Journée de deuil national

Par Julien Liégeois, rédacteur en chef du PiccoloMag.

Ce mardi 20 juillet marque une journée de deuil national en Belgique en commémoration des victimes des terribles inondations qui ont eu lieu la semaine dernière dans l’est du pays. Bien que le bilan ne soit pas encore définitif, les autorités avancent le nombre de 31 personnes décédées. Il reste encore 127 autres personnes qui sont portées disparues et, malheureusement, plus les jours avancent et plus leurs chances de survie se rétrécissent.

Pourtant, comme l’indique Mathieu Golinvaux, journaliste à L’Avenir, les services de secours ont déployé des moyens importants ces derniers jours pour aider le plus de personnes possibles: 5000 policiers mobilisés, 4000 agents locaux et 1000 agents fédéraux sur le terrain ainsi que 350 effectifs de l’armée. N’oublions pas que l’aide fut aussi européenne avec le soutien de la France, de l’Italie, de l’Autriche, des Pays-Bas et du Luxembourg qui ont prêté main forte au plus profond de la crise en envoyant 300 sauveteurs, 50 bateaux et 2 hélicoptères. 

Face à l’ampleur de cette catastrophe, une minute de silence sera observée à 12h pile. L’heure sera donc au recueillement dans tout le pays. 

Sources dont photo:

https://www.lesoir.be/384955/article/2021-07-20/deuil-national-apres-les-inondations-le-programme-de-la-journee

https://www.lavenir.net/cnt/dmf20210719_01598779/les-chiffres-fous-de-deux-jours-de-lutte-face-a-la-montee-des-eaux

https://www.francetvinfo.fr/meteo/inondations/en-images-rues-devastees-en-allemagne-evacuations-en-belgique-les-degats-impressionnants-des-inondations-en-europe_4703401.html

 

Nadia Geerts, une personnalité libérale et progressiste

Pour cette nouvelle interview en plusieurs capsules, notre journaliste Piccolo Gauthier Jacques a rencontré en ligne Nadia Geerts, essayiste sur le féminisme et la neutralité de l’Etat ainsi que la laïcité, chroniqueuse et nouvelle recrue du Centre Jean Gol. Au menu de ce jour, une présentation de notre invitée sur sa formation, son parcours professionnel ainsi que sur sa vision du libéralisme et du progressisme.

Comme d’habitude, n’hésitez pas à liker, partager et à vous abonner à la chaîne des Jeunes MR! On se retrouve tout bientôt pour la suite! #staytuned

Roméo et Juliette, la prise d’assaut !

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo

Depuis quelques temps, nous pouvons voyager à nouveau ! Si cela a réjoui un grand nombre d’entre nous, ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde ! La tragédie shakespearienne est sur le devant de la scène !

Le balcon en-dessous duquel, comme le laisse entendre la légende, Roméo courtisa Juliette est sans aucun doute le balcon le plus photographié et le plus célèbre d’Italie voire du monde.

Avant la pandémie et toutes ces règles sanitaires, plus de 1000 personnes s’agglutinaient dans les 400m2 de la cour de la maison de Juliette. Par ailleurs, le nombre de visiteurs s’élève annuellement à environ trois millions.

Au cours des dix dernières années, les différents maires de la ville de Vérone ont essayé de contrôler ce flux de personnes mais c’est là que le bât blesse. Les propriétaires du bâtiment s’y opposent fermement par crainte de nuire à leur « gagne-pain ». En effet, ils y ont également installé deux magasins de souvenirs ainsi qu’un Bed & Breakfast.

L’actuel maire de la ville avait instauré un système de réservations en ligne ainsi qu’un scan à l’entrée afin de limiter le nombre de visiteurs. Amertume pour les propriétaires, ils ont déposé une plainte devant le tribunal qui a rendu son verdict. Propriété privée, le maire n’a rien à dire !

Affaire à suivre. En espérant que la fin soit moins tragique que l’ouvrage de notre cher William.

Source: El Balcón de Romeo y Julieta, objeto de disputa para [sic] la avalancha de turistas. Revue : Vocable, 13-26 mai, n°834. Texte traduit et adapté par Gauthier Jacques.

Israël et la Palestine: un nouveau conflit à répercussion mondiale ?

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo

Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu ce mercredi 12/5 une nouvelle réunion d’urgence à huis clos sur le conflit opposant les Israéliens et les Palestiniens. D’aucuns auraient pu croire à un certain calme mais c’était sans présager la tempête qui s’annonçait ! 

Tout allait bien… Les Israéliens célèbraient la Journée de Jérusalem, qui commémore la prise de la ville par les forces israéliennes lors de la guerre de 1967. Soudain, une sirène se déclencha. Une alerte anti-roquettes. La foule se figea, le silence se fit, dominé seulement par le miaulement lugubre. La tension était palpable. Le dôme de fer, le bouclier de défense anti aérien israélien, avait envoyé ses missiles. Cependant, malgré une grande efficacité, certaines roquettes ont passé le bouclier et touché la banlieue sud de Tel-Aviv. Ce Dôme constitue la clé de voûte de la défense militaire israélienne. Son champ d’action couvre un rayon de 4 à 70 kilomètres pour intercepter tout engin volant de courte et moyenne portée (roquette, obus d’artillerie). Il a été déployé pour la première fois en 2011 dans une région à 40 kilomètres de la bande de Gaza, après plusieurs années de mise au point et “dans un contexte de renforcement des courants islamiques et d’attaques répétées du Hamas. Il fallait trouver une solution”, retrace Stéphanie Laithier, historienne chargée de recherche à l’École pratique des hautes études (EPHE) et spécialiste d’Israël.

La tension monta de jour en jour. Les brigades Qassam, la branche armée du Hamas – mouvement islamiste palestinien, avaient posé un ultimatum aux autorités israéliennes : retirer les forces de police de l’esplanade des Mosquées et du quartier de Sheikh Jarrah, où des familles palestiniennes sont menacées d’expulsion. Les violences auraient pu s’arrêter là mais en vain… Tout au long de la journée, les autorités israéliennes, pour éteindre le feu qu’elles ont allumé, ont reculé sur trois fronts. Néanmoins, la réponse de Gaza ne s’est pas faite attendre. Barrage de roquettes de Gaza vers Israël, frappes meurtrières de l’État hébreu ciblant le Hamas, et heurts musclés entre policiers israéliens et manifestants palestiniens à Jérusalem-Est : Israël et les Palestiniens étaient engagés ce mardi 11 mai 2021 dans l’une des plus importantes escalades de violences de ces dernières années. Depuis lundi soir, on chiffre à plus de 1000 le nombre de roquettes envoyées de la bande de Gaza vers Israël, dont environ 850 interceptées par le Dôme de Fer.

On déplora de nombreux décès de civils. Des décès qui ont déclenché la colère du Premier ministre Binyamin Netanyahou : « Depuis lundi, l’armée a mené des centaines d’attaques contre le Hamas et le Djihad islamique à Gaza (…) Et nous allons encore intensifier la puissance de nos attaques. » Le Hamas va « se prendre une raclée à laquelle il ne s’attend pas », a-t-il déclaré dans une vidéo. Les prochains jours ont donc été scrutés de près : la fête musulmane de l’Aïd El-Fitr se tint ce jeudi 13/5 et samedi 15/5, et les Palestiniens commémorent la Nakba (la « catastrophe », création d’Israël en 1948).

La communauté internationale s’est indignée de la montée de violences au Proche-Orient. La ministre belge des Affaires étrangères et ex-Première ministre, Sophie Wilmès, rappelle « sa profonde préoccupation ainsi qu’en appelant à la désescalade et au respect du droit international ». « Notre pays condamne les tirs de roquettes en provenance de Gaza qui, sans distinction, font des victimes et constituent une violation du droit humanitaire international », continue Sophie Wilmès. « Nous avons aussi une pensée pour les victimes civiles tombées lors d’un raid israélien. Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue et à mettre fin immédiatement aux hostilités. ». Les États-Unis ont également décidé d’intervenir. En effet, Hady Amr, secrétaire adjoint aux affaires israéliennes et palestiniennes au sein du département d’État américain, aura pour mission d’exhorter au nom du président Biden à une désescalade de la violence.

Sources dont images

https://www.la-croix.com/Monde/Conflit-israelo-palestinien-quest-Dome-fer-protege-Israel-roquettes-2021-05-12-1201155390

https://plus.lesoir.be/371389/article/2021-05-10/de-lesplanade-des-mosquees-gaza-lescalade-de-la-violence

https://plus.lesoir.be/371652/article/2021-05-11/pluie-de-roquettes-du-hamas-en-direction-de-tel-aviv

https://plus.lesoir.be/371664/article/2021-05-11/tensions-jerusalem-pourquoi-le-conflit-sest-deplace-gaza

https://plus.lesoir.be/371715/article/2021-05-12/plus-de-1000-roquettes-tirees-de-gaza-vers-israel-depuis-lundi-soir

https://plus.lesoir.be/371852/article/2021-05-12/proche-orient-washington-envoie-un-emissaire-pour-exhorter-israeliens-et

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/israel-etat-d-urgence-decrete-dans-la-ville-de-lod-apres-des-emeutes-de-la-minorite-arabe_6079917_3210.html

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/la-communaute-internationale-deplore-une-escalade-dramatique-entre-israel-et-le-hamas_6080017_3210.html

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/12/la-demonstration-de-force-du-hamas-contre-israel_6079979_3210.html

https://www.lecho.be/economie-politique/international/moyen-orient/le-deluge-de-feu-en-israel-fait-craindre-une-guerre-a-grande-echelle/10305367.html

https://youtu.be/S4faPBFtRwA

https://youtu.be/cje7BY87fzk

https://youtu.be/NTjT9NoEFm0

 

Diviser… et mieux régner ?

Par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo

Alors que la ministre de l’enseignement supérieur en France souhaite purger l’université de l’islamo-gauchisme, le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » a le vent en poupe.

À la suite de l’assassinat du professeur Samuel Paty par un fanatique islamiste, le CCIF (Comité contre l’islamophobie en France) a été dissout le 2 décembre dernier. Mais d’où vient cette loi permettant la dissolution administrative de groupes ou groupuscules considérés comme perturbateurs ? 

Tout commence le 6 février 1934. Ce jour-là, une grande manifestation est organisée à Paris avec, notamment, les ligues d’extrême droite. Elles protestent toutes contre le renvoi du préfet de police Jean Chiappe (1878-1940), acquis à leurs idées, et dénoncent par la même occasion un régime rongé par la corruption. Malheureusement, la manifestation, au départ pacifique, tourne à l’émeute. Bilan ? 15 morts

C’est dans ce contexte que naît la loi du 10 janvier 1936 « sur les groupes de combats et milices privées ». Cette nouvelle loi permet au pouvoir exécutif de prohiber une association légalement constituée ou un groupement de fait qui chercheraient à porter atteinte à l’intégrité du territoire national ou à renverser la République. Grâce à ce nouvel outil juridique, les ligues nationalistes sont interdites entre février et juin 1936. Mais cette loi sera utilisée également à d’autres effets. Dès 1937, elle sert notamment à réprimer l’indépendantisme algérien ; dès 1968, la formation d’extrême droite “Occident ”; puis en mai 1970, la “Gauche prolétarienne” subissent le même destin.

Au total, entre 1936 et 2013, le juriste Romain Rambaud, a recensé 124 dissolutions administratives prononcées sur la base de cette loi du 10 janvier 1936. Le CCIF serait donc la 125ème.

Source: 

Pinsolle, Dominique. 2021. « Dissoudre pour mieux régner, quand le pouvoir exécutif interdit des groupes radicaux. » Le Monde diplomatique, Mars 2021.

Que se passe-t-il en Birmanie ? Retour des violences dans ce pays où le coup d’État passe de l’exception à la norme

Par Olivier Humblet, journaliste Piccolo

Dernière flambée de violence 

Ça s’est encore produit ! Pour la troisième fois de son histoire depuis l’indépendance en 1948, la Birmanie  a vécu un coup d’État dans la matinée du lundi 1er février de cette année. Cependant, il s’agit du premier  renversement de pouvoir de la part de l’armée depuis la transition démocratique amorcée en 2008 suite  à un référendum national, découlant de la révolution de safran. Ainsi, le président du pays, Win Myint, et  la cheffe de facto du gouvernement, Aung San Suu Kyi, ont été arrêtés dans la matinée du 1er février par  la junte militaire sous l’égide du général Min Aung Hlaing. Les organes de l’Etat ont été mis sous le contrôle de l’armée, l’Internet a été totalement bloqué et un couvre-feu a été instauré interdisant tout  déplacement à partir de 20h. S’en sont suivies des manifestations partout dans le pays mais surtout à  Rangoon, la capitale historique. D’abord pacifiques et sans violence, ces manifestations ont vite été  brimées par la junte, désormais toute puissante. La police militaire tente de rétablir l’ordre en usant de violence provoquant de nombreux blessés et décès. A l’heure actuelle, l’ONU fait état de plus de 70 morts  suites aux manifestations dont le but est le retour à la démocratie, le respect des résultats électoraux de  novembre 2020 et la libération de la leader du parti vainqueur, Aung San Suu Kyi. 

Coup d’Etat de février 2021, le contexte d’un événement prévisible

La Birmanie est un pays d’Asie du Sud Est qui souffre d’un passé compliqué caractérisé par une indépendance sanglante, et dont la première Constitution porte en elle le terreau de futures répressions  des minorités du pays qui mettront à mal la réputation du pays sur la scène internationale. A côté de cela, l’histoire birmane se raconte au travers de sa junte militaire et de ses coups d’Etat ainsi que par la vie de la dame de Rangoon, Aung San Suu Kyi. 

Le dernier putsch militaire qui s’est produit en février dernier s’inscrit donc dans une dynamique plus complexe. Cette ligne du temps commence en 1962 avec le premier coup d’Etat qui voit Ne Win, un  militaire, prendre le pouvoir et le garder jusqu’en 1988. Pendant cette période, un parti unique sous  l’égide de l’armée est créé. Il s’agit du Parti du programme socialiste birman qui entérine la doctrine  politique du pays, le socialisme. Cette période voit également la création d’une nouvelle Constitution et  la naissance de la République socialiste de l’Union de Birmanie pour laquelle la moitié du budget de l’État est allouée à l’armée. La Birmanie rejoint alors la liste des pays les moins avancés de la planète. Les tentatives pour sauver l’économie birmane de 1987 vont plonger le pays dans une grave récession et ses habitants dans une grande misère. Il va en découler des manifestations qui vont être violemment brimées au point de déplorer plus de 10 000 morts durant toute la période des revendications pour l’avènement  de la démocratie libérale en 1988. Cette année voit également arriver sur la scène publique la fille du héros assassiné de l’indépendance, Aung San Suu Kyi qui va revêtir la prestance d’une femme d’état.  

1988 est également l’année de la troisième Constitution qui maintient les militaires au pouvoir en créant  le Conseil d’État pour la restauration de la loi et de l’ordre, et en renommant le pays « Myanmar ». La Ligue nationale pour la démocratie (NLD), à savoir l’opposition démocratique dirigée par Aung San Suu  Kyi, ne reconnaîtra jamais cette dénomination. En 1989, la leader de l’opposition est arrêtée et placée  pour la première fois en résidence surveillée. Elle n’en sera libérée qu’en 1995 suite aux pressions internationales. Ces dernières découlent du résultat des élections de 1990 où la Ligue reçoit 82% des voix.  La junte ne respecta pas les résultats et la Ligue forma un gouvernement en exil.

Remise du Prix Sakharov à Aung San Suu Kyi Strasbourg 22 octobre 2013

Quelque temps plus tard, elle reçut le prix Sakharov du Parlement de l’Union Européenne et Aung San Suu Kyi le prix Nobel de la paix. L’armée renforce son  pouvoir en 1997 et Aung San Suu Kyi est de nouveau assignée à résidence de 2000 à 2002. Les années qui suivent sont le théâtre de plusieurs affrontements entre les minorités ethniques du pays comme les Rohingyas, les Shans, les Karen, les Chins, les Kachins, les Mons et la majorité du peuple, les Birmans. La  situation fera l’objet d’une attention particulière de l’Union Européenne et des Etats-Unis qui vont mettre  en place des sanctions économiques et des embargos sur la vente d’armes. Le Conseil de Sécurité de  l’ONU se montrera plus réticent du fait des positions russes et chinoises laxistes sur la question.  

Suite à ces pressions, un référendum démocratique est mis en place en 2008 et la quatrième Constitution voit le jour. Cette dernière est taillée sur mesure pour empêcher Aung San Suu Kyi d’accéder à une position dirigeante et maintenir un pouvoir suffisant aux militaires pour tenir le pays. Ainsi, le civil prend le pouvoir mais le poste de premier ministre n’existe plus. Par ailleurs, ne sont pas éligibles les birmans ayant un  conjoint et/ou des enfants étrangers (Aung San Suu Kyi est mariée à un anglais et a eu des enfants de ce  mariage). De plus, les militaires s’arrogent 25% des sièges des deux chambres législatives ; empêchant  par-là la possibilité d’une modification de la Constitution ; un des deux postes de vice-président, et 3  ministères ; celui de l’armée, du contrôle des frontières et des affaires intérieurs. Ces postes échappent à  la décision civile et sont directement nommés par l’État-major du pays. En 2010, des élections sont  organisées par les militaires qui en excluent le parti de la Ligue nationale pour la démocratie. Le résultat  est sans appel avec une victoire du parti contrôlé par les militaires C’est cette année-là que Aung San Suu  Kyi sera libérée de ce qui devait être sa dernière assignation à résidence après plus de 15 années au total.  Les 5 années qui suivent sont contrastées entre un retour en grâce de la Birmanie sur la scène internationale, notamment sous l’égide de l’Union Européenne et de l’administration Obama aux Etats Unis, et d’un regain de violence entre les ethnies bouddhistes et musulmanes du pays. 

Les législatives de 2015 sont un tournant de l’histoire birmane moderne. Malgré la victoire de la Ligue lors de ces dernières, elle n’a pas réussi à obtenir le nombre de sièges suffisant à abolir les dispositions de la  Constitution de 2008 visant à empêcher les conjoints d’étrangers au poste de président et de limiter la  mainmise des militaires sur l’exécutif. Un poste de Conseiller d’Etat est tout de même créé et la Dame de  Rangoon devient chef du gouvernement de facto. C’est donc un proche de Aung San Suu Kyi qui devient président et le pouvoir est partagé entre démocrates et militaires. Cette coexistence va pousser Aung San Suu Kyi, alors conseillère d’état et ministre des affaires étrangères, à veiller à ne pas froisser l’armée quitte à la soutenir lors de la publication des exactions et des crimes contre l’humanité perpétrés à l’égard de la  minorité musulmane des Rohingyas. Dès lors, 2017 marque le début de l’image écornée de Aung San Suu  Kyisur la scène internationale. En 2020, les élections sont remportées à plus de 83,2% des voix par le parti  au pouvoir, la NLD. Dépassant ainsi le pourcentage nécessaire à une modification de la Constitution de  2008, ces résultats représentent un danger pour la junte militaire qui y voit un risque de diminution de  son pouvoir. Risque d’autant plus crédible qu’une disposition a été proposée par le Ligue visant à pousser vers la retraite les militaires de plus de 65 ans. Il s’agit de l’âge que devrait avoir le général Min Aung  Hlaing cet été. Voyant cette « démocratie sous contrôle » s’émanciper, se libéraliser, la junte militaire n’a pas hésité, en ce mois de février 2021, à utiliser ce procédé en passe de devenir un outil habituel de  pouvoir en Birmanie, le coup d’État. 

Des réactions fermes contre cette atteinte à la démocratie

Les Occidentaux ont longtemps marché sur des œufs quant à la question birmane, surtout depuis l’éclatement du dossier Rohingyas sur la scène internationale. S’il a bien entendu été aisé de condamner  le dernier coup d’État et les exactions liberticides qui en ont suivi, le soutien de la prix Nobel de la paix à  l’armée face aux minorités musulmanes de son pays a fait l’objet de sorties plus timides.  

 “I strongly condemn the coup in #Myanmar and call on the military to release all who have been unlawfully detained  in raids across the country. The outcome of the elections has to be respected and democratic process needs to be  restored”. Charles MichelPrésident du Conseil Européen (1er février 2021) 

Belgium is very worried about the situation in #Myanmar. We strongly condemn a coup d’état that aims to  undermine democracy, as well as the arrests of elected members such as Mrs Aung San Suu Kyi. We will consider  the follow-up to be given to these actions with our EU partners”. Sophie WilmèsMinistre des Affaires Etrangères  de Belgique (1er février 2021)

 

 

Sources (dont images):

http://www.info-birmanie.org/le-systeme-politique-birman/

https://www.rfi.fr/fr/podcasts/fr%C3%A9quence-asie/20210206-retour-sur-le-coup-d-%C3%A9tat-en-birmanie-le-1er-f%C3%A9vrier-2021

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/01/en-birmanie-l-armee-s-empare-du-pouvoir-et-arrete-aung-san-suu-kyi_6068333_3210.html

https://www.lefigaro.fr/international/birmanie-comprendre-le-coup-d-etat-en-5-infographies-20210205

http://www.info-birmanie.org/chronologie-2/

https://www.leparisien.fr/international/birmanie-trois-nouveaux-morts-les-manifestations-reprennent-apres-une-nuit-de-violence-13-03-2021-RIS654BSLJGT3PU2LHOQNXEFYU.php

https://www.lalibre.be/international/asie/sophie-wilmes-et-charles-michel-condamnent-le-coup-d-etat-en-birmanie-6017b53f7b50a652f77011aa

https://www.lecho.be/economie-politique/international/asie/coup-d-etat-en-birmanie-les-birmans-se-sont-reveilles-sous-le-choc/10281263.html

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Charles_Michel_2019_(cropped).jpg

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Sophie_Wilm%C3%A8s_(2020).jpg

https://www.flickr.com/photos/80497449@N04/7383912370

https://www.24heures.ch/birmanie-lenvoye-de-lonu-terrifie-par-la-situation-405189513515

https://www.ladepeche.fr/article/2008/05/24/455825-birmanie-referendum-constitutionnel-dans-la-zone-devastee-par-le-cyclone.html

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Remise_du_Prix_Sakharov_%C3%A0_Aung_San_Suu_Kyi_Strasbourg_22_octobre_2013-14.jpg

Elles aussi, elles chassaient !

Il y a 9000 ans au Pérou, les femmes aussi chassaient du gros gibier. La récente découverte des restes d’une jeune femme enterrée dans les Andes voilà près de 9000 ans contredit l’idée selon laquelle dans les sociétés de  chasseurs-cueilleurs, les chasseurs étaient de sexe masculin.

Souvent, dans les livres, les films, les écrits, les expositions, les sociétés préhistoriques sont  représentées de manière dichotomique : les hommes chassent et les femmes cueillent. Cependant, il semblerait que cela ne soit pas forcément le cas. Une récente étude menée par l’Université de Californie et publiée dans la revue Science Advances montre que les premières  femmes (au Pérou) étaient, elles-aussi, des grandes chasseuses. « Cette découverte remet en  cause toutes les théories de l’Homme-Chasseur », déclare Randy Haas, professeure  d’anthropologie et responsable de l’étude. « Dans les sociétés préhistoriques, on a souvent  divisé les rôles. Mais nous voyons bien que cette division, en fonction du sexe, n’est plus  réellement d’actualité », ajoute-t-elle.

À partir de cette découverte, d’autres recherches ont été effectuées afin de démontrer que ce cas n’était pas un fait isolé. Sur les 27 restes retrouvés, 12 étaient des femmes, chasseuses, et 15, des hommes. Ces nouvelles découvertes permettent d’établir une conclusion assez simple. Les femmes chassaient et leur contribution était loin d’être marginale, tant s’en faut. En effet,  d’après cette étude, entre 35% et 50% des « chasseurs » étaient en réalité des chasseuses.

Comme quoi, la disparité hommes-femmes ne date pas d’aujourd’hui mais depuis le début de  notre existence… ou presque…

Source (dont image): Article Ellas también cazabas, ABC, 9 de diciembre de 2020, Patricia Biosca, repris  dans la revue Vocable (n°822), traduit de l’espagnol par Gauthier Jacques, journaliste Piccolo.

L’investiture américaine, encore une tradition chamboulée par Trump ?

Un peu d’histoire 

L’investiture américain est un événement important si pas essentiel dans la vie politique des Etats-Unis. C’est d’ailleurs une des rares occasions, en plus de l’Etat de l’Union, qui rassemble le Président, le Vice-Président, les deux chambres législatives (Sénat et Chambre des Représentants) ainsi que les juges de la Cour Suprême. 

Depuis la ratification du 20ème amendement de la Constitution des Etats-Unis le 6 février 1933, la date de l’investiture est fixée au 20 janvier suivant l’ « election day ». Il y a eu trois exceptions :  Dwight D. Eisenhower en 1957, Ronald Reagan en 1985 et Barack Obama en 2013. S’agissant pour ces 3 occasions de réélections, le protocole est moins strict que lors de l’investiture d’un nouveau Président.

Qui assiste à l’Investiture ? 

En plus de réunir les différentes composantes de l’Etat (Gouvernement, les deux chambres législatives, la Cour Suprême), sont aussi présents le jour de l’investiture les différents représentants des forces armées (le président américain est le commandant en chef des armées) ainsi que les anciens présidents et les premières dames. L’absence de Donald Trump et Melania à l’investiture de Joe Biden ne fut pas discrète même si elle était prévue. En effet, Trump n’a pas marqué son mandat avec un respect des traditions ou du protocole. Mais l’investiture américaine n’est pas seulement un moment politique, c’est l’attachement d’un ancien Président, d’une nation entière à un transfert paisible des pouvoirs, un attachement à la démocratie tout simplement. Il serait cependant naïf de croire que « the Donald » est le premier Président a laissé son orgueil prendre le pas sur la préservation de la démocratie. D’autres présidents comme John Adams (2ème Président), Andrew Johnson (17ème président) ou Woodrow Wilson (28ème Président) ont également boudé la cérémonie d’investiture de leur successeur. Le dernier en date fut Richard Nixon (37ème président) qui n’a pas assisté à la prestation de serment de Gerald Ford en 1974. L’impeachment ayant donné lieu à sa démission est peut-être une raison plus que valable pour que Nixon ne se soit pas éternisé à Washington.

L’investiture américaine transcende les idéologies politiques

Démocrates ou Républicains, conservateurs ou progressistes, tous mettent leur opinion politique de côté pour assister à ce qu’on appelle dans le jargon une « peaceful transition of power » (transition paisible des pouvoirs). Pourquoi une telle tradition ? Tout simplement parce que la fonction de président transcende les hommes qui l’occupent. En effet, les Américains peuvent ne pas être d’accord avec les idées d’un président ou d’un autre mais il y a un respect presque solennel de la fonction de Président et en cela de la démocratie américaine. Ce respect peut être retrouvé dans « l’allégeance au drapeau », un serment au drapeau des Etats-Unis et surtout un serment à ce qu’il représente.
Il n’est alors pas difficile de comprendre pourquoi les Présidents Obama, Clinton et Bush ont tenu non seulement à être présent lors de l’Investiture de Joe Robinet Biden (fallait le mettre en entier une fois) mais également pour être ces garants d’une paisible transition des pouvoirs puisque Trump n’était pas présent pour le faire. Il est également bon de rappeler que malgré les grandes divergences politiques entre Joe Biden et Mike Pence (Vice-Président de Donald Trump), ce dernier était lui présent lors de l’Inauguration. 

Pour finir cet article, il me semble judicieux de terminer par une histoire. Fait historique ou légende urbaine, je vous laisserai en décider mais nul doute que cela décrit admirablement l’esprit derrière ces différentes traditions que nous venons d’évoquer. Quand Benjamin Franklin quitta l’Independance Hall (Philadelphie) juste après la deuxième version de la Constitution des Etats-Unis, une femme l’approcha et lui demanda « quelle forme de gouvernement nous avez-vous légué Monsieur Franklin ? » et Benjamin Franklin répondit « une République Madame, si vous pouvez la garder ». 

Par Alexandre Servais, journaliste Piccolo et délégué Jeunes MR aux relations internationales.

Rencontre avec Valérie Glatigny, Ministre de l’enseignement supérieur

valérie glatigny 2

Guillaume Chiarappa, journaliste Piccolo, a eu l’occasion d’interviewer Valérie Glatigny, Ministre de l’enseignement supérieur à la Communauté française, sur l’impact de la crise sanitaire sur les étudiants et leurs résultats aux examens.

Quelles sont les mesures pour aider les étudiants du supérieur durant cette crise Covid-19?

On a prévu un renfort financier pour les premières années. Le gouvernement a dégagé 6 millions d’euros pour soutenir des étudiants de première année par exemple pour engager des étudiants assistants qui pourront donner un coup de main à des étudiants en détresse.

La crise sanitaire a-t-elle affecté le taux de réussite et de participation des étudiants aux examens?

Alors ça c’est l’heureuse surprise, les résultats sont plus positifs qu’attendus. On s’attendait à une hécatombe au vu des retours sur la détresse des étudiants. Il ne faut certainement pas faire de triomphalisme, on n’est pas ici en train de dire que ça s’est bien passé mais on s’attendait à quelque chose de catastrophique. Il y a eu des problèmes par exemple avec les étudiants de Bac 1 dans certains établissements. Ils ont un petit peu moins réussi. Dans d’autres, ils ont mieux réussi mais globalement l’appréciation était plutôt positive avec un taux de présence aussi légèrement supérieur. Il y a quand-même une différence entre les examens à distance et les examens en présentiel. Les étudiants ont moins bien réussi les examens à distance que les examens en présentiel. C’est à nouveau une moyenne ou une appréciation générale plutôt positive et ce n’est en aucun cas le carton qu’on craignait. Ça veut dire que malgré la détresse psychologique, les étudiants ont réussi à rester connectés sur leurs apprentissages.

Comptez-vous organiser une campagne de communication à l’adresse des étudiants qui listeraient les lieux de soutien (notamment pour leur santé mentale)?  

Je suis contente que vous l’évoquez parce qu’on a vu de manière répétée les établissements pour leur indiquer de relayer les différentes aides. J’ai également vu la FEF et les conseils étudiants. On leur a indiqué où les étudiants peuvent trouver des informations sur toutes les aides qui existent y compris les aides psychologiques. 

Ils peuvent se rendre sur le site de leur établissement. Il y a toutes les informations sur les aides que les étudiants peuvent trouver. Par exemple, si un étudiant veut un soutien psychologique, il peut se tourner vers son établissement, il y a des services sociaux qui peuvent l’aider et le diriger vers un service d’aide psychologique ou rembourser la consultation chez le psychologue… Donc tout ça existe déjà, il faut juste le faire savoir aux étudiants car, ce que je remarque, c’est que souvent les étudiants ne reçoivent pas l’information. C’est passer à l’action qui est problématique. Ils pensent sûrement que c’est stigmatisant d’aller demander de l’aide, c’est juste normal dans les circonstances actuelles. Je pense qu’il faut encourager les étudiants à  se tourner vers leurs établissements pour demander de l’aide. Il ne faut surtout pas rester avec un problème d’ordre financier ou d’ordre psychologique. Je pense qu’il faut vraiment pousser la porte de son établissement, envoyer un e-mail ou contacter par téléphone le service social. Surtout si cette aide permet d’éviter que les étudiants interrompent leur année. Peu importe la difficulté, de l’aide existe. Par exemple: un problème pour payer le loyer d’un kot, pour manger, pour rembourser une consultation psychologique, pour payer une connexion Wi-Fi, etc…

Quelles leçons tirez-vous de cette presque première année de digitalisation massive des cours en supérieur?

Y a-t-il des bonnes pratiques à garder?

Oui, nous avons d’ailleurs demandé une étude sur ce sujet  à l’ULB pour pouvoir étudier toutes les bonnes pratiques. Celle-ci est attendue pour le mois de juin ou de juillet. C’est évident que ce n’est pas chouette ce qui nous arrive mais je suis sûr qu’il y a des leçons à tirer notamment de ce basculement brutal vers l’enseignement à distance, qui s’est rapidement mis en place. Certes, il y a eu beaucoup d’inquiétudes parce que lors des examens à distance, des bugs sont apparus, comme ce fut le cas l’année dernière. Cette année aussi d’ailleurs, il y a eu quelques bugs les premiers jours d’examens parce que les systèmes informatiques n’étaient pas préparés à être sollicités par autant de personnes. Le même jour, nous avons tiré les leçons de ces problèmes notamment en organisant des tests à blanc, en mettant en place des classes inversées. De plus, il y a eu beaucoup de professeurs qui n’avaient jamais utilisé le principe de la visioconférence avant la pandémie

Quelles sont les améliorations à apporter?

Il doit aussi y avoir une évaluation par les établissements pour voir ce qui a fonctionné ou non. Pour le moment, nous ne sommes pas encore dans  la phase de réflexion sur le sujet car il est encore trop tôt. Notre principal combat pour le moment, c’est de vous diplômer de la meilleure manière possible et surtout un maximum d’étudiants.

Comment avez-vous perçu les appels à l’aide des étudiants ?

Comme des crèves cœurs…  C’est vraiment très difficile, je suis ministre de l’enseignement supérieur depuis septembre 2019 et nous avons eu de septembre à mars pour essayer de déployer davantage l’enseignement supérieur.  On a rêvé de mettre en œuvre des réformes et puis en mars, on nous dit qu’il faut fermer tout pour des impératifs sanitaires. Oui, c’est un crève-cœur, quelque chose de pas naturel, de contre nature. Devoir empêcher les activités d’apprentissage ou les limiter et puis trouver une solution pour qu’elles aient lieu quand même malgré tout, c’est une situation inédite. Je pense que mes collègues sont d’accord avec moi. Je suis convaincue qu’aucun ministre de l’Enseignement  ne rêve de fermer une école.

Je lis tous les jours dans la presse que la jeunesse est sacrifiée. Si, en effet, il faut donner plus d’oxygène à cette jeunesse, peut-être faut-il que les adultes restreignent leurs activités. Je pense aussi qu’il faut qu’on respecte mieux les règles sur le télétravail. Je vois les étudiants qui ne peuvent toujours pas reprendre le chemin des auditoires. De plus, je pense que cette logique sanitaire commence à atteindre ses limites et qu’il faut maintenant entrer dans une logique de bien-être psychologique.

Etats-Unis: moments historiques à l’occasion du 55ème Super Bowl qui a opposé l’équipe des Buccanneers de Tampa (Floride) à l’équipe des Chiefs de Kansas City (Missouri)

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Outre-Atlantique, ce début d’année a été rythmé par le fameux championnat du Super Bowl qui rassemble chaque année pas moins de 160 millions de spectateurs à travers le monde. Petite particularité à noter pour cette année 2021, il n’y avait que 25 000 personnes présentes dans le stade lors de la finale (contre 65 000 habituellement), dont 7 500 travailleurs de la santé, tous vaccinés contre le COVID-19. Le reste des places disponibles étaient occupées par des silhouettes en carton.

Il s’agit de la compétition sportive la plus suivie et la plus médiatisée aux Etats-Unis. Les plus grandes marques s’arrachent les espaces publicitaires disponibles, les artistes du pays profitent de l’évènement pour faire leur promotion, cette année The Weeknd a assuré le spectacle de la mi-temps en partenariat avec Pepsi. C’est également l’occasion pour les joueurs professionnels de briller, la plupart des sportifs de NFL (National Football League) ne connaîtront qu’une, voire deux occasions de jouer lors d’une compétition de Super Bowl.

Le quarterback Tom Brady en 2021 (Source: Wikipédia)

Notons pour cette saison quelques chiffres records :

    • 7 : c’est le nombre de Super Bowls remportés par Tom Brady, quaterback, faisant de lui le joueur le plus titré de l’histoire de la National Football League ;
    • 21 : c’est le nombre d’années que comptabilise Tom Brady dans sa carrière professionnelle. Ce chiffre est un chiffre record puisqu’il faut savoir que la plupart des joueurs professionnels restent plus ou moins trois ans et demi en carrière « pro » dans cette discipline ;
    • 43 : c’est l’âge de Tom Brady, désigné plus vieux joueur « pro » de NFL ;
    • 2 : c’est le nombre de Super Bowl gagnés par l’équipe des Buccanneers (Floride) à noter que c’est la première fois de l’Histoire de la compétition qu’une équipe gagne à domicile ;
    • 5,5 millions : c’est le prix (en dollars) que coûtent 30 secondes de diffusion d’une publicité ;
    • 1 milliard : c’est le prix (en dollars) que paye la chaîne de télévision américaine CBS pour acheter les droits de diffusion du Super Bowl ;
    • 35 000 : c’est le nombre de tests PCR distribués au personnel et aux fournisseurs du stade Raymond James Stadium de Tampa dans l’Etat de Floride, où s’est tenue la finale ;
    • 385% : c’est le nombre d’augmentation des ventes des albums de l’artiste The Weeknd dès le lendemain de sa prestation à la mi-temps du Super Bowl, l’artiste a  d’ailleurs investi 7 millions de dollars dans ce show époustouflant.

Par Julie Labeille, journaliste Piccolo