Les prix des carburants flambent… pourquoi?

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Depuis début 2022, le prix du carburant a considérablement augmenté, atteignant un prix jamais connu jusqu’à maintenant. Mais lorsqu’on va à la pompe, que paie-t-on exactement ? Et surtout, comment le prix du pétrole est-il défini ?

 

En Belgique, le prix des produits pétroliers vendus aux consommateurs (essence, diesel et mazout de chauffage) sont plafonnés, c’est-à-dire qu’il ne pourra être plus haut que le prix fixé, mais peut être proposé plus bas par les vendeurs. L’État belge et la Fédération Pétrolière Belge (FPB) ont conclu un contrat-programme et le prix maximum est défini selon les dispositions de ce contrat. La FPB représente les compagnies pétrolières chargées du raffinage, marketing, stockage et de la distribution. La FPB c’est quatre raffineries, sept entreprises de distribution des produits pétroliers et une de stockage.

            

Le contrat-programme, quant à lui, assure à la Belgique de ne jamais tomber à court de carburant et assure une certaine stabilité du prix à la consommation. Sont concernés par ce contrat les ministres de l’économie et de l’énergie et la FPB. Ce contrat-programme dure trois années reconductible tacitement à la fin de ces trois années. Cependant, chacune des parties peut y mettre fin mais avec un préavis de 12 mois à partir de la date de résiliation. Le premier contrat-programme a été établi à la suite de la crise pétrolière de 1973 : après le choc, un écart s’est créé entre les notations de pétrole sur les marchés internationaux et les prix de vente sur le marché belge. Le SPF économie joue aussi rôle dans la définition du prix maximum : la Direction générale de l’énergie du SPF économie le calcule au quotidien, toujours selon les clauses du contrat-programme.

À noter que pour certains produits pétroliers (gasoil de chauffage 50S, gasoil de chauffage EXTRA et le pétrole lampant C) un prix maximum pour les livraisons existent à partir de  2000 litres. Toujours pour ces mêmes produits, le prix maximum est différent si ils sont vendus en station-service.

 

Le prix du carburant vendu à la pompe à essence peut être décomposé en quatre parties. La première est le coût du produit ex-raffinerie, soit le prix du carburant qui vient de sortir des raffineries de pétrole – où l’on transforme le pétrole en diesel ou essence. Il représente environ 30% du prix du carburant. Ce coût lui-même diffère selon l’offre et la demande, le taux de change euro/dollar, la notation de la matière première sur le marché international et le coût du raffinage. La deuxième partie qui constitue le prix de l’essence et du diesel est la marge de distribution pour les fournisseurs de carburant, définie par l’Etat belge en valeur absolue par litre. Cette partie couvre les frais de transports, de stockage des fournisseurs et les frais publicitaires du produit. La marge de distribution est fixe et représente 10% du prix en pompe à essence.

Du prix du carburant sont déduites des cotisations et des accises. Plus précisément trois cotisations avec chacune un objectif sont prélevées :

 

    APETRA (Agence PETRolière – PETRoleumAgentschap) qui s’assure que un stock de pétrole en Belgique soit présent.

    BOFAS, c’est un fond pour aider les stations-service à assainir (désinfecter) leur sol.

    Une cotisation sur l’énergie.

 

Les accises, quant à elles, sont déterminées par le Service Public Fédéral en valeur absolue par litre. Toutes ces déductions représentent plus ou moins 40%.

Enfin, il reste la TVA fixée à 21%.

Le prix du carburant n’est donc pas anodin. Il est fixé quotidiennement par des acteurs de l’État en fonction du marché international, du contrat-programme et des impôts indirects. En temps de crise ou de guerre les prix grimpent : la demande est supérieure à l’offre, la prime de risque dans le pays en guerre augmente… A noter que les taxes, cotisations et accises restent toutefois le poids le plus important dans le prix puisqu’elles représentent plus de plus de la moitié.

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Le Bitcoin a le vent en poupe !

gold and black round coin
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La folle ascension du bitcoin

Année après année, cette cryptomonnaie est en train de défrayer les chroniques. Son cours et par conséquent sa capitalisation boursière a littéralement explosé, voyez plutôt : lors de sa création 50 btc étaient émis par bloc de 10minutes, soit 7200 bitcoins par jour. Entre le 03 janvier 2009 (date de la création du 1er bloc) et le 12 janvier 2009 (date de la première transaction bitcoin) se sont écoulés 9 jours. Durant ces 9 jours 7200 bitcoins multipliés 9, soit 64 800 bitcoins ont été créés à un prix avoisinant les 0.01 euros, soit une capitalisation boursière approximative de 648 euros. Presque 13 ans après sa création, le bitcoin atteint une capitalisation boursière de 955 105 685 336 euros le plaçant bien confortablement dans le top 10 des capitalisations boursières mondiales. La taille de sa blockchain dépasse les 370GB, plus de 79 millions de wallets (portefeuilles numériques où sont stockés les bitcoins) ont été créés, son prix a flirté avec les 60 000 euros en 2021. Le nombre de sociétés privées ayant investi dans le bitcoin augmente sans cesse. On peut entre autres citer Microstrategy et Tesla qui sont actuellement les exemples les plus criants.

Un moyen de paiement…

Le bitcoin est une monnaie cryptographique qui n’est pas émise pas une banque centrale et qui permet d’effectuer des transactions sans passer par une banque. La première transaction bitcoin a eu lieu le 12 janvier 2009 entre Satoshi Nakamoto et Hal Finney. Elle est inscrite dans le bloc 170 et son montant est de 10 BTC. Le premier échange physique contre du bitcoin connu a été réalisé le 22 mai 2010 quand le développeur Laszlo Hanyecz écrit sur le forum spécialisé bitcoin talk qu’il désire recevoir deux pizzas contre lesquelles il donnera 10 000 bitcoins. Quatre jours plus tard, un Britannique accepte de livrer deux pizzas en échange de 10 000 bitcoins. (au cours d’aujourd’hui 10000 bitcoins équivalent à environ 400 millions d’euros). Depuis, dans la communauté bitcoin, le 22 mai de chaque année porte le nom de « Pizza day ». En 2021, plus de 26 000 distributeurs de Bitcoin existent à travers le monde ; le réseau bitcoin représente plus ou moins 300 000 transactions par jour ; des sociétés du monde entier d’envergure acceptent des paiements en bitcoin comme : Paypal, Amazon, Décathlon, Footlocker, Coca-cola, Microsoft, Apple,…Twitter accepte lui les dons en bitcoin. Via MasterCard, Paypal et Visa, le bitcoin devient accessible comme moyen de paiement de tous les jours. Grâce à des cartes de paiement spécifiques, dépenser ses bitcoins dans des achats quotidiens devient possible. Cerise sur le gâteau, des cashback ou d’autres avantages sont parfois à la clé.

L’adhésion croissante

Outre le nombre de particuliers investissant dans le bitcoin en perpétuelle augmentation depuis sa création, des acteurs d’envergures investissent maintenant dans la première cryptomonnaie du monde. Des sociétés privées tels que Tesla, Microstrategy, Square,…investissent leurs liquidités dans le btc. Des pays comme le Salvador investissent directement dans l’achat de bitcoins et son président « Nayib Bukele » vient même d’annoncer son ambition de créer une « bitcoin city ». En novembre 2021, le maire démocrate de New york, Aric Adams, fraichement élu, a fait récemment la promotion d’une nouvelle cryptomonnaie, le « Newyorkcitycoin », reposant sur la blockchain réputée inviolable du bitcoin. On est en mesure de se demander si dans un avenir proche, des états, des villes ne vont pas continuer à investir dans le bitcoin. Le Bitcoin serait-il en train de se faire une place de premier choix auprès des états ?

La volatilité du bitcoin et sa sécurisation

Au vu de sa folle ascension et de sa relative jeunesse, le bitcoin est encore assez logiquement très volatil. Nous pouvons raisonnablement penser que si sa capitalisation et sa liquidité continuent à croître, la volatilité, a contrario continuera de se réduire. Comme pour l’investissement boursier, la vision à long terme est le meilleur moyen de contrer la volatilité. Chez les Bitcoiners, le terme employé pour désigner ceux qui conservent longtemps leurs bitcoins est : les holders. Holder est donc un moyen de miser sur la technologie et de s’enlever l’épine du pied de surfer avec les vagues successives du prix. Par ses très nombreux calculs informatiques vérifiant perpétuellement l’exactitude des transactions le bitcoin est sécurisé. Seule une attaque des 51% permettrait à une personne ou un groupe de personnes de prendre le contrôle de bitcoin. Cette « attaque des 51% » serait contre-productive car le prix s’effondrerait automatiquement. Par conséquent, pourquoi prendre le contrôle d’un actif qui perdrait presque toute sa valeur ? Néanmoins, pour les investisseurs achetant du bitcoin, il faut s’assurer d’acheter ses bitcoins sur des plateformes réglementées, d’entreposer ses bitcoins sur des « cold wallet » comme sur une clé ledger, vérifier méticuleusement les adresses lors de l’exécution d’une transaction, ne jamais rendre accessible la « recovery phrase », protéger son ordinateur portable d’éventuel Hack par des antivirus performant, utiliser des méthodes de validation de transaction 2Fa, utiliser le multisig…

La croissance de la réglementation

Le régulateur ne cesse de croitre à propos du bitcoin. Certains pays, comme la Chine, décide même de le rendre illégal. Au vu des vertus libertariennes du bitcoin, ce n’est pas vraiment étonnant… L’économiste en chef du Fonds Monétaire international (FMI), Gita Gopinath, a déclaré publiquement que les cryptomonnaies devaient être réglementées et non interdites. Cela est particulièrement vrai pour les économies émergentes. A l’horizon 2023, la Commission européenne a pour objectif d’établir un cadre légal pour réguler les cryptomonnaies. Le Conseil européen a arrêté sa position récemment sur les deux propositions suivantes : MICA (Règlement sur les marchés des cryptoactifs) et le DORA (Règlement sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier) 

« En économie, l’usage de la force est un signe de faiblesse » alors, nous pouvons nous questionner au fait que si des états s’acharnent à tuer le bitcoin, n’est ce pas parce qu’ils en ont peur ?

Pour un développement économique des zones non bancarisées

Bitcoin permet à de nombreux humains situés dans des endroits du globe non-développés de pouvoir effectuer des échanges de valeur. Avec un simple smartphone et grâce notamment au Lightning network effectuer des transactions et envoyer ou recevoir des fonds de partout dans le monde est désormais possible. La liberté financière de ces individus est rendue possible grâce à Bitcoin. Pour ces régions du globe où la monnaie est souvent fragile, posséder du bitcoin est aussi signe de réserve de valeur et donc de protection de ses avoirs. Des pays comme le Salvador, le Nigéria, le Venezuela ont très bien compris cela et s’orientent à des vitesses diverses vers l’intégration du bitcoin dans leur pays.

La liberté financière grâce à bitcoin

La société humaine s’oriente de plus en plus vers une société sans cash. On est en droit de se poser la question qu’une société sans cash donnerait sans doute plus de pouvoir aux banques et moins de liberté financière aux citoyens. En réaction à cette évolution, des initiatives citoyennes naissent de toute part avec la création de monnaies locales complémentaires. Bitcoin, monnaie planétaire répond aux aspirations de nombreux humains à retrouver de la liberté financière et par conséquent de ne plus devoir passer par un tiers de confiance tel une banque.

Et en Belgique ?

Une toute nouvelle ASBL vient d’être créée dans le but de promouvoir la blockchain et les cryptoactifs. Bax Belgium a été lancée ce mercredi 15 décembre 2021 en présence du secrétaire d’état à la digitalisation, Mathieu Michel et souhaite apporter des connaissances et du soutien à toutes les entreprises belges qui le souhaitent et qui pourraient tirer profit de la technologie blockchain. Marc Toledo, co-fondateur de Bax Belgium et CFO de Bit4you (plateforme de transactions en cryptodevises) s’est exprimé à ce sujet : « nous souhaitons développer un dialogue avec les différents instances politiques et régulatoires du pays pour contribuer à stimuler les start-ups belges en créant un environnement propice à leur développement et à mettre en place un cadre réglementaire qui protège les consommateurs, notamment en matière de cryptoactifs. » Du côté des anecdotes, lors de l’annonce de la création de l’ASBL BAX Belgium, Mathieu Michel a annoncé avoir investi dans du bitcoin et a déclaré : « je suis un optimiste de nature. Je suis favorable à l’innovation et aux technologies. Grâce à celles-ci, nous pouvons construire un futur meilleur qu’aujourd’hui. La blockchain a un potentiel immense ».

 

Bitcoin, cosmopolite ?

Prenons maintenant de la hauteur et voyageons dans l’univers. L’être Humain, en quête de liberté, de ressources, de curiosité, de terres de secours et d’espace est indéniablement voué à conquérir l’univers, à commencer probablement par la planète Mars. Il devra donc trouver un moyen d’échanger de la valeur à travers les diverses planètes conquises ou à tout le moins entre les planètes, les vaisseaux spatiaux et la terre…Cette échange de valeur pourrait tout à fait se faire par le biais du bitcoin…Le moyen d’échange interplanétaire est peut-être déjà né, mais avant qu’il ne s’émancipe dans l’espace il devra continuer à faire ses preuves sur notre planète et conquérir une bonne proportion des presque 8 milliards d’habitants de la planète…En attendant, diverses sociétés comme SpaceChain, Blockstream et Cryptosat œuvrent à développer la sécurité de Bitcoin pour y offrir une validation de la blockchain, des portefeuilles multi-signatures et des fonctions de délai d’attente vérifiables dans l’espace. A titre d’exemple, en 2020 a eu lieu la première transaction multisignature à bord de la capsule de l’ISS par la société Spacechain. 0.01 bitcoin ont été envoyés sur deux adresses différentes. Bitcoin est alors devenu extra-terrestre. Dans la communauté Bitcoin, on entend souvent : « Bitcoin to the Moon » voulant dire que son prix va s’envoler très haut. Alors, que ce soit : « to space », « to Mars », « to the Moon », « to sky » or underground une chose est certaine c’est que le bitcoin continuera de faire parler de lui ces prochaines années…

Citation : « N’oubliez pas de regarder les étoiles et non pas à vos pieds. Essayez de comprendre ce que vous voyez et de vous interroger sur ce qui fait l’existence de l’univers » de Stephen Hawking.

Le travail, c’est la santé ?

Par Simon Liégeois 

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Ce dimanche 13 mars, en matinée, se déroulait un séminaire organisé par le Mouvement Réformateur au sein de l’IHECS, l’institut spécialisé en communication à Bruxelles. Pendant plusieurs heures, différents intervenants se sont exprimés autour d’une thématique qui nous concerne toutes et tous, et encore plus à l’heure actuelle, dans une période de transition telle que celle que nous connaissons : le travail !

 

Après le mot d’introduction du président, Georges-Louis Bouchez, nous avons pu, durant cette matinée, écouter les réflexions des intervenants présents :

        Denis Pennel, essayiste et directeur général de la World Employment Confederation

        Nicolas Bouzou, essayiste, éditorialiste et directeur d’études à l’Université Paris II Assas

        Rudy Aernoult, essayiste, professeur d’économie aux Universités de Gand et Nancy et Chief Economist à la Commission Européenne.

        Laurent Taskin, professeur en Management et Transformation du travail à l’Université Catholique de Louvain.

        Philippe Val, journaliste, essayiste, ex-directeur de France-Inter et ex-rédacteur en chef de Charlie-Hebdo

     Isabelle Choquet, professeure à l’ICHEC, Saint-Louis et à la Haute École Francisco Ferrer. Spécialisée dans l’adaptation des PME aux nouvelles technologies.

 

Dans un premier temps, revenons sur ce qui a poussé le MR à organiser ce séminaire. En tant que jeunes à l’heure actuelle, nous traversons une vraie période de transition au sein de notre société. Les nouvelles technologies sont quasiment omniprésentes et influencent de plus en plus le monde de l’emploi. D’un point de vue plus sociétal, les mentalités, comprenant le rapport entre l’employeur et le salarié ont changé. Enfin, l’augmentation du niveau de vie et la floraison de nouveaux statuts dans le monde du travail suscitent davantage un besoin de flexibilité et une meilleure conciliation entre la vie au travail et la vie à la maison. Politiquement parlant, de l’eau à également coulé sous les ponts et l’impression d’une gauche ayant renoncé à la valeur travail au profit des minorités et combats que nombreux qualifient de « wokistes », se fait ressentir.

 

La gauche aurait-elle abandonné la valeur du travail ?

 

Philippe Val s’est par ailleurs exprimé en la matière. Selon lui, l’origine des citoyens est devenue une sorte d’instrumentalisation de la gauche, bafouant les lettres de noblesse du travail. Celui-ci reproche à la gauche de traiter les individus comme des victimes en utilisant un prétexte communautaire.

Ces derniers temps, on reproche beaucoup à la gauche une politique communautariste consistant à « victimiser » les gens en utilisant le prétexte de la communauté à laquelle ils appartiennent, et qui nécessiterait certaines accommodations, en particulier sur le monde du travail. Il déplore aussi le fait que le travail en tant que vertu soit devenu quelque chose à éliminer. Cependant, il convient de considérer le travail avec de la nuance et de ne pas rentrer dans une sorte de manichéisme en essayant de le diaboliser. Car si le salariat comporte des inconvénients, il présente aussi des avantages. Si moyen plus souple il existe, pour aménager le travail, cela ne doit pas se faire aux dépens de la solidarité. Ainsi, il conviendrait de préserver un juste milieu entre cette solidarité et la flexibilité qui peut découler d’une vision plus moderne et valorisante du travail.

 

La pénibilité du travail

 

En tant que libéraux, nous ne pouvons nier que notre doctrine se base sur l’envie de faire des choses. Autrefois pénible et manquant cruellement de régulation, ce sont les acquis sociaux qui ont contribué à transformer le travail en quelque chose de valorisant et d’épanouissant à l’heure actuelle. Le monde politique a ainsi rendu plus agréable le travail au fur et à mesure des décennies, notamment par l’abolition du travail des enfants, la limitation du temps de travail hebdomadaire, le système d’assurances mais aussi par la mise en place du statut de chômeur qui résulte d’actions relatives au droit du travail.

Cependant, force est de ne pas oublier que le chômage ne peut être un projet de vie et que dès lors, l’enjeu de la politique est de lutter contre le chômage au lieu de l’aménager, car on ne peut s’y complaire. Autre facteur qui contribue grandement à réduire la pénibilité du travail : les nouvelles technologies. Les innovations, de plus en plus, se substituent aux tâches les plus pénibles. Cependant, si une société innovante se veut en mesure de rendre plus agréables ces tâches, la pénibilité subsiste et aujourd’hui, elle peut se trouver dans la difficulté à concilier la vie privée et professionnelle. Cela peut-être usant nerveusement. Il convient dès lors de se questionner sur ce qui peut affecter le rapport au travail et trois facteurs principaux peuvent être pris en compte.

Premièrement, la sphère privée et la manière dont nos expériences familiales peuvent affecter notre manière de travailler. Ensuite, la sphère professionnelle en elle-même car elle peut mener à des questionnements existentiels : « Est-ce que ce que je fais a du sens ? ». Enfin, la sphère organisationnelle qui elle, dépend de l’entreprise et de son management. Malgré les changements dans ce rapport au travail, les intervenants nous suggèrent de se rappeler la notion de collectivité car celle-ci doit être partie prenante de l’innovation. Cette collectivité peut par exemple être adaptée à partir du moment où l’on est capables de définir clairement pour quel travail et dans quelles conditions, il convient d’être ensemble.

 

Réussir sa vie ou réussir dans la vie ?


Si un débat aujourd’hui mérite réflexion, c’est bien celui de la place de l’intelligence artificielle parce que son développement suscite une remise en question de la place de l’Homme dans le monde du travail. La technologie a en effet un impact sur notre manière de pensée et peut pousser certains jeunes en quête de sens dans leur vie, à se mettre hors-jeu du circuit. Ce mécontentement suscite une remise en question sur la manière de faire société. En effet, les rapports de l’OCDE montrent un manque de qualification et d’apprentissage vis-à-vis de l’automatisation parce qu’une grosse partie de la population n’intègre pas les notions les plus basiques de la technologie telles que le traitement de texte par exemple. Cela nous remet en question sur la manière de former les gens au monde du travail afin de rendre leurs carrières plus sensées, mais aussi de rassurer sur les doutes et appréhensions qu’ils auraient vis-à-vis de leur rapport aux technologies et à l’innovation. Ainsi, cette convergence du numérique va fondamentalement changer la nature du travail. Une fois de plus, la prise en compte du numérique demande une certaine nuance car si effectivement, il provoquera indéniablement la disparition de certains métiers, il en transformera certains et en créera d’autres. La destruction est créatrice. Ainsi, malgré le challenge politique et économique qu’elles suscitent, l’IA et les technologies sont objectivement des progrès. Ce qui sera important à expliquer aux personnes, c’est que les moyens d’apprentissage devront être renforcés, mais aussi que la pratique va changer : sans oublier la formation initiale étant celle que nous apprenons au sein de l’enseignement obligatoire, il sera essentiel d’intégrer des formations en accéléré dans la pratique. C’est-à-dire que les formations relatives à la technologie devront être maitrisées rapidement et dès les fondamentaux.

 

Conclusion ?

 

Pénibilité ? Technologies ? Flexibilité ? Collectivité ? Liberté ? Tant de mots qui portent réflexion à l’heure actuelle sur la nature du travail. Quoi qu’on en dise, il constitue la raison de vivre de nombreux de nos concitoyens à l’heure actuelle et doit s’inscrire dans une progression constante et adaptée aux enjeux de chaque époque que nous traverserons pour maintenir ces valeurs d’épanouissement individuel si durement acquises à travers les décennies.

Le cliquet inversé? C’est quoi ce truc?

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LA MINUTE

Le cliquet inversé? C'est quoi ce truc?

Depuis de nombreux mois déjà, les prix des carburants ne cessent d’augmenter. Afin de limiter les dégâts financiers, certains partis politiques, comme le Mouvement Réformateur, veulent instaurer le “cliquet inversé”. Mais qu’est-ce donc? 

Lorsque le prix du carburant monte, les taxes et les accises font de même. Mais lorsque les prix montent trop fort, les autorités peuvent actionner le “cliquet inversé“. Il s’agit d’une ristourne provisoire des accises lorsque le prix du carburant taxé dépasse un seuil donné de sorte que la hausse des prix à la pompe soit un peu atténuée.

Le cliquet inversé a été appliqué pour la première fois en 2005. Puis, la mesure a été réintroduite à plusieurs reprises, la dernière fois uniquement pour le diesel par le gouvernement Michel de fin 2015 à 2018.

Sources :

https://www.lecho.be/monargent/analyse/budget/hausse-des-carburants-a-quoi-servirait-le-cliquet-inverse/10342794.html

https://www.rtbf.be/article/hausse-du-prix-de-lenergie-le-cliquet-inverse-mode-demploi-10869423

https://lameuse.sudinfo.be/916903/article/2022-03-05/des-prix-fous-la-pompe-georges-louis-bouchez-veut-actionner-le-cliquet-inverse

https://www.lesoir.be/428240/article/2022-03-06/prix-de-lessence-et-du-diesel-le-mr-veut-le-cliquet-inverse-des-cette-semaine

Fonctionnement du Bitcoin

Dans un précédent article, nous avons parlé de la genèse du Bitcoin, mais quel est son mode de fonctionnement?

Bitcoin, c’est un univers à lui seul qui repose sur une technologie jeune et, sans nul doute, révolutionnaire qu’est la blockchain…Il fonctionne grâce à un réseau décentralisé d’ordinateurs qui vérifient les transactions entre deux parties. Chaque nouvelle opération s’ajoute dans un registre infalsifiable, la blockchain.

Qu’est-ce que la blockchain ?
La blockchain (« chaîne de blocs » en français) est une technologie qui permet de stocker et transmettre des informations de manière transparente, sécurisée et sans organe central de contrôle. Cette technologie permet également de partager tout type d’informations (financières, juridiques, etc.) entre plusieurs utilisateurs et ce de manière entièrement automatisée et sécurisée. La blockchain se compose de trois concepts importants : les blocs, les nœuds, et les mineurs.

Les blocs
Un bloc est une unité contenant l’information des transactions effectuées juste après le bloc précédent, à laquelle s’ajoute une transaction attribuant une nouvelle pièce au créateur du bloc. La capacité maximale des blocs est d’un peu plus d’1 Mo, soit environ 2500 transactions par bloc. Si cette capacité est dépassée, les transactions s’accumulent et doivent être mises en attente. Ce sont alors les transactions qui offrent les meilleures commissions qui sont traitées en priorité, forçant les utilisateurs à augmenter les frais de transactions. Chaque bloc est émis en moyenne toutes les dix minutes.

Les nœuds
Un nœud Bitcoin est en fait un simple dispositif de stockage, comme un ordinateur portable ou un PC avec accès à Internet, qui a la capacité de stocker la blockchain Bitcoin. Ces nœuds relaient les informations des utilisateurs aux mineurs. Ils conservent également la blockchain Bitcoin.

Les mineurs et leur importance
Un mineur est un acteur d’une cryptomonnaie qui opère un ou plusieurs nœuds dans le but de recevoir une compensation financière. Les mineurs utilisent leurs serveurs pour créer de nouveaux blocs. Dans les premières années du minage, il était rentable pour les particuliers de miner à domicile via des machines spécifiques ou même via son ordinateur personnel. Cependant, la difficulté du calcul a été augmentée par le nombre croissant de mineurs sur le réseau et par l’augmentation de la puissance de hachage (puissance de calcul générée par l’ensemble des machines à miner).
A l’heure d’aujourd’hui, diverses machines pour miner ont été créées et sont collées côte à côte dans ce qu’on appelle des « fermes » de minage. A chaque nouveau bloc créé, un mineur ou un pool de mineur, gagne une récompense de 6.25 bitcoins, soit au cours au 4 décembre 2021 +- 260 000 euros. Dans le climat mondial tourné vers une ambition de neutralité carbone, certains critiquent cette activité énergivore. Cependant, on estime qu’à peu près la moitié du minage du bitcoin est actuellement produit par des sources d’énergie renouvelable et la proportion du renouvelable ne cesse de croître. Il est évident que le bitcoin devra privilégier les énergies renouvelables au lieu des énergies fossiles pour se développer. L’efficience recherchée par les mineurs les a déjà conduit à installer leurs fermes de minage dans des endroits-clés comme au bord de centrales hydroélectriques, de parcs éoliens, de parcs solaires, de puits de pétrole,… Au Salvador, certains mineurs se sont même installés à côté de volcans.
La chaleur générée par les machines de minage peut également être récupérée ce qui donne une double utilité au minage : sécuriser le réseau bitcoin et produire de la chaleur. Des chaudières peuvent même miner du bitcoin : exemple la chaudière Sato de la société française « Wislemet ».
Vous l’aurez compris, sécuriser le réseau bitcoin par le minage est énergivore mais ô combien indispensable pour rendre la chaine de blocs infalsifiable. La tendance des mineurs est de s’installer là où il y a des excédents d’énergie et utiliser une énergie qui si elle ne servait pas à cette activité, serait perdue.

Le Halving et la rareté du bitcoin
Le Halving peut être défini par la diminution programmée de la récompense de bitcoins par bloc miné. Cet événement survient tous les 210 000 blocs, soit à peu près tous les 4 ans. Ces récompenses sont divisées par deux tout les 4 ans. En 2008, la récompense était de 50 bitcoins par bloc et de 2020 à 2024 elle est de 6.25 bitcoins. Le prochain halving sera effectué vers mars 2024. Cette diminution programmée diminue la création monétaire et a historiquement tendance à faire augmenter son cours. A l’horizon 2140, l’ensemble des 21 millions de bitcoins auront été minés et, conformément au white paper, il n’y en aura pas un de plus. Aujourd’hui, il y a environ 18, 3 millions de bitcoin qui ont été créés soit + de 85 % de l’ensemble des bitcoins qui seront à jamais créés. C’est dans cette rareté que le bitcoin trouve sa grande qualité qui est diamétralement opposée aux des banques centrales du monde imprimant à tout va de la monnaie et augmentant ainsi sans cesse la masse monétaire.

Une technologie en perpétuelle amélioration
Bitcoin est une technologie en perpétuelle mutation. De nombreux développeurs œuvrent à trouver des améliorations constantes au protocole. Par conséquent, plusieurs mises à jour ont vu le jour et ont fait évoluer bitcoin ces dernières années. Nous pouvons notamment citer les dernières mises à jour d’ampleur suivantes :

* Segwit en 2017 :  il s’agit d’une mise à niveau rétro compatible du protocole Bitcoin qui modifie en profondeur la structure des transactions en déplaçant les données de signature dans une base de données séparée. Elle a pour but principal de corriger la malléabilité des transactions, mais elle permet également d’augmenter la capacité transactionnelle de Bitcoin, d’améliorer la vérification des signatures et de faciliter les modifications futures du protocole.

* Le Lightning network en 2018
Cette technologie a été inventée pour répondre au problème de la scalabilité limitée du bitcoin. En effet, une fois la capacité d’un bloc atteinte, les transactions s’accumulent et doivent être mises en attente. Le nombre de transactions par bloc est donc limité. Le lightning network permet donc de corriger ces limitations. Il prend la forme d’un réseau parallèle (off chain) qui vient épauler le réseau bitcoin principal.

Le Lightning network se présente comme un réseau de canaux de paiement où tous les hôtes sont connectés pair à pair. C’est-à-dire où les ordinateurs de ces hôtes distribuent et reçoivent des données ou des fichiers. Dans ce type de réseau, comparable au réseau client-serveur, chaque client devient lui-même un serveur. Le pair à pair facilite et accélère les échanges entre plusieurs ordinateurs au sein d’un réseau. 

*Fin 2021 : la mise à jour Taproot qui doit permettre d’améliorer la confidentialité, la sécurité, la rapidité et le nombre des transactions sur la blockchain Bitcoin a vu le jour. Son rôle est notamment de permettre aux transactions complexes d’être finalisées plus rapidement en prenant moins de place dans un bloc. Taproot va aider à la mise en place de plus de smart contracts (contrats intelligents), plus flexibles et plus rapides, sur la blockchain.

Sources: 

https://bitcoin.fr/les-qualites-de-bitcoin/

https://coinmarketcap.com/

https://www.tacotax.fr/guides/investir/bitcoin/prix-du-bitcoin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryptomonnaie

https://cercleorion.com/blog-du-cercle/2021/5/26/la-folle-histoire-qui-se-cache-derrire-la-blockchain

https://www.youtube.com/watch?v=wJcNuwFyzfg

https://www.cointribune.com/analyses/investissements/pourquoi-les-investisseurs-institutionnels-sinvestissent-ils-dans-le-bitcoin-btc/

https://www.numerama.com/tech/754910-que-va-changer-taproot-la-derniere-mise-a-jour-du-bitcoin.html

https://journalducoin.com/bitcoin/actualites-bitcoin/la-prehistoire-de-bitcoin-premices-revolution/

https://bitcoin.fr/les-avantages-de-bicoin/

https://www.blockchain.com/fr/charts/n-transactions

https://www.capital.fr/entreprises-marches/bitcoin-pizza-day-le-jour-ou-un-homme-a-commande-2-pizzas-pour-10-000-bitcoins-1289173

https://www.cjg.be/les-etudes-du-cjg-la-monnaie-du-futur/

https://www.lalibre.be/economie/digital/2021/12/15/mettre-la-belgique-au-centre-de-cette-revolution-numerique-une-association-professionnelle-de-la-blockchain-officiellement-lancee-6UDOZFUTPFD4LATYIYHU5BQ4FQ/

https://trends.levif.be/economie/high-tech/mathieu-michel-a-investi-dans-le-bitcoin/article-news-1504117.html

https://www.cryptoencyclopedie.com/single-post/quest-ce-que-le-lightning-network

https://journalducoin.com/bitcoin/bitcoin-espace-astronautes-iss-envoient-bitcoins/

https://journalducoin.com/bitcoin/interdiction-de-bitcoin-le-fmi-change-de-ton/

« Comment nous vivrons sur mars » de Stephen L. Petranek, chapitre 8 : « la ruée vers l’or »

Les chaines YouTube : Hascheur, Surfin bitcoin, Coin tips, Grand angle crypto et Parlons bitcoin.

Bitcoin – De sa genèse à son mode de fonctionnement…

Par Cédric Sevrin

J’incarne la liberté, je protège de l’impression monétaire abondante des banques centrales, mon inventeur est à ce jour inconnu, ma sécurisation est grande, ma décentralisation est planétaire, je suis neutre, je suis participatif, on me prétend être l’or numérique, je suis énergivore, je suis transparent, je protège les droits et libertés individuelles, j’inspire la confiance, je suis une bulle spéculative , je suis volatil, je suis peu réglementé, je réduis le monopole gouvernemental sur la monnaie, peu d’enseignes m’acceptent actuellement comme moyen de paiement, mes transactions sont immuables et plus rapides que les virements bancaires, je suis révolutionnaire, je suis une monnaie, comprendre la technologie sur laquelle je repose demande de l’investissement personnel…

Voici pêle-mêle des avantages, des inconvénients et dont on dit sur moi…

 

Cet article a pour but de mieux comprendre ce qu’est le bitcoin pour se faire un avis personnel le plus objectif possible. Étape importante, commençons par nous pencher sur son origine…

 

La genèse du bitcoin

 

Cette invention a été possible grâce à la complémentarité de la démocratisation de l’ordinateur personnel, du réseau internet et de la cryptographie moderne.

 

La genèse de la cryptographie

 

Qu’est-ce que la cryptographie ?

 

C’est une branche des mathématiques, qui consiste à rendre illisible un message à moins d’en avoir la clé de déchiffrement.

C’est en 1958 que Charles Moore entreprend la construction d’une boîte à outils sous la forme d’un interpréteur de commandes. Celui-ci est amélioré et prend le nom de Forth en 1968.Ce langage de programmation a probablement inspiré le langage de bitcoin, le SCRIPT.

 

L’influence des cypherpunk

 

C’est au début des années 1990, au cœur de la Silicon Valley que l’idéologie « Cypherpunk » est née. Ce mouvement réunissait divers individus, principalement des informaticiens ou des spécialistes du droit de haut-vols dans le but de développer la cryptographie et de défendre la vie privée des citoyens. Au fil du temps ce mouvement a enflé et un mouvement crypto anarchiste s’en est inspiré. L’objectif commun de ce mouvement était principalement le respect de la privacy et de la confidentialité par le biais de la cryptographie.

 

En 1990, une première monnaie électronique appelée « Digicash » est créée et se base sur des protocoles cryptographiques.

La cryptographie entend répondre à trois grandes notions que sont : confidentialité, authenticité et intégrité. Ces notions sont l’essence même de la technologie de la Blockchain… »

 

En 1995, la cour suprême américaine a établi que le code cryptographique était protégé en tant que forme d’expression par le 1er amendement de la Constitution des Etats-Unis. A la suite de cette décision, la protection de la vie privée devait également s’accompagner de la protection et de l’anonymat des transactions financières. Sur la base des principes précités, un certain nombre de tentatives ont été réalisées afin de développer les transactions et monnaies numériques.

 

En 1997, le projet « Hcash » est créé et intègre pour la première fois le processus de preuve de travail d’un ordinateur pour valider une transaction. C’est ce même processus qui est utilisé pour le bitcoin.

 

En 1998, c’est au tour de « Bit Gold » d’être créé par l’informaticien « Nick Szabo ». Bitgold, système d’or numérique décentralisé, n’a jamais été implémenté mais il rassemble la plupart des caractéristiques rattachées à bitcoin. S’en est suivi, une longue disette avant d’arriver en 2007, où une personne ou un groupe de personnes au pseudonyme de Satoshi Nakamoto se penche sur la création du bitcoin.

 

Ce n’est qu’en octobre 2008, en pleine tourmente financière que ce cypherpunk inconnu (ou un groupe de cypherpunks inconnus), Satoshi Nakamoto a publié le White Paper du Bitcoin sur une mailing list cypherpunk, article intitulé : « Bitcoin : A Peer-to-Peer Electronic Cash System », pouvant se traduire par « Bitcoin : Un Système de Paiement Électronique Pair-à-Pair » Ce White Paper démontre qu’aux yeux du créateur du Bitcoin, le commerce sur l’Internet dépend presque exclusivement d’institutions financières servant de tiers de confiance pour traiter des paiements électroniques, telles que les institutions bancaires ou bien encore des entreprises type Paypal.

 

Nakamoto estimait nécessaire qu’un système de paiement électronique basé sur des preuves cryptographiques puisse être utilisé à la place d’un modèle basé sur la confiance, ce qui permettrait à deux individus le souhaitant de réaliser des transactions directement entre eux sans avoir recours à ce fameux tiers de confiance. (banques, etc.). C’est ce qu’il propose donc à travers le protocole Bitcoin.

 

La liberté et la décentralisation financière des humains de la planète terre étaient peut-être nées…

 

 

 

Sources :

https://bitcoin.fr/les-qualites-de-bitcoin/

https://coinmarketcap.com/

https://www.tacotax.fr/guides/investir/bitcoin/prix-du-bitcoin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryptomonnaie

https://cercleorion.com/blog-du-cercle/2021/5/26/la-folle-histoire-qui-se-cache-derrire-la-blockchain

https://www.youtube.com/watch?v=wJcNuwFyzfg

https://www.cointribune.com/analyses/investissements/pourquoi-les-investisseurs-institutionnels-sinvestissent-ils-dans-le-bitcoin-btc/

https://www.numerama.com/tech/754910-que-va-changer-taproot-la-derniere-mise-a-jour-du-bitcoin.html

https://journalducoin.com/bitcoin/actualites-bitcoin/la-prehistoire-de-bitcoin-premices-revolution/

https://bitcoin.fr/les-avantages-de-bicoin/

https://www.blockchain.com/fr/charts/n-transactions

https://www.capital.fr/entreprises-marches/bitcoin-pizza-day-le-jour-ou-un-homme-a-commande-2-pizzas-pour-10-000-bitcoins-1289173

https://www.cjg.be/les-etudes-du-cjg-la-monnaie-du-futur/

https://www.lalibre.be/economie/digital/2021/12/15/mettre-la-belgique-au-centre-de-cette-revolution-numerique-une-association-professionnelle-de-la-blockchain-officiellement-lancee-6UDOZFUTPFD4LATYIYHU5BQ4FQ/

https://trends.levif.be/economie/high-tech/mathieu-michel-a-investi-dans-le-bitcoin/article-news-1504117.html

https://www.cryptoencyclopedie.com/single-post/quest-ce-que-le-lightning-network

https://journalducoin.com/bitcoin/bitcoin-espace-astronautes-iss-envoient-bitcoins/

https://journalducoin.com/bitcoin/interdiction-de-bitcoin-le-fmi-change-de-ton/

Livre : « Comment nous vivrons sur mars » de Stephen L. Petranek, chapitre 8 : « la ruée vers l’or »

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Une Belgique sans “E-commerce” ?

Dans l’inconnue ou vers un retour marxiste? 

 

Récemment, Paul Magnette, président du Parti Socialiste, s’est attaqué aux e-commerces. Ses propos ont outré de nombreuses personnalités politiques dont beaucoup de libéraux. En effet, le socialiste voudrait que la Belgique soit le « premier pays sans e-commerce ». Il y dénonce les conditions de travail et l’impact environnemental que cela représente. Mais pourrions-nous nous passer véritablement de l’e-commerce ?

 

Tout d’abord, l’e-commerce représente une somme considérable au sein de l’économie Belge. En 2020, c’était 10,26 milliards d’euros dépensés dans des produits vendus sur internet et en 2021, 11 milliards. Mais l’e-commerce c’est aussi de l’emploi. En 2019, on estime le nombre d’e-commerçants entre 15 000 et 25 000. C’est aussi 8 millions de consommateurs au sein de notre plat pays.

 

Ensuite, l’e-commerce n’est pas aussi développé que dans nos pays voisins. En effet, sur les 100 meilleurs webshop de notre pays, seulement 40% sont Belges. La plupart des achats proviennent de l’étranger et de ce fait, beaucoup d’emplois passent la frontière. Actuellement, ce sont près de 11 000 personnes qui travaillent dans l’e-commerce et plusieurs milliers d’indépendants qui travaillent en collaboration. Il est clair que le développement du commerce en ligne peut générer beaucoup d’emplois, notamment au niveau de la logistique. Ce dernier constitue un poids non négligeable dans l’économie Belge.

 

Enfin, l’e-commerce ne rime ni avec Amazon, ni avec mondialisation. Les webshops peuvent être un allié de taille pour les indépendants. Ceux-ci pourraient augmenter leurs revenus et faire de la publicité en faisant usage du e-commerce.

 

La Belgique a tout intérêt à développer l’e-commerce. Son poids dans l’économie n’est pas négligeable et les webshops peuvent créer de nombreux emplois. Nous devons faire tout notre possible pour l’intégrer dans toutes les couches du commerce, du plus petit commerçant au plus grand. L’e-shop peut être un allié majeur pour les indépendants et ils peuvent évoluer en symbiose. Le numérique devient de plus en plus indispensable dans un monde qui évolue constamment. L’encadrement et la formation seront aussi essentiels. Ainsi, nous pourrons continuer à progresser économiquement et garantir des commerces de qualité pour tous.

 

 

Sources :

 

https://www.retaildetail.be/fr/news/général/l’e-commerce-en-belgique-poursuit-sa-croissance

 

https://www.rtbf.be/article/le-commerce-en-belgique-46000-webshops-8-millions-de-consommateurs-10930621

 

https://www.retis.be/chiffres-secteur-ecommerce-belgique/

 

https://www.rtbf.be/article/e-commerce-en-belgique-plus-d-achats-plus-d-acheteurs-mais-des-montants-depenses-inferieurs-en-2020-10721965

 

https://www.retis.be/emploi-ecommerce-belgique/

 

Image :

https://www.retaildetail.be/fr/news/général/l’e-commerce-en-belgique-poursuit-sa-croissance

L’euro a 20 ans ?

L’euro ne date pas d’hier. Il est le fruit de décennies de préparation. En effet, la route vers la monnaie unique est encore longue. En voici quelques dates-clés

1970

Le rapport Weber (en référence au Premier Ministre Luxembourgeois de l'époque) envisage une certaine union monétaire.

1972

Les pays membres de la CEE (Communauté économique européenne, fondée en 1957 par le traité de Rome) introduisent (par le président Pompidou) le « serpent monétaire ». Ce dispositif limitant la fluctuation des monnaies des pays membres tient la route jusqu’en 1979.

1986

La communauté européenne adopte le projet de marché unique avec l' Acte Unique Européen (Single European Act).

1989

Le président de la Commission européenne, Jacques Delors, propose un plan (Rapport Delors) en trois phases pour arriver à la création d'une monnaie unique mais aussi d'une banque centrale européenne.

1992

Traité de Maastricht. Ce traité transforme la Communauté européenne en une Union Économique et Monétaire complète. Pour y participer, les pays candidats doivent respecter une série de critères

1998

La Banque Centrale Européenne succède à l’Institut monétaire européen.

1999

Les États de la zone euro mettent en œuvre une politique monétaire unique. L'euro est introduit comme monnaie légale, mais n’existe encore que sous forme scripturale.

2002

Le 1er janvier apparaissent les pièces et billets en euro dans 12 pays de l’UE.

...

Aujourd’hui, l’euro est la monnaie de 340 millions d’Européens, dans 19 pays constituant la zone euro.

Crise énergétique à Bruxelles ?

La société Octa+ dit adieu au marché bruxellois de l’énergie. Fondée en 1881, l’entreprise fournit de l’électricité, du gaz naturel, du fioul et du mazout à plus de 100 000 clients. Cependant, dès le 1er janvier 2022, la société perdra 17 000 clients.

En effet, les réglementations de la Région Bruxelles-Capitale, différentes des autres régions, sont plus nombreuses et plus contraignantes. Le fournisseur Octa+ a donc informé le gestionnaire de réseau bruxellois Sibelga qu’il renonçait à sa licence et qu’il ne fournirait plus de gaz et d’électricité à ses 17 000 clients et ce, dès 2022. Bruxelles est, de facto, devenue un duopole entre Enegie Electrabel – société anonyme fondée en 1905 – et Lampiris – fournisseur et producteur d’énergie depuis 2003.

 

Notons toutefois que d’autres fournisseurs plus « spécifiques » sont actifs au niveau bruxellois comme la coopérative Aeco, fondée en 2016 (dont il faut devenir coopérant) ; Brusol (initiative de l’entreprise EnergyVision et uniquement pour les propriétaires de panneaux solaires) et Luminus (exempt de contrat en ligne. Les contrats sont néanmoins possibles par téléphone ou en vous rendant au magasin MediaMarkt).

 

Ce n’est pas la première fois que ce genre de situation se produit et qu’un fournisseur se plaint de la situation complexe à Bruxelles. Quel est le souci ? À Bruxelles, un fournisseur ne peut pas résilier un contrat en cas de défaut de paiement d’un client. Si durant son contrat (d’une durée minimum de trois ans) le client ne paie pas, le fournisseur se doit de continuer à l’approvisionner. « Vous pouvez évidemment vous adresser à un juge de paix, mais la procédure prend souvent un an et les dettes s’accumulent » déclare Vincent Declerck, directeur marketing d’Octa+. 


La page bruxelloise se tourne donc pour Octa+ qui restera toutefois actif en Flandre et en Wallonie.

 



Sources :

 

Octa+ arrête de founir ses 17.000 clients bruxellois, L’Écho, mercredi 29 décembre 2021, p.1.

 

https://brusol.be/qui-sommes-nous/

 

https://www.aeco.be/fr/particuliers/a-propos-d-aeco/cooperations-cooperatives/

 

https://www.maes-oil.be/fr/blog/non-classifiee/maes-reprend-156-stations-service-docta-2/ (Image)



Uber: échec du gouvernement bruxellois?

Le mercredi 24 novembre 2021, la Cour d’appel de Bruxelles rendait un arrêt ordonnant que l’injonction prise contre UberPop, en 2015, s’applique aux conducteurs LVC (Location de Voiture avec Chauffeur). La conséquence est simple, 2000 conducteurs pouvaient perdre leurs revenus. Cette décision est un scandale pour la mobilité à Bruxelles et pour les usagers qui utilisent ces moyens de transport. La nouvelle était un véritable choc pour les conducteurs LVC et leurs utilisateurs. L’incertitude pèse sur de nombreuses familles. Les passagers, qui voyaient ces transports comme quelque chose de sûr, sont dans le doute.

 

Mais comment expliquer une telle situation ?

 

Le collectif « Taxi-vert » a saisi la justice pour bannir UberPop et UberX. Cette action est soutenue par la Fédération Belge des Taxis, qui trouve que les chauffeurs Uber auraient dû travailler sous licence de Taxi. La fédération a mis énormément de pression sur ce dossier. En effet, l’arrivée de Uber a perturbé le marché sur de nombreux points. L’entreprise ne respecte pas totalement la réglementation, comme les licences de Taxi qui ne sont pas appliquées par le service privé. Malgré tout, la décision prise contre les LVC se base sur une réglementation obsolète. Celle-ci devait être réformée par le gouvernement bruxellois au cours des sept dernières années. Selon l’opposition, le gouvernement bruxellois de Rudi Vervoort, et surtout le PS, sont responsables de cette situation. Le cdH et le MR ont dénoncé le manque d’investissements du gouvernement dans ce secteur et veulent les mêmes règles pour tous.

 

 

Mais la bataille n’est pas perdue et l’action de Défi, Groen, One.brussels et Open VLD, qui ont déposé une proposition d’ordonnance, ont permis une reprise d’Uber au sein de la capitale. Il ne faut pas oublier le MR qui a soutenu cette proposition et qui demandait une réforme de cette réglementation qui n’était plus à jour.

 

Malheureusement, la Fédération des Taxis va demander une action en justice contre le retour d’Uber. Elle trouve le retour du service injuste et s’y oppose fermement. De plus, la proposition d’ordonnance, dite « sparadrap » ne rassure pas tout le monde, surtout du côté des taxis. Le chemin vers un transport rémunéré de personnes plus juste est encore long, mais c’est en agissant de manière concrète, et dans l’intérêt de chaque travailleur, que le gouvernement bruxellois pourra apaiser les tensions et offrir un service de qualité, aussi bien pour les usagers, que pour les chauffeurs.