Un parlement jeunesse ?

Récemment, la  25e édition du Parlement Jeunesse a eu lieu. Cet événement a rassemblé 120 jeunes au sein du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le Parlement Jeunesse réunit chaque année, depuis 25 ans, des jeunes âgés de 17 à 26 ans. Ceux-ci proviennent de tous les horizons et sont issus de toutes les classes sociales. Ces jeunes prennent part à une simulation parlementaire en tant que député d’un pays fictif : la Péjigonie. Pendant une semaine, des débats sont organisés à propos de projets de décrets fictifs proposés par des membres du Parlement Jeunesse. Ces membres jouent le rôle de ministres. À l’occasion de cette édition, nous avons pu interroger la présidente du Parlement Jeunesse, Delara Pouya. Nous la remercions d’avoir accepté de répondre à nos questions.


 

 Pourriez-vous vous présenter ?

 

Je m’appelle Delara Pouya, je suis présidente du Parlement Jeunesse depuis 2 ans. Accessoirement, je travaille avec Nathalie Gilson à la chambre des représentants. Je suis aussi étudiante et je fais un deuxième master en science politique.


 

Quel est le but du Parlement Jeunesse ?

 

Le but est d’éduquer et d’initier les jeunes à la citoyenneté et à la démocratie. La stratégie du Parlement Jeunesse, pour atteindre cet objectif, est d’organiser une fois par an, pendant une semaine, une simulation parlementaire au sein du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. À cette occasion, 120 jeunes se réunissent dont 80 qui prendront une place de député. Ils débattront et voteront des décrets. Depuis 5 ans, nous avons mis en place un « pôle presse » pour reproduire l’écosystème démocratique. En plus des députés, une dizaine de jeunes tient le rôle de journaliste. Tous les jours, ils réalisent un journal.



Votre rôle en tant que présidente ?

 

Je suis la présidente de l’ASBL (conseil d’administration). La présidence est assurée par un membre du conseil d’administration. Traditionnellement, c’est le/la président(e) du conseil qui prend le rôle de président(e) de l’assemblée. De ce fait, je suis la présidente du parlement.

Mon rôle est de répartir le temps de parole, de surveiller les débats et voir si le règlement est respecté.



Quelle expérience cela vous a-t-il apporté ?

 

Au-delà de l’aspect connaissance sur le fonctionnement parlementaire, c’est la difficulté d’être parlementaire. Ça apporte une certaine empathie par rapport au système parlementaire. J’ai beaucoup appris sur l’argumentation, la prise de parole en public et le travail d’équipe (en tant que présidente). Surtout, les rencontres.



Pensez-vous que nous pourrions faire plus d’efforts pour intéresser et sensibiliser les jeunes à la politique ?

 

La promotion des ASBL comme la nôtre est toujours bien. La participation des jeunes en politique est un débat depuis ces dernières années mais je ne pense pas que les jeunes soient désintéressés par la politique. Statistiquement, on voit une augmentation dans les inscriptions pour le Parlement Jeunesse. Pourtant, on remarque aussi que la plupart des participants sont des étudiants. Je pense qu’il faudrait faire plus d’efforts pour les jeunes issus de milieux défavorisés. 



Vous êtes une militante féministe et rédactrice chez « les impactantes » (un média qui lutte contre les stéréotypes chez les femmes), que pourriez-vous dire des jeunes femmes en politique ? Sont-elles suffisamment présentes et représentées, devrions-nous faire plus d’efforts ?

 

Avec l’expérience que j’ai eu au Parlement Jeunesse, j’ai remarqué que ce sont les femmes qui prennent plus souvent la parole et qui sont plus à l’aise. Quand une d’entre-elle prend la parole, ça motive les autres. C’est un bon indicateur. D’ailleurs, au niveau des inscriptions au Parlement Jeunesse, il y a pratiquement une parité 50-50 hommes et femmes. Je pense que les jeunes femmes ont besoin de modèles en politique, comme Sophie Wilmès. Mais le problème, c’est de pouvoir s’imposer.

 


Une dernière chose ?

 

Cette année, au Parlement Jeunesse, on avait des projets de décrets clivants comme sur l’euthanasie ou le sujet du colonialisme dans la scolarité. On pensait que cela serait compliqué mais tout s’est bien passé. J’ai compris que si on encadrait correctement le débat de société et qu’on donne tous les éléments de compréhension, la jeunesse sait s’accorder sur certaines positions. Ce qui est très enrichissant.



 

Sources :

 

https://www.parlementjeunesse.be/simulation-parlementaire/

 

https://www.parlementjeunesse.be/wp-content/uploads/2019/05/Information-du-partenaire-2019-2.pdf

 

https://www.parlementjeunesse.be

 

La nouvelle Drôle de guerre

blue and yellow striped country flag
green trees under white clouds and blue sky during daytime

24 février 2022, 4h. Vladimir Poutine déclare désormais ouvertement son intention d’intenter à la souveraineté nationale de l’Ukraine en affichant sa volonté de, nous citons, « dénazifier l’Ukraine». Hasard ou non du calendrier, c’est un 24 février 1812 qu’a eu lieu la signature d’une convention militaire franco-prussienne dans laquelle la Prusse accorde à l’Armée impériale française des facilités d’approvisionnement et de stationnement pour la campagne de Russie de Napoléon. C’est aussi un 24 février 1920 que le parti nazi est officiellement créé.

Revenons un instant sur le terme “dénazifier“. Ce furent déjà les nazis qui, dans l’histoire, ont essayé d’inclure en un seul empire l’ensemble des populations germanophones d’Europe, dans le but d’augmenter leur Lebensraum vers d’autres territoires idéologiquement antagonistes une fois les Allemands réunifiés sous la bannière de la svastika. Ce fut donc en premier lieu l’Anschluss de l’Autriche puis l’annexion des Sudètes tchécoslovaques en 1938, avant le dépeçage de la Pologne et le début de la Seconde Guerre mondiale.

Stefan Zweig disait à l’époque : « rien n’a plus aveuglé les allemands que l’orgueil de leur propre culture ». C’est en partie l’orgueil des Allemands après la Première Guerre mondiale et le poids du Traité de Versailles qui les ont poussés à suivre les velléités belligérantes des nazis.

Depuis lors, L’URSS (et toujours la Russie aujourd’hui), alors victorieuse de cette guerre en compagnie des Alliés, célèbrera désormais le 9 mai, le lendemain de la capitulation allemande, en tant que “Jour de la Victoire” de la Grande Guerre patriotique face aux Nazis.

Comparaison n’est pas raison, mais la ressemblance est troublante : l’URSS a fait de la Russie un pays conquérant, propagateur d’une révolution émulatrice face au capitalisme. La chute de cette Union a plongé le pays dans la crise sous toutes ses formes. 35 ans après la Perestroïka, ce n’est que par orgueil que la Russie préfère désormais les bruits de bottes à la neuvième symphonie de Beethoven. Militairement, c’est simple : Vladimir Poutine tente d’augmenter sa profondeur stratégique en englobant les populations russophones dans sa sphère d’influence militaire; La Blitzkrieg de l’armée russe pour démilitariser l’Ukraine fut destinée à l’affaiblir en un temps record avant que les efforts politiques et diplomatiques des puissances occidentales ne parviennent à faire entendre raison à la Russie. Fort heureusement, la guerre-éclair a échoué. Puisse la raspoutitsa arrêter Poutine tout comme elle freina Paulus.

Le polémologue allemand Von Clausewitz disait avant la Première Guerre mondiale : « la guerre n’est que l’extension de la politique par d’autres moyens ». Traduction : la guerre survient lorsque le politique et la diplomatie ont échoué. A court terme, en guise de soutien à l’Ukraine, ce n’est pas seulement en publiant des stories, des décors Facebook, des appels aux sanctions,… que l’armée russe reculera. Vladimir Poutine s’en moque. S’indigner, c’est bien. Agir, c’est mieux.

Alors que faire ? Soutenir la société civile ukrainienne est un premier pas. A plus long terme, soutenir la société civile russe est un deuxième pas, à l’image de cette journaliste ayant interrompu le JT le plus regardé de Russie.  Ceux qui ont porté Vladimir Poutine au pouvoir en sont désormais prisonniers. Et tant qu’il sera au pouvoir, la population russe se radicalisera à son service, au détriment de la paix.

Si l’on comparait les relations internationales à une partie d’échecs à plus de deux adversaires sans possibilité d’en mater un, on ne pourrait défendre ses intérêts qu’en s’assurant d’alliances fiables et en se protégeant des effets dévastateurs et globaux d’un coup de maître. 30 ans plus tard, le vœu pieux des Scorpions dans « Wind of change » est détruit. La guerre froide n’a pas anéanti la Russie. Francis Fukuyama n’avait peut-être pas raison lorsqu’il déclarait en 1991 que “la fin de l’histoire a été atteinte par la victoire du libéralisme sur toute autre forme de pouvoir“. La démocratie ne saurait être que libérale, et libre. Mais sans doute est-elle trop lourde à assumer pour certains.

En conclusion, les jeunes libéraux entendent se faire entendre de la sorte : politiquement, la situation en Ukraine pose à tout le moins la question de la dépendance des sociétés démocratiques au bon vouloir des sociétés autocratiques, dictatoriales et dont l’idéologie politique se situe aux antipodes des valeurs occidentales et des droits de l’homme. La liste est longue : Russie, Chine, pays exportateurs de pétrole, etc.

Il suffit de constater l’augmentation des prix de l’énergie, de l’énergie fossile en particulier, pour se rendre compte qu’orienter la conduite de la vie politique des démocraties occidentales dans le but de prévenir les dégâts collatéraux d’une crise politique à 3000 km de nos frontières passe par l’indépendance politique, militaire, sécuritaire, sociétale et environnementale vis-à-vis des autocraties. Il n’est pas seulement question de défendre notre mode de vie ou de lutter contre la volatilité des factures. Cela permet de sauver des vies. Et de manière bien plus importante que la politique, la vie est la seule valeur qui devrait être respectée par les gouvernements du monde entier.

Alors, la Covid ?

person in white jacket wearing blue goggles

Il y a plus de 2 ans, en février 2020, le virus de la Covid-19 commençait à se répandre sur notre hémisphère. L’Europe commença alors à se paralyser peu à peu, les libertés à se restreindre et le monde à faire face à une crise sanitaire inconnue de tous. Ce virus a plongé l’être humain dans l’inexplicable, à tel point que même les acteurs du monde médical et politique ne savaient plus quelles mesures prendre.

Afin d’un peu comprendre les retombées de ce virus, la déléguée Santé, Laetitia Tursugian, ainsi que le Rédacteur en chef du PiccoloMag, Gauthier Jacques, ont mené des entretiens avec quelques acteurs du monde médical, indispensables dans la gestion de cette crise, comme Yves Coppieters, Marc Van Ranst et un médecin généraliste mais aussi un antivax afin d’avoir divers points de vue sur la gestion de cette crise majeure.

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Dans l’inconnue

 

Dès le début de la crise, le monde médical et pharmaceutique se sont lancés dans la course aux vaccins pour mettre rapidement fin à cette pandémie et favoriser le retour à la normale. Quelques mois plus tard, cette recherche acharnée a permis de mettre en place quelques vaccins dont les plus connus comme Pfizer, Moderna et plus tard Johnson & Johnson.

Cependant, plusieurs questions de la population restaient sans réponse ou dans le flou, et se rajoutait à cette situation des mesures changeantes. La population a commencé à se perdre et ne plus savoir où se caser, certains ont remis en cause le vaccin et les mesures, d’autres les ont directement respectés. Pour comprendre cette remise en cause, nous avons décidé d’interviewer un antivax. Ce dernier nous a expliqué que la source du refus de se faire vacciner vient, tout d’abord, du flou qui existe autour de ces vaccins et non pas de la vitesse à laquelle elle a été mise en place. Ensuite, il nous explique aussi que lui du mal, en temps normal, à prendre des médicaments mais alors se faire vacciner et se faire injecter une substance étrangère dans le corps n’est pas concevable alors que son corps pourrait peut-être y faire face, seul, même si cela prendrait quelques jours en plus. De plus, notre antivax nous a aussi confié que le fait qu’il avait déjà eu la Covid et qu’il s’en était remis était une autre raison de sa réticence. Cependant, pour Yves Coppieters et Marc Van Ranst, nous avions le recul nécessaire étant donné que ces vaccins ont été testés sur plus de 5 milliards de personnes. 

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Le monde politique et la crise sanitaire

 

 

Une autre raison à la non-vaccination selon notre antivax, c’est le sentiment de politisation et de médiatisation très présente de cette crise sanitaire et du vaccin. Néanmoins, pour Yves Coppieters, il est tout à fait normal qu’il y’ait cette politisation car c’est une crise de la santé publique gérée en termes de pratiques médicales et de recherches par des scientifiques médicaux, de la santé publique, des épidémiologiques, etc. C’est bien une crise pluridisciplinaire et les scientifiques sont là pour documenter les faits et les politiques pour prendre des décisions dans une vision un peu systémique et globale de la société. Et c’est bien sûre logique que ces décisions ne soient pas un parallélisme complet des scientifiques parce que ces-derniers ne sont pas politiciens. Ce ne sont pas eux qui élaborent les politiques publiques, ce sont les politiciens. Eux ne sont là que pour donner des arguments, conseiller les politiques et voir même critiquer s’ils ne sont pas d’accord. C’est donc tout à fait logique qu’il y ait une politisation de la crise sanitaire. Cependant, cette politisation part dans des travers lorsqu’une obligation s’en suit comme l’imposition du vaccin ou du Pass vaccinal en France. Ce sont des mesures qui ne sont pas proportionnelles à la situation. Dans ce cas, on serait dans une « politisation excessive » de la crise sanitaire. Yves Coppieters nous explique aussi que lors de sa participation à la Commission Fédérale de la crise Covid pendant la première vague du Covid au sujet de la gestion de la deuxième vague, que malgré la diversité des partis et des députés, il y avait une homogénéité dans l’analyse des choses, dans la réflexion, peut-être pas tout à fait dans la conclusion parce que pas tout le monde n’a validé les conclusions, mais il y avait une homogénéité. Il y avait donc tant de positions politiques différentes mais sans politisation extrême de la situation.

Cette gestion de la Covid-19 a donc été très compliquée; nos politiques et scientifiques ont dû prendre des décisions qui, parfois, ont eu de très lourdes conséquences tant pour les jeunes que pour les plus âgés. En effet, les résidents des maisons de repos ont aussi beaucoup souffert de cette situation. Le médecin généraliste que nous avons interviewé nous a expliqué que dans la maison de repos où elle travaille, il y a énormément de déments à qui il a été vraiment difficile d’expliquer la situation, pourquoi leurs familles ne savent pas venir les voir, qu’ils doivent rester confinés, etc. Certains patients sont décédés d’un syndrome de glissement précipité par l’isolement ressenti. 20 à 30% de la population de ces maisons a aussi été décimé par la Covid bien avant que la vaccination apparaisse. Selon elle, la fermeture des maisons de repos n’était pas une mauvaise chose, c’était le moindre mal même si cela a aussi eu des conséquences importantes dû à l’isolement. Hormis les jeunes et les personnes âgées, le monde médical a aussi souffert de cette crise. Les médecins généralistes ont été mis mal à l’aise par la fermeture de leurs cabinets et la fin de leurs consultations mais c’était un mal nécessaire pour protéger la première ligne et le personnel soignants. Au départ, ces derniers n’avaient pas de masques de protection pour aller au contact des gens, c’était une situation stressante énorme. Mais le monde médical a dû s’adapter tant bien que mal.

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Obligations & Sanctions

 

 

L’obligation vaccinale a longtemps été un sujet qui fâche et créée des tensions comme la volonté d’imposer la vaccination pour le secteur du soin de santé avec possibilité de sanction en cas de refus. Afin de mieux comprendre l’utilité de ce système, nous avons décidé de poser la question aux experts ainsi qu’à notre médecin généraliste. Pour Yves Coppieters, il est absurde d’imposer cela car ça serait « se tirer une balle dans le pied » car nous sommes dans un système de santé affaibli en termes de ressources humaines par la crise mais aussi par les politiques publiques qui ont été menées intérieurement. De plus, dans ces hésitants vaccinaux (qui ne sont pas très nombreux 10-15% et qui varie d’un établissement à un autre), il y a des profils variés de gens qui ne veulent pas se faire vacciner. Est-ce qu’on serait prêt à affaiblir le système de santé en supprimant cette catégorie de personnel capital dans les soins de santé car ce sont eux qui font tourner l’hygiène, qui font les petites tâches journalières auprès des patients, qui assurent les repas, etc. La seule question qui pourrait se poser, c’est au niveau éthique car ces personnes se sont engagées dans les soins de santé et ils savent très bien qu’ils sont en contact avec des personnes fragiles. Mais sur un plan purement de gestion de la crise, cela ne changera strictement rien si ce n’est l’affaiblissement du système de santé et la diminution de la qualité de soin.

Quant à Marc Van Ranst, il est mitigé car toutes les mesures nécessaires pour protéger les patients doivent être prises mais il faut tout de même nuancer. Pour lui, les personnes faisant partie du domaine administratif et donc qui n’ont pas de contact direct avec les patients ne doivent pas se faire vacciner. Pour toutes autres personnes, l’obligation vaccinale doit être en vigueur. S’ils choisissent de ne pas se faire vacciner, c’est un choix mais choisir c’est renoncer, comme dit le proverbe.

Du point de vue de notre médecin généraliste, le plus important, c’est de « convaincre sans contraindre » car quand les gens sont forcés, ils ont tendance à se rebeller et à vouloir à tout prix éviter d’être forcé. Ce qui est le plus dur selon elle, c’est de leur communiquer une information de qualité car durant ces deux ans de crise, tant d’informations ont circulé, que ce soit à travers les réseaux ou à la télévision, les informations de qualités ont été difficiles d’accès. Même le personnel soignant a du mal à savoir où chercher la bonne information et surtout scientifiquement pertinentes.

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Quid de la vaccination infantile ?

 

Autre point resté dans le flou, c’est la vaccination des enfants. Pour le médecin généraliste aucune donnée scientifique ne confirme son efficacité. Pour Yves Coppieters, la vaccination des enfants n’est pas utile pour 3 raisons : 

 

(1) les enfants ne font pas de formes graves;

 

(2) si les enfants habitent dans une famille constituée de personnes fragiles, dans la logique des choses, ces personnes devraient être vaccinées et prendre leurs mesures de précaution;

 

(3) le schéma vaccinal des enfants n’est pas connu car il n’y a qu’un seul vaccin qui est le Pfizer pédiatrique et commencer une campagne de vaccination avec un seul vaccin est mauvais. Même si ce vaccin n’a pas des effets secondaires catastrophiques, nous n’avons pas le recul sur le long terme et on ne connaît pas le nombre de dose à administrer. 

 

Contrairement à Yves Coppieters, Marc Van Ranst soutient l’idée que la vaccination des enfants n’est pas quelque chose de mal car cela éviterait de tomber dans le cercle vicieux de la contamination des enfants à l’école qui le ramène à la maison et contamine sa famille. Il ajoute que la vaccination infantile n’est pas un phénomène rare puisque la majeure partie des vaccins est administrées très tôt ! Rien de neuf, donc !

 

En somme, cette étape de la vie restera à jamais gravée dans nos mémoires et dans l’Histoire. Une crise tant sanitaire que psychologique dû à ses retombées, a touché le monde entier. Nous espérons que cette crise restera désormais derrière nous et ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

 

La parole au MR international


 

Il y a quelques semaines, le Piccolomag a rencontré Julie, vice-présidente de MR international, pour une petite discussion « actualités ».

 

Que penses-tu de la crise ukrainienne ?

 

Je pense que ça nous montre bien qu’en Europe nous devons retrouver une certaine souveraineté ! Poutine est persuadé que son projet [annexion de l’Ukraine] est un projet d’avenir mais nous, citoyens européens, nous ne devons pas dépendre d’autres pays ! Nous devons tirer les conséquences des crises qui désormais se succèdent pour retrouver une souveraineté non seulement médicale (cf. les masques, les autotests confectionnés en Chine durant la pandémie) mais également énergétique et alimentaire !

 

Que penses-tu du « politiquement correct » ?

 

Cette bien-pensance actuelle nous réduit et nous condamne ! De nos jours, on ne peut plus rien dire et je dirais même plus… on n’ose plus rien dire par crainte de choquer ou par crainte d’être critiqué ! Tu sais mon fils a subi les conséquences de ce politiquement correct. Un jour sa professeure parlait des différents genres et mon enfant ne comprenait pas pourquoi on avait trois choix possibles à savoir : homme, femme et autre. Il a dix ans ! la professeure lui a demandé pourquoi il ne comprenait pas. Mon enfant a répondu que normalement on est homme ou femme, mais autre ne veut rien dire ! Elle lui a rétorqué qu’avec une mentalité pareille, on comprenait pourquoi certains avait légitimé le génocide juif perpétré par Hitler. Et le pire, c’est que nous, parents, nous avons été convoqués par la directrice de l’établissement pour, je cite, « comportement déplacé ». Ce que raconte cette malheureuse anecdote est que le politiquement correct dévore (pour emprunter ce terme à Élisabeth Badinter) nos idées, notre histoire, notre culture mais également nos relations aux autres. Le respect envers autrui est primordial et la liberté de penser, d’agir et de s’exprimer doit être respecté dans les deux sens.

 

Quand on parle du politiquement correct, certains y incorporent le féminisme ? Ton avis ?

 

Alors, je suis féministe. Personne ne peut remettre ça en question. Mais… il faut qu’on se le dise, le féminisme radical et absurde nous plongera dans une société manichéenne et ne résoudra pas les problèmes de fonds. J’entends par là que l’écriture inclusive – qui rend un texte illisible –, l’écriture non-binaire ou non genrée – qui rend le texte incompréhensible – et bien tout ça ne réduira pas l’écart salarial, ne résoudra pas l’insécurité en rue quand nos filles rentrent de soirées, et j’en passe !

 

Est-ce que tu es fière d’être libérale ?

 

Bien évidemment ! Là non plus la question ne se pose pas ! Cependant, de nos jours, quand tu dis que tu es libéral tu es directement catégorisé comme une personne bourgeoise et riche ! Mais enfin, si on travaille c’est pour vivre et se faire plaisir donc je fais encore ce qu’il me plait avec le reste de mon argent non ?  Aujourd’hui notre société bichonne celles et ceux qui ne travaillent pas et en contrepartie blâme celles et ceux qui réussissent, qui prennent des risques et qui créent de l’emploi autour d’eux ! C’est le monde à l’envers ! Pourquoi en vouloir aux gens qui bossent ?

 

Bref, je pense qu’on a beaucoup de travail à faire pour lutter contre les inégalités, les problèmes sociétaux, les bafouages de nos valeurs libérales mais que nous ne prenons pas la bonne direction ! C’est regrettable !

 

 

Le Bitcoin a le vent en poupe !

gold and black round coin
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La folle ascension du bitcoin

Année après année, cette cryptomonnaie est en train de défrayer les chroniques. Son cours et par conséquent sa capitalisation boursière a littéralement explosé, voyez plutôt : lors de sa création 50 btc étaient émis par bloc de 10minutes, soit 7200 bitcoins par jour. Entre le 03 janvier 2009 (date de la création du 1er bloc) et le 12 janvier 2009 (date de la première transaction bitcoin) se sont écoulés 9 jours. Durant ces 9 jours 7200 bitcoins multipliés 9, soit 64 800 bitcoins ont été créés à un prix avoisinant les 0.01 euros, soit une capitalisation boursière approximative de 648 euros. Presque 13 ans après sa création, le bitcoin atteint une capitalisation boursière de 955 105 685 336 euros le plaçant bien confortablement dans le top 10 des capitalisations boursières mondiales. La taille de sa blockchain dépasse les 370GB, plus de 79 millions de wallets (portefeuilles numériques où sont stockés les bitcoins) ont été créés, son prix a flirté avec les 60 000 euros en 2021. Le nombre de sociétés privées ayant investi dans le bitcoin augmente sans cesse. On peut entre autres citer Microstrategy et Tesla qui sont actuellement les exemples les plus criants.

Un moyen de paiement…

Le bitcoin est une monnaie cryptographique qui n’est pas émise pas une banque centrale et qui permet d’effectuer des transactions sans passer par une banque. La première transaction bitcoin a eu lieu le 12 janvier 2009 entre Satoshi Nakamoto et Hal Finney. Elle est inscrite dans le bloc 170 et son montant est de 10 BTC. Le premier échange physique contre du bitcoin connu a été réalisé le 22 mai 2010 quand le développeur Laszlo Hanyecz écrit sur le forum spécialisé bitcoin talk qu’il désire recevoir deux pizzas contre lesquelles il donnera 10 000 bitcoins. Quatre jours plus tard, un Britannique accepte de livrer deux pizzas en échange de 10 000 bitcoins. (au cours d’aujourd’hui 10000 bitcoins équivalent à environ 400 millions d’euros). Depuis, dans la communauté bitcoin, le 22 mai de chaque année porte le nom de « Pizza day ». En 2021, plus de 26 000 distributeurs de Bitcoin existent à travers le monde ; le réseau bitcoin représente plus ou moins 300 000 transactions par jour ; des sociétés du monde entier d’envergure acceptent des paiements en bitcoin comme : Paypal, Amazon, Décathlon, Footlocker, Coca-cola, Microsoft, Apple,…Twitter accepte lui les dons en bitcoin. Via MasterCard, Paypal et Visa, le bitcoin devient accessible comme moyen de paiement de tous les jours. Grâce à des cartes de paiement spécifiques, dépenser ses bitcoins dans des achats quotidiens devient possible. Cerise sur le gâteau, des cashback ou d’autres avantages sont parfois à la clé.

L’adhésion croissante

Outre le nombre de particuliers investissant dans le bitcoin en perpétuelle augmentation depuis sa création, des acteurs d’envergures investissent maintenant dans la première cryptomonnaie du monde. Des sociétés privées tels que Tesla, Microstrategy, Square,…investissent leurs liquidités dans le btc. Des pays comme le Salvador investissent directement dans l’achat de bitcoins et son président « Nayib Bukele » vient même d’annoncer son ambition de créer une « bitcoin city ». En novembre 2021, le maire démocrate de New york, Aric Adams, fraichement élu, a fait récemment la promotion d’une nouvelle cryptomonnaie, le « Newyorkcitycoin », reposant sur la blockchain réputée inviolable du bitcoin. On est en mesure de se demander si dans un avenir proche, des états, des villes ne vont pas continuer à investir dans le bitcoin. Le Bitcoin serait-il en train de se faire une place de premier choix auprès des états ?

La volatilité du bitcoin et sa sécurisation

Au vu de sa folle ascension et de sa relative jeunesse, le bitcoin est encore assez logiquement très volatil. Nous pouvons raisonnablement penser que si sa capitalisation et sa liquidité continuent à croître, la volatilité, a contrario continuera de se réduire. Comme pour l’investissement boursier, la vision à long terme est le meilleur moyen de contrer la volatilité. Chez les Bitcoiners, le terme employé pour désigner ceux qui conservent longtemps leurs bitcoins est : les holders. Holder est donc un moyen de miser sur la technologie et de s’enlever l’épine du pied de surfer avec les vagues successives du prix. Par ses très nombreux calculs informatiques vérifiant perpétuellement l’exactitude des transactions le bitcoin est sécurisé. Seule une attaque des 51% permettrait à une personne ou un groupe de personnes de prendre le contrôle de bitcoin. Cette « attaque des 51% » serait contre-productive car le prix s’effondrerait automatiquement. Par conséquent, pourquoi prendre le contrôle d’un actif qui perdrait presque toute sa valeur ? Néanmoins, pour les investisseurs achetant du bitcoin, il faut s’assurer d’acheter ses bitcoins sur des plateformes réglementées, d’entreposer ses bitcoins sur des « cold wallet » comme sur une clé ledger, vérifier méticuleusement les adresses lors de l’exécution d’une transaction, ne jamais rendre accessible la « recovery phrase », protéger son ordinateur portable d’éventuel Hack par des antivirus performant, utiliser des méthodes de validation de transaction 2Fa, utiliser le multisig…

La croissance de la réglementation

Le régulateur ne cesse de croitre à propos du bitcoin. Certains pays, comme la Chine, décide même de le rendre illégal. Au vu des vertus libertariennes du bitcoin, ce n’est pas vraiment étonnant… L’économiste en chef du Fonds Monétaire international (FMI), Gita Gopinath, a déclaré publiquement que les cryptomonnaies devaient être réglementées et non interdites. Cela est particulièrement vrai pour les économies émergentes. A l’horizon 2023, la Commission européenne a pour objectif d’établir un cadre légal pour réguler les cryptomonnaies. Le Conseil européen a arrêté sa position récemment sur les deux propositions suivantes : MICA (Règlement sur les marchés des cryptoactifs) et le DORA (Règlement sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier) 

« En économie, l’usage de la force est un signe de faiblesse » alors, nous pouvons nous questionner au fait que si des états s’acharnent à tuer le bitcoin, n’est ce pas parce qu’ils en ont peur ?

Pour un développement économique des zones non bancarisées

Bitcoin permet à de nombreux humains situés dans des endroits du globe non-développés de pouvoir effectuer des échanges de valeur. Avec un simple smartphone et grâce notamment au Lightning network effectuer des transactions et envoyer ou recevoir des fonds de partout dans le monde est désormais possible. La liberté financière de ces individus est rendue possible grâce à Bitcoin. Pour ces régions du globe où la monnaie est souvent fragile, posséder du bitcoin est aussi signe de réserve de valeur et donc de protection de ses avoirs. Des pays comme le Salvador, le Nigéria, le Venezuela ont très bien compris cela et s’orientent à des vitesses diverses vers l’intégration du bitcoin dans leur pays.

La liberté financière grâce à bitcoin

La société humaine s’oriente de plus en plus vers une société sans cash. On est en droit de se poser la question qu’une société sans cash donnerait sans doute plus de pouvoir aux banques et moins de liberté financière aux citoyens. En réaction à cette évolution, des initiatives citoyennes naissent de toute part avec la création de monnaies locales complémentaires. Bitcoin, monnaie planétaire répond aux aspirations de nombreux humains à retrouver de la liberté financière et par conséquent de ne plus devoir passer par un tiers de confiance tel une banque.

Et en Belgique ?

Une toute nouvelle ASBL vient d’être créée dans le but de promouvoir la blockchain et les cryptoactifs. Bax Belgium a été lancée ce mercredi 15 décembre 2021 en présence du secrétaire d’état à la digitalisation, Mathieu Michel et souhaite apporter des connaissances et du soutien à toutes les entreprises belges qui le souhaitent et qui pourraient tirer profit de la technologie blockchain. Marc Toledo, co-fondateur de Bax Belgium et CFO de Bit4you (plateforme de transactions en cryptodevises) s’est exprimé à ce sujet : « nous souhaitons développer un dialogue avec les différents instances politiques et régulatoires du pays pour contribuer à stimuler les start-ups belges en créant un environnement propice à leur développement et à mettre en place un cadre réglementaire qui protège les consommateurs, notamment en matière de cryptoactifs. » Du côté des anecdotes, lors de l’annonce de la création de l’ASBL BAX Belgium, Mathieu Michel a annoncé avoir investi dans du bitcoin et a déclaré : « je suis un optimiste de nature. Je suis favorable à l’innovation et aux technologies. Grâce à celles-ci, nous pouvons construire un futur meilleur qu’aujourd’hui. La blockchain a un potentiel immense ».

 

Bitcoin, cosmopolite ?

Prenons maintenant de la hauteur et voyageons dans l’univers. L’être Humain, en quête de liberté, de ressources, de curiosité, de terres de secours et d’espace est indéniablement voué à conquérir l’univers, à commencer probablement par la planète Mars. Il devra donc trouver un moyen d’échanger de la valeur à travers les diverses planètes conquises ou à tout le moins entre les planètes, les vaisseaux spatiaux et la terre…Cette échange de valeur pourrait tout à fait se faire par le biais du bitcoin…Le moyen d’échange interplanétaire est peut-être déjà né, mais avant qu’il ne s’émancipe dans l’espace il devra continuer à faire ses preuves sur notre planète et conquérir une bonne proportion des presque 8 milliards d’habitants de la planète…En attendant, diverses sociétés comme SpaceChain, Blockstream et Cryptosat œuvrent à développer la sécurité de Bitcoin pour y offrir une validation de la blockchain, des portefeuilles multi-signatures et des fonctions de délai d’attente vérifiables dans l’espace. A titre d’exemple, en 2020 a eu lieu la première transaction multisignature à bord de la capsule de l’ISS par la société Spacechain. 0.01 bitcoin ont été envoyés sur deux adresses différentes. Bitcoin est alors devenu extra-terrestre. Dans la communauté Bitcoin, on entend souvent : « Bitcoin to the Moon » voulant dire que son prix va s’envoler très haut. Alors, que ce soit : « to space », « to Mars », « to the Moon », « to sky » or underground une chose est certaine c’est que le bitcoin continuera de faire parler de lui ces prochaines années…

Citation : « N’oubliez pas de regarder les étoiles et non pas à vos pieds. Essayez de comprendre ce que vous voyez et de vous interroger sur ce qui fait l’existence de l’univers » de Stephen Hawking.

Le travail, c’est la santé ?

Par Simon Liégeois 

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Ce dimanche 13 mars, en matinée, se déroulait un séminaire organisé par le Mouvement Réformateur au sein de l’IHECS, l’institut spécialisé en communication à Bruxelles. Pendant plusieurs heures, différents intervenants se sont exprimés autour d’une thématique qui nous concerne toutes et tous, et encore plus à l’heure actuelle, dans une période de transition telle que celle que nous connaissons : le travail !

 

Après le mot d’introduction du président, Georges-Louis Bouchez, nous avons pu, durant cette matinée, écouter les réflexions des intervenants présents :

        Denis Pennel, essayiste et directeur général de la World Employment Confederation

        Nicolas Bouzou, essayiste, éditorialiste et directeur d’études à l’Université Paris II Assas

        Rudy Aernoult, essayiste, professeur d’économie aux Universités de Gand et Nancy et Chief Economist à la Commission Européenne.

        Laurent Taskin, professeur en Management et Transformation du travail à l’Université Catholique de Louvain.

        Philippe Val, journaliste, essayiste, ex-directeur de France-Inter et ex-rédacteur en chef de Charlie-Hebdo

     Isabelle Choquet, professeure à l’ICHEC, Saint-Louis et à la Haute École Francisco Ferrer. Spécialisée dans l’adaptation des PME aux nouvelles technologies.

 

Dans un premier temps, revenons sur ce qui a poussé le MR à organiser ce séminaire. En tant que jeunes à l’heure actuelle, nous traversons une vraie période de transition au sein de notre société. Les nouvelles technologies sont quasiment omniprésentes et influencent de plus en plus le monde de l’emploi. D’un point de vue plus sociétal, les mentalités, comprenant le rapport entre l’employeur et le salarié ont changé. Enfin, l’augmentation du niveau de vie et la floraison de nouveaux statuts dans le monde du travail suscitent davantage un besoin de flexibilité et une meilleure conciliation entre la vie au travail et la vie à la maison. Politiquement parlant, de l’eau à également coulé sous les ponts et l’impression d’une gauche ayant renoncé à la valeur travail au profit des minorités et combats que nombreux qualifient de « wokistes », se fait ressentir.

 

La gauche aurait-elle abandonné la valeur du travail ?

 

Philippe Val s’est par ailleurs exprimé en la matière. Selon lui, l’origine des citoyens est devenue une sorte d’instrumentalisation de la gauche, bafouant les lettres de noblesse du travail. Celui-ci reproche à la gauche de traiter les individus comme des victimes en utilisant un prétexte communautaire.

Ces derniers temps, on reproche beaucoup à la gauche une politique communautariste consistant à « victimiser » les gens en utilisant le prétexte de la communauté à laquelle ils appartiennent, et qui nécessiterait certaines accommodations, en particulier sur le monde du travail. Il déplore aussi le fait que le travail en tant que vertu soit devenu quelque chose à éliminer. Cependant, il convient de considérer le travail avec de la nuance et de ne pas rentrer dans une sorte de manichéisme en essayant de le diaboliser. Car si le salariat comporte des inconvénients, il présente aussi des avantages. Si moyen plus souple il existe, pour aménager le travail, cela ne doit pas se faire aux dépens de la solidarité. Ainsi, il conviendrait de préserver un juste milieu entre cette solidarité et la flexibilité qui peut découler d’une vision plus moderne et valorisante du travail.

 

La pénibilité du travail

 

En tant que libéraux, nous ne pouvons nier que notre doctrine se base sur l’envie de faire des choses. Autrefois pénible et manquant cruellement de régulation, ce sont les acquis sociaux qui ont contribué à transformer le travail en quelque chose de valorisant et d’épanouissant à l’heure actuelle. Le monde politique a ainsi rendu plus agréable le travail au fur et à mesure des décennies, notamment par l’abolition du travail des enfants, la limitation du temps de travail hebdomadaire, le système d’assurances mais aussi par la mise en place du statut de chômeur qui résulte d’actions relatives au droit du travail.

Cependant, force est de ne pas oublier que le chômage ne peut être un projet de vie et que dès lors, l’enjeu de la politique est de lutter contre le chômage au lieu de l’aménager, car on ne peut s’y complaire. Autre facteur qui contribue grandement à réduire la pénibilité du travail : les nouvelles technologies. Les innovations, de plus en plus, se substituent aux tâches les plus pénibles. Cependant, si une société innovante se veut en mesure de rendre plus agréables ces tâches, la pénibilité subsiste et aujourd’hui, elle peut se trouver dans la difficulté à concilier la vie privée et professionnelle. Cela peut-être usant nerveusement. Il convient dès lors de se questionner sur ce qui peut affecter le rapport au travail et trois facteurs principaux peuvent être pris en compte.

Premièrement, la sphère privée et la manière dont nos expériences familiales peuvent affecter notre manière de travailler. Ensuite, la sphère professionnelle en elle-même car elle peut mener à des questionnements existentiels : « Est-ce que ce que je fais a du sens ? ». Enfin, la sphère organisationnelle qui elle, dépend de l’entreprise et de son management. Malgré les changements dans ce rapport au travail, les intervenants nous suggèrent de se rappeler la notion de collectivité car celle-ci doit être partie prenante de l’innovation. Cette collectivité peut par exemple être adaptée à partir du moment où l’on est capables de définir clairement pour quel travail et dans quelles conditions, il convient d’être ensemble.

 

Réussir sa vie ou réussir dans la vie ?


Si un débat aujourd’hui mérite réflexion, c’est bien celui de la place de l’intelligence artificielle parce que son développement suscite une remise en question de la place de l’Homme dans le monde du travail. La technologie a en effet un impact sur notre manière de pensée et peut pousser certains jeunes en quête de sens dans leur vie, à se mettre hors-jeu du circuit. Ce mécontentement suscite une remise en question sur la manière de faire société. En effet, les rapports de l’OCDE montrent un manque de qualification et d’apprentissage vis-à-vis de l’automatisation parce qu’une grosse partie de la population n’intègre pas les notions les plus basiques de la technologie telles que le traitement de texte par exemple. Cela nous remet en question sur la manière de former les gens au monde du travail afin de rendre leurs carrières plus sensées, mais aussi de rassurer sur les doutes et appréhensions qu’ils auraient vis-à-vis de leur rapport aux technologies et à l’innovation. Ainsi, cette convergence du numérique va fondamentalement changer la nature du travail. Une fois de plus, la prise en compte du numérique demande une certaine nuance car si effectivement, il provoquera indéniablement la disparition de certains métiers, il en transformera certains et en créera d’autres. La destruction est créatrice. Ainsi, malgré le challenge politique et économique qu’elles suscitent, l’IA et les technologies sont objectivement des progrès. Ce qui sera important à expliquer aux personnes, c’est que les moyens d’apprentissage devront être renforcés, mais aussi que la pratique va changer : sans oublier la formation initiale étant celle que nous apprenons au sein de l’enseignement obligatoire, il sera essentiel d’intégrer des formations en accéléré dans la pratique. C’est-à-dire que les formations relatives à la technologie devront être maitrisées rapidement et dès les fondamentaux.

 

Conclusion ?

 

Pénibilité ? Technologies ? Flexibilité ? Collectivité ? Liberté ? Tant de mots qui portent réflexion à l’heure actuelle sur la nature du travail. Quoi qu’on en dise, il constitue la raison de vivre de nombreux de nos concitoyens à l’heure actuelle et doit s’inscrire dans une progression constante et adaptée aux enjeux de chaque époque que nous traverserons pour maintenir ces valeurs d’épanouissement individuel si durement acquises à travers les décennies.

Le cliquet inversé? C’est quoi ce truc?

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LA MINUTE

Le cliquet inversé? C'est quoi ce truc?

Depuis de nombreux mois déjà, les prix des carburants ne cessent d’augmenter. Afin de limiter les dégâts financiers, certains partis politiques, comme le Mouvement Réformateur, veulent instaurer le “cliquet inversé”. Mais qu’est-ce donc? 

Lorsque le prix du carburant monte, les taxes et les accises font de même. Mais lorsque les prix montent trop fort, les autorités peuvent actionner le “cliquet inversé“. Il s’agit d’une ristourne provisoire des accises lorsque le prix du carburant taxé dépasse un seuil donné de sorte que la hausse des prix à la pompe soit un peu atténuée.

Le cliquet inversé a été appliqué pour la première fois en 2005. Puis, la mesure a été réintroduite à plusieurs reprises, la dernière fois uniquement pour le diesel par le gouvernement Michel de fin 2015 à 2018.

Sources :

https://www.lecho.be/monargent/analyse/budget/hausse-des-carburants-a-quoi-servirait-le-cliquet-inverse/10342794.html

https://www.rtbf.be/article/hausse-du-prix-de-lenergie-le-cliquet-inverse-mode-demploi-10869423

https://lameuse.sudinfo.be/916903/article/2022-03-05/des-prix-fous-la-pompe-georges-louis-bouchez-veut-actionner-le-cliquet-inverse

https://www.lesoir.be/428240/article/2022-03-06/prix-de-lessence-et-du-diesel-le-mr-veut-le-cliquet-inverse-des-cette-semaine

Féminisme, genre, identité: rencontre avec Petra De Sutter

De nos jours, il y a très peu de place dans l’éducation nationale pour les sujets relatifs aux LGBTQIA+, ce qui engendre un malaise pour ceux qui se chercheraient encore ou qui n’arrivent pas à se comprendre, pensez-vous que c’est pertinent d’introduire ces notions à l’école, en début de secondaire par exemple ? Certains se disent que cela pourrait influencer, qu’en pensez-vous? Comment être plus inclusif afin que personne ne se sente rejeté ?   

 

Petra De Sutter : 

C’est sûr que l’éducation joue un rôle dans ce domaine, que ce soit dans l’entourage de l’enfant, à la maison ou à l’école.  

Dans l’enseignement néerlandophone, en secondaire, il a récemment été inclus que l’on doit prêter attention à la diversité sexuelle et de genre.  C’est une étape importante.

En même temps, sur le terrain, on constate que certaines écoles accordent déjà beaucoup d’attention à la diversité sexuelle et de genre, quand d’autres le font beaucoup moins… En fait, il faut se dire qu’il y a le cadre sociétal, mais il y a aussi le cœur des gens d’autre part. 

En légiférant par exemple, on peut influencer la mentalité des gens, mais ce qu’ils ont dans le cœur, c’est autre chose… Quoi qu’il en soit, nous devons tous faire barrage contre la discrimination et la haine à la maison, à l’école, partout. Même en politique. 

C’est un combat de tous les jours. 

 

Pensez-vous que l’éducation a un rôle à jouer dans le changement de mentalité ?  

 

Bien sûr! 

 

Tout cela est lié aux aspects culturels, qui conditionnent la vie de tout un chacun. Les médias jouent aussi un rôle important dans ce domaine, par exemple. 

Vous savez, moi-même, j’ai reçu une éducation très classique, et j’ai suivi un enseignement fermé sur ces questions. C’est donc quelque chose qui m’a personnellement marquée. Il y a beaucoup d’idées préconçues dans ce domaine. 

 

On peut prendre l’exemple du genre. 

Et cette idée par exemple que “le bleu c’est pour les garçons, le rose pour les filles”.  Il y a des métiers qui sont plus associés aux filles, d’autres aux garçons également. Il s’agit de constructions sociales fortes et parfois inconscientes, presque subliminales. Quand j’étais professeure, il y avait davantage d’hommes que de femmes qui frappaient à ma porte avec un projet de doctorat. Les étudiantes femmes, je devais aller les chercher, les repérer. Nous devons soutenir les femmes et leur dire : croyez en vous et franchissons ensemble les obstacles. Il faut convaincre les filles qu’elles ont (au moins) le même talent que les garçons ! Cela me fait penser aussi au secteur du digital : en Belgique, à peine 7 jeunes femmes sur 1000 ont obtenu un diplôme dans les filières STEM en 2020, contre 21 hommes sur 1000 ! Pour inverser cette tendance, on a d’ailleurs lancé l’année dernière le plan « Women in Digital », en collaboration avec Mathieu Michel notamment. 

 

Nous avons la chance de vivre dans un pays de tolérance et d’acceptation. Lors de vos rencontres avec vos homologues étrangers, percevez-vous les mêmes évolutions positives sur les mentalités et l’ouverture dans tous les autres pays d’Europe ? Nous pensons notamment à la Hongrie dont le représentant Viktor Orban applique une politique beaucoup plus réfractaire aux thématiques LGBTQIA+, et de manière générale à certaines valeurs européennes.  

 

Nous avons la chance d’être en Belgique à cet égard oui, c’est vrai.  

Mais en même temps, il faut rester vigilant. 

 

Orban et certains discours d’extrême droite trouvent un écho dans toute l’Europe. Un discours qui stigmatise non seulement la communauté LGBTQI+, mais qui s’oppose aussi à l’avortement par exemple, ou bien encore qui remet en cause les droits sexuels et reproductifs. 

Quand on voit que la Hongrie a voté différentes lois homophobes et transphobes et que la Pologne a mis en place des “zones sans idéologie LGBT”, ça fait froid dans le dos.  J’ai été indignée par ces lois. Elles violent la liberté d’expression, et pas seulement. 

Je vous donne un exemple : si je publie en Hongrie un livre sur l’homosexualité, il ne pourrait pas être vendu dans un endroit accessible aux moins de 18 ans !  J’ai discuté de tout cela avec mes collègues au sein du gouvernement. Et Sophie Wilmès l’a fait aussi avec ses homologues européens. Nous avons immédiatement convenu que nous nous opposerions fermement aux lois discriminatoires d’Orban et que nous maintiendrions la pression au sein de l’Union européenne, car c’est là que des mesures peuvent être prises en premier lieu. N’oublions pas que la première initiative prise en Europe est venue de Belgique ! Sophie Wilmès a rédigé une déclaration avec les pays du Benelux et les États membres signataires ont condamné l’adoption par le Parlement hongrois d’amendements discriminatoires à l’égard des personnes LGBTQI, en qualifiant cette législation de forme flagrante de discrimination et de stigmatisation à l’encontre des personnes LGBTQI. 

L’idée était aussi de demander à la Commission européenne d’utiliser tous les outils dont elle dispose pour que la Hongrie se conforme au droit européen, y compris en saisissant la Cour européenne. 

 

Bref, il y a les paroles, et on est passé aux actes.  

 

J’aimerais également dire qu’y compris en Hongrie et en Pologne, de nombreuses personnes estiment que tous les citoyens de l’UE devraient bénéficier de la même protection contre la discrimination. 

Nous sommes leurs alliés et nous devons être solidaires avec ces personnes. C’est un combat inclusif, nous devons nous battre ensemble.      

 

Jugez-vous que notre pays propose suffisamment de structures permettant à toute personne d’avancer dans sa recherche identitaire, de l’association défendant les personnes LGBTQIA+ jusqu’aux intervenants dans le cadre de changements physiques nécessaires ?  

 

La situation est plutôt bonne en Belgique je pense. 

Nous sommes d’ailleurs en deuxième position du Rainbow Index de l’ILGA-Europe (classement de 2021). 

Et on doit saluer l’énorme travail du monde associatif, notamment. Mais il reste encore du travail à faire, par exemple en ce qui concerne la législation sur les personnes trans et intersexes, et la lutte contre la violence et l’amélioration du bien-être via le plan SOGIESC, qui est en cours d’élaboration. L’enjeu est d’accroître les connaissances sur les conditions de vie des personnes LGBTQI+ et de nous engager dans une politique d’inclusion des LGBTQI+. Il s’agit également de renforcer la sécurité des personnes qui font partie de la communauté. N’oublions pas les terribles drames qui se sont passés dans notre pays, de Liège, à Beveren… 

 

Que pensez-vous de l’incorporation du “iel” dans le dictionnaire ? Est-ce important pour le combat féministe ?  

 

L’écriture inclusive est un débat qui vit surtout dans le Sud du pays. Mais c’est une question intéressante. 

Une langue évolue avec son temps. La langue d’une société reflète la société elle-même, en même temps qu’elle l’influence. 

Et c’est certain qu’il existe une certaine domination du masculin sur le féminin, d’ailleurs il y a cette expression en français “le masculin l’emporte sur le féminin” ! 

Et le genre neutre n’existe pas en français… Dans ce sens, l’écriture inclusive est une réponse à ce rapport de domination.  

 

Que pensez-vous de la suppression du genre sur les cartes d’identité ? 

 

Ma collègue Ecolo Sarah Schlitz travaille actuellement, avec les ministres de la Justice et de l’Intérieur, à la modification du caractère irrévocable du changement de genre et à l’invisibilité du marqueur de genre sur la carte d’identité. 

Elle soutient par ailleurs l’initiative selon laquelle l’enregistrement officiel du genre ne devrait plus être lié au numéro de registre national.  

 

On va dans la bonne direction…

Les femmes: des droits et des libertés

Saviez-vous que la première journée nationale dédiée aux femmes a été célébrée le 28 février 1909 aux États-Unis ? et c’est en 1975 que l’Organisation des Nations Unies a commencé à célébrer la journée internationale des droits de la femme le 8 mars. Cette date est l’occasion de faire un bilan et de parler ouvertement de la place de la femme dans notre société.

Pourquoi cette journée est-elle importante ?

La tendance mondiale est, fort heureusement, à un accroissement des droits de la femme mais, force est de constater, que ce n’est pas encore le cas dans tous les pays. A titre d’exemple, en Afghanistan, les Talibans, au pouvoir depuis le retrait des troupes américaines, contraignent les femmes qui voyagent à plus de 45 miles (72 km) à être accompagnées par un membre proche de la famille, un homme…

Jadis, les femmes vivaient tel que dans le gynécée grec. Femmes au foyer, elles étaient au service quasi exclusif de l’homme et perçues comme nourricières. Après un laborieux parcours, les femmes se sont émancipées petit à petit pour trouver plus de liberté, de dignité, de droits et de respect.

 

Et en Belgique ? Le parcours des femmes en quelques dates

1880

L’ULB est la première université à ouvrir ses portes aux étudiantes.

1900

Les femmes mariées ont le droit d’obtenir un contrat de travail, d’encaisser leur propre salaire et d’ouvrir un compte épargne.

Avril 1920

Loi attribuant le droit de vote aux femmes au niveau communal.

Février 1921

Éligibilité des femmes.

27 août 1921

Droit d’exercer des fonctions exécutives au sein des collèges échevinaux.

27 mars 1948

La Belgique accorde le droit de vote aux femmes. Droit de vote qui sera utilisé la première fois lors des élections du 26 juin 1949.

1965

Marguerite De Riemaecker-Legot est la toute première femme à devenir ministre en Belgique.

1977

Antoinette Spaak obtient la présidence du FDF de 1977 à 1982, devenant ainsi la première femme belge présidente de parti. Elle sera ensuite élue députée européenne puis présidente du conseil de la communauté française.

Octobre 1982

Décision du Conseil des ministres de rendre obligatoire la mixité dans les réseaux scolaires

1990

L’interruption volontaire de grossesse est officiellement dépénalisée.

Octobre 2019

Sophie Wilmès est la première femme à devenir Première ministre.

2021

Laura Hidalgo devient présidente des JeunesMR

Il reste du chemin à parcourir …

D’après un rapport établi par l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes en 2021, l’écart salarial au niveau du salaire horaire s’élève à 9.2 % en défaveur des femmes. Cet écart représente 23.1 % si l’on prend en considération les salaires annuels.

Au 01 janvier 2020, sur 706 650 membres recensés dans les fédérations sportives reconnues par l’ADEPS en Fédération Wallonie Bruxelles, 219 221 sont des femmes, soit approximativement 31%.

A l’issue des élections de 2018, sur 262 communes wallonnes, seules 46 étaient dirigées par une femme, soit à peine 18%.

La place de la femme dans nos folklores issues de vieilles traditions pose également question.

 

Et au MR …

Un peu d’histoire…

C’est lors de son premier congrès d’après-guerre que le Parti libéral décide d’encourager par tous les moyens l’émancipation civile et politique de la femme. Lors des élections d’avril 1921, 31 femmes obtiennent leur élection sur des listes libérales. Par après, des figures féministes libérales ont été pionnières en la matière. Tout d’abord Madame Forestoise Jane Brigode qui, en février 1913, crée la Fédération belge pour le suffrage des femmes dont elle sera présidente. Echevine de Forest depuis 1921, elle militera avec conviction pour l’extension du droit de vote des femmes au niveau provincial avec à ses côtés la baronne Pol Boël (née Marthe de Kerchove de Denterghem) présidente de la Fédération nationale des femmes libérales créée en 1923. Après s’être toutes deux penchées sur la rédaction du programme féminin du Parti libéral, l’avocate Georgette Ciselet propose moultes revendications en matière électorale, l’accord quasi immédiat du suffrage au niveau provincial et par après au niveau des chambres. En 1935, le Conseil national du Parti libéral annonce sa volonté de voir octroyer aux femmes belges l’intégralité de leurs droits politiques. En juillet 1937, Jane Brigode est désignée pour exercer l’une des trois vice-présidences du parti. Pendant la seconde guerre mondiale, elle sera, de manière intérimaire, la première femme à présider un parti. En 1946, Georgette Ciselet est désignée pour un mandat de sénateur coopté.

En guise de conclusion

Nous pouvons espérer qu’une femme née en 2022 sera libre comme le vent et pourra décider de ses choix sans subir une quelconque inégalité… Les acquis des dernières décennies sont encore fragiles et doivent continuer à être renforcés avec ténacité…

Alors, homme que vous êtes, sachez que, comme le dit si bien « Cookie Dingler » dans sa chanson : « Etre une femme libérée tu sais c’est pas si facile… »

 

Sources: 

https://sosoir.lesoir.be/zoom-sur-5-avancees-majeures-des-droits-des-femmes-dans-la-societe

https://www.amnesty.fr/focus/8-mars-journee-internationale-des-femmes

https://www.google.com/search?client=avast-a-1&q=droit+de+la+femme+en+afghanistan&oq=droit+de+la+femme+en+afghanistan&aqs=avast..69i57j0l3.6325j0j7&ie=UTF-8

https://parismatch.be/actualites/societe/379030/10-dates-cles-de-la-lutte-pour-les-droits-des-femmes-en-belgique

https://www.lesoir.be/184981/article/2018-10-17/communales-2018-peine-18-de-femmes-bourgmestres-en-wallonie

https://emploi.belgique.be/fr/themes/egalite-et-non-discrimination/egalite-femmes-hommes-lecart-salarial

https://www.maisonlosseau.be/event/debat-femmes-folklore-traditions/

https://igvm-iefh.belgium.be/sites/default/files/136_-_rapport_ecart_salarial_2021_0.pdf

 

Statistiques issues du centre Jean Gol, info reçue par email le 09 février 2022.

Livre « Liberté et progrès », les 175 ans du parti libéral en Belgique, page 117

 

Liridon, Merveille et l’avenir de l’Europe

En 2022, l’Union européenne a 30 ans.

C’était le 7 février 1992 à Maastricht, douze pays[1] se mettaient d’accord sur le traité fondateur de l’Union Européenne.

Depuis, l’UE a beaucoup changé et fait l’objet aujourd’hui de beaucoup de critiques voire de certaines divergences en son sein.

 

Alors, le 9 mai 2021 à l’initiative du Parlement européen, de la Commission européenne et du Conseil de l’UE, la Conférence sur l’avenir de l’Europe a été lancée. À travers cette conférence, ces trois institutions souhaitent donner la possibilité aux citoyens européens de s’exprimer et d’échanger sur différentes thématiques pour repenser le vieux continent.

À cette fin, une plateforme web multilingue a été mise en ligne et des événements ont été organisés à travers l’Europe sur le plan européen, national, régional et parfois même local. Cet exercice de démocratie participative a pour objectif d’amener des contributions citoyennes aux réflexions des institutions européennes et devrait parvenir à des conclusions à la fin du printemps 2022. Les trois organes institutionnels se sont engagés à donner suite, dans la mesure de leurs compétences, aux recommandations formulées lors des différentes sessions.

 

Depuis le lancement en mai 2021, 5.993 événements ont été organisés en présentiel et en virtuel partout sur le vieux continent, et au total ce sont plus de 500.000 européens qui ont amenés leurs contributions. Tous pays confondus, la plateforme a reçu un peu plus de 16.000 idées.

 

Dans ce sens, deux JeunesMR, Merveille Siassia 30 ans, conseiller communal MR-IC de La Louvière, et Liridon Demiri, originaire de Evere et étudiant en droit âgé de 19 ans, ont participés à des sessions de discussions organisées dans le cadre de cette grande réflexion sur l’avenir de l’Europe, l’un au sein du Parlement wallon, et le second auprès du Parlement bruxellois. À la suite de ces événements, le PiccoloMag a recueilli leurs expériences.



[1] Belgique, Allemagne, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Danemark, Irlande, Royaume-Uni, Grèce, Espagne, Portugal

L’hackathon du Parlement wallon

 

Merveille Siassia a participé à l’Hackathon du Parlement wallon les 20 et 21 novembre derniers, qui regroupait vingt-six citoyens originaires de Wallonie âgés entre 22 et 36 ans.

Les participants se sont répartis en six équipes pour créer et défendre un projet autour de deux thématiques : le premier thème était l’impact des modes de vies sains et du changement climatique sur la qualité de la vie en Europe, le deuxième concernait les barrières à l’emploi des jeunes en Europe. Cinq intervenants spécialisés ont accompagné les discussions, et ont aussi participé en tant que jury pour désigner les deux projets les plus convaincants.

Les différents projets ont été défendus à l’assemblée du Parlement wallon par un rapporteur désigné dans chaque groupe, Merveille a défendu son projet relatif aux barrières à l’emploi chez les jeunes européens. 

 

Les deux projets retenus ont été déposés sur la plateforme numérique de la Conférence, et les données récoltées seront utilisées par les organes institutionnels de l’UE pour repenser l’avenir de l’Europe.

Le compte rendu de l’hackathon est disponible sur le site du Parlement wallon

 

Le Panel citoyen du Parlement bruxellois

 

À l’occasion de cette même Conférence sur l’avenir de l’Europe, Liridon Demiri a participé du 5 au 6 février 2022 au Panel citoyen organisé par le Parlement bruxellois avec 40 jeunes bruxelloises et bruxellois entre 18 et 30 ans sélectionnés parmi 750 inscrits.

Les participants ont déterminé les sujets de discussions suivants : le fonctionnement des institutions européennes, la participation citoyenne, y compris le droit de vote, l’identité européenne, la problématique de l’information et de l’éducation

 

Après une présentation des thèmes et des enjeux par des experts, les participants se sont réunis en cinq groupes, et devait choisir deux sujets sur lesquels mettre en commun leurs idées et développer des recommandations à défendre au sein de l’hémicycle en présence des autres participants, des médiateurs, et de Rachid Madrane (PS), président du Parlement de la région bruxelloise.

Chaque groupe a nommé un rapporteur pour présenter les recommandations et Liridon était le rapporteur de son groupe sur la problématique de l’éducation.

 

Les recommandations ont été adoptées comme lors d’une séance plénière classique, après la présentation des textes, il était possible de débattre et d’émettre des amendements, suivi du vote. Sur 40 recommandations émises, 38 ont été adoptées.

Elles ont également été transmises via la plateforme numérique et serviront aux institutions de l’UE pour repenser son avenir.  

 

D’après Liridon, les discussions portant sur le renforcement de l’histoire nationale ont été les plus animées, certains argumentant la nécessité de mieux connaître l’histoire, alors que d’autres craignant que cela ne renforce des idées de mouvance identitaire.

Par contre, l’idée d’une semaine européenne consacré aux Etats-membres à remporter une nette adhésion.

 

Le compte rendu du Panel citoyen est disponible sur le site du Parlement bruxellois.

 

Pourquoi avoir participé à ces évènements, et recommanderiez à d’autres jeunes d’y participer ?

 

Tous les deux sont convaincus qu’une Europe forte, unie et solidaire est nécessaire tant sur le plan économique et social pour ses citoyens, que sur la scène internationale pour faire face aux autres grandes puissances. 

 

Pour Liridon, prendre la parole est essentiel dans une démocratie et pouvoir participer à des ateliers de réflexion permet de faire entendre sa voix, et écouter les idées des autres. Participer c’est aussi s’impliquer dans son avenir, souligne-t-il.

Ces évènements sont un échange d’idées, une collaboration entre différents individus pas forcément d’accord et qui en même temps parviennent à un résultat.

 

Quant à Merveille, ces débats sont l’opportunité de pouvoir exprimer ses opinions, confronter ses idées à d’autres, mais aussi apprendre à écouter les idées d’autres personnes. C’est un échange de point de vue qui nourrit la pensée, et qui, dans ce cas, alimente la réflexion sur le développement de la société européenne.

 

En tant que jeunes, quelle serait pour vous l’Europe du futur idéale ?

 

Tous les deux souhaitent une Europe plus proche de ses citoyens, que ces derniers soient mieux informés des projets et politiques menés à l’échelle européenne. Que les européens soient plus souvent sollicités pour exprimer leurs avis et faire avancer l’UE ensemble.

Ils estiment qu’il serait nécessaire d’harmoniser certaines actions pour une meilleure cohésion sociale et économique dans l’espace européen, mais aussi pour être plus compétitif sur la scène internationale, et retravailler l’industrie européenne afin de ne pas avoir à se tourner vers l’extérieur face à des situations difficiles.

Selon eux, l’Europe idéale serait une Europe forte d’idées, de culture, de politiques communes et qui se place sur l’échiquier mondial en prenant position ensemble.

 

 

Sources :

 

Interview du 12 février avec Liridon Demiri et Merveille Siassia

https://www.parlement-wallonie.be/wp-content/uploads/2021/12/20211121_Hackathon.pdf

https://www.lalibre.be/international/europe/2022/02/06/parlement-bruxellois-quarante-jeunes-gens-ont-pris-part-a-un-panel-citoyen-consacre-a-lavenir-de-leurope-ZNLSQSOM4BC25DFPCWMAJAHM4E/

https://futureu.europa.eu/?locale=fr

https://futureu.europa.eu/pages/about

https://www.touteleurope.eu/fonctionnement-de-l-ue/qu-est-ce-que-la-conference-sur-l-avenir-de-l-europe/

https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/conference-on-the-future-of-europe/