L’interview politique d’Egbert Lachaert, Président de l’Open VLD

Retrouvez notre journaliste Piccolo, Gauthier Jacques, en présence d’un invité de marque, Egbert Lachaert, le Président de l’Open VLD, les Libéraux flamands. Au sujet de cette interview, vous entendrez donc notre invité sur prononcer sur diverses thématiques dont, entre autres, la crise Covid-19, les mesures mises en place pour lutter contre le virus ainsi que leurs impacts sur l’économie, la migration ou encore la séparation entre l’Eglise et l’Etat.

Petite particularité de cette interview, elle se fait en 2 langues! Certaines questions sont donc posées et répondues en français et d’autres en néerlandais.

Alors genietervan et on se retrouve très vite pour une nouvelle vidéo sur notre chaîne Youtube! #staytuned

Le politiquement correct… on en crève !

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo.

Tout le monde a déjà été confronté à ce politiquement correct mais que devons-nous en penser ?

La dernière idiotie est récente. Comme vous le savez, chaque année, une cinquantaine d’États, dont la Belgique, font la démonstration d’une belle coopération européenne à travers l’organisation des “Journées européennes du Patrimoine” dans le but de rapprocher les trésors patrimoniaux du public. En Wallonie, ces journées auront lieu les 11 et 12 septembre sur le thème “Femmes et Patrimoine”. Elles mettront précisément en valeur les femmes en évoquant leur rôle, leur fonction, leur apport personnel et collectif, leur gestion, leur empreinte ou alors tout simplement leur souvenir. Par ailleurs, seront également mis en avant les biens patrimoniaux wallons en lien avec l’évolution des droits sociaux et politiques des femmes en Belgique.

Tout semble fonctionner comme sur des roulettes mais le socialiste bruxellois Pascal Smet de Vooruit est tombé dans les griffes de ce politiquement correct. En effet, il souhaiterait changer le nom et le rebaptiser de « Heritage days ». Pourquoi ce changement ? Selon le Secrétaire d’Etat, cette appellation est purement sexiste puisque le mot « patrimoine » dérive directement du substantif latin patrimonium, évoquant un héritage paternel et donc masculin.

L’idiotie humaine ne cessera jamais de m’impressionner. Je pense que personne n’avait jamais pensé à cette étymologie latine aux « allusions sexistes ». Par ailleurs, je pense même que toutes les personnes qui utilisait le mot patrimoine n’ont jamais pensé « asservir » les femmes. Ce changement d’appellation pose, en réalité, deux problèmes. Nous créons, d’une part, un problème où il n’y en a pas. D’autre part, nous utilisons des mots anglais alors que nous avons des équivalents en français. L’incorporation de substantifs étrangers dans une langue ne me dérange absolument pas à condition qu’ils soient nécessaires. Le cas échéant, utilisons les mots dont nous disposons.

Le politiquement correct nous plonge non seulement dans une décadence linguistique mais également dans une constante crainte de « mal parler ». Une personne aveugle voit-elle mieux quand on l’appelle « malvoyante » ? Le politiquement correct nous plonge dans un marasme dont nous ne pourrons plus sortir. Le politiquement correct nous plonge dans une société décadente. Y souscrire, c’est renoncer à sa liberté ! Pour moi, c’est donc un grand « non » !

Sources (dont image):

https://www.lalibre.be/debats/ripostes/2021/08/25/pascal-smet-a-t-il-eu-raison-de-rebaptiser-les-journees-du-patrimoine-en-heritage-days-BLNMA5Z4CNG4HBVN2KQ6MGMR6Y/?fbclid=IwAR2SvOa_fQ0a47eTJFqo0T300lNE17Rk2ZAdVlJInsFX7v2H1_j_p9GCUpc

Crise en Afghanistan: les limites désastreuses du Nation Building à l’américaine

Par Olivier Humblet, journaliste Piccolo.

Retour sur les évènements de ces dernières semaines

« Il s’agit d’un échec de l’ensemble de la stratégie occidentale conduite au cours des deux dernières décennies ». Voici comment Nicolas Gosset, spécialiste de l’Asie centrale à l’institut royal supérieur de défense, définit la situation actuelle en Afghanistan.

Nous sommes les témoins d’un renversement complet du régime mis en place par les Occidentaux il y a de cela plus de 20 ans. Les derniers évènements ont pris un coup d’accélérateur quand le président américain Joe Biden a annoncé le retrait définitif des troupes américaines le 14 avril dernier. Suite à cette annonce et au retrait progressif des troupes US, les Talibans n’ont fait que prendre des territoires. Districts après districts, villes après villes, ils ont enchaîné les victoires sur les forces militaires et policières gouvernementales afghanes. L’armée régulière en déroute et exsangue laisse derrière elle l’équipement qui est utilisé par les Talibans pour accélérer la prise du pays. 

A la surprise des Occidentaux, le président Ashraf Ghani fuit le pays et les Talibans entrent dans Kaboul le 15 août 2021 créant la panique dans la capitale. Tous les calendriers sont bousculés et commence la cohue pour fuir le pays de la part des nombreux ressortissants étrangers et leur famille ainsi que les Afghans ayant collaboré de près ou de loin avec les Américains et leurs Alliés. C’est à l’aéroport de Kaboul, seul vivier encore sous protection occidentale, que se cristallise cet exode moderne. Se masse alors des milliers de candidats au départ créant des scènes de chaos qui ont fait le tour du monde. C’est à la lumière de ces images qui nous sont parvenues par les réseaux sociaux principalement que nous pouvons évaluer la crainte que représente l’arrivée des forces talibanes au sommet du pouvoir. Les foules se déplacent, les gens s’accrochent aux carlingues, les jeunes courent après les avions qui quittent le tarmac et nous comptons déjà les premiers décès. Le 20 août, une source de l’OTAN fait état d’une vingtaine de personnes décédées lors de ces évènements.

S’est alors organisé plusieurs opérations occidentales conjointes pour rapatrier les ressortissants et les personnes candidates à l’exil. La Belgique se joint à l’opération via sa propre mission Red Kite qui a pour but d’évacuer les Belges d’Afghanistan. Des ponts aériens entre Kaboul et la capitale pakistanaise Islamabad ont été créés. Cette opération menée par la Belgique a permis d’évacuer 1400 personnes à bord des vieux C-130 de la Défense, pourtant voués à enrichir nos musées.

Malgré les évacuations qui allaient bon train, deux éléments rendent la situation délicate aux abords de l’aéroport de Kaboul. Premièrement, la date définitive du retrait des troupes américaines, dernières garantes de la sécurité des missions d’évacuation, est fixée et confirmée par J. Biden au 31 août 2021. Or les candidats au départ sont extrêmement nombreux et massés aux entrées de ce que représente la dernière porte de sortie du pays. Il commence à se faire entendre que tout le monde n’aura pas une place dans l’avion. Le deuxième élément est la menace d’une attaque terroriste qui plane depuis plusieurs jours. En effet, Didier Leroy, chercheur à l’institut royal supérieur de défense, estime que le paysage politique morcelé de l’Afghanistan se prête à un jeu de pouvoir et d’influence entre les groupes islamistes qu’ils soient d’Al-Qaïda, des Talibans ou de l’Etat Islamique. Ce jeu d’influence pourrait donc mener un de ces groupes et notamment l’Etat Islamique à perpétrer un attentat dans cette foule agglutinée aux abords de l’aéroport. Pour le chercheur, l’occasion serait ici « trop belle » pour l’EI de perpétrer une attaque qui déforcerait les Talibans vainqueur de la guerre d’Afghanistan, mettrait en lumière l’impuissance américaine et aurait un potentiel de publicité énorme tant la situation afghane actuelle est médiatisée. C’est exactement ce qui arriva le 26 août dernier. Un attentat suicide a été perpétré et revendiqué par l’Etat Islamique causant la mort de 180 personnes dont 13 soldats américains et blessant 200 personnes supplémentaires. Cela faisait deux jours que les renseignements occidentaux parlaient d’un risque très élevé d’une attaque de l’EI dans la foule de l’aéroport. Les Américains ont, la veille de l’explosion, exhorté les candidats à l’exil de quitter la zone. Mue par une crainte encore plus forte de rater un éventuel vol pour fuir le régime taliban, la foule est restée campée là dans l’espoir d’un voyage.

Nous sommes le 31 août 2021 à l’heure d’écrire ces lignes et les derniers soldats américains ont quitté le pays, détruisant leur matériel militaire resté sur place, et laissant un peuple voué à son propre destin. Les tirs de victoire des Talibans dans la capitale afghane marquent ainsi la fin d’une guerre initiée en 2001 à la suite des attentats du World Trade Center de New-York.

Eléments historiques d’une catastrophe annoncée

Faisons un retour dans le temps pour comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation chaotique de ces dernières semaines. Déjà en 1979, en pleine guerre froide, l’Afghanistan se retrouve au centre d’un conflit décentralisé qui oppose les deux superpuissances de l’époque, l’URSS et les USA. Marc Epstein revient sur la guerre d’Afghanistan de 1979 à 1989. Il fait ressortir un point intéressant dans l’analyse des évènements qui ont eu lieu en ce mois d’août 2021, soit 40 ans plus tard. Le casus belli de la guerre de 1979 est l’entrée sur le territoire afghan de l’armée rouge voulant porter secours à la branche communiste de la politique afghane et ainsi assurer la pérennité de la République Démocratique d’Afghanistan. Avec la même logique qui a poussé les USA à intervenir en Corée, au Vietnam, ou en Chine, les Américains sont également intervenus en Afghanistan pour éviter que le pays tombe dans le camp communiste. Pour se faire, ils ont favorisé un soutien à des combattants locaux et non l’intervention militaire pure. Ainsi, plus de 7 milliards de dollars ont été dépensés par les USA, au travers de l’opération Cyclone de la CIA, et l’Arabie Saoudite pour le financement de la résistance afghane composée, entre autres, des Moudjahidines d’Afghanistan. Il s’agit d’un groupe islamiste salafiste prônant le Djihad pour chasser les Soviétiques de leur pays. Pour ce financement, la CIA a fait appel à Oussama Ben Laden qui s’occupait des relations avec l’Arabie Saoudite et qui recrutait des guerriers pour lutter contre les Soviétiques. L’URSS perd la guerre et quitte le pays en 1989 juste avant la chute de son empire communiste. 

La décennie qui suit la guerre d’Afghanistan de 1979 à 1989 voit la guerre civile prendre le dessus. Des dissensions apparaissent entre les groupes de résistance vainqueurs des Soviétiques. Deux cellules s’affrontent alors. D’une part la résistance afghane dont l’une des figures emblématiques est le Commandant Massoud, et les combattants étrangers arabophones importés par Ben Laden. Ces derniers veulent faire de l’Afghanistan le pays central où former les candidats au Djihad (ou guerre sainte), créer un état respectant la Charia, et lutter contre le système mondial et la présence occidental en terre d’Islam. Les Moudjahidines de Massoud sont exilés dans la montagne et le Mollah Omar instaure la loi islamique au pays et permet aux graines d’Al-Qaïda de germer sur son territoire.

En 2001, les alertes envoyées par le Commandant Massoud aux Occidentaux sur la menace d’attentat qui pèse sur eux ne parviendront pas à éviter l’Histoire de se dérouler. Le 6 septembre 2001, un attentat perpétré par deux Tunisiens vivant à Bruxelles coûte la vie au Commandant des Moudjahidines, et le 1er septembre de la même année, les Etats-Unis sont frappés à New-York par un attentat qui changea la face du monde. La réaction du président de l’époque, George Bush fils, est immédiate. Il demande à l’Afghanistan de livrer les responsables des attentats, à savoir Ben Laden et son groupe. Suite au refus de coopération des Talibans au pouvoir, les USA entrent en guerre et chassent les Talibans du pouvoir. C’est le début de la seconde guerre d’Afghanistan qui vient tout juste de prendre fin.

Gilles Dorronsoro parlait déjà d’un « échec annoncé » dans son ouvrage daté de 2003. En effet, malgré une prise rapide du pays, les Talibans se sont vite regroupés dans les montagnes et les campagnes qui entourent les grandes villes. Pieter de Crem, notre ministre de la Défense de l’époque, avait le nez creux quand en 2011 il a dit : « la guerre n’est pas finie ». La menace n’a jamais disparu, la situation s’est enlisée et le conflit a duré. Un des éléments qui explique pourquoi la guerre s’est corrompue en Afghanistan est l’absence de soutien dans les communautés locales. Les Américains ont imposé une nation démocratique basée sur le système occidental dans un pays où la réalité démographique, morale, religieuse était tout autre. Les Talibans n’ont donc jamais disparu. Ils gardaient une forte emprise dans les zones rurales qui s’opposaient de plus en plus à l’occidentalisation des villes. C’est dans ce contexte de guerre sans fin, de dépense publique astronomique, d’une résurgence des Talibans en 2017 malgré l’assertivité d’Obama que le président D. Trump et son administration ont négocié, lors des accords de Doha, un retrait définitif des troupes américaines.

L’accord de Doha a eu lieu en février 2020 entre les USA et les Talibans. Cet accord prévoyait une sortie des Américains du pays dans les 14 mois, l’assurance que les Talibans ne mettraient pas en péril la sécurité des premiers et de leurs alliés ainsi que la restitution de prisonniers dans les deux camps. Joe Biden qui a dû respecter cet accord a donc entrepris le retrait des troupes ce qui a permis aux Talibans de reprendre le pays.

Echec du nation building en Afghanistan

De l’avis des observateurs, cette reprise du pays par les Talibans sonne comme un échec. Il s’agit de l’échec d’un modèle américain instauré dans les années 1990-2000 nommé le Nation Building. Il s’agit d’une doctrine politique appuyée par la frange conservatrice de l’échiquier politique américain et proche de G. Bush fils. C’est cette doctrine qui a poussé les USA à rester en Afghanistan après 2001. C’est également cette politique qui est à la base de la guerre d’Irak de 2002, de la guerre de Syrie et de celle de Libye de 2011. L’objectif est de renverser un pouvoir jugé contraire à l’ordre et la sécurité mondiale militairement, puis d’occuper le pays assez longtemps que pour y mettre en place un gouvernement démocratique favorable aux valeurs occidentales libérales. A quoi aura servi 20 ans de guerres, des milliers de morts, et des milliards de dollars, pour qu’à la fin, les Talibans reprennent les rennes du pays ?  La fin de la guerre d’Afghanistan ne doit-elle pas enterrer le concept de Nation Building à l’américaine qui, de nombreuses fois, a montré ses limites ? Comment faire rayonner les valeurs de liberté à travers le monde sans causer plus de dommage que d’avantage ? Voici les questions auxquelles vont devoir répondre les dirigeants du monde libre au lendemain d’un retour en force de l’islamisme sur la scène internationale.

Sources (dont photos):

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_afghanistan-les-chancelleries-occidentales-entament-l-evacuation-de-leur-personnel-sur-place?id=10824454

https://www.ouest-france.fr/monde/afghanistan/le-president-afghan-ashraf-ghani-est-aux-emirats-arabes-unis-e708b404-002d-11ec-a0ac-8a8a3b7c04b7

https://fr.metrotime.be/belgique/fin-de-loperation-red-kite-kaboul-il-y-avait-un-risque-dattentat-suicide

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_mieux-comprendre-ce-qui-se-passe-en-afghanistan-en-six-questions-reponses?id=10824930

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_attaque-a-l-aeroport-de-kaboul-entre-l-impuissance-americaine-et-l-humiliation-talibane-l-etat-islamique-est-le-seul-gagnant?id=10830766

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/attentat-a-l-aeroport-de-kaboul-le-recit-d-un-carnage-aux-consequences-internationales_2157360.html

https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_p-de-crem-sur-le-retrait-d-afghanistan-la-guerre-n-est-pas-finie?id=6363643

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_afghanistan-quel-risque-terroriste-representent-l-etat-islamique-et-al-qaida-face-aux-talibans?id=10830090

https://information.tv5monde.com/info/afghanistan-les-raisons-du-chaos-mortel-l-aeroport-de-kaboul-421419

« Afghanistan : chronique d’un échec annoncé », Gilles Dorronsoro, Dans Critique internationale 2003/4, (no 21), pages 17 à 23.

« L’URSS et le piège Afghan 1979-1989 », Marc Epstein, Perrin.

Elections présidentielles: Le ticket de Gilles, Mathilde et Annelise

Du 7 au 14 septembre, les Jeunes MR voteront pour élire leur nouveau président ainsi que 2 nouveaux vices-présidents!

Cette fois-ci, il y a 2 tickets nationaux qui se présentent à vous et en voici un: le ticket de Gilles, Mathilde et Annelise!

Pour tout connaître de leur programme et des projets qu’ils ont en tête pour le futur de notre mouvement, n’hésitez pas à vous rendre sur le site des Jeunes MR dédié aux élections présidentielles: http://www.jeunesmr.be/electionsinternes/

#getupandvote

Elections présidentielles: Le ticket de Laura, Guillaume et Antoine

Du 7 au 14 septembre, les Jeunes MR voteront pour élire leur nouveau président ainsi que 2 nouveaux vices-présidents!

Cette fois-ci, il y a 2 tickets nationaux qui se présentent à vous et en voici un: le ticket de Laura, Guillaume et Antoine!

Pour tout connaître de leur programme et des projets qu’ils ont en tête pour le futur de notre mouvement, n’hésitez pas à vous rendre sur le site des Jeunes MR dédié aux élections présidentielles: http://www.jeunesmr.be/electionsinternes/

#getupandvote

La fin d’un monde ?

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo.

Sommes-nous entrés dans un monde post-industriel ? 

On pouvait lire il y a quelques jours que sur la seule journée du mercredi 28 juillet 2021, le Groenland a perdu 8,5 milliards de tonnes de glace en surface. Il en va de même pour le lendemain, jeudi 29, avec 8,4 milliards de tonnes. Au total, ce sont donc 16,9 milliards de tonnes de glace qui ont fondu au Groenland en 48 heures. Pour donner un ordre de grandeur, Polar Portal indique que toute cette eau pourrait recouvrir la Floride sous 10 cm. Si ce parallèle ne vous suffit pas, le calcul vis-à-vis de la Belgique est lui aussi frappant. Avec 30.689 km² de superficie, notre pays est près de 6 fois plus petit que l’État du sud-est des États-Unis (170.312 km²). Cela veut donc dire que la glace qui a fondu en deux jours au Groenland pourrait mettre tout notre pays sous plus de 50 cm d’eau. Cependant, bien que ces phénomènes semblent se répéter depuis quelques mois voire quelques années, et ce fut encore le cas il y a quelques semaines avec les inondations en Belgique, ils étaient prévus ! 

Nous savons exactement quel sera notre avenir depuis 1972. En effet, à cette date, un petit groupe de chercheurs du MIT avait anticipé ces scénarios : incendies dévastateurs, pandémie galopante de coronavirus, inondations dantesques et autres dérèglements climatiques liés au réchauffement, autant de fléaux que la plupart d’entre nous n’imaginait pas devoir affronter il y a quelques années encore. Tout se trouve dans l’ouvrage intitulé The limits to growth (Les limites à la croissance, rapport appuyé par le Club de Rome [groupe de réflexion préoccupé des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés]). La conclusion est simple : si l’humanité continue à poursuivre sa croissance économique sans tenir compte des coûts environnementaux, elle va droit dans le mur. Mais ce n’est pas tout, sans un changement de comportement radical, la baisse de nourriture disponible, l’épuisement des ressources naturelles et la pollution galopante impacteraient tellement violemment et durablement la qualité de la vie sur Terre dans les décennies à venir, que la population humaine diminuerait drastiquement avant même la moitié du XXI siècle. Pour comprendre comment fonctionne cette théorie, les chercheurs (Donella Meadows, Dennis Meadows, Jørgen Randers, William W. Bahrens III) se sont appuyés sur cinq facteurs : la population, les ressources, la production industrielle, la pollution et la nourriture.

Les chercheurs ont donc généré différents scénarios de développement à l’aide de World3 (modèle de simulation) en faisant varier les hypothèses sur notamment l’innovation, les ressources non renouvelables ou les priorités sociétales. Si divers scénarios en sont sortis, les plus sombres, ceux qui se sont soldés par de fortes baisses de la population, se sont en fait révélés les plus en phase avec l’évolution réelle de ces 50 dernières années.

Les quatre scénarios sont les suivants :

Nom

BAU : Business as usual

Graphique

Description

Rien ne change dans nos comportements (par rapport au passé).

Résultat

Effondrement de la civilisation dû à un épuisement des ressources naturelles.

 

Nom

BAU2 : Business as usual 2

Graphique

Description

On double les ressources naturelles par rapport au premier modèle.

Résultat

Effondrement de la civilisation dû à une pollution excessive ainsi que des conditions climatiques extrêmes.



Nom

CT (comprensive technologies)

Graphique

Description

On double les ressources naturelles par rapport aux premiers modèles mais on parvient à développer et à utiliser des technologies exceptionnellement développées et élevées permettant de limiter la pollution et d’augmenter les ressources.

Résultat

Augmentation des coûts des technologies, déclin de la civilisation mais pas d’effondrement.



Nom

ST (Stabilized world)

Graphique

Description

CT + changement dans les valeurs et dans les priorités sociétales.

Résultat

Tout se stabilise.

Malheureusement, nous sommes à l’heure actuelle dans le modèle BAU2 : Diminution drastique des ressources, croissance démographique incontrôlable, etc. S’il veut espérer pouvoir vivre sur Terre encore quelques siècles, l’être humain se doit donc de créer une société dans laquelle il s’impose des limites à lui-même et à sa production de biens matériels pour atteindre un état d’équilibre, sans quoi il risque bien de sombrer.

Sources :

https://fr.businessam.be/en-deux-jours-la-glace-du-groenland-a-tellement-fondu-quelle-pourrait-inonder-toute-la-belgique-sous-50-cm-deau/?fbclid=IwAR3-kPE8ewlODysTn4qzbW7dZcTKEicNGrU1TcOjr3vy5A5ukiqLd0BPLlc

http://polarportal.dk/en/greenland/surface-conditions/#c8397

https://fr.businessam.be/fonte-des-glaces-nous-sommes-desormais-dans-le-pire-des-scenarios/

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_en-1972-un-modele-du-mit-a-predit-l-effondrement-de-notre-civilisation-pour-2040-et-jusqu-ici-il-ne-s-est-presque-pas-trompe?id=10814350&fbclid=IwAR201h66gurnmL0Q3eGVTC5Y-eIeCdBAweXofvwyXNoLTxR2Q0BlUsf0UCg

https://dash.harvard.edu/bitstream/handle/1/37364868/BRANDERHORST-DOCUMENT-2020.pdf?sequence=1&isAllowed=y

http://www.donellameadows.org/wp-content/userfiles/Limits-to-Growth-digital-scan-version.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Limites_%C3%A0_la_croissance#Propositions

Donella Meadows, Dennis Meadows, Jørgen Randers et William W. Behrens, The Limits to Growth, Universe Books, 1972.

Graham Turner, Cathy Alexander, Limits to growth was right, new research shows we’re nearing collapse , The Guardian, 2 septembre 2014 (consulté le 1 août 2021).

Journée de deuil national

Par Julien Liégeois, rédacteur en chef du PiccoloMag.

Ce mardi 20 juillet marque une journée de deuil national en Belgique en commémoration des victimes des terribles inondations qui ont eu lieu la semaine dernière dans l’est du pays. Bien que le bilan ne soit pas encore définitif, les autorités avancent le nombre de 31 personnes décédées. Il reste encore 127 autres personnes qui sont portées disparues et, malheureusement, plus les jours avancent et plus leurs chances de survie se rétrécissent.

Pourtant, comme l’indique Mathieu Golinvaux, journaliste à L’Avenir, les services de secours ont déployé des moyens importants ces derniers jours pour aider le plus de personnes possibles: 5000 policiers mobilisés, 4000 agents locaux et 1000 agents fédéraux sur le terrain ainsi que 350 effectifs de l’armée. N’oublions pas que l’aide fut aussi européenne avec le soutien de la France, de l’Italie, de l’Autriche, des Pays-Bas et du Luxembourg qui ont prêté main forte au plus profond de la crise en envoyant 300 sauveteurs, 50 bateaux et 2 hélicoptères. 

Face à l’ampleur de cette catastrophe, une minute de silence sera observée à 12h pile. L’heure sera donc au recueillement dans tout le pays. 

Sources dont photo:

https://www.lesoir.be/384955/article/2021-07-20/deuil-national-apres-les-inondations-le-programme-de-la-journee

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20210719_01598779/les-chiffres-fous-de-deux-jours-de-lutte-face-a-la-montee-des-eaux

https://www.francetvinfo.fr/meteo/inondations/en-images-rues-devastees-en-allemagne-evacuations-en-belgique-les-degats-impressionnants-des-inondations-en-europe_4703401.html

 

Nadia Geerts, une personnalité libérale et progressiste

Pour cette nouvelle interview en plusieurs capsules, notre journaliste Piccolo Gauthier Jacques a rencontré en ligne Nadia Geerts, essayiste sur le féminisme et la neutralité de l’Etat ainsi que la laïcité, chroniqueuse et nouvelle recrue du Centre Jean Gol. Au menu de ce jour, une présentation de notre invitée sur sa formation, son parcours professionnel ainsi que sur sa vision du libéralisme et du progressisme.

Comme d’habitude, n’hésitez pas à liker, partager et à vous abonner à la chaîne des Jeunes MR! On se retrouve tout bientôt pour la suite! #staytuned

Roméo et Juliette, la prise d’assaut !

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo

Depuis quelques temps, nous pouvons voyager à nouveau ! Si cela a réjoui un grand nombre d’entre nous, ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde ! La tragédie shakespearienne est sur le devant de la scène !

Le balcon en-dessous duquel, comme le laisse entendre la légende, Roméo courtisa Juliette est sans aucun doute le balcon le plus photographié et le plus célèbre d’Italie voire du monde.

Avant la pandémie et toutes ces règles sanitaires, plus de 1000 personnes s’agglutinaient dans les 400m2 de la cour de la maison de Juliette. Par ailleurs, le nombre de visiteurs s’élève annuellement à environ trois millions.

Au cours des dix dernières années, les différents maires de la ville de Vérone ont essayé de contrôler ce flux de personnes mais c’est là que le bât blesse. Les propriétaires du bâtiment s’y opposent fermement par crainte de nuire à leur « gagne-pain ». En effet, ils y ont également installé deux magasins de souvenirs ainsi qu’un Bed & Breakfast.

L’actuel maire de la ville avait instauré un système de réservations en ligne ainsi qu’un scan à l’entrée afin de limiter le nombre de visiteurs. Amertume pour les propriétaires, ils ont déposé une plainte devant le tribunal qui a rendu son verdict. Propriété privée, le maire n’a rien à dire !

Affaire à suivre. En espérant que la fin soit moins tragique que l’ouvrage de notre cher William.

Source: El Balcón de Romeo y Julieta, objeto de disputa para [sic] la avalancha de turistas. Revue : Vocable, 13-26 mai, n°834. Texte traduit et adapté par Gauthier Jacques.

Israël et la Palestine: un nouveau conflit à répercussion mondiale ?

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo

Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu ce mercredi 12/5 une nouvelle réunion d’urgence à huis clos sur le conflit opposant les Israéliens et les Palestiniens. D’aucuns auraient pu croire à un certain calme mais c’était sans présager la tempête qui s’annonçait ! 

Tout allait bien… Les Israéliens célèbraient la Journée de Jérusalem, qui commémore la prise de la ville par les forces israéliennes lors de la guerre de 1967. Soudain, une sirène se déclencha. Une alerte anti-roquettes. La foule se figea, le silence se fit, dominé seulement par le miaulement lugubre. La tension était palpable. Le dôme de fer, le bouclier de défense anti aérien israélien, avait envoyé ses missiles. Cependant, malgré une grande efficacité, certaines roquettes ont passé le bouclier et touché la banlieue sud de Tel-Aviv. Ce Dôme constitue la clé de voûte de la défense militaire israélienne. Son champ d’action couvre un rayon de 4 à 70 kilomètres pour intercepter tout engin volant de courte et moyenne portée (roquette, obus d’artillerie). Il a été déployé pour la première fois en 2011 dans une région à 40 kilomètres de la bande de Gaza, après plusieurs années de mise au point et “dans un contexte de renforcement des courants islamiques et d’attaques répétées du Hamas. Il fallait trouver une solution”, retrace Stéphanie Laithier, historienne chargée de recherche à l’École pratique des hautes études (EPHE) et spécialiste d’Israël.

La tension monta de jour en jour. Les brigades Qassam, la branche armée du Hamas – mouvement islamiste palestinien, avaient posé un ultimatum aux autorités israéliennes : retirer les forces de police de l’esplanade des Mosquées et du quartier de Sheikh Jarrah, où des familles palestiniennes sont menacées d’expulsion. Les violences auraient pu s’arrêter là mais en vain… Tout au long de la journée, les autorités israéliennes, pour éteindre le feu qu’elles ont allumé, ont reculé sur trois fronts. Néanmoins, la réponse de Gaza ne s’est pas faite attendre. Barrage de roquettes de Gaza vers Israël, frappes meurtrières de l’État hébreu ciblant le Hamas, et heurts musclés entre policiers israéliens et manifestants palestiniens à Jérusalem-Est : Israël et les Palestiniens étaient engagés ce mardi 11 mai 2021 dans l’une des plus importantes escalades de violences de ces dernières années. Depuis lundi soir, on chiffre à plus de 1000 le nombre de roquettes envoyées de la bande de Gaza vers Israël, dont environ 850 interceptées par le Dôme de Fer.

On déplora de nombreux décès de civils. Des décès qui ont déclenché la colère du Premier ministre Binyamin Netanyahou : « Depuis lundi, l’armée a mené des centaines d’attaques contre le Hamas et le Djihad islamique à Gaza (…) Et nous allons encore intensifier la puissance de nos attaques. » Le Hamas va « se prendre une raclée à laquelle il ne s’attend pas », a-t-il déclaré dans une vidéo. Les prochains jours ont donc été scrutés de près : la fête musulmane de l’Aïd El-Fitr se tint ce jeudi 13/5 et samedi 15/5, et les Palestiniens commémorent la Nakba (la « catastrophe », création d’Israël en 1948).

La communauté internationale s’est indignée de la montée de violences au Proche-Orient. La ministre belge des Affaires étrangères et ex-Première ministre, Sophie Wilmès, rappelle « sa profonde préoccupation ainsi qu’en appelant à la désescalade et au respect du droit international ». « Notre pays condamne les tirs de roquettes en provenance de Gaza qui, sans distinction, font des victimes et constituent une violation du droit humanitaire international », continue Sophie Wilmès. « Nous avons aussi une pensée pour les victimes civiles tombées lors d’un raid israélien. Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue et à mettre fin immédiatement aux hostilités. ». Les États-Unis ont également décidé d’intervenir. En effet, Hady Amr, secrétaire adjoint aux affaires israéliennes et palestiniennes au sein du département d’État américain, aura pour mission d’exhorter au nom du président Biden à une désescalade de la violence.

Sources dont images

https://www.la-croix.com/Monde/Conflit-israelo-palestinien-quest-Dome-fer-protege-Israel-roquettes-2021-05-12-1201155390

https://plus.lesoir.be/371389/article/2021-05-10/de-lesplanade-des-mosquees-gaza-lescalade-de-la-violence

https://plus.lesoir.be/371652/article/2021-05-11/pluie-de-roquettes-du-hamas-en-direction-de-tel-aviv

https://plus.lesoir.be/371664/article/2021-05-11/tensions-jerusalem-pourquoi-le-conflit-sest-deplace-gaza

https://plus.lesoir.be/371715/article/2021-05-12/plus-de-1000-roquettes-tirees-de-gaza-vers-israel-depuis-lundi-soir

https://plus.lesoir.be/371852/article/2021-05-12/proche-orient-washington-envoie-un-emissaire-pour-exhorter-israeliens-et

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/israel-etat-d-urgence-decrete-dans-la-ville-de-lod-apres-des-emeutes-de-la-minorite-arabe_6079917_3210.html

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/la-communaute-internationale-deplore-une-escalade-dramatique-entre-israel-et-le-hamas_6080017_3210.html

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/la-demonstration-de-force-du-hamas-contre-israel_6079979_3210.html

https://www.lecho.be/economie-politique/international/moyen-orient/le-deluge-de-feu-en-israel-fait-craindre-une-guerre-a-grande-echelle/10305367.html

https://youtu.be/S4faPBFtRwA

https://youtu.be/cje7BY87fzk

https://youtu.be/NTjT9NoEFm0