Le Bitcoin a le vent en poupe !

gold and black round coin
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La folle ascension du bitcoin

Année après année, cette cryptomonnaie est en train de défrayer les chroniques. Son cours et par conséquent sa capitalisation boursière a littéralement explosé, voyez plutôt : lors de sa création 50 btc étaient émis par bloc de 10minutes, soit 7200 bitcoins par jour. Entre le 03 janvier 2009 (date de la création du 1er bloc) et le 12 janvier 2009 (date de la première transaction bitcoin) se sont écoulés 9 jours. Durant ces 9 jours 7200 bitcoins multipliés 9, soit 64 800 bitcoins ont été créés à un prix avoisinant les 0.01 euros, soit une capitalisation boursière approximative de 648 euros. Presque 13 ans après sa création, le bitcoin atteint une capitalisation boursière de 955 105 685 336 euros le plaçant bien confortablement dans le top 10 des capitalisations boursières mondiales. La taille de sa blockchain dépasse les 370GB, plus de 79 millions de wallets (portefeuilles numériques où sont stockés les bitcoins) ont été créés, son prix a flirté avec les 60 000 euros en 2021. Le nombre de sociétés privées ayant investi dans le bitcoin augmente sans cesse. On peut entre autres citer Microstrategy et Tesla qui sont actuellement les exemples les plus criants.

Un moyen de paiement…

Le bitcoin est une monnaie cryptographique qui n’est pas émise pas une banque centrale et qui permet d’effectuer des transactions sans passer par une banque. La première transaction bitcoin a eu lieu le 12 janvier 2009 entre Satoshi Nakamoto et Hal Finney. Elle est inscrite dans le bloc 170 et son montant est de 10 BTC. Le premier échange physique contre du bitcoin connu a été réalisé le 22 mai 2010 quand le développeur Laszlo Hanyecz écrit sur le forum spécialisé bitcoin talk qu’il désire recevoir deux pizzas contre lesquelles il donnera 10 000 bitcoins. Quatre jours plus tard, un Britannique accepte de livrer deux pizzas en échange de 10 000 bitcoins. (au cours d’aujourd’hui 10000 bitcoins équivalent à environ 400 millions d’euros). Depuis, dans la communauté bitcoin, le 22 mai de chaque année porte le nom de « Pizza day ». En 2021, plus de 26 000 distributeurs de Bitcoin existent à travers le monde ; le réseau bitcoin représente plus ou moins 300 000 transactions par jour ; des sociétés du monde entier d’envergure acceptent des paiements en bitcoin comme : Paypal, Amazon, Décathlon, Footlocker, Coca-cola, Microsoft, Apple,…Twitter accepte lui les dons en bitcoin. Via MasterCard, Paypal et Visa, le bitcoin devient accessible comme moyen de paiement de tous les jours. Grâce à des cartes de paiement spécifiques, dépenser ses bitcoins dans des achats quotidiens devient possible. Cerise sur le gâteau, des cashback ou d’autres avantages sont parfois à la clé.

L’adhésion croissante

Outre le nombre de particuliers investissant dans le bitcoin en perpétuelle augmentation depuis sa création, des acteurs d’envergures investissent maintenant dans la première cryptomonnaie du monde. Des sociétés privées tels que Tesla, Microstrategy, Square,…investissent leurs liquidités dans le btc. Des pays comme le Salvador investissent directement dans l’achat de bitcoins et son président « Nayib Bukele » vient même d’annoncer son ambition de créer une « bitcoin city ». En novembre 2021, le maire démocrate de New york, Aric Adams, fraichement élu, a fait récemment la promotion d’une nouvelle cryptomonnaie, le « Newyorkcitycoin », reposant sur la blockchain réputée inviolable du bitcoin. On est en mesure de se demander si dans un avenir proche, des états, des villes ne vont pas continuer à investir dans le bitcoin. Le Bitcoin serait-il en train de se faire une place de premier choix auprès des états ?

La volatilité du bitcoin et sa sécurisation

Au vu de sa folle ascension et de sa relative jeunesse, le bitcoin est encore assez logiquement très volatil. Nous pouvons raisonnablement penser que si sa capitalisation et sa liquidité continuent à croître, la volatilité, a contrario continuera de se réduire. Comme pour l’investissement boursier, la vision à long terme est le meilleur moyen de contrer la volatilité. Chez les Bitcoiners, le terme employé pour désigner ceux qui conservent longtemps leurs bitcoins est : les holders. Holder est donc un moyen de miser sur la technologie et de s’enlever l’épine du pied de surfer avec les vagues successives du prix. Par ses très nombreux calculs informatiques vérifiant perpétuellement l’exactitude des transactions le bitcoin est sécurisé. Seule une attaque des 51% permettrait à une personne ou un groupe de personnes de prendre le contrôle de bitcoin. Cette « attaque des 51% » serait contre-productive car le prix s’effondrerait automatiquement. Par conséquent, pourquoi prendre le contrôle d’un actif qui perdrait presque toute sa valeur ? Néanmoins, pour les investisseurs achetant du bitcoin, il faut s’assurer d’acheter ses bitcoins sur des plateformes réglementées, d’entreposer ses bitcoins sur des « cold wallet » comme sur une clé ledger, vérifier méticuleusement les adresses lors de l’exécution d’une transaction, ne jamais rendre accessible la « recovery phrase », protéger son ordinateur portable d’éventuel Hack par des antivirus performant, utiliser des méthodes de validation de transaction 2Fa, utiliser le multisig…

La croissance de la réglementation

Le régulateur ne cesse de croitre à propos du bitcoin. Certains pays, comme la Chine, décide même de le rendre illégal. Au vu des vertus libertariennes du bitcoin, ce n’est pas vraiment étonnant… L’économiste en chef du Fonds Monétaire international (FMI), Gita Gopinath, a déclaré publiquement que les cryptomonnaies devaient être réglementées et non interdites. Cela est particulièrement vrai pour les économies émergentes. A l’horizon 2023, la Commission européenne a pour objectif d’établir un cadre légal pour réguler les cryptomonnaies. Le Conseil européen a arrêté sa position récemment sur les deux propositions suivantes : MICA (Règlement sur les marchés des cryptoactifs) et le DORA (Règlement sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier) 

« En économie, l’usage de la force est un signe de faiblesse » alors, nous pouvons nous questionner au fait que si des états s’acharnent à tuer le bitcoin, n’est ce pas parce qu’ils en ont peur ?

Pour un développement économique des zones non bancarisées

Bitcoin permet à de nombreux humains situés dans des endroits du globe non-développés de pouvoir effectuer des échanges de valeur. Avec un simple smartphone et grâce notamment au Lightning network effectuer des transactions et envoyer ou recevoir des fonds de partout dans le monde est désormais possible. La liberté financière de ces individus est rendue possible grâce à Bitcoin. Pour ces régions du globe où la monnaie est souvent fragile, posséder du bitcoin est aussi signe de réserve de valeur et donc de protection de ses avoirs. Des pays comme le Salvador, le Nigéria, le Venezuela ont très bien compris cela et s’orientent à des vitesses diverses vers l’intégration du bitcoin dans leur pays.

La liberté financière grâce à bitcoin

La société humaine s’oriente de plus en plus vers une société sans cash. On est en droit de se poser la question qu’une société sans cash donnerait sans doute plus de pouvoir aux banques et moins de liberté financière aux citoyens. En réaction à cette évolution, des initiatives citoyennes naissent de toute part avec la création de monnaies locales complémentaires. Bitcoin, monnaie planétaire répond aux aspirations de nombreux humains à retrouver de la liberté financière et par conséquent de ne plus devoir passer par un tiers de confiance tel une banque.

Et en Belgique ?

Une toute nouvelle ASBL vient d’être créée dans le but de promouvoir la blockchain et les cryptoactifs. Bax Belgium a été lancée ce mercredi 15 décembre 2021 en présence du secrétaire d’état à la digitalisation, Mathieu Michel et souhaite apporter des connaissances et du soutien à toutes les entreprises belges qui le souhaitent et qui pourraient tirer profit de la technologie blockchain. Marc Toledo, co-fondateur de Bax Belgium et CFO de Bit4you (plateforme de transactions en cryptodevises) s’est exprimé à ce sujet : « nous souhaitons développer un dialogue avec les différents instances politiques et régulatoires du pays pour contribuer à stimuler les start-ups belges en créant un environnement propice à leur développement et à mettre en place un cadre réglementaire qui protège les consommateurs, notamment en matière de cryptoactifs. » Du côté des anecdotes, lors de l’annonce de la création de l’ASBL BAX Belgium, Mathieu Michel a annoncé avoir investi dans du bitcoin et a déclaré : « je suis un optimiste de nature. Je suis favorable à l’innovation et aux technologies. Grâce à celles-ci, nous pouvons construire un futur meilleur qu’aujourd’hui. La blockchain a un potentiel immense ».

 

Bitcoin, cosmopolite ?

Prenons maintenant de la hauteur et voyageons dans l’univers. L’être Humain, en quête de liberté, de ressources, de curiosité, de terres de secours et d’espace est indéniablement voué à conquérir l’univers, à commencer probablement par la planète Mars. Il devra donc trouver un moyen d’échanger de la valeur à travers les diverses planètes conquises ou à tout le moins entre les planètes, les vaisseaux spatiaux et la terre…Cette échange de valeur pourrait tout à fait se faire par le biais du bitcoin…Le moyen d’échange interplanétaire est peut-être déjà né, mais avant qu’il ne s’émancipe dans l’espace il devra continuer à faire ses preuves sur notre planète et conquérir une bonne proportion des presque 8 milliards d’habitants de la planète…En attendant, diverses sociétés comme SpaceChain, Blockstream et Cryptosat œuvrent à développer la sécurité de Bitcoin pour y offrir une validation de la blockchain, des portefeuilles multi-signatures et des fonctions de délai d’attente vérifiables dans l’espace. A titre d’exemple, en 2020 a eu lieu la première transaction multisignature à bord de la capsule de l’ISS par la société Spacechain. 0.01 bitcoin ont été envoyés sur deux adresses différentes. Bitcoin est alors devenu extra-terrestre. Dans la communauté Bitcoin, on entend souvent : « Bitcoin to the Moon » voulant dire que son prix va s’envoler très haut. Alors, que ce soit : « to space », « to Mars », « to the Moon », « to sky » or underground une chose est certaine c’est que le bitcoin continuera de faire parler de lui ces prochaines années…

Citation : « N’oubliez pas de regarder les étoiles et non pas à vos pieds. Essayez de comprendre ce que vous voyez et de vous interroger sur ce qui fait l’existence de l’univers » de Stephen Hawking.

Fonctionnement du Bitcoin

Dans un précédent article, nous avons parlé de la genèse du Bitcoin, mais quel est son mode de fonctionnement?

Bitcoin, c’est un univers à lui seul qui repose sur une technologie jeune et, sans nul doute, révolutionnaire qu’est la blockchain…Il fonctionne grâce à un réseau décentralisé d’ordinateurs qui vérifient les transactions entre deux parties. Chaque nouvelle opération s’ajoute dans un registre infalsifiable, la blockchain.

Qu’est-ce que la blockchain ?
La blockchain (« chaîne de blocs » en français) est une technologie qui permet de stocker et transmettre des informations de manière transparente, sécurisée et sans organe central de contrôle. Cette technologie permet également de partager tout type d’informations (financières, juridiques, etc.) entre plusieurs utilisateurs et ce de manière entièrement automatisée et sécurisée. La blockchain se compose de trois concepts importants : les blocs, les nœuds, et les mineurs.

Les blocs
Un bloc est une unité contenant l’information des transactions effectuées juste après le bloc précédent, à laquelle s’ajoute une transaction attribuant une nouvelle pièce au créateur du bloc. La capacité maximale des blocs est d’un peu plus d’1 Mo, soit environ 2500 transactions par bloc. Si cette capacité est dépassée, les transactions s’accumulent et doivent être mises en attente. Ce sont alors les transactions qui offrent les meilleures commissions qui sont traitées en priorité, forçant les utilisateurs à augmenter les frais de transactions. Chaque bloc est émis en moyenne toutes les dix minutes.

Les nœuds
Un nœud Bitcoin est en fait un simple dispositif de stockage, comme un ordinateur portable ou un PC avec accès à Internet, qui a la capacité de stocker la blockchain Bitcoin. Ces nœuds relaient les informations des utilisateurs aux mineurs. Ils conservent également la blockchain Bitcoin.

Les mineurs et leur importance
Un mineur est un acteur d’une cryptomonnaie qui opère un ou plusieurs nœuds dans le but de recevoir une compensation financière. Les mineurs utilisent leurs serveurs pour créer de nouveaux blocs. Dans les premières années du minage, il était rentable pour les particuliers de miner à domicile via des machines spécifiques ou même via son ordinateur personnel. Cependant, la difficulté du calcul a été augmentée par le nombre croissant de mineurs sur le réseau et par l’augmentation de la puissance de hachage (puissance de calcul générée par l’ensemble des machines à miner).
A l’heure d’aujourd’hui, diverses machines pour miner ont été créées et sont collées côte à côte dans ce qu’on appelle des « fermes » de minage. A chaque nouveau bloc créé, un mineur ou un pool de mineur, gagne une récompense de 6.25 bitcoins, soit au cours au 4 décembre 2021 +- 260 000 euros. Dans le climat mondial tourné vers une ambition de neutralité carbone, certains critiquent cette activité énergivore. Cependant, on estime qu’à peu près la moitié du minage du bitcoin est actuellement produit par des sources d’énergie renouvelable et la proportion du renouvelable ne cesse de croître. Il est évident que le bitcoin devra privilégier les énergies renouvelables au lieu des énergies fossiles pour se développer. L’efficience recherchée par les mineurs les a déjà conduit à installer leurs fermes de minage dans des endroits-clés comme au bord de centrales hydroélectriques, de parcs éoliens, de parcs solaires, de puits de pétrole,… Au Salvador, certains mineurs se sont même installés à côté de volcans.
La chaleur générée par les machines de minage peut également être récupérée ce qui donne une double utilité au minage : sécuriser le réseau bitcoin et produire de la chaleur. Des chaudières peuvent même miner du bitcoin : exemple la chaudière Sato de la société française « Wislemet ».
Vous l’aurez compris, sécuriser le réseau bitcoin par le minage est énergivore mais ô combien indispensable pour rendre la chaine de blocs infalsifiable. La tendance des mineurs est de s’installer là où il y a des excédents d’énergie et utiliser une énergie qui si elle ne servait pas à cette activité, serait perdue.

Le Halving et la rareté du bitcoin
Le Halving peut être défini par la diminution programmée de la récompense de bitcoins par bloc miné. Cet événement survient tous les 210 000 blocs, soit à peu près tous les 4 ans. Ces récompenses sont divisées par deux tout les 4 ans. En 2008, la récompense était de 50 bitcoins par bloc et de 2020 à 2024 elle est de 6.25 bitcoins. Le prochain halving sera effectué vers mars 2024. Cette diminution programmée diminue la création monétaire et a historiquement tendance à faire augmenter son cours. A l’horizon 2140, l’ensemble des 21 millions de bitcoins auront été minés et, conformément au white paper, il n’y en aura pas un de plus. Aujourd’hui, il y a environ 18, 3 millions de bitcoin qui ont été créés soit + de 85 % de l’ensemble des bitcoins qui seront à jamais créés. C’est dans cette rareté que le bitcoin trouve sa grande qualité qui est diamétralement opposée aux des banques centrales du monde imprimant à tout va de la monnaie et augmentant ainsi sans cesse la masse monétaire.

Une technologie en perpétuelle amélioration
Bitcoin est une technologie en perpétuelle mutation. De nombreux développeurs œuvrent à trouver des améliorations constantes au protocole. Par conséquent, plusieurs mises à jour ont vu le jour et ont fait évoluer bitcoin ces dernières années. Nous pouvons notamment citer les dernières mises à jour d’ampleur suivantes :

* Segwit en 2017 :  il s’agit d’une mise à niveau rétro compatible du protocole Bitcoin qui modifie en profondeur la structure des transactions en déplaçant les données de signature dans une base de données séparée. Elle a pour but principal de corriger la malléabilité des transactions, mais elle permet également d’augmenter la capacité transactionnelle de Bitcoin, d’améliorer la vérification des signatures et de faciliter les modifications futures du protocole.

* Le Lightning network en 2018
Cette technologie a été inventée pour répondre au problème de la scalabilité limitée du bitcoin. En effet, une fois la capacité d’un bloc atteinte, les transactions s’accumulent et doivent être mises en attente. Le nombre de transactions par bloc est donc limité. Le lightning network permet donc de corriger ces limitations. Il prend la forme d’un réseau parallèle (off chain) qui vient épauler le réseau bitcoin principal.

Le Lightning network se présente comme un réseau de canaux de paiement où tous les hôtes sont connectés pair à pair. C’est-à-dire où les ordinateurs de ces hôtes distribuent et reçoivent des données ou des fichiers. Dans ce type de réseau, comparable au réseau client-serveur, chaque client devient lui-même un serveur. Le pair à pair facilite et accélère les échanges entre plusieurs ordinateurs au sein d’un réseau. 

*Fin 2021 : la mise à jour Taproot qui doit permettre d’améliorer la confidentialité, la sécurité, la rapidité et le nombre des transactions sur la blockchain Bitcoin a vu le jour. Son rôle est notamment de permettre aux transactions complexes d’être finalisées plus rapidement en prenant moins de place dans un bloc. Taproot va aider à la mise en place de plus de smart contracts (contrats intelligents), plus flexibles et plus rapides, sur la blockchain.

Sources: 

https://bitcoin.fr/les-qualites-de-bitcoin/

https://coinmarketcap.com/

https://www.tacotax.fr/guides/investir/bitcoin/prix-du-bitcoin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryptomonnaie

https://cercleorion.com/blog-du-cercle/2021/5/26/la-folle-histoire-qui-se-cache-derrire-la-blockchain

https://www.youtube.com/watch?v=wJcNuwFyzfg

https://www.cointribune.com/analyses/investissements/pourquoi-les-investisseurs-institutionnels-sinvestissent-ils-dans-le-bitcoin-btc/

https://www.numerama.com/tech/754910-que-va-changer-taproot-la-derniere-mise-a-jour-du-bitcoin.html

https://journalducoin.com/bitcoin/actualites-bitcoin/la-prehistoire-de-bitcoin-premices-revolution/

https://bitcoin.fr/les-avantages-de-bicoin/

https://www.blockchain.com/fr/charts/n-transactions

https://www.capital.fr/entreprises-marches/bitcoin-pizza-day-le-jour-ou-un-homme-a-commande-2-pizzas-pour-10-000-bitcoins-1289173

https://www.cjg.be/les-etudes-du-cjg-la-monnaie-du-futur/

https://www.lalibre.be/economie/digital/2021/12/15/mettre-la-belgique-au-centre-de-cette-revolution-numerique-une-association-professionnelle-de-la-blockchain-officiellement-lancee-6UDOZFUTPFD4LATYIYHU5BQ4FQ/

https://trends.levif.be/economie/high-tech/mathieu-michel-a-investi-dans-le-bitcoin/article-news-1504117.html

https://www.cryptoencyclopedie.com/single-post/quest-ce-que-le-lightning-network

https://journalducoin.com/bitcoin/bitcoin-espace-astronautes-iss-envoient-bitcoins/

https://journalducoin.com/bitcoin/interdiction-de-bitcoin-le-fmi-change-de-ton/

« Comment nous vivrons sur mars » de Stephen L. Petranek, chapitre 8 : « la ruée vers l’or »

Les chaines YouTube : Hascheur, Surfin bitcoin, Coin tips, Grand angle crypto et Parlons bitcoin.

Bitcoin – De sa genèse à son mode de fonctionnement…

Par Cédric Sevrin

J’incarne la liberté, je protège de l’impression monétaire abondante des banques centrales, mon inventeur est à ce jour inconnu, ma sécurisation est grande, ma décentralisation est planétaire, je suis neutre, je suis participatif, on me prétend être l’or numérique, je suis énergivore, je suis transparent, je protège les droits et libertés individuelles, j’inspire la confiance, je suis une bulle spéculative , je suis volatil, je suis peu réglementé, je réduis le monopole gouvernemental sur la monnaie, peu d’enseignes m’acceptent actuellement comme moyen de paiement, mes transactions sont immuables et plus rapides que les virements bancaires, je suis révolutionnaire, je suis une monnaie, comprendre la technologie sur laquelle je repose demande de l’investissement personnel…

Voici pêle-mêle des avantages, des inconvénients et dont on dit sur moi…

 

Cet article a pour but de mieux comprendre ce qu’est le bitcoin pour se faire un avis personnel le plus objectif possible. Étape importante, commençons par nous pencher sur son origine…

 

La genèse du bitcoin

 

Cette invention a été possible grâce à la complémentarité de la démocratisation de l’ordinateur personnel, du réseau internet et de la cryptographie moderne.

 

La genèse de la cryptographie

 

Qu’est-ce que la cryptographie ?

 

C’est une branche des mathématiques, qui consiste à rendre illisible un message à moins d’en avoir la clé de déchiffrement.

C’est en 1958 que Charles Moore entreprend la construction d’une boîte à outils sous la forme d’un interpréteur de commandes. Celui-ci est amélioré et prend le nom de Forth en 1968.Ce langage de programmation a probablement inspiré le langage de bitcoin, le SCRIPT.

 

L’influence des cypherpunk

 

C’est au début des années 1990, au cœur de la Silicon Valley que l’idéologie « Cypherpunk » est née. Ce mouvement réunissait divers individus, principalement des informaticiens ou des spécialistes du droit de haut-vols dans le but de développer la cryptographie et de défendre la vie privée des citoyens. Au fil du temps ce mouvement a enflé et un mouvement crypto anarchiste s’en est inspiré. L’objectif commun de ce mouvement était principalement le respect de la privacy et de la confidentialité par le biais de la cryptographie.

 

En 1990, une première monnaie électronique appelée « Digicash » est créée et se base sur des protocoles cryptographiques.

La cryptographie entend répondre à trois grandes notions que sont : confidentialité, authenticité et intégrité. Ces notions sont l’essence même de la technologie de la Blockchain… »

 

En 1995, la cour suprême américaine a établi que le code cryptographique était protégé en tant que forme d’expression par le 1er amendement de la Constitution des Etats-Unis. A la suite de cette décision, la protection de la vie privée devait également s’accompagner de la protection et de l’anonymat des transactions financières. Sur la base des principes précités, un certain nombre de tentatives ont été réalisées afin de développer les transactions et monnaies numériques.

 

En 1997, le projet « Hcash » est créé et intègre pour la première fois le processus de preuve de travail d’un ordinateur pour valider une transaction. C’est ce même processus qui est utilisé pour le bitcoin.

 

En 1998, c’est au tour de « Bit Gold » d’être créé par l’informaticien « Nick Szabo ». Bitgold, système d’or numérique décentralisé, n’a jamais été implémenté mais il rassemble la plupart des caractéristiques rattachées à bitcoin. S’en est suivi, une longue disette avant d’arriver en 2007, où une personne ou un groupe de personnes au pseudonyme de Satoshi Nakamoto se penche sur la création du bitcoin.

 

Ce n’est qu’en octobre 2008, en pleine tourmente financière que ce cypherpunk inconnu (ou un groupe de cypherpunks inconnus), Satoshi Nakamoto a publié le White Paper du Bitcoin sur une mailing list cypherpunk, article intitulé : « Bitcoin : A Peer-to-Peer Electronic Cash System », pouvant se traduire par « Bitcoin : Un Système de Paiement Électronique Pair-à-Pair » Ce White Paper démontre qu’aux yeux du créateur du Bitcoin, le commerce sur l’Internet dépend presque exclusivement d’institutions financières servant de tiers de confiance pour traiter des paiements électroniques, telles que les institutions bancaires ou bien encore des entreprises type Paypal.

 

Nakamoto estimait nécessaire qu’un système de paiement électronique basé sur des preuves cryptographiques puisse être utilisé à la place d’un modèle basé sur la confiance, ce qui permettrait à deux individus le souhaitant de réaliser des transactions directement entre eux sans avoir recours à ce fameux tiers de confiance. (banques, etc.). C’est ce qu’il propose donc à travers le protocole Bitcoin.

 

La liberté et la décentralisation financière des humains de la planète terre étaient peut-être nées…

 

 

 

Sources :

https://bitcoin.fr/les-qualites-de-bitcoin/

https://coinmarketcap.com/

https://www.tacotax.fr/guides/investir/bitcoin/prix-du-bitcoin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryptomonnaie

https://cercleorion.com/blog-du-cercle/2021/5/26/la-folle-histoire-qui-se-cache-derrire-la-blockchain

https://www.youtube.com/watch?v=wJcNuwFyzfg

https://www.cointribune.com/analyses/investissements/pourquoi-les-investisseurs-institutionnels-sinvestissent-ils-dans-le-bitcoin-btc/

https://www.numerama.com/tech/754910-que-va-changer-taproot-la-derniere-mise-a-jour-du-bitcoin.html

https://journalducoin.com/bitcoin/actualites-bitcoin/la-prehistoire-de-bitcoin-premices-revolution/

https://bitcoin.fr/les-avantages-de-bicoin/

https://www.blockchain.com/fr/charts/n-transactions

https://www.capital.fr/entreprises-marches/bitcoin-pizza-day-le-jour-ou-un-homme-a-commande-2-pizzas-pour-10-000-bitcoins-1289173

https://www.cjg.be/les-etudes-du-cjg-la-monnaie-du-futur/

https://www.lalibre.be/economie/digital/2021/12/15/mettre-la-belgique-au-centre-de-cette-revolution-numerique-une-association-professionnelle-de-la-blockchain-officiellement-lancee-6UDOZFUTPFD4LATYIYHU5BQ4FQ/

https://trends.levif.be/economie/high-tech/mathieu-michel-a-investi-dans-le-bitcoin/article-news-1504117.html

https://www.cryptoencyclopedie.com/single-post/quest-ce-que-le-lightning-network

https://journalducoin.com/bitcoin/bitcoin-espace-astronautes-iss-envoient-bitcoins/

https://journalducoin.com/bitcoin/interdiction-de-bitcoin-le-fmi-change-de-ton/

Livre : « Comment nous vivrons sur mars » de Stephen L. Petranek, chapitre 8 : « la ruée vers l’or »

Les chaines you tube : Hascheur, Surfin bitcoin, Coin tips, Grand angle crypto et Parlons bitcoin.

 

Une Belgique sans “E-commerce” ?

Dans l’inconnue ou vers un retour marxiste? 

 

Récemment, Paul Magnette, président du Parti Socialiste, s’est attaqué aux e-commerces. Ses propos ont outré de nombreuses personnalités politiques dont beaucoup de libéraux. En effet, le socialiste voudrait que la Belgique soit le « premier pays sans e-commerce ». Il y dénonce les conditions de travail et l’impact environnemental que cela représente. Mais pourrions-nous nous passer véritablement de l’e-commerce ?

 

Tout d’abord, l’e-commerce représente une somme considérable au sein de l’économie Belge. En 2020, c’était 10,26 milliards d’euros dépensés dans des produits vendus sur internet et en 2021, 11 milliards. Mais l’e-commerce c’est aussi de l’emploi. En 2019, on estime le nombre d’e-commerçants entre 15 000 et 25 000. C’est aussi 8 millions de consommateurs au sein de notre plat pays.

 

Ensuite, l’e-commerce n’est pas aussi développé que dans nos pays voisins. En effet, sur les 100 meilleurs webshop de notre pays, seulement 40% sont Belges. La plupart des achats proviennent de l’étranger et de ce fait, beaucoup d’emplois passent la frontière. Actuellement, ce sont près de 11 000 personnes qui travaillent dans l’e-commerce et plusieurs milliers d’indépendants qui travaillent en collaboration. Il est clair que le développement du commerce en ligne peut générer beaucoup d’emplois, notamment au niveau de la logistique. Ce dernier constitue un poids non négligeable dans l’économie Belge.

 

Enfin, l’e-commerce ne rime ni avec Amazon, ni avec mondialisation. Les webshops peuvent être un allié de taille pour les indépendants. Ceux-ci pourraient augmenter leurs revenus et faire de la publicité en faisant usage du e-commerce.

 

La Belgique a tout intérêt à développer l’e-commerce. Son poids dans l’économie n’est pas négligeable et les webshops peuvent créer de nombreux emplois. Nous devons faire tout notre possible pour l’intégrer dans toutes les couches du commerce, du plus petit commerçant au plus grand. L’e-shop peut être un allié majeur pour les indépendants et ils peuvent évoluer en symbiose. Le numérique devient de plus en plus indispensable dans un monde qui évolue constamment. L’encadrement et la formation seront aussi essentiels. Ainsi, nous pourrons continuer à progresser économiquement et garantir des commerces de qualité pour tous.

 

 

Sources :

 

https://www.retaildetail.be/fr/news/général/l’e-commerce-en-belgique-poursuit-sa-croissance

 

https://www.rtbf.be/article/le-commerce-en-belgique-46000-webshops-8-millions-de-consommateurs-10930621

 

https://www.retis.be/chiffres-secteur-ecommerce-belgique/

 

https://www.rtbf.be/article/e-commerce-en-belgique-plus-d-achats-plus-d-acheteurs-mais-des-montants-depenses-inferieurs-en-2020-10721965

 

https://www.retis.be/emploi-ecommerce-belgique/

 

Image :

https://www.retaildetail.be/fr/news/général/l’e-commerce-en-belgique-poursuit-sa-croissance

Numérisation de la santé !

Par Laetitia Tursugian

 

L’évolution technologique touche aujourd’hui différents domaines de notre vie quotidienne. Que ce soit au travail, à la maison, au sport, etc. tout se numérise et se robotise. Mais penseriez-vous qu’un jour nos données de santé se numériseraient ? Et bien, ces deux domaines qui semblaient, à première vue, difficiles à concilier dû aux règles liées la confidentialité des données du patient, ont bien été réunis à la suite du travail de Sébastien Deletaille, co-fondateur de l’ASBL Rosa. La raison d’être de cette ASBL se fonde sur deux constats.

 

Tout d’abord, il y a la difficulté que les personnes rencontrent dans la gestion de leurs données de santé avec leur appareil électronique. En effet, d’après un micro-trottoir réalisé par Sébastien Deletaille, il en est ressorti que les gens éprouvaient des difficultés à gérer leurs données de santé et qu’ils ne savaient pas où et comment elles étaient stockées bien que certains aient toutefois mentionné l’existence du portail fédéral « Ma santé.be ». Ce micro-trottoir a montré la difficulté d’un citoyen lambda à concilier données et numérisation. C’est dans ce cadre que l’ASBL Rosa va favoriser un accès numérique à nos données de santé depuis notre smartphone, notre tablette ou notre ordinateur. Rosa repense la santé à l’ère du numérique. Comme le co-fondateur nous l’a bien illustré avec son exemple, aujourd’hui, l’image du médecin de famille qui connaissait tout et avait tout dans son dossier papier est « cassée ». Dans cette ère numérique, il y a une croissance du nombre de professionnels de la santé et, en conséquence, une diminution de cette relation privilégiée patients/professionnels. Beaucoup de données sont parfois perdues ou isolées et la connaissance des antécédents familiaux est moins bonne. La relation patients-médecins est donc affectée. Elle souffre d’autant plus que les jeunes ont adopté des réflexes numériques qui ne sont parfois pas ceux du médecin. Les attentes sont donc différentes. Dès lors, la plus-value de ce type d’application web est de permettre à la nouvelle génération hyperconnectée de s’adapter au monde de la santé. Il est  désormais possible de prendre rendez-vous en ligne et éviter de se déplacer ou chercher un numéro de téléphone. Tout cela en garantissant la protection des données personnelles étant donné que cette plateforme n’est accessible qu’au patient et au médecin concerné. La confidentialité médicale est donc d’application.

 

Ensuite, le second constat est la gestion administrative de cette Santé qui implique une énorme charge mentale et cette numérisation permet son allégement. Par exemple, l’utilisation des vignettes à coller et envoyer à sa mutuelle représente une charge de travail. Les numériser faciliterait déjà un point administratif. Cette charge est devenue lourde et, comme nous l’a expliqué le co-fondateur de Rosa, d’après leur analyse, dans 90% des cas, ce sont les mères de famille qui s’en occupent. Ces dernières ont souhaité, par exemple, une automatisation des rendez-vous à la mutuelle, une simplification de la prise de rendez-vous, etc., Ainsi la charge mentale serait amoindrie. Du côté des professionnels de la santé, il y aurait aussi un allégement administratif car ils pourront s’affranchir de tâches comme la prise de rendez-vous en mettant à disposition de leur patient leur calendrier. Ces professionnels de la santé répondent ainsi à une nouvelle demande de la part de la nouvelle génération. Cette numérisation facilite et augmente donc l’accès aux soins de santé. Il y a, par exemple, 300 professionnels de cinq domaines la santé différents (médecins généralistes, les kinésithérapeutes, les orthophonistes, les dentistes et les diététiciens) qui ont recours au service de Rosa.

 

La numérisation appliquée à la santé engendre, par conséquent, une simplification des procédures administratives et une augmentation de l’accessibilité au soin.

 

Que nous réserve encore cette évolution technologique ?

Bye bye Facebook?

Par Gauthier Jacques, rédacteur en chef

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de données supprimées

Il y a quelques semaines, Facebook a surpris le monde entier en annonçant son nouveau nom. La société-mère s’appellera désormais Meta. En présentant, le 28 octobre dernier, le nouveau nom qu’il a choisi pour Facebook, Mark Zuckerberg, qui se targue de culture classique – ses filles portent des prénoms inspirés d’empereurs romains –, en a expliqué la signification. « En grec, Meta veut dire “au-delà” », a-t-il souligné. Meta vient également rappeler le concept de métavers, c’est-à-dire la transposition de l’univers réel dans le virtuel dans lequel Facebook s’investit beaucoup ces derniers mois.

 

Cependant, Meta ne s’arrête pas là. En effet, le jeudi 4 novembre 2021, c’est une nouvelle encore plus étonnante qui est relayée par la presse. En effet, Facebook veut arrêter la reconnaissance faciale engendrant par la même occasion la suppression de plus d’un milliard d’informations collectées au cours de la dernière décennie. 

« Je perçois de nombreuses inquiétudes quant à la place de la technologie de reconnaissance faciale dans la société ».
Jérôme Pesenti
Vice-président (IA)

Pour rappel, la reconnaissance faciale a été lancée en 2010. L’algorithme, alimenté par l’intelligence artificielle, reconnaissait automatiquement les personnes présentes sur les photos et vous suggérait de les identifier. Ces photos étaient ensuite liées aux profils des utilisateurs identifiés.

 

Malheureusement, force est de constater qu’au cours des dix dernières années, la reconnaissance faciale a changé de statut. Avancée technologique majeure, elle est désormais considérée comme une technologie raciste, répressive et misogyne. Rappelons par exemple que c’est grâce à cette reconnaissance faciale que la Chine contrôle la communauté ouïghoure ou que d’autres polices y traquent des individus. Le doute sur cette technologie ne fait donc qu’augmenter.

Notons que Facebook ne réinvente pas la roue. En effet, en 2019, Microsoft avait déjà – discrètement – supprimé sa base de données qui contenait plus de 10 millions d’images d’environ 100 000 personnes. D’autres compagnies ont embrayé le pas. C’est le cas d’Amazon ou d’IBM qui ont ouvertement déclaré qu’elles ne vendraient pas leur technologie de reconnaissance faciale à la police américaine tant qu’une législation plus détaillée et plus claire n’aura pas été établie. Quoiqu’il en soit, cette technologie ne disparaitra pas du jour au lendemain puisqu’elle est indispensable pour créer le célèbre Métaverse, futur univers de Facebook dans lequel tous les utilisateurs seront représentés par un avatar. Cependant, cet univers ne semble pas plaire à tout le monde. C’est le cas de la lanceuse d’alerte Mme. Frances Haugen qui a, dès le début du mois de novembre, mis en garde l’ensemble des députés français contre le projet du géant américain.

Petit détour historique

2004

Fondation de la plateforme Facebook

2017

Facebook compte 2 milliards d'utilisateurs actifs

2021

La société-mère "Facebook" adopte le nouveau nom "Méta".

Sources

Pourquoi Facebook devient Meta ? Futura, consulté sur https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/facebook-facebook-devient-meta-94538/ (le jeudi 4 novembre 2021).

 

Facebook/Meta, ce colosse en marche vers la création d’un univers captif, Le Vif, consulté sur www.levif.be/facebook-meta-ce-colosse-en-marche-vers-la-creation-d-un-univers-captif.html (le jeudi 4 novembre 2021)

 

Facebook ne veut plus de la reconnaissance faciale, vraiment ?, L’Écho, jeudi 4 novembre 2021, p.4. 

Interopérabilité des données

Par Olaf Van Der Straten

Derrière cette expression rebutante se cache un concept simple : la possibilité de transférer, d’une plateforme à l’autre, nos données personnelles.

Voyons pourquoi il est important de mettre en place un cadre législatif l’imposant aux acteurs du numérique.

Les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) tirent, en partie, leur position de quasi-monopole, de l’impossibilité de transférer nos données personnelles d’une plateforme à une autre.

Prenons, par exemple, le cas de Facebook. Si demain, je souhaitais quitter ce réseau social pour m’inscrire à un autre. Comment devrais-je procéder ?

Je devrais recréer un compte. J’inviterais chacun de mes amis présents sur cette nouvelle plateforme à nouer une “nouvelle” relation. Je m’abonnerais aux groupes ou aux pages qui m’intéressent, etc. Ce processus fastidieux est suffisamment décourageant pour inciter à rester sur le même réseau. 

À l’inverse, si je pouvais, d’un simple click,  télécharger mes données détenues par Facebook et les importer dans une nouvelle application, cela sera plus pratique. Si cela créait, automatiquement, une relation avec mes amis présents sur cette autre app, les groupes dont je suis membre et les pages que je suis, cela me permettrait de changer facilement de plateforme et créerait, de facto, une concurrence saine entre les réseaux sociaux. L’émergence de nouveaux acteurs serait également facilitée.

En tant que libéral, nous savons à quel point la concurrence libre et non faussée est source d’innovation et de bien-être.

Application : Houseparty

Cette application avec plus de 20 millions d’utilisateurs a connu un franc succès en cette période de confinement.

“Houseparty” est gratuite et elle est centrée sur le côté récréatif et festif des contacts sociaux. Par le service de partage d’écrans, elle permet de jouer à des mini-jeux à plusieurs personnes, de regarder un film avec ses proches ou encore d’organiser un e-apero.

Il s’agit donc d’une application permettant de briser momentanément la solitude en s’amusant à distance avec sa famille et ses proches.

Par Melis Oz, journaliste Piccolo