ils sont vendus en station-service.

 

Le prix du carburant vendu à la pompe à essence peut être décomposé en quatre parties. La première est le coût du produit ex-raffinerie, soit le prix du carburant qui vient de sortir des raffineries de pétrole – où l’on transforme le pétrole en diesel ou essence. Il représente environ 30% du prix du carburant. Ce coût lui-même diffère selon l’offre et la demande, le taux de change euro/dollar, la notation de la matière première sur le marché international et le coût du raffinage. La deuxième partie qui constitue le prix de l’essence et du diesel est la marge de distribution pour les fournisseurs de carburant, définie par l’Etat belge en valeur absolue par litre. Cette partie couvre les frais de transports, de stockage des fournisseurs et les frais publicitaires du produit. La marge de distribution est fixe et représente 10% du prix en pompe à essence.

Du prix du carburant sont déduites des cotisations et des accises. Plus précisément trois cotisations avec chacune un objectif sont prélevées :

 

    APETRA (Agence PETRolière – PETRoleumAgentschap) qui s’assure que un stock de pétrole en Belgique soit présent.

    BOFAS, c’est un fond pour aider les stations-service à assainir (désinfecter) leur sol.

    Une cotisation sur l’énergie.

 

Les accises, quant à elles, sont déterminées par le Service Public Fédéral en valeur absolue par litre. Toutes ces déductions représentent plus ou moins 40%.

Enfin, il reste la TVA fixée à 21%.

Le prix du carburant n’est donc pas anodin. Il est fixé quotidiennement par des acteurs de l’État en fonction du marché international, du contrat-programme et des impôts indirects. En temps de crise ou de guerre les prix grimpent : la demande est supérieure à l’offre, la prime de risque dans le pays en guerre augmente… A noter que les taxes, cotisations et accises restent toutefois le poids le plus important dans le prix puisqu’elles représentent plus de plus de la moitié.

WOG gasoline station

Un parlement jeunesse ?

Récemment, la  25e édition du Parlement Jeunesse a eu lieu. Cet événement a rassemblé 120 jeunes au sein du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le Parlement Jeunesse réunit chaque année, depuis 25 ans, des jeunes âgés de 17 à 26 ans. Ceux-ci proviennent de tous les horizons et sont issus de toutes les classes sociales. Ces jeunes prennent part à une simulation parlementaire en tant que député d’un pays fictif : la Péjigonie. Pendant une semaine, des débats sont organisés à propos de projets de décrets fictifs proposés par des membres du Parlement Jeunesse. Ces membres jouent le rôle de ministres. À l’occasion de cette édition, nous avons pu interroger la présidente du Parlement Jeunesse, Delara Pouya. Nous la remercions d’avoir accepté de répondre à nos questions.


 

 Pourriez-vous vous présenter ?

 

Je m’appelle Delara Pouya, je suis présidente du Parlement Jeunesse depuis 2 ans. Accessoirement, je travaille avec Nathalie Gilson à la chambre des représentants. Je suis aussi étudiante et je fais un deuxième master en science politique.


 

Quel est le but du Parlement Jeunesse ?

 

Le but est d’éduquer et d’initier les jeunes à la citoyenneté et à la démocratie. La stratégie du Parlement Jeunesse, pour atteindre cet objectif, est d’organiser une fois par an, pendant une semaine, une simulation parlementaire au sein du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. À cette occasion, 120 jeunes se réunissent dont 80 qui prendront une place de député. Ils débattront et voteront des décrets. Depuis 5 ans, nous avons mis en place un « pôle presse » pour reproduire l’écosystème démocratique. En plus des députés, une dizaine de jeunes tient le rôle de journaliste. Tous les jours, ils réalisent un journal.



Votre rôle en tant que présidente ?

 

Je suis la présidente de l’ASBL (conseil d’administration). La présidence est assurée par un membre du conseil d’administration. Traditionnellement, c’est le/la président(e) du conseil qui prend le rôle de président(e) de l’assemblée. De ce fait, je suis la présidente du parlement.

Mon rôle est de répartir le temps de parole, de surveiller les débats et voir si le règlement est respecté.



Quelle expérience cela vous a-t-il apporté ?

 

Au-delà de l’aspect connaissance sur le fonctionnement parlementaire, c’est la difficulté d’être parlementaire. Ça apporte une certaine empathie par rapport au système parlementaire. J’ai beaucoup appris sur l’argumentation, la prise de parole en public et le travail d’équipe (en tant que présidente). Surtout, les rencontres.



Pensez-vous que nous pourrions faire plus d’efforts pour intéresser et sensibiliser les jeunes à la politique ?

 

La promotion des ASBL comme la nôtre est toujours bien. La participation des jeunes en politique est un débat depuis ces dernières années mais je ne pense pas que les jeunes soient désintéressés par la politique. Statistiquement, on voit une augmentation dans les inscriptions pour le Parlement Jeunesse. Pourtant, on remarque aussi que la plupart des participants sont des étudiants. Je pense qu’il faudrait faire plus d’efforts pour les jeunes issus de milieux défavorisés. 



Vous êtes une militante féministe et rédactrice chez « les impactantes » (un média qui lutte contre les stéréotypes chez les femmes), que pourriez-vous dire des jeunes femmes en politique ? Sont-elles suffisamment présentes et représentées, devrions-nous faire plus d’efforts ?

 

Avec l’expérience que j’ai eu au Parlement Jeunesse, j’ai remarqué que ce sont les femmes qui prennent plus souvent la parole et qui sont plus à l’aise. Quand une d’entre-elle prend la parole, ça motive les autres. C’est un bon indicateur. D’ailleurs, au niveau des inscriptions au Parlement Jeunesse, il y a pratiquement une parité 50-50 hommes et femmes. Je pense que les jeunes femmes ont besoin de modèles en politique, comme Sophie Wilmès. Mais le problème, c’est de pouvoir s’imposer.

 


Une dernière chose ?

 

Cette année, au Parlement Jeunesse, on avait des projets de décrets clivants comme sur l’euthanasie ou le sujet du colonialisme dans la scolarité. On pensait que cela serait compliqué mais tout s’est bien passé. J’ai compris que si on encadrait correctement le débat de société et qu’on donne tous les éléments de compréhension, la jeunesse sait s’accorder sur certaines positions. Ce qui est très enrichissant.



 

Sources :

 

https://www.parlementjeunesse.be/simulation-parlementaire/

 

https://www.parlementjeunesse.be/wp-content/uploads/2019/05/Information-du-partenaire-2019-2.pdf

 

https://www.parlementjeunesse.be

 

Alors, la Covid ?

person in white jacket wearing blue goggles

Il y a plus de 2 ans, en février 2020, le virus de la Covid-19 commençait à se répandre sur notre hémisphère. L’Europe commença alors à se paralyser peu à peu, les libertés à se restreindre et le monde à faire face à une crise sanitaire inconnue de tous. Ce virus a plongé l’être humain dans l’inexplicable, à tel point que même les acteurs du monde médical et politique ne savaient plus quelles mesures prendre.

Afin d’un peu comprendre les retombées de ce virus, la déléguée Santé, Laetitia Tursugian, ainsi que le Rédacteur en chef du PiccoloMag, Gauthier Jacques, ont mené des entretiens avec quelques acteurs du monde médical, indispensables dans la gestion de cette crise, comme Yves Coppieters, Marc Van Ranst et un médecin généraliste mais aussi un antivax afin d’avoir divers points de vue sur la gestion de cette crise majeure.

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Dans l’inconnue

 

Dès le début de la crise, le monde médical et pharmaceutique se sont lancés dans la course aux vaccins pour mettre rapidement fin à cette pandémie et favoriser le retour à la normale. Quelques mois plus tard, cette recherche acharnée a permis de mettre en place quelques vaccins dont les plus connus comme Pfizer, Moderna et plus tard Johnson & Johnson.

Cependant, plusieurs questions de la population restaient sans réponse ou dans le flou, et se rajoutait à cette situation des mesures changeantes. La population a commencé à se perdre et ne plus savoir où se caser, certains ont remis en cause le vaccin et les mesures, d’autres les ont directement respectés. Pour comprendre cette remise en cause, nous avons décidé d’interviewer un antivax. Ce dernier nous a expliqué que la source du refus de se faire vacciner vient, tout d’abord, du flou qui existe autour de ces vaccins et non pas de la vitesse à laquelle elle a été mise en place. Ensuite, il nous explique aussi que lui du mal, en temps normal, à prendre des médicaments mais alors se faire vacciner et se faire injecter une substance étrangère dans le corps n’est pas concevable alors que son corps pourrait peut-être y faire face, seul, même si cela prendrait quelques jours en plus. De plus, notre antivax nous a aussi confié que le fait qu’il avait déjà eu la Covid et qu’il s’en était remis était une autre raison de sa réticence. Cependant, pour Yves Coppieters et Marc Van Ranst, nous avions le recul nécessaire étant donné que ces vaccins ont été testés sur plus de 5 milliards de personnes. 

blue and white plastic bottle

Le monde politique et la crise sanitaire

 

 

Une autre raison à la non-vaccination selon notre antivax, c’est le sentiment de politisation et de médiatisation très présente de cette crise sanitaire et du vaccin. Néanmoins, pour Yves Coppieters, il est tout à fait normal qu’il y’ait cette politisation car c’est une crise de la santé publique gérée en termes de pratiques médicales et de recherches par des scientifiques médicaux, de la santé publique, des épidémiologiques, etc. C’est bien une crise pluridisciplinaire et les scientifiques sont là pour documenter les faits et les politiques pour prendre des décisions dans une vision un peu systémique et globale de la société. Et c’est bien sûre logique que ces décisions ne soient pas un parallélisme complet des scientifiques parce que ces-derniers ne sont pas politiciens. Ce ne sont pas eux qui élaborent les politiques publiques, ce sont les politiciens. Eux ne sont là que pour donner des arguments, conseiller les politiques et voir même critiquer s’ils ne sont pas d’accord. C’est donc tout à fait logique qu’il y ait une politisation de la crise sanitaire. Cependant, cette politisation part dans des travers lorsqu’une obligation s’en suit comme l’imposition du vaccin ou du Pass vaccinal en France. Ce sont des mesures qui ne sont pas proportionnelles à la situation. Dans ce cas, on serait dans une « politisation excessive » de la crise sanitaire. Yves Coppieters nous explique aussi que lors de sa participation à la Commission Fédérale de la crise Covid pendant la première vague du Covid au sujet de la gestion de la deuxième vague, que malgré la diversité des partis et des députés, il y avait une homogénéité dans l’analyse des choses, dans la réflexion, peut-être pas tout à fait dans la conclusion parce que pas tout le monde n’a validé les conclusions, mais il y avait une homogénéité. Il y avait donc tant de positions politiques différentes mais sans politisation extrême de la situation.

Cette gestion de la Covid-19 a donc été très compliquée; nos politiques et scientifiques ont dû prendre des décisions qui, parfois, ont eu de très lourdes conséquences tant pour les jeunes que pour les plus âgés. En effet, les résidents des maisons de repos ont aussi beaucoup souffert de cette situation. Le médecin généraliste que nous avons interviewé nous a expliqué que dans la maison de repos où elle travaille, il y a énormément de déments à qui il a été vraiment difficile d’expliquer la situation, pourquoi leurs familles ne savent pas venir les voir, qu’ils doivent rester confinés, etc. Certains patients sont décédés d’un syndrome de glissement précipité par l’isolement ressenti. 20 à 30% de la population de ces maisons a aussi été décimé par la Covid bien avant que la vaccination apparaisse. Selon elle, la fermeture des maisons de repos n’était pas une mauvaise chose, c’était le moindre mal même si cela a aussi eu des conséquences importantes dû à l’isolement. Hormis les jeunes et les personnes âgées, le monde médical a aussi souffert de cette crise. Les médecins généralistes ont été mis mal à l’aise par la fermeture de leurs cabinets et la fin de leurs consultations mais c’était un mal nécessaire pour protéger la première ligne et le personnel soignants. Au départ, ces derniers n’avaient pas de masques de protection pour aller au contact des gens, c’était une situation stressante énorme. Mais le monde médical a dû s’adapter tant bien que mal.

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Obligations & Sanctions

 

 

L’obligation vaccinale a longtemps été un sujet qui fâche et créée des tensions comme la volonté d’imposer la vaccination pour le secteur du soin de santé avec possibilité de sanction en cas de refus. Afin de mieux comprendre l’utilité de ce système, nous avons décidé de poser la question aux experts ainsi qu’à notre médecin généraliste. Pour Yves Coppieters, il est absurde d’imposer cela car ça serait « se tirer une balle dans le pied » car nous sommes dans un système de santé affaibli en termes de ressources humaines par la crise mais aussi par les politiques publiques qui ont été menées intérieurement. De plus, dans ces hésitants vaccinaux (qui ne sont pas très nombreux 10-15% et qui varie d’un établissement à un autre), il y a des profils variés de gens qui ne veulent pas se faire vacciner. Est-ce qu’on serait prêt à affaiblir le système de santé en supprimant cette catégorie de personnel capital dans les soins de santé car ce sont eux qui font tourner l’hygiène, qui font les petites tâches journalières auprès des patients, qui assurent les repas, etc. La seule question qui pourrait se poser, c’est au niveau éthique car ces personnes se sont engagées dans les soins de santé et ils savent très bien qu’ils sont en contact avec des personnes fragiles. Mais sur un plan purement de gestion de la crise, cela ne changera strictement rien si ce n’est l’affaiblissement du système de santé et la diminution de la qualité de soin.

Quant à Marc Van Ranst, il est mitigé car toutes les mesures nécessaires pour protéger les patients doivent être prises mais il faut tout de même nuancer. Pour lui, les personnes faisant partie du domaine administratif et donc qui n’ont pas de contact direct avec les patients ne doivent pas se faire vacciner. Pour toutes autres personnes, l’obligation vaccinale doit être en vigueur. S’ils choisissent de ne pas se faire vacciner, c’est un choix mais choisir c’est renoncer, comme dit le proverbe.

Du point de vue de notre médecin généraliste, le plus important, c’est de « convaincre sans contraindre » car quand les gens sont forcés, ils ont tendance à se rebeller et à vouloir à tout prix éviter d’être forcé. Ce qui est le plus dur selon elle, c’est de leur communiquer une information de qualité car durant ces deux ans de crise, tant d’informations ont circulé, que ce soit à travers les réseaux ou à la télévision, les informations de qualités ont été difficiles d’accès. Même le personnel soignant a du mal à savoir où chercher la bonne information et surtout scientifiquement pertinentes.

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Quid de la vaccination infantile ?

 

Autre point resté dans le flou, c’est la vaccination des enfants. Pour le médecin généraliste aucune donnée scientifique ne confirme son efficacité. Pour Yves Coppieters, la vaccination des enfants n’est pas utile pour 3 raisons : 

 

(1) les enfants ne font pas de formes graves;

 

(2) si les enfants habitent dans une famille constituée de personnes fragiles, dans la logique des choses, ces personnes devraient être vaccinées et prendre leurs mesures de précaution;

 

(3) le schéma vaccinal des enfants n’est pas connu car il n’y a qu’un seul vaccin qui est le Pfizer pédiatrique et commencer une campagne de vaccination avec un seul vaccin est mauvais. Même si ce vaccin n’a pas des effets secondaires catastrophiques, nous n’avons pas le recul sur le long terme et on ne connaît pas le nombre de dose à administrer. 

 

Contrairement à Yves Coppieters, Marc Van Ranst soutient l’idée que la vaccination des enfants n’est pas quelque chose de mal car cela éviterait de tomber dans le cercle vicieux de la contamination des enfants à l’école qui le ramène à la maison et contamine sa famille. Il ajoute que la vaccination infantile n’est pas un phénomène rare puisque la majeure partie des vaccins est administrées très tôt ! Rien de neuf, donc !

 

En somme, cette étape de la vie restera à jamais gravée dans nos mémoires et dans l’Histoire. Une crise tant sanitaire que psychologique dû à ses retombées, a touché le monde entier. Nous espérons que cette crise restera désormais derrière nous et ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

 

Le travail, c’est la santé ?

Par Simon Liégeois 

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Ce dimanche 13 mars, en matinée, se déroulait un séminaire organisé par le Mouvement Réformateur au sein de l’IHECS, l’institut spécialisé en communication à Bruxelles. Pendant plusieurs heures, différents intervenants se sont exprimés autour d’une thématique qui nous concerne toutes et tous, et encore plus à l’heure actuelle, dans une période de transition telle que celle que nous connaissons : le travail !

 

Après le mot d’introduction du président, Georges-Louis Bouchez, nous avons pu, durant cette matinée, écouter les réflexions des intervenants présents :

        Denis Pennel, essayiste et directeur général de la World Employment Confederation

        Nicolas Bouzou, essayiste, éditorialiste et directeur d’études à l’Université Paris II Assas

        Rudy Aernoult, essayiste, professeur d’économie aux Universités de Gand et Nancy et Chief Economist à la Commission Européenne.

        Laurent Taskin, professeur en Management et Transformation du travail à l’Université Catholique de Louvain.

        Philippe Val, journaliste, essayiste, ex-directeur de France-Inter et ex-rédacteur en chef de Charlie-Hebdo

     Isabelle Choquet, professeure à l’ICHEC, Saint-Louis et à la Haute École Francisco Ferrer. Spécialisée dans l’adaptation des PME aux nouvelles technologies.

 

Dans un premier temps, revenons sur ce qui a poussé le MR à organiser ce séminaire. En tant que jeunes à l’heure actuelle, nous traversons une vraie période de transition au sein de notre société. Les nouvelles technologies sont quasiment omniprésentes et influencent de plus en plus le monde de l’emploi. D’un point de vue plus sociétal, les mentalités, comprenant le rapport entre l’employeur et le salarié ont changé. Enfin, l’augmentation du niveau de vie et la floraison de nouveaux statuts dans le monde du travail suscitent davantage un besoin de flexibilité et une meilleure conciliation entre la vie au travail et la vie à la maison. Politiquement parlant, de l’eau à également coulé sous les ponts et l’impression d’une gauche ayant renoncé à la valeur travail au profit des minorités et combats que nombreux qualifient de « wokistes », se fait ressentir.

 

La gauche aurait-elle abandonné la valeur du travail ?

 

Philippe Val s’est par ailleurs exprimé en la matière. Selon lui, l’origine des citoyens est devenue une sorte d’instrumentalisation de la gauche, bafouant les lettres de noblesse du travail. Celui-ci reproche à la gauche de traiter les individus comme des victimes en utilisant un prétexte communautaire.

Ces derniers temps, on reproche beaucoup à la gauche une politique communautariste consistant à « victimiser » les gens en utilisant le prétexte de la communauté à laquelle ils appartiennent, et qui nécessiterait certaines accommodations, en particulier sur le monde du travail. Il déplore aussi le fait que le travail en tant que vertu soit devenu quelque chose à éliminer. Cependant, il convient de considérer le travail avec de la nuance et de ne pas rentrer dans une sorte de manichéisme en essayant de le diaboliser. Car si le salariat comporte des inconvénients, il présente aussi des avantages. Si moyen plus souple il existe, pour aménager le travail, cela ne doit pas se faire aux dépens de la solidarité. Ainsi, il conviendrait de préserver un juste milieu entre cette solidarité et la flexibilité qui peut découler d’une vision plus moderne et valorisante du travail.

 

La pénibilité du travail

 

En tant que libéraux, nous ne pouvons nier que notre doctrine se base sur l’envie de faire des choses. Autrefois pénible et manquant cruellement de régulation, ce sont les acquis sociaux qui ont contribué à transformer le travail en quelque chose de valorisant et d’épanouissant à l’heure actuelle. Le monde politique a ainsi rendu plus agréable le travail au fur et à mesure des décennies, notamment par l’abolition du travail des enfants, la limitation du temps de travail hebdomadaire, le système d’assurances mais aussi par la mise en place du statut de chômeur qui résulte d’actions relatives au droit du travail.

Cependant, force est de ne pas oublier que le chômage ne peut être un projet de vie et que dès lors, l’enjeu de la politique est de lutter contre le chômage au lieu de l’aménager, car on ne peut s’y complaire. Autre facteur qui contribue grandement à réduire la pénibilité du travail : les nouvelles technologies. Les innovations, de plus en plus, se substituent aux tâches les plus pénibles. Cependant, si une société innovante se veut en mesure de rendre plus agréables ces tâches, la pénibilité subsiste et aujourd’hui, elle peut se trouver dans la difficulté à concilier la vie privée et professionnelle. Cela peut-être usant nerveusement. Il convient dès lors de se questionner sur ce qui peut affecter le rapport au travail et trois facteurs principaux peuvent être pris en compte.

Premièrement, la sphère privée et la manière dont nos expériences familiales peuvent affecter notre manière de travailler. Ensuite, la sphère professionnelle en elle-même car elle peut mener à des questionnements existentiels : « Est-ce que ce que je fais a du sens ? ». Enfin, la sphère organisationnelle qui elle, dépend de l’entreprise et de son management. Malgré les changements dans ce rapport au travail, les intervenants nous suggèrent de se rappeler la notion de collectivité car celle-ci doit être partie prenante de l’innovation. Cette collectivité peut par exemple être adaptée à partir du moment où l’on est capables de définir clairement pour quel travail et dans quelles conditions, il convient d’être ensemble.

 

Réussir sa vie ou réussir dans la vie ?


Si un débat aujourd’hui mérite réflexion, c’est bien celui de la place de l’intelligence artificielle parce que son développement suscite une remise en question de la place de l’Homme dans le monde du travail. La technologie a en effet un impact sur notre manière de pensée et peut pousser certains jeunes en quête de sens dans leur vie, à se mettre hors-jeu du circuit. Ce mécontentement suscite une remise en question sur la manière de faire société. En effet, les rapports de l’OCDE montrent un manque de qualification et d’apprentissage vis-à-vis de l’automatisation parce qu’une grosse partie de la population n’intègre pas les notions les plus basiques de la technologie telles que le traitement de texte par exemple. Cela nous remet en question sur la manière de former les gens au monde du travail afin de rendre leurs carrières plus sensées, mais aussi de rassurer sur les doutes et appréhensions qu’ils auraient vis-à-vis de leur rapport aux technologies et à l’innovation. Ainsi, cette convergence du numérique va fondamentalement changer la nature du travail. Une fois de plus, la prise en compte du numérique demande une certaine nuance car si effectivement, il provoquera indéniablement la disparition de certains métiers, il en transformera certains et en créera d’autres. La destruction est créatrice. Ainsi, malgré le challenge politique et économique qu’elles suscitent, l’IA et les technologies sont objectivement des progrès. Ce qui sera important à expliquer aux personnes, c’est que les moyens d’apprentissage devront être renforcés, mais aussi que la pratique va changer : sans oublier la formation initiale étant celle que nous apprenons au sein de l’enseignement obligatoire, il sera essentiel d’intégrer des formations en accéléré dans la pratique. C’est-à-dire que les formations relatives à la technologie devront être maitrisées rapidement et dès les fondamentaux.

 

Conclusion ?

 

Pénibilité ? Technologies ? Flexibilité ? Collectivité ? Liberté ? Tant de mots qui portent réflexion à l’heure actuelle sur la nature du travail. Quoi qu’on en dise, il constitue la raison de vivre de nombreux de nos concitoyens à l’heure actuelle et doit s’inscrire dans une progression constante et adaptée aux enjeux de chaque époque que nous traverserons pour maintenir ces valeurs d’épanouissement individuel si durement acquises à travers les décennies.

Féminisme, genre, identité: rencontre avec Petra De Sutter

De nos jours, il y a très peu de place dans l’éducation nationale pour les sujets relatifs aux LGBTQIA+, ce qui engendre un malaise pour ceux qui se chercheraient encore ou qui n’arrivent pas à se comprendre, pensez-vous que c’est pertinent d’introduire ces notions à l’école, en début de secondaire par exemple ? Certains se disent que cela pourrait influencer, qu’en pensez-vous? Comment être plus inclusif afin que personne ne se sente rejeté ?   

 

Petra De Sutter : 

C’est sûr que l’éducation joue un rôle dans ce domaine, que ce soit dans l’entourage de l’enfant, à la maison ou à l’école.  

Dans l’enseignement néerlandophone, en secondaire, il a récemment été inclus que l’on doit prêter attention à la diversité sexuelle et de genre.  C’est une étape importante.

En même temps, sur le terrain, on constate que certaines écoles accordent déjà beaucoup d’attention à la diversité sexuelle et de genre, quand d’autres le font beaucoup moins… En fait, il faut se dire qu’il y a le cadre sociétal, mais il y a aussi le cœur des gens d’autre part. 

En légiférant par exemple, on peut influencer la mentalité des gens, mais ce qu’ils ont dans le cœur, c’est autre chose… Quoi qu’il en soit, nous devons tous faire barrage contre la discrimination et la haine à la maison, à l’école, partout. Même en politique. 

C’est un combat de tous les jours. 

 

Pensez-vous que l’éducation a un rôle à jouer dans le changement de mentalité ?  

 

Bien sûr! 

 

Tout cela est lié aux aspects culturels, qui conditionnent la vie de tout un chacun. Les médias jouent aussi un rôle important dans ce domaine, par exemple. 

Vous savez, moi-même, j’ai reçu une éducation très classique, et j’ai suivi un enseignement fermé sur ces questions. C’est donc quelque chose qui m’a personnellement marquée. Il y a beaucoup d’idées préconçues dans ce domaine. 

 

On peut prendre l’exemple du genre. 

Et cette idée par exemple que “le bleu c’est pour les garçons, le rose pour les filles”.  Il y a des métiers qui sont plus associés aux filles, d’autres aux garçons également. Il s’agit de constructions sociales fortes et parfois inconscientes, presque subliminales. Quand j’étais professeure, il y avait davantage d’hommes que de femmes qui frappaient à ma porte avec un projet de doctorat. Les étudiantes femmes, je devais aller les chercher, les repérer. Nous devons soutenir les femmes et leur dire : croyez en vous et franchissons ensemble les obstacles. Il faut convaincre les filles qu’elles ont (au moins) le même talent que les garçons ! Cela me fait penser aussi au secteur du digital : en Belgique, à peine 7 jeunes femmes sur 1000 ont obtenu un diplôme dans les filières STEM en 2020, contre 21 hommes sur 1000 ! Pour inverser cette tendance, on a d’ailleurs lancé l’année dernière le plan « Women in Digital », en collaboration avec Mathieu Michel notamment. 

 

Nous avons la chance de vivre dans un pays de tolérance et d’acceptation. Lors de vos rencontres avec vos homologues étrangers, percevez-vous les mêmes évolutions positives sur les mentalités et l’ouverture dans tous les autres pays d’Europe ? Nous pensons notamment à la Hongrie dont le représentant Viktor Orban applique une politique beaucoup plus réfractaire aux thématiques LGBTQIA+, et de manière générale à certaines valeurs européennes.  

 

Nous avons la chance d’être en Belgique à cet égard oui, c’est vrai.  

Mais en même temps, il faut rester vigilant. 

 

Orban et certains discours d’extrême droite trouvent un écho dans toute l’Europe. Un discours qui stigmatise non seulement la communauté LGBTQI+, mais qui s’oppose aussi à l’avortement par exemple, ou bien encore qui remet en cause les droits sexuels et reproductifs. 

Quand on voit que la Hongrie a voté différentes lois homophobes et transphobes et que la Pologne a mis en place des “zones sans idéologie LGBT”, ça fait froid dans le dos.  J’ai été indignée par ces lois. Elles violent la liberté d’expression, et pas seulement. 

Je vous donne un exemple : si je publie en Hongrie un livre sur l’homosexualité, il ne pourrait pas être vendu dans un endroit accessible aux moins de 18 ans !  J’ai discuté de tout cela avec mes collègues au sein du gouvernement. Et Sophie Wilmès l’a fait aussi avec ses homologues européens. Nous avons immédiatement convenu que nous nous opposerions fermement aux lois discriminatoires d’Orban et que nous maintiendrions la pression au sein de l’Union européenne, car c’est là que des mesures peuvent être prises en premier lieu. N’oublions pas que la première initiative prise en Europe est venue de Belgique ! Sophie Wilmès a rédigé une déclaration avec les pays du Benelux et les États membres signataires ont condamné l’adoption par le Parlement hongrois d’amendements discriminatoires à l’égard des personnes LGBTQI, en qualifiant cette législation de forme flagrante de discrimination et de stigmatisation à l’encontre des personnes LGBTQI. 

L’idée était aussi de demander à la Commission européenne d’utiliser tous les outils dont elle dispose pour que la Hongrie se conforme au droit européen, y compris en saisissant la Cour européenne. 

 

Bref, il y a les paroles, et on est passé aux actes.  

 

J’aimerais également dire qu’y compris en Hongrie et en Pologne, de nombreuses personnes estiment que tous les citoyens de l’UE devraient bénéficier de la même protection contre la discrimination. 

Nous sommes leurs alliés et nous devons être solidaires avec ces personnes. C’est un combat inclusif, nous devons nous battre ensemble.      

 

Jugez-vous que notre pays propose suffisamment de structures permettant à toute personne d’avancer dans sa recherche identitaire, de l’association défendant les personnes LGBTQIA+ jusqu’aux intervenants dans le cadre de changements physiques nécessaires ?  

 

La situation est plutôt bonne en Belgique je pense. 

Nous sommes d’ailleurs en deuxième position du Rainbow Index de l’ILGA-Europe (classement de 2021). 

Et on doit saluer l’énorme travail du monde associatif, notamment. Mais il reste encore du travail à faire, par exemple en ce qui concerne la législation sur les personnes trans et intersexes, et la lutte contre la violence et l’amélioration du bien-être via le plan SOGIESC, qui est en cours d’élaboration. L’enjeu est d’accroître les connaissances sur les conditions de vie des personnes LGBTQI+ et de nous engager dans une politique d’inclusion des LGBTQI+. Il s’agit également de renforcer la sécurité des personnes qui font partie de la communauté. N’oublions pas les terribles drames qui se sont passés dans notre pays, de Liège, à Beveren… 

 

Que pensez-vous de l’incorporation du “iel” dans le dictionnaire ? Est-ce important pour le combat féministe ?  

 

L’écriture inclusive est un débat qui vit surtout dans le Sud du pays. Mais c’est une question intéressante. 

Une langue évolue avec son temps. La langue d’une société reflète la société elle-même, en même temps qu’elle l’influence. 

Et c’est certain qu’il existe une certaine domination du masculin sur le féminin, d’ailleurs il y a cette expression en français “le masculin l’emporte sur le féminin” ! 

Et le genre neutre n’existe pas en français… Dans ce sens, l’écriture inclusive est une réponse à ce rapport de domination.  

 

Que pensez-vous de la suppression du genre sur les cartes d’identité ? 

 

Ma collègue Ecolo Sarah Schlitz travaille actuellement, avec les ministres de la Justice et de l’Intérieur, à la modification du caractère irrévocable du changement de genre et à l’invisibilité du marqueur de genre sur la carte d’identité. 

Elle soutient par ailleurs l’initiative selon laquelle l’enregistrement officiel du genre ne devrait plus être lié au numéro de registre national.  

 

On va dans la bonne direction…

Les femmes: des droits et des libertés

Saviez-vous que la première journée nationale dédiée aux femmes a été célébrée le 28 février 1909 aux États-Unis ? et c’est en 1975 que l’Organisation des Nations Unies a commencé à célébrer la journée internationale des droits de la femme le 8 mars. Cette date est l’occasion de faire un bilan et de parler ouvertement de la place de la femme dans notre société.

Pourquoi cette journée est-elle importante ?

La tendance mondiale est, fort heureusement, à un accroissement des droits de la femme mais, force est de constater, que ce n’est pas encore le cas dans tous les pays. A titre d’exemple, en Afghanistan, les Talibans, au pouvoir depuis le retrait des troupes américaines, contraignent les femmes qui voyagent à plus de 45 miles (72 km) à être accompagnées par un membre proche de la famille, un homme…

Jadis, les femmes vivaient tel que dans le gynécée grec. Femmes au foyer, elles étaient au service quasi exclusif de l’homme et perçues comme nourricières. Après un laborieux parcours, les femmes se sont émancipées petit à petit pour trouver plus de liberté, de dignité, de droits et de respect.

 

Et en Belgique ? Le parcours des femmes en quelques dates

1880

L’ULB est la première université à ouvrir ses portes aux étudiantes.

1900

Les femmes mariées ont le droit d’obtenir un contrat de travail, d’encaisser leur propre salaire et d’ouvrir un compte épargne.

Avril 1920

Loi attribuant le droit de vote aux femmes au niveau communal.

Février 1921

Éligibilité des femmes.

27 août 1921

Droit d’exercer des fonctions exécutives au sein des collèges échevinaux.

27 mars 1948

La Belgique accorde le droit de vote aux femmes. Droit de vote qui sera utilisé la première fois lors des élections du 26 juin 1949.

1965

Marguerite De Riemaecker-Legot est la toute première femme à devenir ministre en Belgique.

1977

Antoinette Spaak obtient la présidence du FDF de 1977 à 1982, devenant ainsi la première femme belge présidente de parti. Elle sera ensuite élue députée européenne puis présidente du conseil de la communauté française.

Octobre 1982

Décision du Conseil des ministres de rendre obligatoire la mixité dans les réseaux scolaires

1990

L’interruption volontaire de grossesse est officiellement dépénalisée.

Octobre 2019

Sophie Wilmès est la première femme à devenir Première ministre.

2021

Laura Hidalgo devient présidente des JeunesMR

Il reste du chemin à parcourir …

D’après un rapport établi par l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes en 2021, l’écart salarial au niveau du salaire horaire s’élève à 9.2 % en défaveur des femmes. Cet écart représente 23.1 % si l’on prend en considération les salaires annuels.

Au 01 janvier 2020, sur 706 650 membres recensés dans les fédérations sportives reconnues par l’ADEPS en Fédération Wallonie Bruxelles, 219 221 sont des femmes, soit approximativement 31%.

A l’issue des élections de 2018, sur 262 communes wallonnes, seules 46 étaient dirigées par une femme, soit à peine 18%.

La place de la femme dans nos folklores issues de vieilles traditions pose également question.

 

Et au MR …

Un peu d’histoire…

C’est lors de son premier congrès d’après-guerre que le Parti libéral décide d’encourager par tous les moyens l’émancipation civile et politique de la femme. Lors des élections d’avril 1921, 31 femmes obtiennent leur élection sur des listes libérales. Par après, des figures féministes libérales ont été pionnières en la matière. Tout d’abord Madame Forestoise Jane Brigode qui, en février 1913, crée la Fédération belge pour le suffrage des femmes dont elle sera présidente. Echevine de Forest depuis 1921, elle militera avec conviction pour l’extension du droit de vote des femmes au niveau provincial avec à ses côtés la baronne Pol Boël (née Marthe de Kerchove de Denterghem) présidente de la Fédération nationale des femmes libérales créée en 1923. Après s’être toutes deux penchées sur la rédaction du programme féminin du Parti libéral, l’avocate Georgette Ciselet propose moultes revendications en matière électorale, l’accord quasi immédiat du suffrage au niveau provincial et par après au niveau des chambres. En 1935, le Conseil national du Parti libéral annonce sa volonté de voir octroyer aux femmes belges l’intégralité de leurs droits politiques. En juillet 1937, Jane Brigode est désignée pour exercer l’une des trois vice-présidences du parti. Pendant la seconde guerre mondiale, elle sera, de manière intérimaire, la première femme à présider un parti. En 1946, Georgette Ciselet est désignée pour un mandat de sénateur coopté.

En guise de conclusion

Nous pouvons espérer qu’une femme née en 2022 sera libre comme le vent et pourra décider de ses choix sans subir une quelconque inégalité… Les acquis des dernières décennies sont encore fragiles et doivent continuer à être renforcés avec ténacité…

Alors, homme que vous êtes, sachez que, comme le dit si bien « Cookie Dingler » dans sa chanson : « Etre une femme libérée tu sais c’est pas si facile… »

 

Sources: 

https://sosoir.lesoir.be/zoom-sur-5-avancees-majeures-des-droits-des-femmes-dans-la-societe

https://www.amnesty.fr/focus/8-mars-journee-internationale-des-femmes

https://www.google.com/search?client=avast-a-1&q=droit+de+la+femme+en+afghanistan&oq=droit+de+la+femme+en+afghanistan&aqs=avast..69i57j0l3.6325j0j7&ie=UTF-8

https://parismatch.be/actualites/societe/379030/10-dates-cles-de-la-lutte-pour-les-droits-des-femmes-en-belgique

https://www.lesoir.be/184981/article/2018-10-17/communales-2018-peine-18-de-femmes-bourgmestres-en-wallonie

https://emploi.belgique.be/fr/themes/egalite-et-non-discrimination/egalite-femmes-hommes-lecart-salarial

https://www.maisonlosseau.be/event/debat-femmes-folklore-traditions/

https://igvm-iefh.belgium.be/sites/default/files/136_-_rapport_ecart_salarial_2021_0.pdf

 

Statistiques issues du centre Jean Gol, info reçue par email le 09 février 2022.

Livre « Liberté et progrès », les 175 ans du parti libéral en Belgique, page 117

 

Liridon, Merveille et l’avenir de l’Europe

En 2022, l’Union européenne a 30 ans.

C’était le 7 février 1992 à Maastricht, douze pays[1] se mettaient d’accord sur le traité fondateur de l’Union Européenne.

Depuis, l’UE a beaucoup changé et fait l’objet aujourd’hui de beaucoup de critiques voire de certaines divergences en son sein.

 

Alors, le 9 mai 2021 à l’initiative du Parlement européen, de la Commission européenne et du Conseil de l’UE, la Conférence sur l’avenir de l’Europe a été lancée. À travers cette conférence, ces trois institutions souhaitent donner la possibilité aux citoyens européens de s’exprimer et d’échanger sur différentes thématiques pour repenser le vieux continent.

À cette fin, une plateforme web multilingue a été mise en ligne et des événements ont été organisés à travers l’Europe sur le plan européen, national, régional et parfois même local. Cet exercice de démocratie participative a pour objectif d’amener des contributions citoyennes aux réflexions des institutions européennes et devrait parvenir à des conclusions à la fin du printemps 2022. Les trois organes institutionnels se sont engagés à donner suite, dans la mesure de leurs compétences, aux recommandations formulées lors des différentes sessions.

 

Depuis le lancement en mai 2021, 5.993 événements ont été organisés en présentiel et en virtuel partout sur le vieux continent, et au total ce sont plus de 500.000 européens qui ont amenés leurs contributions. Tous pays confondus, la plateforme a reçu un peu plus de 16.000 idées.

 

Dans ce sens, deux JeunesMR, Merveille Siassia 30 ans, conseiller communal MR-IC de La Louvière, et Liridon Demiri, originaire de Evere et étudiant en droit âgé de 19 ans, ont participés à des sessions de discussions organisées dans le cadre de cette grande réflexion sur l’avenir de l’Europe, l’un au sein du Parlement wallon, et le second auprès du Parlement bruxellois. À la suite de ces événements, le PiccoloMag a recueilli leurs expériences.



[1] Belgique, Allemagne, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Danemark, Irlande, Royaume-Uni, Grèce, Espagne, Portugal

L’hackathon du Parlement wallon

 

Merveille Siassia a participé à l’Hackathon du Parlement wallon les 20 et 21 novembre derniers, qui regroupait vingt-six citoyens originaires de Wallonie âgés entre 22 et 36 ans.

Les participants se sont répartis en six équipes pour créer et défendre un projet autour de deux thématiques : le premier thème était l’impact des modes de vies sains et du changement climatique sur la qualité de la vie en Europe, le deuxième concernait les barrières à l’emploi des jeunes en Europe. Cinq intervenants spécialisés ont accompagné les discussions, et ont aussi participé en tant que jury pour désigner les deux projets les plus convaincants.

Les différents projets ont été défendus à l’assemblée du Parlement wallon par un rapporteur désigné dans chaque groupe, Merveille a défendu son projet relatif aux barrières à l’emploi chez les jeunes européens. 

 

Les deux projets retenus ont été déposés sur la plateforme numérique de la Conférence, et les données récoltées seront utilisées par les organes institutionnels de l’UE pour repenser l’avenir de l’Europe.

Le compte rendu de l’hackathon est disponible sur le site du Parlement wallon

 

Le Panel citoyen du Parlement bruxellois

 

À l’occasion de cette même Conférence sur l’avenir de l’Europe, Liridon Demiri a participé du 5 au 6 février 2022 au Panel citoyen organisé par le Parlement bruxellois avec 40 jeunes bruxelloises et bruxellois entre 18 et 30 ans sélectionnés parmi 750 inscrits.

Les participants ont déterminé les sujets de discussions suivants : le fonctionnement des institutions européennes, la participation citoyenne, y compris le droit de vote, l’identité européenne, la problématique de l’information et de l’éducation

 

Après une présentation des thèmes et des enjeux par des experts, les participants se sont réunis en cinq groupes, et devait choisir deux sujets sur lesquels mettre en commun leurs idées et développer des recommandations à défendre au sein de l’hémicycle en présence des autres participants, des médiateurs, et de Rachid Madrane (PS), président du Parlement de la région bruxelloise.

Chaque groupe a nommé un rapporteur pour présenter les recommandations et Liridon était le rapporteur de son groupe sur la problématique de l’éducation.

 

Les recommandations ont été adoptées comme lors d’une séance plénière classique, après la présentation des textes, il était possible de débattre et d’émettre des amendements, suivi du vote. Sur 40 recommandations émises, 38 ont été adoptées.

Elles ont également été transmises via la plateforme numérique et serviront aux institutions de l’UE pour repenser son avenir.  

 

D’après Liridon, les discussions portant sur le renforcement de l’histoire nationale ont été les plus animées, certains argumentant la nécessité de mieux connaître l’histoire, alors que d’autres craignant que cela ne renforce des idées de mouvance identitaire.

Par contre, l’idée d’une semaine européenne consacré aux Etats-membres à remporter une nette adhésion.

 

Le compte rendu du Panel citoyen est disponible sur le site du Parlement bruxellois.

 

Pourquoi avoir participé à ces évènements, et recommanderiez à d’autres jeunes d’y participer ?

 

Tous les deux sont convaincus qu’une Europe forte, unie et solidaire est nécessaire tant sur le plan économique et social pour ses citoyens, que sur la scène internationale pour faire face aux autres grandes puissances. 

 

Pour Liridon, prendre la parole est essentiel dans une démocratie et pouvoir participer à des ateliers de réflexion permet de faire entendre sa voix, et écouter les idées des autres. Participer c’est aussi s’impliquer dans son avenir, souligne-t-il.

Ces évènements sont un échange d’idées, une collaboration entre différents individus pas forcément d’accord et qui en même temps parviennent à un résultat.

 

Quant à Merveille, ces débats sont l’opportunité de pouvoir exprimer ses opinions, confronter ses idées à d’autres, mais aussi apprendre à écouter les idées d’autres personnes. C’est un échange de point de vue qui nourrit la pensée, et qui, dans ce cas, alimente la réflexion sur le développement de la société européenne.

 

En tant que jeunes, quelle serait pour vous l’Europe du futur idéale ?

 

Tous les deux souhaitent une Europe plus proche de ses citoyens, que ces derniers soient mieux informés des projets et politiques menés à l’échelle européenne. Que les européens soient plus souvent sollicités pour exprimer leurs avis et faire avancer l’UE ensemble.

Ils estiment qu’il serait nécessaire d’harmoniser certaines actions pour une meilleure cohésion sociale et économique dans l’espace européen, mais aussi pour être plus compétitif sur la scène internationale, et retravailler l’industrie européenne afin de ne pas avoir à se tourner vers l’extérieur face à des situations difficiles.

Selon eux, l’Europe idéale serait une Europe forte d’idées, de culture, de politiques communes et qui se place sur l’échiquier mondial en prenant position ensemble.

 

 

Sources :

 

Interview du 12 février avec Liridon Demiri et Merveille Siassia

https://www.parlement-wallonie.be/wp-content/uploads/2021/12/20211121_Hackathon.pdf

https://www.lalibre.be/international/europe/2022/02/06/parlement-bruxellois-quarante-jeunes-gens-ont-pris-part-a-un-panel-citoyen-consacre-a-lavenir-de-leurope-ZNLSQSOM4BC25DFPCWMAJAHM4E/

https://futureu.europa.eu/?locale=fr

https://futureu.europa.eu/pages/about

https://www.touteleurope.eu/fonctionnement-de-l-ue/qu-est-ce-que-la-conference-sur-l-avenir-de-l-europe/

https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/conference-on-the-future-of-europe/