La FEF, monopole de la représentativité étudiante… ou pas!

Par Simon Liegeois et Wiktoria Ewa Wojslawowicz

Le lundi 1 novembre, nous apprenions avec stupéfaction certes, mais beaucoup de satisfaction, la désaffiliation du Bureau des Étudiants Administrateurs (BEA), conseil étudiant de l’ULB, de la Fédération des Étudiants Francophones (FEF). Si cette décision a pu s’avérer surprenante pour de nombreux étudiants, elle résulte néanmoins d’un système de représentativité dépassé, voire sclérosé au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Qu’en est-il réellement ?

Comment fonctionnent les conseils étudiants et les organisations représentatives communautaires dans l’enseignement supérieur ?

 

Pour comprendre l’enjeu d’une telle décision de désaffiliation de la FEF, il est important d’expliquer pour commencer le fonctionnement d’un conseil étudiant et d’une organisation représentative communautaire (ORC), ainsi que le rôle de ces instances dans la représentativité des étudiants de l’enseignement supérieur.

D’une part, le conseil étudiant est une instance présente dans chaque établissement supérieur. Pour qu’il puisse opérer, il doit se composer d’au moins sept membres élus lors des élections pour lesquelles les étudiants de l’université sont invités à voter. Parmi les sept membres élus, chaque faculté ou domaine d’étude devra avoir un représentant.

Ainsi, ces élections estudiantines mènent à la réunion des étudiants de première année jusqu’à la troisième année du bachelier autour du conseil étudiant. Dans le cas d’une démission d’un membre, celui-ci est remplacé par son suppléant. Si l’un des étudiants membre du conseil perd sa qualité d’étudiant régulièrement inscrit, il sera automatiquement considéré comme étant démissionnaire. En pratique, le conseil étudiant doit communiquer la liste des représentants tant effectifs que suppléants à l’établissement d’enseignement supérieur au sein duquel il opère.

D’une autre part, les ORC agissent en tant qu’organisations représentatives des étudiants à l’échelle communautaire. Une ORC s’assure à représenter tous les étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en veillant à défendre et à promouvoir leurs intérêts, mais également, comme des associations telles Jeunes MR aspirent à le faire, de former des CRACS (Citoyens Responsables, Actifs, Critiques et Solidaires).

Les conseils étudiants dans les universités peuvent faire le choix de s’affilier à une ORC ou de garder leur indépendance. Pour qu’une ORC puisse exister, elle doit disposer de statuts qui respectent le décret et garantir le pluralisme politique et philosophique au sein de sa structure. Elle doit également représenter au moins 15% des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur, et ce, dans au moins trois provinces. Si un conseil étudiant décide de s’affilier

Rétrospective sur la FEF et l’Unécof

 

La FEF a été créée en 1973 afin de représenter les étudiants francophones de Belgique. L’Unécof est quant à elle, née en 1996, et issue du Bureau des étudiants administrateurs de l’ULB, du Conseil des étudiants de la Haute École Francisco Ferrer et des étudiants de la Haute École Robert Schuman. À l’époque, elle se revendiquait pluraliste et représentative du monde étudiant dans toute sa diversité.

Lorsque le décret participation a été signé en 2012, la FEF (Fédération des Étudiants Francophones) et l’Unécof (Union des Étudiants de la Communauté française) étaient les deux organisations majeures qui représentaient les étudiants au sein de la Communauté française (actuelle Fédération Wallonie-Bruxelles). Bien qu’une collaboration entre les deux organisations aurait pu sembler alléchante, celles-ci nont pas toujours privilégié les mêmes moyens afin de défendre les intérêts des étudiants.  En ce sens, la FEF s’est vue reprocher des méthodes militantes contreproductives sur des dossiers clés, mais également, sa proximité avec le PTB et les jeunesses militantes communistes telles le COMAC. À titre d’exemple, le président du parlement interne de la FEF a été contraint en 2011 de démissionner car celui-ci exerçait un autre mandat pour le PTB.

L’Unécof, quant à elle, ne parvenait pas à représenter suffisamment d’étudiants en plus d’endosser un double rôle lourd à porter. En effet, celle-ci, en plus de son statut d’ORC était également reconnue comme OJ (Organisation de Jeunesse). Ce poids l’a finalement conduite vers sa fin en 2019, laissant la FEF seule pour défendre les intérêts des étudiants.

Où est la place du libéralisme ?

 

Bien que la FEF ait mis en place de nouvelles règles, notamment l’interdiction pour leurs représentants de cumuler des responsabilités avec un parti politique, ou encore de se présenter à des élections, le manque de pluralité et de représentativité ainsi que l’utilisation de moyens ne prenant pas en compte les diverses sensibilités, orientations philosophiques et politiques des étudiants, lui ont été reprochés de plus en plus au fil des années.

Si certains se sont étonnés de la décision du BEA de l’ULB de quitter la FEF, cette initiative du conseil étudiant de l’université s’inscrit pourtant dans un contexte plus large et complexe, laissant entrevoir un dysfonctionnement au sein de sa structure interne. Le manque de représentativité, ainsi que le manque de neutralité sont les points ayant mené vers la fin de collaboration avec celle-ci. Pourtant, la nécessité de rester fidèle avec sa vocation principale, qui est celle de représenter l’ensemble des étudiants de l’enseignement supérieur, n’a pas pour autant mis en exergue pour la FEF l’indispensabilité d’un discours davantage neutre et inclusif de toutes les orientations philosophiques et politiques qu’elle entend ironiquement défendre. L’hypocrisie est épinglée.

Cette problématique n’est pourtant pas récente. Les deux points abordés ci-dessus ont effectivement été recensés quelques années après la création de la FEF (1973).  Il va sans dire qu’au sein des différentes hautes-écoles et universités du royaume, les étudiants ne partagent pas une seule orientation politique, qui est dans ce cas, celle orientée à gauche. Le manque d’anticipation et de compréhension du besoin de représentativité de la moitié du spectre philosophique et politique des étudiants qu’elle représente se retrouve en ce sens au centre de cette dernière décision ayant secoué le paysage estudiantin. 


 

EN RÉSUMÉ…

Si la FEF se targue souvent d’être le seul organisme représentatif à faire porter la voix des étudiants en Fédération Wallonie-Bruxelles, nous remarquons surtout que leur système est usagé. Le spectre militant d’extrême-gauche n’inclut à fortiori pas l’ensemble des étudiants, ni les moyens employés pour parvenir à ses fins, tandis qu’ils se sont vus reprocher à de nombreuses reprises leur manque de travail et de nuance sur le fond de dossiers clés. Le monopole de la représentativité n’existe pas et la ligne militante de la FEF se fait surtout remarquer dans sa manière de communiquer : on ne retrouve ni débat, ni construction dans leur manière d’agir, car la place du débat n’existe pas au fondement-même de l’organisation

Être jeune pendant la pandémie de Covid-19: la perspective de Georges-Louis Bouchez

Pour cette troisième partie de l’interview de Georges-Louis Bouchez, notre journaliste Piccolo Gauthier Jacques aborde avec notre invité le vécu de cette pandémie de Covid-19 par les jeunes. Qu’ils/elles soient aux études et ne peuvent plus avoir de vie étudiantine ou qu’ils/elles ne travaillent plus à cause du confinement, les jeunes connaissent une période particulièrement difficile et leur vie sociale en souffre.

Cependant, bien que leur avenir proche soit encore chamboulé par les règles sanitaires, il faut garder espoir et optimisme une fois que cette pandémie sera terminée!

La fin de l’interview arrive alors #staytuned!

L’interview de Georges-Louis Bouchez: l’implication des jeunes en politique

Pour cette deuxième partie de l’interview de Georges-Louis Bouchez, notre journaliste Piccolo Gauthier Jacques aborde l’implication des jeunes en politique notamment sur le long terme. Quel est le rapport des jeunes d’aujourd’hui à la politique et surtout aux partis politiques? Découvrez ce qu’en pense ce Jeune MR Président du MR!

La suite de l’interview arrive alors #staytuned!

Rencontre avec Valérie Glatigny, Ministre de l’enseignement supérieur

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Guillaume Chiarappa, journaliste Piccolo, a eu l’occasion d’interviewer Valérie Glatigny, Ministre de l’enseignement supérieur à la Communauté française, sur l’impact de la crise sanitaire sur les étudiants et leurs résultats aux examens.

Quelles sont les mesures pour aider les étudiants du supérieur durant cette crise Covid-19?

On a prévu un renfort financier pour les premières années. Le gouvernement a dégagé 6 millions d’euros pour soutenir des étudiants de première année par exemple pour engager des étudiants assistants qui pourront donner un coup de main à des étudiants en détresse.

La crise sanitaire a-t-elle affecté le taux de réussite et de participation des étudiants aux examens?

Alors ça c’est l’heureuse surprise, les résultats sont plus positifs qu’attendus. On s’attendait à une hécatombe au vu des retours sur la détresse des étudiants. Il ne faut certainement pas faire de triomphalisme, on n’est pas ici en train de dire que ça s’est bien passé mais on s’attendait à quelque chose de catastrophique. Il y a eu des problèmes par exemple avec les étudiants de Bac 1 dans certains établissements. Ils ont un petit peu moins réussi. Dans d’autres, ils ont mieux réussi mais globalement l’appréciation était plutôt positive avec un taux de présence aussi légèrement supérieur. Il y a quand-même une différence entre les examens à distance et les examens en présentiel. Les étudiants ont moins bien réussi les examens à distance que les examens en présentiel. C’est à nouveau une moyenne ou une appréciation générale plutôt positive et ce n’est en aucun cas le carton qu’on craignait. Ça veut dire que malgré la détresse psychologique, les étudiants ont réussi à rester connectés sur leurs apprentissages.

Comptez-vous organiser une campagne de communication à l’adresse des étudiants qui listeraient les lieux de soutien (notamment pour leur santé mentale)?  

Je suis contente que vous l’évoquez parce qu’on a vu de manière répétée les établissements pour leur indiquer de relayer les différentes aides. J’ai également vu la FEF et les conseils étudiants. On leur a indiqué où les étudiants peuvent trouver des informations sur toutes les aides qui existent y compris les aides psychologiques. 

Ils peuvent se rendre sur le site de leur établissement. Il y a toutes les informations sur les aides que les étudiants peuvent trouver. Par exemple, si un étudiant veut un soutien psychologique, il peut se tourner vers son établissement, il y a des services sociaux qui peuvent l’aider et le diriger vers un service d’aide psychologique ou rembourser la consultation chez le psychologue… Donc tout ça existe déjà, il faut juste le faire savoir aux étudiants car, ce que je remarque, c’est que souvent les étudiants ne reçoivent pas l’information. C’est passer à l’action qui est problématique. Ils pensent sûrement que c’est stigmatisant d’aller demander de l’aide, c’est juste normal dans les circonstances actuelles. Je pense qu’il faut encourager les étudiants à  se tourner vers leurs établissements pour demander de l’aide. Il ne faut surtout pas rester avec un problème d’ordre financier ou d’ordre psychologique. Je pense qu’il faut vraiment pousser la porte de son établissement, envoyer un e-mail ou contacter par téléphone le service social. Surtout si cette aide permet d’éviter que les étudiants interrompent leur année. Peu importe la difficulté, de l’aide existe. Par exemple: un problème pour payer le loyer d’un kot, pour manger, pour rembourser une consultation psychologique, pour payer une connexion Wi-Fi, etc…

Quelles leçons tirez-vous de cette presque première année de digitalisation massive des cours en supérieur?

Y a-t-il des bonnes pratiques à garder?

Oui, nous avons d’ailleurs demandé une étude sur ce sujet  à l’ULB pour pouvoir étudier toutes les bonnes pratiques. Celle-ci est attendue pour le mois de juin ou de juillet. C’est évident que ce n’est pas chouette ce qui nous arrive mais je suis sûr qu’il y a des leçons à tirer notamment de ce basculement brutal vers l’enseignement à distance, qui s’est rapidement mis en place. Certes, il y a eu beaucoup d’inquiétudes parce que lors des examens à distance, des bugs sont apparus, comme ce fut le cas l’année dernière. Cette année aussi d’ailleurs, il y a eu quelques bugs les premiers jours d’examens parce que les systèmes informatiques n’étaient pas préparés à être sollicités par autant de personnes. Le même jour, nous avons tiré les leçons de ces problèmes notamment en organisant des tests à blanc, en mettant en place des classes inversées. De plus, il y a eu beaucoup de professeurs qui n’avaient jamais utilisé le principe de la visioconférence avant la pandémie

Quelles sont les améliorations à apporter?

Il doit aussi y avoir une évaluation par les établissements pour voir ce qui a fonctionné ou non. Pour le moment, nous ne sommes pas encore dans  la phase de réflexion sur le sujet car il est encore trop tôt. Notre principal combat pour le moment, c’est de vous diplômer de la meilleure manière possible et surtout un maximum d’étudiants.

Comment avez-vous perçu les appels à l’aide des étudiants ?

Comme des crèves cœurs…  C’est vraiment très difficile, je suis ministre de l’enseignement supérieur depuis septembre 2019 et nous avons eu de septembre à mars pour essayer de déployer davantage l’enseignement supérieur.  On a rêvé de mettre en œuvre des réformes et puis en mars, on nous dit qu’il faut fermer tout pour des impératifs sanitaires. Oui, c’est un crève-cœur, quelque chose de pas naturel, de contre nature. Devoir empêcher les activités d’apprentissage ou les limiter et puis trouver une solution pour qu’elles aient lieu quand même malgré tout, c’est une situation inédite. Je pense que mes collègues sont d’accord avec moi. Je suis convaincue qu’aucun ministre de l’Enseignement  ne rêve de fermer une école.

Je lis tous les jours dans la presse que la jeunesse est sacrifiée. Si, en effet, il faut donner plus d’oxygène à cette jeunesse, peut-être faut-il que les adultes restreignent leurs activités. Je pense aussi qu’il faut qu’on respecte mieux les règles sur le télétravail. Je vois les étudiants qui ne peuvent toujours pas reprendre le chemin des auditoires. De plus, je pense que cette logique sanitaire commence à atteindre ses limites et qu’il faut maintenant entrer dans une logique de bien-être psychologique.

Être libérale et militante de “Black Lives Matter”, une riche liberté

Par Bélinda Gérard, co-Présidente des Jeunes MR d’Ixelles.

Jeune MR depuis plus de 7 ans, je représente actuellement les jeunes libéraux ixellois au titre de co-Présidente des Jeunes MR d’Ixelles. Co-présidence que j’ai tenue à conduire cette année car active depuis plus de 4 ans au sein du comité des jeunes MR d’Ixelles comme Secrétaire Politique et membre active, je souhaitais apporter mon optimisme et représenter notre jeunesse, si diversifiée, au sein du territoire d’Ixelles.

Être libérale et militante de “Black Lives Matter” était pour moi un moyen d’exprimer certains droits et l’expression de libertés importantes pour la communauté afropéenne le 7 juin dernier. Cette manifestation mondiale portait plusieurs messages pour les droits civiques et la justice sociale des afro du monde entier. Le point déclencheur de ces différentes manifestations fut l’écho de la mort tragique d’un homme noir sous le genou d’un policier blanc dans la situation sociale et politique que connaît encore les États-Unis d’Amérique. Les manifestants du monde entier et les différentes marques de solidarités postées sur les réseaux sociaux en soutien aux souffrances connues par ces communautés ont amenées le monde à prendre conscience des inégalités sociétales et spécifiquement celles vécues par les hommes et les femmes noirs aux Etats-Unis.  Des centaines de milliers de personnes sans clivages de couleurs et solidaires à l’histoire de George Floyd ont témoignés à travers les réseaux des gestes de solidarités sous différentes formes. Le MR, sous la Présidence de Georges-Louis Bouchez, a aussi tenu à afficher le visage de Martin Luther King, une figure hautement reconnue pour avoir prôné les droits des Afro-Américains et leur intégration égalitaire dans la société américaine.

Les origines du mouvement “Black Lives Matter”

Le mouvement “Black Lives Matter” traduit en français comme « la vie des Noirs compte » est un mouvement né en 2013 aux USA pour les droits civiques des Afro-Américains. Ce mouvement politique et militant porte la voix des Afro-Américains témoignant de nombreuses histoires de victimes de violences policières, de profilage racial et d’inégalités raciales à l’encontre des Noirs aux États-Unis d’Amérique. Comme nous le savons, l’histoire de cette opposition raciale n’a pas de cesse depuis la ségrégation des suprémacistes blancs sur les communautés afro-américaines qui existaient dans les années 1960.

L’histoire de George Floyd et de l’agent représentant les autorités de la ville de Minneapolis (USA), Derek Chauvin, en pleine épidémie de coronavirus s’est répandue comme une traînée de poudre à travers les réseaux sociaux, réveillant les mémoires sur les trop nombreux faits de violences policières et de familles endeuillées connues dans les communautés afro des Etats-Unis.

Ma sensibilité de jeune libérale afropéenne m’a donné l’envie de manifester auprès de la population belge venue de toutes les régions de notre pays brassant les diversités de notre nation en âges, en couleurs de peaux, en confessions religieuses, en langues au regard de cette histoire. Cette expression démocratique après le 1er confinement a été un geste témoignant de la solidarité envers un homme représentant une cause noble et le désir enfin de plusieurs citoyens de revenir à la liberté d’exprimer collectivement la volonté d’un avenir commun meilleur dans l’appel à revoir les égalités de société.

Soutien du MR de Bruxelles lors de la manifestation de BLM début juin 2020

Une lutte et des figures internationales

Dans cette lutte pour l’égalité des droits et l’intégration de chacun dans une vie sociale et économique non-violente, plusieurs figures majeures de l’histoire des droits des hommes et des genres ont marqué le monde dans le rapport au changement pour une meilleure vie en collectivité. Je voudrais citer ici pour exemple le Mahatma Gandhi, René Cassin, Hend Amry ; des personnalités qui ont rayonné sur la scène internationale pour leurs actions humanistes et primé pour leur militantisme.

En ce qui concerne les droits spécifiques à l’intégration des Noirs au sein des sociétés, plusieurs acteurs majeurs du changement ont également ouvert des brèches apportant aux communautés afro du monde entier la possibilité de contribuer et de manifester le changement.

    • Dorothy Counts, figure de proue de la lutte pour l’éducation ; la première Afro-Américaine à intégrer le lycée Harding de Charlotte réservé aux Blancs, en 1957. Un événement, trois jours seulement après la décision de la Cour suprême de mettre fin à la ségrégation à l’école.
    • Martin Luther King figure mondiale de la lutte des droits Afro-Américains et pour la justice sociale et économique des Afros. Martin Luther King a de nombreux succès dont la Marche de Selma à Montgomery conduite le 21 mars 1965 en faveur des droits de vote des Noirs. Cette marche a réuni 25 000 personnes. Au départ de cette marche 3000 militants partaient de Selma et, portés par le soutien d’autres militants, sympathisants blancs, religieux et laïcs, cette marche a été un succès collectif et solidaire. Le cortège a pu franchir sans encombre le comté de Montgomery, grâce à la protection du pouvoir fédéral.
    • Nelson Mandela, homme d’État d’Afrique du Sud, il s’est battu toute sa vie pour la lutte contre la ségrégation sociale, l’oppression et la pauvreté ce qui lui a valu de faire 20 ans de prison pour ses convictions et son militantisme pacifique. En 1993, il reçoit des mains de son Président Frederik Klerk, le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin au régime de l’apartheid conjointement et pacifiquement. En 1994, Nelson Mandela devient le premier Président noir de l’Afrique du Sud. 

En effet, toutes ces figures ont été des acteurs majeurs du changement pour la lutte pour l’intégration des Noirs dans une société sociale et économique internationale. Cependant, ces changements ne sont pas faits sans relever certaines difficultés vécues et affronter bien des défis. 

La manifestation pacifique du 7 juin 2020 à Bruxelles en soutien au mouvement « Black Lives Matter » a réuni plusieurs associations. Plus de 10 000 personnes se sont mobilisées pour soutenir toutes les victimes de meurtres raciaux dénombrés ces dernières années aux États-Unis, en Europe et plus proche de nous en Belgique.

La principale revendication de ce rassemblement était de stopper le racisme systémique contre les Afro-descendants et contre les personnes racisées en Belgique. Il a également été réclamée justice pour les familles de Moïse Lamine Bangoura et de Ndolovite Ferraz Dieumerci Kanda, pour Adil Charrot, Mawda Shawri, Mehdi Bouda et pour toutes les autres victimes dont on ne connaît pas encore les noms.

Encore du travail à accomplir

La Belgique en haute délégation et présidé par l’ancien Vice-Premier Ministre libéral des Affaires Étrangères belges, Monsieur Louis Michel, s’est exprimé au nom de l’Union Européenne et des pays européens associés lors de la conférence de Durban sur les droits humains en 2001. Monsieur Louis Michel a soutenu la volonté d’appliquer un plan national d’action interfédérale de lutte contre le racisme (NAPAR) qui s’est discuté en marge de la conférence de Durban 2001.

Toutefois plusieurs discussions nationales n’ont toujours pas abouties à la mise en application de ce plan. Concernant les recommandations et revendications introduites auprès de plusieurs décideurs, la jeunesse et les militants afro-belges ont pointé du doigts les points sensibles et à travailler ensemble. 

Les thématiques abordent l’éducation (la jeunesse), les violences policières, le sport, et la décolonisation des lieux publics.

Le mouvement “Black Lives Matter” initié aux États-Unis se veut être une continuité des travaux pour les droits civiques et l’intégration sociale et économiques des Afro-Américains. Une continuité qui se veut être l’héritage laissé par Martin Luther King et bien d’autres activistes pacifiques de par le monde pour les droits civiques et l’intégration pleine des Afros de toutes les sociétés démocratiques. 

Dixit Louis Michel : « La lutte contre ces fléaux doit donc naturellement nous unir tous, nous rassembler, nous mobiliser pour dire non à la fatalité. » Conférence de Durban 2001

Dixit Martin Luther King: « Vous pouvez obtenir ce que vous voulez de qui vous voulez en maintenant une confrontation constante et pacifique. » Marche de Selma 1965

Sources: 

https://www.lefigaro.fr/international/2018/04/04/01003-20180404ARTFIG00077-ces-activistes-qui-ont-perpetue-le-combat-de-martin-luther-king.php

https://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2015/03/06/26010-20150306ARTFIG00067-sur-la-route-de-selma-a-montgomery-une-page-de-l-histoire-americaine-se-tourne.php

Le confinement vécu dans les écoles : Témoignage d’un Jeune MR professeur de français de 2e secondaire

Par Alexandre Piette, membre Jeunes MR

Une école qui a dû se réinventer dans la précipitation

Le jeudi 12 mars, en fin de soirée, après l’annonce de Sophie Wilmes, le Covid-19 a pris de court tout le monde. Brusquement, les cours seront suspendus, à partir du lundi 16 mars et nous voilà face à une situation inédite que nos écoles n’ont plus connu, depuis la Seconde Guerre Mondiale. Il faut donc la réinventer !

Le vendredi 13 mars, l’ambiance dans notre établissement est très particulière car personne ne sait exactement comment les choses vont se dérouler durant les prochaines semaines et prochains mois. Nous devons apprendre à accepter les choses qui nous dépassent, y compris quand cela modifie grandement nos habitudes. Chacun est appelé à mettre de côté ses désirs individuels, à adopter une attitude citoyenne et responsable.
C’est vrai pour les écoles, les professeurs, les élèves et c’est bien plus vrai encore pour toute la société. Ce jour-là, sur le temps de midi, une réunion de crise est organisée, dans l’urgence, par notre direction. Il faut gérer les premiers cas d’élèves contaminés, tout en tentant de continuer d’assurer l’enseignement, sous une forme virtuelle et non plus présentielle, comme nous en avons toujours eu l’habitude.

Dans ce cadre, les premières semaines ont été fastidieuses. En effet, bien que la plupart des collègues se soient mobilisés avec la direction et le service informatique pour entretenir virtuellement, comme nous le pouvions, du lien avec nos étudiants, tout en assurant la continuité des apprentissages ; il faut bien reconnaître que nous avons dû, bien souvent, un peu bricoler, et nous approprier progressivement, en autonomie, confiné, chacun de notre côté, le Google Drive de l’école, créé pour l’occasion.

Même si, dans un premier temps, l’idée d’utiliser cet outil informatique gratuit aux multiples facettes (visioconférences, journal de classe virtuel, courriels, cours en ligne …) pouvait nous paraître intéressante et comme étant une opportunité, au sein d’un monde de plus en plus virtuel pour les jeunes, il faut bien reconnaître que gérer les élèves, au cas par cas, en mode confinement a été compliqué pour la plupart d’entre nous car au fil des semaines, nous avons pu remarquer que nous n’étions pas tous sur un même pied d’égalité ; au moment où la fracture numérique, dans certaines familles mais aussi chez certains enseignants moins expérimentés se faisait de plus en plus grande. L’absence de connexion Internet, d’imprimante, le manque d’encre ou de papier ou encore la méconnaissance des systèmes d’utilisation ont rendu impossible chez certains la réalisation des travaux demandés. Dans de telles situations, comment s’assurer de la compréhension des communications si tant est qu’elles puissent parvenir à leurs destinataires ? A fortiori, face à l’absence de réponses de certaines familles, comment évaluer leur degré d’équipement ? Et comment préserver les élèves dans cette équation ? Le besoin est à la fois matériel (ordinateurs, tablettes) et technique (accompagnement des enseignants et des élèves), mais il relève aussi de la sélection et de l’exploitation d’un outil numérique adapté aux réalités. Il paraissait donc difficile de proposer des solutions ‘’clé sur porte’’ tant les besoins étaient nombreux, variés et dépendants du contexte de notre établissement.

Dans notre école, comme dans d’autres certainement, cette crise nous aura probablement permis de penser à l’avenir pour mettre en place progressivement une école numérique, comme souhaitée par les politiques de toutes convictions, depuis plusieurs années. 

C’est pourquoi, dès la rentrée de septembre et quel que soit le scénario de celle-ci, en fonction de l’évolution de l’épidémie, il faudra certainement envisager une certaine forme de systématisation du numérique dans nos futures pratiques pédagogiques et sans doute réinventer notre école, mais sans jamais perdre de vue les valeurs humaines qui la composent. Le numérique doit rester un outil et ne se substituera jamais à la vraie relation pédagogique entre un professeur et ses élèves en salle de classe car être enseignant, ce n’est pas être assis devant un ordinateur mais être en classe. Nous avons besoin de nos élèves, même si cette vocation n’est pas rose tous les jours et que son importance, dans la société, pour permettre l’émancipation sociale de chacun, est de moins en moins reconnue par l’opinion publique.

Une fin d’année très particulière, en demi-teinte…

Fin avril, le CNS a décidé d’autoriser la réouverture progressive des écoles, dans des conditions d’hygiène strictes ; à partir du 18 mai, pour les rhétos et du 25 mai, pour les deuxièmes secondaire.

La plupart des membres du personnel de notre école étaient plutôt heureux de cette décision car ils estimaient qu’un retour en présentiel des élèves, leur permettrait de récupérer un certain rythme de travail, tout en évitant l’accroissement de la fracture numérique entre plusieurs d’entre eux. Néanmoins, sur le terrain, la mise en œuvre des mesures d’hygiène imposées par le CNS n’a pas été chose aisée. En effet, constatant une certaine difficulté pour la Fédération Wallonie-Bruxelles à fournir des masques et tout le matériel nécessaire à cette rentrée, notre pouvoir organisateur, la direction avec les différents membres du CP (conseil en prévention) ont pris la décision de reporter la rentrée des élèves des dernières années au lundi 25 mai et celles des 2e, au mardi 02 juin, afin de se donner le temps et les moyens de tout mettre en œuvre pour assurer un maximum de sécurité pour les élèves et l’équipe éducative. D’un point de vue pédagogique, pour la direction, il a aussi semblé important de réaliser des conseils de classe préparatoires, avant cette reprise de la fin mai. L’objectif de ceux-ci était, sur base des résultats et/ou des choix des élèves pour l’année scolaire suivante, de cibler ceux en situation d’échec et/ou pour lesquels un projet de réorientation devait être déterminé, avant la fin du mois de juin. Tout cela dans le but d’éviter un éventuel décrochage scolaire.

Mais, quelques jours plus tard, quand nous avons appris les conditions pratiques dans lesquelles cette reprise allait se faire, nous étions plutôt sceptiques. En effet, la Ministre de l’enseignement obligatoire, Caroline Désir (PS), a décidé de laisser le choix aux parents, d’un retour ou non de leur enfant à l’école, en suspendant temporairement l’obligation scolaire. Grave erreur pour la plupart d’entre nous car se sont souvent les jeunes les plus en difficultés et les plus défavorisés qui choisiront de ne pas y revenir. De ce fait, dans la suite de leur parcours d’apprentissage, ils risquent d’augmenter leur risque d’échec scolaire voire de décrochage complet. Dans notre établissement scolaire, il faut l’admettre, nous avons la chance d’avoir en grande majorité des jeunes issus de familles de la classe moyenne, mais en vivant notre rentrée très particulière, et en discutant sur les réseaux sociaux, avec plusieurs collègues, d’autres écoles dites « moins favorisées », notre théorie s’est malheureusement vite confirmée : les apprenants les plus en détresse ne sont pas rentrés. 

Pour terminer, concernant les délibérations de la fin de l’année scolaire, la plupart d’entre nous avons été surpris par les décisions de la Ministre. En effet, sa directive mentionne que « au vu des circonstances, le redoublement devra être exceptionnel, en tenant compte uniquement du travail certificatif fourni entre le début de l’année scolaire et le 13 mars ». Même si les élèves ne sont pas responsables de cette situation inédite et que nous ne savons pas ce que certains ont pu vivre, dans un cadre privé, tout au long du confinement ; pour ma part, je pense que cette politique du laisser-passer au bénéfice du doute ne leur rendra pas service. En effet, d’expérience, nous savons, comme enseignant, qu’un élève ayant un ou plusieurs échecs significatifs, en mars, aura peu de chance de réussite, en juin. Bien que des aménagements d’aide et de remédiation soient promis par la Ministre, à partir du mois de septembre, nous craignons, comme enseignant, un report de l’échec et même un certain découragement de la part de l’élève pouvant mener au décrochage car celui-ci aura mal été orienté. Effectivement, légalement, en fin de 2e secondaire, un apprenant obtenant son CE1D, en juin, peut s’inscrire, l’année suivante, dans une 3e secondaire de son choix, c’est-à-dire dans une orientation générale, technique ou professionnelle. 

Même si aujourd’hui, nous ne savons pas encore comment se déroulera l’année scolaire 2020-2021, toutes ces mesures promises « à chaud » par la Ministre, nous paraissent malheureusement peu réalisables sur le terrain, et ne feront que renforcer davantage les inégalités sociales entre les élèves.

News en Bref… en Belgique: Des Jeunes MR sur le terrain pour lutter contre le Covid-19

Alors que la Belgique se déconfine progressivement, nous vous proposons un petit flashback pour vous montrer l’implication des Jeunes MR dans la distribution et collecte de masques en tissu! Vous retrouverez donc Antoine Mahin, Président des Jeunes MR de la fédération du Luxembourg, Julie Labeille, Présidente des Jeunes MR de Neupré et Victoria Vandeberg, Présidente des Jeunes MR de la Fédération de Liège en pleine action au sein de leur commune.