Marine Le Pen, une menace ?

Cinq années plus tard et le même scénario : Emmanuel Macron affronte Marine Le Pen au second tour des élections présidentielles en France. Si le mandat dEmmanuel Macron na pas fait lunanimité auprès des Français, son programme reste nettement moins dangereux pour la Ve République que celui de la candidate du Rassemblement National (autrefois appelé Front National). Entre ses relations avec la Russie et sa vision du futur de la France au sein de lEurope, Marine Le Pen – plus proche que jamais de l’Élysée – représente une véritable menace.

 

Toutes les extrêmes, quelles qu’elles soient (religieuses, politiques…), sont nocives : c’est un secret pour personne ! Il en va sans dire que le Rassemblement National, parti politique auquel appartient Marine Le Pen, en fait partie. Même si la candidate refuse de qualifier son parti d’extrême droite, le RN a vu le jour de mouvements néo-fascistes (définition même de l’extrême droite). Lors de sa création en 1972, le parti se nommait Ordre Nouveau avec comme tête pensante François Duprat, un antisémite et fasciste. Après la mort de ce dernier en 1978, c’est Jean-Marie Le Pen qui reprend le parti. C’est alors que l’extrême droite gagne du terrain en France avec des très bons résultats aux élections du Front National (FN). Sont partisans du FN des identitaires, des anciens de la collaboration, des nationalistes révolutionnaires… A la suite des résultats au second tour de la présidence face à Jacques Chirac en 2002, Jean-Marie Le Pen et son parti décident que c’est en rendant ce dernier moins «extrémiste » qu’il pourront continuer à avancer. Si aujourd’hui Marine Le Pen souhaite rompre avec cette image et prendre ses distances avec les idées de son père, l’histoire ne ment pas : dans un parti politique créé à partir de mouvements néo-fascistes, pensé par un fasciste et antisémite, l’extrême droite se fera ressentir dans la plupart des idées.

Sur le plan européen, Marine Le Pen semble affirmer ne plus vouloir d’un « Frexit » comme il y’a cinq ans mais opter plutôt pour une alliance européenne des nations. Cette option, en collaboration avec les autres dirigeants non libéraux de l’Union européenne, n’est, par définition, qu’un Frexit caché. En effet, cette idée rompt l’engagement de la France dans le projet de l’Europe qui se veut unie, démocratique et libérale. Les points fondamentaux du programme de la candidate seraient source de sanctions voire d’expulsion puisqu’ils ne respectent pas les règles européennes.

Marine Le Pen propose un referendum pour modifier la Constitution française afin de la placer en supériorité par rapport au droit international, et donc inverser la règle de l’Union Européenne en vigueur. Pour rappel, depuis 1964 avec l’arrêt Costa contre ENEL, le droit de l’UE prime sur le droit national des pays membres. Pour que ce scénario soit possible, il faudrait que les 26 États membres donnent unanimement leur accord ou, il faudrait que la France s’émancipe indépendamment de cette règle de primauté (ce après quoi elle risquerai des sanctions financières).

En plus de défier les règles de l’UE, Marine Le Pen a l’intention de revoir la position de son pays au sein de l’espace Schengen en rétablissant les contrôles aux frontières pour les personnes non européennes. Or, depuis 1995, à l’intérieur de l’espace Schengen les personnes peuvent y circuler librement. Ce principe repose sur la confiance entre les États membres : chaque pays contrôle les entrées aux frontières extérieures de l’espace Schengen. Il en va de même pour les entrées de marchandises.

Un autre point du programme de la candidate du RN est la réduction de la contribution budgétaire de la France à l’Europe, ce qui permettrait de récupérer 5 milliards d’euros par an. Seulement, cette proposition ne pourra pas être appliquée dès le début du prochain quinquennat en 2022 puisque le dernier plan budgétaire voté est d’application jusqu’en 2027. Là encore la France risquerait de lourdes sanctions financières.

Marine Le Pen veut aussi la priorité nationale d’accès à l’emploi, au logement et aux aides sociales. Cependant, elle a l’air d’oublier que cette mesure va à l’encontre de l’article 21 de la charte des droits fondamentaux européens qui interdit les discriminations sur base de la nationalité. Pour arriver à ses fins et passer outre cette inconstitutionnalité Marine Le Pen devrait quitter la Cour européenne des droits de l’Homme, et donc quitter l’UE.

La liste des mesures allant à l’encontre des règles européennes et passibles de sanctions proposées par la candidate ne s’arrête pas là.

 

Si Marine Le Pen dit s’être mieux préparée au débat qu’en 2017, il y’a néanmoins un point sur lequel elle n’excelle pas encore : la lecture des graphiques et des chiffres. Que cela soit volontaire ou non, elle a toujours réussi à faire dire aux chiffres ce qui l’arrangeait, au détriment de ce qu’ils démontrent réellement. Si ses données sont vraies, elles sont souvent suivies d’un « mais ». Lors du débat d’entre-deux-tours, la candidate l’a encore démontré. Par exemple, elle affirmait que l’inflation est supérieure d’un point à la croissance : l’affirmation est vraie, mais en se basant sur les prévisions pour 2022 de la Banque de France, et non sur la situation actuelle. Même chose pour les chiffres du chômage. Elle a attaqué Emmanuel Macron sur le nombre de chômeurs de toutes catégories confondues (A, B et C) qui était, en 2017, de 5,5 millions et aujourd’hui, ce chiffre n’a baissé qu’à 5,4 millions. Ce à quoi le président sortant a répondu légitimement que de manière générale, les chômeurs de catégorie B et C ne sont pas pris en compte puisqu’ils ont au moins une activité partielle. Sont considérés dans le calcul que les personnes n’ayant absolument pas travaillé lors d’une semaine spécifique, ayant cherché activement un emploi et les personnes disponibles pour travailler dans les deux semaines à venir. Un dernier exemple frappant toujours lors de ce débat : Emmanuel Macron s’est vu accusé de vouloir placer 50 éoliennes sur toutes les côtes sauf celle du Touquet (là où se trouve sa résidence). Sur le site du ministère de la Transition écologique, seuls sept projets éoliens sont en développement, et non pas 50 ! Quant au parc d’éoliennes au Touquet, le projet a été suspendu d’aout à mai 2017 et donc bien avant qu’Emmanuel Macron soit président.

 

Comment parler de Marine Le Pen sans parler de ses relations avec la Russie et avec Vladimir Poutine ? L’amitié entre le dirigeant russe et la présidente du RN commença en 2013 lors d’une visite de cette dernière en Russie. Cette amitié s’est consolidée lorsque Marine Le Pen avait montré son soutien à la Russie en 2014 durant la crise ukrainienne. À cette époque, elle avait même déclaré que Kiev était, historiquement, le berceau de la Russie et que l’économie de l’Ukraine était grandement liée à la Russie. Plus tard, en 2017, Vladimir Poutine, après un entretien en tête à tête avec la candidate du RN,  lui montre à son tour son soutien pour la course à l’Élysée en déclarant publiquement qu’elle était sa favorite. Lors du débat d’entre-deux-tours, Emmanuel Macron a attaqué Marine Le Pen en lui reprochant de s’adresser à son banquier quand elle parle de la Russie. Et pour cause, quelques années auparavant, Marine Le Pen s’est vue octroyer un prêt de 9 millions d’euro au nom du Front National chez First Cezch Russian bank, situé à Moscou. Selon ses dires, c’était la seule banque qui avait accepté de lui prêter autant d’argent alors qu’aucune banque française ne voulait le faire. Ses relations ambiguës avec la Russie sont une réelle menace : si la Russie de Poutine n’est plus l’URSS de Staline, le régime politique n’en demeure pas beaucoup plus démocratique. Se rapprocher du Président russe reviendrait à cautionner ses actions.

 

Si ce dimanche 24 avril les français ont tranché et ont réélu Emmanuel Macron à 58%, Marine Le Pen a vu son résultat augmenté de près de 8% par rapport aux dernières  élections de 2017. Cette hausse témoigne de deux hypothèses : premièrement, les français, pas convaincus de la politique de M. Macron, ont voulu un vent de nouveau pour la France ; deuxièmement, les français ont vu en Marine Le Pen une personne à l’écoute de leurs attentes et de leurs maux. À partir de ces deux hypothèses, il n’est pas difficile de se mettre dans la peau d’un français moyen. De plus, Éric Zemmour (lui aussi candidat pour lElysée) a permis à la candidate de paraitre moins extrême et donc de gagner la sympathie de certains français. Dès lors, la priorité est de prévenir au mieux la population des dangers du programme de Marine Le Pen, mais également de tous les autres candidats aux éléctions.

 

La vie d’artiste !

La réforme du statut d’artiste est arrivée. Il s’agit de la plus grande réforme en matière artistique depuis ces 20 dernières années. Après un combat sans relâche mené par Georges-Louis Bouchez (Président du MR), Pierre-Yves Jeholet (Ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles), David Clarinval (Ministre des classes moyennes et des Indépendants) et Charles Gardier (député communautaire), le statut d’artiste 2.0 a vu le jour. L’actuelle procédure pour accéder à ce statut était longue, fastidieuse et d’une complexité kafkaïenne. Voici ce qui change ! 

La procédure est simplifiée. Il est désormais possible de soumettre son dossier, déclarer ses prestations et recevoir des informations via la plateforme numérique: Working in the arts. Fini les files interminables dans les administrations.

person playing guitar

Le statut est plus accessible et plus reconnaissant. Dans l’ancienne réforme, les techniciens du secteur artistique n’étaient pas reconnus. Grâce à cette réforme, ces derniers auront dès à présent accès au même régime de protection sociale élargie que les artistes. Par ailleurs, ils bénéficient également des mêmes dispositifs spécifiques que les artistes.

Le statut d’artiste récompense plus le travail. Le nouveau statut assure un revenu de base qui récompense le travail des artistes. Si un artiste bénéficie d’un statut dérogatoire au chômage, ce n’est pas parce qu’il est “artiste” mais parce qu’il “fait” des prestations artistiques. Il est donc désormais possible de cumuler l’allocation des arts avec une activité d’indépendant complémentaire tant que cela n’excède pas 9628 euros par an.

Bref, la nouvelle réforme c’est: 

– Une simplification;

– une plus grande accessibilité;

– une réforme plus résponsabilisante; 

– meilleure récompense du travail. 

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Mon chien, mes yeux !

En mars dernier, nous avons eu l’occasion de rencontrer des formatrices à l’école canine Scale Dogs. Cette ASBL a pour but de former des chiens afin qu’ils puissent guider des personnes malvoyantes, mais également des enfants atteints de trouble du spectre de l’autisme (TSA).

Tout a commencé en 1990, quand les membres du Kiwanis Bruxelles Scale sont allés visiter le Kiwanis Club de Limoges. Ils avaient déjà créé quelques années plus tôt un centre de formation pour chiens-guides.

 

« SCALE » Dogs fait référence aux 5 valeurs principales du club Kiwanis Bruxelles Scale.

« S » pour « Solidarité », 

« C » pour « Courtoisie », 

« A » pour « Amitié », 

« L » pour « Loyauté », 

« E » pour « Entraide ».

La majorité des chiens formés pour être chiens-guides sont des labradors retrievers. Cette race s’adapte bien à la formation et regroupe différentes qualités nécessaires à l’assistance de personnes malvoyantes. Ils sont sociables, calmes, intelligents, et ont une bonne santé.

Une formation complète de chiens-guides dure approximativement deux ans, en fonction du chien cela peut être plus ou moins rapide. Tout compris, la formation revient à un coût de plus ou moins 25 500 €, et le financement se fait uniquement par le biais de dons. Il n’y a aucun subside direct. Cependant, l’ASBL a évidemment des sponsors comme la Loterie Nationale. Toutefois, le sponsoring devient de plus en plus difficile. D’autres personnes décident de léguer leur héritage ou inscrivent l’association sur leur testament. 

 

Ça fonctionne comment

 

Dès le plus jeune âge, les chiots sont sélectionnés par Scale Dogs auprès d’éleveurs dont les conditions correspondent aux critères de l’association ou auprès de Purpose Dogs, une association qui consacre son activité à la sélection et l’élevage de chiens destinés aux centres de formation de chiens d’assistance. 

Dans un premier temps, les futurs formateurs évaluent le comportement des chiots pour s’assurer de leur disposition à devenir chiens-guides. Même le passé médical des parents des chiots sont analysés afin de s’assurer des normes de qualités les plus élevées possibles.

 

Dès 8 semaines, les chiots sont placés en famille d’accueil pour s’accoutumer à la vie quotidienne. C’est au sein de cette famille qu’ils vont découvrir les promenades, les rues, les parcs, les transports publics, la circulation, les bruits, les travaux … De cette façon, ils apprennent à se sentir à l’aise dans toutes les situations, et ils passent chaque week-end au sein de leur famille d’accueil tout au long de leur formation. Les familles d’accueil sont là pour poser les bases de l’éducation du futur chien-guide en faisant de lui un jeune chien équilibré, joyeux et obéissant.

 

La formation de chiens-guides en elle-même ne commence qu’une fois que le chien a atteint sa première année et que différents examens médicaux ont été réalisés pour s’assurer de sa bonne vision et d’un parfait état de santé. Les fondements de cette dernière ont pour objectif d’apprendre au chien à prendre plaisir à s’entrainer et à s’habituer aux exercices de chiens-guides. L’éducation se veut positive et à l’écoute des besoins du chien. D’ailleurs, au cours de sa formation, le chien sera récompensé pour ses réussites. Il y a tout de même un cadre et des commandes alternatives lors des désobéissances.

 

Chaque éducatrice ou éducateur s’occupe en moyenne de deux chiens, maximum trois. Lors de la formation, le chien apprend à suivre des ordres sur commande, et en même temps, il apprend à faire certaines actions de façon autonome. Par exemple, il apprend à refuser une commande de son maître qui représenterait un danger pour celui-ci, comme refuser d’avancer alors que son maître lui demande d’aller face à un obstacle dangereux. Les chiens-guides qui ne répondent pas aux exigences, très strictes, pour accompagner une personne malvoyante, que ce soit pour des raisons médicales ou de comportements, sont alors évalués au niveau de leur éducation et de l’obéissance afin de connaître leurs aptitudes à devenir chien d’autisme ou chien d’institution, ces derniers ont vocation à être présents au sein de maisons de repos pour améliorer la qualité de vie des résidents.

 

En moyenne, il y a 6 chiens guides formés par an. Dont 1 chien pour les personnes atteintes d’autisme et 1 chien d’institution. Suite à la crise COVID, très peu de chien ont pu démarrer une formation. En 2021, seuls 4 chiens ont démarré la formation de chiens-guides.

 

Tout le monde peut avoir ce type de chien ? 

 

Avant toute chose, est analysé le besoin d’avoir un chien-guide en parallèle au besoin de déplacement de la personne malvoyante. La personne malvoyante doit avoir la capacité de se déplacer de manière autonome à la canne blanche et connaitre son environnement. Si elle ne connait pas son environnement, si elle n’a pas appris à le juger, si elle se perd dans cet environnement, un chien-guide n’est pas une option. La personne déficiente visuelle doit connaitre les éléments de son environnement qui lui permettent de savoir plus ou moins où elle se situe sur son trajet. Le but est de donner les commandes au chien au bon moment. Les capacités de mobilité et d’orientation sont donc importantes.

 

Le coût financier est énorme, qui serait encore plus énorme sans l’aide des familles bénévoles et familles d’accueil, le coût de formation est estimé à 25.000 euros. Les bénéficiaires peuvent recevoir une somme des régions (Aviq 5000 €), qui est rétrocédée à l’ASBL. La crise Covid a touché l’ASBL principalement au niveau des dons et des activités.

Les prix des carburants flambent… pourquoi?

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Depuis début 2022, le prix du carburant a considérablement augmenté, atteignant un prix jamais connu jusqu’à maintenant. Mais lorsqu’on va à la pompe, que paie-t-on exactement ? Et surtout, comment le prix du pétrole est-il défini ?

 

En Belgique, le prix des produits pétroliers vendus aux consommateurs (essence, diesel et mazout de chauffage) sont plafonnés, c’est-à-dire qu’il ne pourra être plus haut que le prix fixé, mais peut être proposé plus bas par les vendeurs. L’État belge et la Fédération Pétrolière Belge (FPB) ont conclu un contrat-programme et le prix maximum est défini selon les dispositions de ce contrat. La FPB représente les compagnies pétrolières chargées du raffinage, marketing, stockage et de la distribution. La FPB c’est quatre raffineries, sept entreprises de distribution des produits pétroliers et une de stockage.

            

Le contrat-programme, quant à lui, assure à la Belgique de ne jamais tomber à court de carburant et assure une certaine stabilité du prix à la consommation. Sont concernés par ce contrat les ministres de l’économie et de l’énergie et la FPB. Ce contrat-programme dure trois années reconductible tacitement à la fin de ces trois années. Cependant, chacune des parties peut y mettre fin mais avec un préavis de 12 mois à partir de la date de résiliation. Le premier contrat-programme a été établi à la suite de la crise pétrolière de 1973 : après le choc, un écart s’est créé entre les notations de pétrole sur les marchés internationaux et les prix de vente sur le marché belge. Le SPF économie joue aussi rôle dans la définition du prix maximum : la Direction générale de l’énergie du SPF économie le calcule au quotidien, toujours selon les clauses du contrat-programme.

À noter que pour certains produits pétroliers (gasoil de chauffage 50S, gasoil de chauffage EXTRA et le pétrole lampant C) un prix maximum pour les livraisons existent à partir de  2000 litres. Toujours pour ces mêmes produits, le prix maximum est différent si ils sont vendus en station-service.

 

Le prix du carburant vendu à la pompe à essence peut être décomposé en quatre parties. La première est le coût du produit ex-raffinerie, soit le prix du carburant qui vient de sortir des raffineries de pétrole – où l’on transforme le pétrole en diesel ou essence. Il représente environ 30% du prix du carburant. Ce coût lui-même diffère selon l’offre et la demande, le taux de change euro/dollar, la notation de la matière première sur le marché international et le coût du raffinage. La deuxième partie qui constitue le prix de l’essence et du diesel est la marge de distribution pour les fournisseurs de carburant, définie par l’Etat belge en valeur absolue par litre. Cette partie couvre les frais de transports, de stockage des fournisseurs et les frais publicitaires du produit. La marge de distribution est fixe et représente 10% du prix en pompe à essence.

Du prix du carburant sont déduites des cotisations et des accises. Plus précisément trois cotisations avec chacune un objectif sont prélevées :

 

    APETRA (Agence PETRolière – PETRoleumAgentschap) qui s’assure que un stock de pétrole en Belgique soit présent.

    BOFAS, c’est un fond pour aider les stations-service à assainir (désinfecter) leur sol.

    Une cotisation sur l’énergie.

 

Les accises, quant à elles, sont déterminées par le Service Public Fédéral en valeur absolue par litre. Toutes ces déductions représentent plus ou moins 40%.

Enfin, il reste la TVA fixée à 21%.

Le prix du carburant n’est donc pas anodin. Il est fixé quotidiennement par des acteurs de l’État en fonction du marché international, du contrat-programme et des impôts indirects. En temps de crise ou de guerre les prix grimpent : la demande est supérieure à l’offre, la prime de risque dans le pays en guerre augmente… A noter que les taxes, cotisations et accises restent toutefois le poids le plus important dans le prix puisqu’elles représentent plus de plus de la moitié.

WOG gasoline station

Le Bitcoin a le vent en poupe !

gold and black round coin
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La folle ascension du bitcoin

Année après année, cette cryptomonnaie est en train de défrayer les chroniques. Son cours et par conséquent sa capitalisation boursière a littéralement explosé, voyez plutôt : lors de sa création 50 btc étaient émis par bloc de 10minutes, soit 7200 bitcoins par jour. Entre le 03 janvier 2009 (date de la création du 1er bloc) et le 12 janvier 2009 (date de la première transaction bitcoin) se sont écoulés 9 jours. Durant ces 9 jours 7200 bitcoins multipliés 9, soit 64 800 bitcoins ont été créés à un prix avoisinant les 0.01 euros, soit une capitalisation boursière approximative de 648 euros. Presque 13 ans après sa création, le bitcoin atteint une capitalisation boursière de 955 105 685 336 euros le plaçant bien confortablement dans le top 10 des capitalisations boursières mondiales. La taille de sa blockchain dépasse les 370GB, plus de 79 millions de wallets (portefeuilles numériques où sont stockés les bitcoins) ont été créés, son prix a flirté avec les 60 000 euros en 2021. Le nombre de sociétés privées ayant investi dans le bitcoin augmente sans cesse. On peut entre autres citer Microstrategy et Tesla qui sont actuellement les exemples les plus criants.

Un moyen de paiement…

Le bitcoin est une monnaie cryptographique qui n’est pas émise pas une banque centrale et qui permet d’effectuer des transactions sans passer par une banque. La première transaction bitcoin a eu lieu le 12 janvier 2009 entre Satoshi Nakamoto et Hal Finney. Elle est inscrite dans le bloc 170 et son montant est de 10 BTC. Le premier échange physique contre du bitcoin connu a été réalisé le 22 mai 2010 quand le développeur Laszlo Hanyecz écrit sur le forum spécialisé bitcoin talk qu’il désire recevoir deux pizzas contre lesquelles il donnera 10 000 bitcoins. Quatre jours plus tard, un Britannique accepte de livrer deux pizzas en échange de 10 000 bitcoins. (au cours d’aujourd’hui 10000 bitcoins équivalent à environ 400 millions d’euros). Depuis, dans la communauté bitcoin, le 22 mai de chaque année porte le nom de « Pizza day ». En 2021, plus de 26 000 distributeurs de Bitcoin existent à travers le monde ; le réseau bitcoin représente plus ou moins 300 000 transactions par jour ; des sociétés du monde entier d’envergure acceptent des paiements en bitcoin comme : Paypal, Amazon, Décathlon, Footlocker, Coca-cola, Microsoft, Apple,…Twitter accepte lui les dons en bitcoin. Via MasterCard, Paypal et Visa, le bitcoin devient accessible comme moyen de paiement de tous les jours. Grâce à des cartes de paiement spécifiques, dépenser ses bitcoins dans des achats quotidiens devient possible. Cerise sur le gâteau, des cashback ou d’autres avantages sont parfois à la clé.

L’adhésion croissante

Outre le nombre de particuliers investissant dans le bitcoin en perpétuelle augmentation depuis sa création, des acteurs d’envergures investissent maintenant dans la première cryptomonnaie du monde. Des sociétés privées tels que Tesla, Microstrategy, Square,…investissent leurs liquidités dans le btc. Des pays comme le Salvador investissent directement dans l’achat de bitcoins et son président « Nayib Bukele » vient même d’annoncer son ambition de créer une « bitcoin city ». En novembre 2021, le maire démocrate de New york, Aric Adams, fraichement élu, a fait récemment la promotion d’une nouvelle cryptomonnaie, le « Newyorkcitycoin », reposant sur la blockchain réputée inviolable du bitcoin. On est en mesure de se demander si dans un avenir proche, des états, des villes ne vont pas continuer à investir dans le bitcoin. Le Bitcoin serait-il en train de se faire une place de premier choix auprès des états ?

La volatilité du bitcoin et sa sécurisation

Au vu de sa folle ascension et de sa relative jeunesse, le bitcoin est encore assez logiquement très volatil. Nous pouvons raisonnablement penser que si sa capitalisation et sa liquidité continuent à croître, la volatilité, a contrario continuera de se réduire. Comme pour l’investissement boursier, la vision à long terme est le meilleur moyen de contrer la volatilité. Chez les Bitcoiners, le terme employé pour désigner ceux qui conservent longtemps leurs bitcoins est : les holders. Holder est donc un moyen de miser sur la technologie et de s’enlever l’épine du pied de surfer avec les vagues successives du prix. Par ses très nombreux calculs informatiques vérifiant perpétuellement l’exactitude des transactions le bitcoin est sécurisé. Seule une attaque des 51% permettrait à une personne ou un groupe de personnes de prendre le contrôle de bitcoin. Cette « attaque des 51% » serait contre-productive car le prix s’effondrerait automatiquement. Par conséquent, pourquoi prendre le contrôle d’un actif qui perdrait presque toute sa valeur ? Néanmoins, pour les investisseurs achetant du bitcoin, il faut s’assurer d’acheter ses bitcoins sur des plateformes réglementées, d’entreposer ses bitcoins sur des « cold wallet » comme sur une clé ledger, vérifier méticuleusement les adresses lors de l’exécution d’une transaction, ne jamais rendre accessible la « recovery phrase », protéger son ordinateur portable d’éventuel Hack par des antivirus performant, utiliser des méthodes de validation de transaction 2Fa, utiliser le multisig…

La croissance de la réglementation

Le régulateur ne cesse de croitre à propos du bitcoin. Certains pays, comme la Chine, décide même de le rendre illégal. Au vu des vertus libertariennes du bitcoin, ce n’est pas vraiment étonnant… L’économiste en chef du Fonds Monétaire international (FMI), Gita Gopinath, a déclaré publiquement que les cryptomonnaies devaient être réglementées et non interdites. Cela est particulièrement vrai pour les économies émergentes. A l’horizon 2023, la Commission européenne a pour objectif d’établir un cadre légal pour réguler les cryptomonnaies. Le Conseil européen a arrêté sa position récemment sur les deux propositions suivantes : MICA (Règlement sur les marchés des cryptoactifs) et le DORA (Règlement sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier) 

« En économie, l’usage de la force est un signe de faiblesse » alors, nous pouvons nous questionner au fait que si des états s’acharnent à tuer le bitcoin, n’est ce pas parce qu’ils en ont peur ?

Pour un développement économique des zones non bancarisées

Bitcoin permet à de nombreux humains situés dans des endroits du globe non-développés de pouvoir effectuer des échanges de valeur. Avec un simple smartphone et grâce notamment au Lightning network effectuer des transactions et envoyer ou recevoir des fonds de partout dans le monde est désormais possible. La liberté financière de ces individus est rendue possible grâce à Bitcoin. Pour ces régions du globe où la monnaie est souvent fragile, posséder du bitcoin est aussi signe de réserve de valeur et donc de protection de ses avoirs. Des pays comme le Salvador, le Nigéria, le Venezuela ont très bien compris cela et s’orientent à des vitesses diverses vers l’intégration du bitcoin dans leur pays.

La liberté financière grâce à bitcoin

La société humaine s’oriente de plus en plus vers une société sans cash. On est en droit de se poser la question qu’une société sans cash donnerait sans doute plus de pouvoir aux banques et moins de liberté financière aux citoyens. En réaction à cette évolution, des initiatives citoyennes naissent de toute part avec la création de monnaies locales complémentaires. Bitcoin, monnaie planétaire répond aux aspirations de nombreux humains à retrouver de la liberté financière et par conséquent de ne plus devoir passer par un tiers de confiance tel une banque.

Et en Belgique ?

Une toute nouvelle ASBL vient d’être créée dans le but de promouvoir la blockchain et les cryptoactifs. Bax Belgium a été lancée ce mercredi 15 décembre 2021 en présence du secrétaire d’état à la digitalisation, Mathieu Michel et souhaite apporter des connaissances et du soutien à toutes les entreprises belges qui le souhaitent et qui pourraient tirer profit de la technologie blockchain. Marc Toledo, co-fondateur de Bax Belgium et CFO de Bit4you (plateforme de transactions en cryptodevises) s’est exprimé à ce sujet : « nous souhaitons développer un dialogue avec les différents instances politiques et régulatoires du pays pour contribuer à stimuler les start-ups belges en créant un environnement propice à leur développement et à mettre en place un cadre réglementaire qui protège les consommateurs, notamment en matière de cryptoactifs. » Du côté des anecdotes, lors de l’annonce de la création de l’ASBL BAX Belgium, Mathieu Michel a annoncé avoir investi dans du bitcoin et a déclaré : « je suis un optimiste de nature. Je suis favorable à l’innovation et aux technologies. Grâce à celles-ci, nous pouvons construire un futur meilleur qu’aujourd’hui. La blockchain a un potentiel immense ».

 

Bitcoin, cosmopolite ?

Prenons maintenant de la hauteur et voyageons dans l’univers. L’être Humain, en quête de liberté, de ressources, de curiosité, de terres de secours et d’espace est indéniablement voué à conquérir l’univers, à commencer probablement par la planète Mars. Il devra donc trouver un moyen d’échanger de la valeur à travers les diverses planètes conquises ou à tout le moins entre les planètes, les vaisseaux spatiaux et la terre…Cette échange de valeur pourrait tout à fait se faire par le biais du bitcoin…Le moyen d’échange interplanétaire est peut-être déjà né, mais avant qu’il ne s’émancipe dans l’espace il devra continuer à faire ses preuves sur notre planète et conquérir une bonne proportion des presque 8 milliards d’habitants de la planète…En attendant, diverses sociétés comme SpaceChain, Blockstream et Cryptosat œuvrent à développer la sécurité de Bitcoin pour y offrir une validation de la blockchain, des portefeuilles multi-signatures et des fonctions de délai d’attente vérifiables dans l’espace. A titre d’exemple, en 2020 a eu lieu la première transaction multisignature à bord de la capsule de l’ISS par la société Spacechain. 0.01 bitcoin ont été envoyés sur deux adresses différentes. Bitcoin est alors devenu extra-terrestre. Dans la communauté Bitcoin, on entend souvent : « Bitcoin to the Moon » voulant dire que son prix va s’envoler très haut. Alors, que ce soit : « to space », « to Mars », « to the Moon », « to sky » or underground une chose est certaine c’est que le bitcoin continuera de faire parler de lui ces prochaines années…

Citation : « N’oubliez pas de regarder les étoiles et non pas à vos pieds. Essayez de comprendre ce que vous voyez et de vous interroger sur ce qui fait l’existence de l’univers » de Stephen Hawking.

Le travail, c’est la santé ?

Par Simon Liégeois 

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Ce dimanche 13 mars, en matinée, se déroulait un séminaire organisé par le Mouvement Réformateur au sein de l’IHECS, l’institut spécialisé en communication à Bruxelles. Pendant plusieurs heures, différents intervenants se sont exprimés autour d’une thématique qui nous concerne toutes et tous, et encore plus à l’heure actuelle, dans une période de transition telle que celle que nous connaissons : le travail !

 

Après le mot d’introduction du président, Georges-Louis Bouchez, nous avons pu, durant cette matinée, écouter les réflexions des intervenants présents :

        Denis Pennel, essayiste et directeur général de la World Employment Confederation

        Nicolas Bouzou, essayiste, éditorialiste et directeur d’études à l’Université Paris II Assas

        Rudy Aernoult, essayiste, professeur d’économie aux Universités de Gand et Nancy et Chief Economist à la Commission Européenne.

        Laurent Taskin, professeur en Management et Transformation du travail à l’Université Catholique de Louvain.

        Philippe Val, journaliste, essayiste, ex-directeur de France-Inter et ex-rédacteur en chef de Charlie-Hebdo

     Isabelle Choquet, professeure à l’ICHEC, Saint-Louis et à la Haute École Francisco Ferrer. Spécialisée dans l’adaptation des PME aux nouvelles technologies.

 

Dans un premier temps, revenons sur ce qui a poussé le MR à organiser ce séminaire. En tant que jeunes à l’heure actuelle, nous traversons une vraie période de transition au sein de notre société. Les nouvelles technologies sont quasiment omniprésentes et influencent de plus en plus le monde de l’emploi. D’un point de vue plus sociétal, les mentalités, comprenant le rapport entre l’employeur et le salarié ont changé. Enfin, l’augmentation du niveau de vie et la floraison de nouveaux statuts dans le monde du travail suscitent davantage un besoin de flexibilité et une meilleure conciliation entre la vie au travail et la vie à la maison. Politiquement parlant, de l’eau à également coulé sous les ponts et l’impression d’une gauche ayant renoncé à la valeur travail au profit des minorités et combats que nombreux qualifient de « wokistes », se fait ressentir.

 

La gauche aurait-elle abandonné la valeur du travail ?

 

Philippe Val s’est par ailleurs exprimé en la matière. Selon lui, l’origine des citoyens est devenue une sorte d’instrumentalisation de la gauche, bafouant les lettres de noblesse du travail. Celui-ci reproche à la gauche de traiter les individus comme des victimes en utilisant un prétexte communautaire.

Ces derniers temps, on reproche beaucoup à la gauche une politique communautariste consistant à « victimiser » les gens en utilisant le prétexte de la communauté à laquelle ils appartiennent, et qui nécessiterait certaines accommodations, en particulier sur le monde du travail. Il déplore aussi le fait que le travail en tant que vertu soit devenu quelque chose à éliminer. Cependant, il convient de considérer le travail avec de la nuance et de ne pas rentrer dans une sorte de manichéisme en essayant de le diaboliser. Car si le salariat comporte des inconvénients, il présente aussi des avantages. Si moyen plus souple il existe, pour aménager le travail, cela ne doit pas se faire aux dépens de la solidarité. Ainsi, il conviendrait de préserver un juste milieu entre cette solidarité et la flexibilité qui peut découler d’une vision plus moderne et valorisante du travail.

 

La pénibilité du travail

 

En tant que libéraux, nous ne pouvons nier que notre doctrine se base sur l’envie de faire des choses. Autrefois pénible et manquant cruellement de régulation, ce sont les acquis sociaux qui ont contribué à transformer le travail en quelque chose de valorisant et d’épanouissant à l’heure actuelle. Le monde politique a ainsi rendu plus agréable le travail au fur et à mesure des décennies, notamment par l’abolition du travail des enfants, la limitation du temps de travail hebdomadaire, le système d’assurances mais aussi par la mise en place du statut de chômeur qui résulte d’actions relatives au droit du travail.

Cependant, force est de ne pas oublier que le chômage ne peut être un projet de vie et que dès lors, l’enjeu de la politique est de lutter contre le chômage au lieu de l’aménager, car on ne peut s’y complaire. Autre facteur qui contribue grandement à réduire la pénibilité du travail : les nouvelles technologies. Les innovations, de plus en plus, se substituent aux tâches les plus pénibles. Cependant, si une société innovante se veut en mesure de rendre plus agréables ces tâches, la pénibilité subsiste et aujourd’hui, elle peut se trouver dans la difficulté à concilier la vie privée et professionnelle. Cela peut-être usant nerveusement. Il convient dès lors de se questionner sur ce qui peut affecter le rapport au travail et trois facteurs principaux peuvent être pris en compte.

Premièrement, la sphère privée et la manière dont nos expériences familiales peuvent affecter notre manière de travailler. Ensuite, la sphère professionnelle en elle-même car elle peut mener à des questionnements existentiels : « Est-ce que ce que je fais a du sens ? ». Enfin, la sphère organisationnelle qui elle, dépend de l’entreprise et de son management. Malgré les changements dans ce rapport au travail, les intervenants nous suggèrent de se rappeler la notion de collectivité car celle-ci doit être partie prenante de l’innovation. Cette collectivité peut par exemple être adaptée à partir du moment où l’on est capables de définir clairement pour quel travail et dans quelles conditions, il convient d’être ensemble.

 

Réussir sa vie ou réussir dans la vie ?


Si un débat aujourd’hui mérite réflexion, c’est bien celui de la place de l’intelligence artificielle parce que son développement suscite une remise en question de la place de l’Homme dans le monde du travail. La technologie a en effet un impact sur notre manière de pensée et peut pousser certains jeunes en quête de sens dans leur vie, à se mettre hors-jeu du circuit. Ce mécontentement suscite une remise en question sur la manière de faire société. En effet, les rapports de l’OCDE montrent un manque de qualification et d’apprentissage vis-à-vis de l’automatisation parce qu’une grosse partie de la population n’intègre pas les notions les plus basiques de la technologie telles que le traitement de texte par exemple. Cela nous remet en question sur la manière de former les gens au monde du travail afin de rendre leurs carrières plus sensées, mais aussi de rassurer sur les doutes et appréhensions qu’ils auraient vis-à-vis de leur rapport aux technologies et à l’innovation. Ainsi, cette convergence du numérique va fondamentalement changer la nature du travail. Une fois de plus, la prise en compte du numérique demande une certaine nuance car si effectivement, il provoquera indéniablement la disparition de certains métiers, il en transformera certains et en créera d’autres. La destruction est créatrice. Ainsi, malgré le challenge politique et économique qu’elles suscitent, l’IA et les technologies sont objectivement des progrès. Ce qui sera important à expliquer aux personnes, c’est que les moyens d’apprentissage devront être renforcés, mais aussi que la pratique va changer : sans oublier la formation initiale étant celle que nous apprenons au sein de l’enseignement obligatoire, il sera essentiel d’intégrer des formations en accéléré dans la pratique. C’est-à-dire que les formations relatives à la technologie devront être maitrisées rapidement et dès les fondamentaux.

 

Conclusion ?

 

Pénibilité ? Technologies ? Flexibilité ? Collectivité ? Liberté ? Tant de mots qui portent réflexion à l’heure actuelle sur la nature du travail. Quoi qu’on en dise, il constitue la raison de vivre de nombreux de nos concitoyens à l’heure actuelle et doit s’inscrire dans une progression constante et adaptée aux enjeux de chaque époque que nous traverserons pour maintenir ces valeurs d’épanouissement individuel si durement acquises à travers les décennies.

Bitcoin – De sa genèse à son mode de fonctionnement…

Par Cédric Sevrin

J’incarne la liberté, je protège de l’impression monétaire abondante des banques centrales, mon inventeur est à ce jour inconnu, ma sécurisation est grande, ma décentralisation est planétaire, je suis neutre, je suis participatif, on me prétend être l’or numérique, je suis énergivore, je suis transparent, je protège les droits et libertés individuelles, j’inspire la confiance, je suis une bulle spéculative , je suis volatil, je suis peu réglementé, je réduis le monopole gouvernemental sur la monnaie, peu d’enseignes m’acceptent actuellement comme moyen de paiement, mes transactions sont immuables et plus rapides que les virements bancaires, je suis révolutionnaire, je suis une monnaie, comprendre la technologie sur laquelle je repose demande de l’investissement personnel…

Voici pêle-mêle des avantages, des inconvénients et dont on dit sur moi…

 

Cet article a pour but de mieux comprendre ce qu’est le bitcoin pour se faire un avis personnel le plus objectif possible. Étape importante, commençons par nous pencher sur son origine…

 

La genèse du bitcoin

 

Cette invention a été possible grâce à la complémentarité de la démocratisation de l’ordinateur personnel, du réseau internet et de la cryptographie moderne.

 

La genèse de la cryptographie

 

Qu’est-ce que la cryptographie ?

 

C’est une branche des mathématiques, qui consiste à rendre illisible un message à moins d’en avoir la clé de déchiffrement.

C’est en 1958 que Charles Moore entreprend la construction d’une boîte à outils sous la forme d’un interpréteur de commandes. Celui-ci est amélioré et prend le nom de Forth en 1968.Ce langage de programmation a probablement inspiré le langage de bitcoin, le SCRIPT.

 

L’influence des cypherpunk

 

C’est au début des années 1990, au cœur de la Silicon Valley que l’idéologie « Cypherpunk » est née. Ce mouvement réunissait divers individus, principalement des informaticiens ou des spécialistes du droit de haut-vols dans le but de développer la cryptographie et de défendre la vie privée des citoyens. Au fil du temps ce mouvement a enflé et un mouvement crypto anarchiste s’en est inspiré. L’objectif commun de ce mouvement était principalement le respect de la privacy et de la confidentialité par le biais de la cryptographie.

 

En 1990, une première monnaie électronique appelée « Digicash » est créée et se base sur des protocoles cryptographiques.

La cryptographie entend répondre à trois grandes notions que sont : confidentialité, authenticité et intégrité. Ces notions sont l’essence même de la technologie de la Blockchain… »

 

En 1995, la cour suprême américaine a établi que le code cryptographique était protégé en tant que forme d’expression par le 1er amendement de la Constitution des Etats-Unis. A la suite de cette décision, la protection de la vie privée devait également s’accompagner de la protection et de l’anonymat des transactions financières. Sur la base des principes précités, un certain nombre de tentatives ont été réalisées afin de développer les transactions et monnaies numériques.

 

En 1997, le projet « Hcash » est créé et intègre pour la première fois le processus de preuve de travail d’un ordinateur pour valider une transaction. C’est ce même processus qui est utilisé pour le bitcoin.

 

En 1998, c’est au tour de « Bit Gold » d’être créé par l’informaticien « Nick Szabo ». Bitgold, système d’or numérique décentralisé, n’a jamais été implémenté mais il rassemble la plupart des caractéristiques rattachées à bitcoin. S’en est suivi, une longue disette avant d’arriver en 2007, où une personne ou un groupe de personnes au pseudonyme de Satoshi Nakamoto se penche sur la création du bitcoin.

 

Ce n’est qu’en octobre 2008, en pleine tourmente financière que ce cypherpunk inconnu (ou un groupe de cypherpunks inconnus), Satoshi Nakamoto a publié le White Paper du Bitcoin sur une mailing list cypherpunk, article intitulé : « Bitcoin : A Peer-to-Peer Electronic Cash System », pouvant se traduire par « Bitcoin : Un Système de Paiement Électronique Pair-à-Pair » Ce White Paper démontre qu’aux yeux du créateur du Bitcoin, le commerce sur l’Internet dépend presque exclusivement d’institutions financières servant de tiers de confiance pour traiter des paiements électroniques, telles que les institutions bancaires ou bien encore des entreprises type Paypal.

 

Nakamoto estimait nécessaire qu’un système de paiement électronique basé sur des preuves cryptographiques puisse être utilisé à la place d’un modèle basé sur la confiance, ce qui permettrait à deux individus le souhaitant de réaliser des transactions directement entre eux sans avoir recours à ce fameux tiers de confiance. (banques, etc.). C’est ce qu’il propose donc à travers le protocole Bitcoin.

 

La liberté et la décentralisation financière des humains de la planète terre étaient peut-être nées…

 

 

 

Sources :

https://bitcoin.fr/les-qualites-de-bitcoin/

https://coinmarketcap.com/

https://www.tacotax.fr/guides/investir/bitcoin/prix-du-bitcoin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryptomonnaie

https://cercleorion.com/blog-du-cercle/2021/5/26/la-folle-histoire-qui-se-cache-derrire-la-blockchain

https://www.youtube.com/watch?v=wJcNuwFyzfg

https://www.cointribune.com/analyses/investissements/pourquoi-les-investisseurs-institutionnels-sinvestissent-ils-dans-le-bitcoin-btc/

https://www.numerama.com/tech/754910-que-va-changer-taproot-la-derniere-mise-a-jour-du-bitcoin.html

https://journalducoin.com/bitcoin/actualites-bitcoin/la-prehistoire-de-bitcoin-premices-revolution/

https://bitcoin.fr/les-avantages-de-bicoin/

https://www.blockchain.com/fr/charts/n-transactions

https://www.capital.fr/entreprises-marches/bitcoin-pizza-day-le-jour-ou-un-homme-a-commande-2-pizzas-pour-10-000-bitcoins-1289173

https://www.cjg.be/les-etudes-du-cjg-la-monnaie-du-futur/

https://www.lalibre.be/economie/digital/2021/12/15/mettre-la-belgique-au-centre-de-cette-revolution-numerique-une-association-professionnelle-de-la-blockchain-officiellement-lancee-6UDOZFUTPFD4LATYIYHU5BQ4FQ/

https://trends.levif.be/economie/high-tech/mathieu-michel-a-investi-dans-le-bitcoin/article-news-1504117.html

https://www.cryptoencyclopedie.com/single-post/quest-ce-que-le-lightning-network

https://journalducoin.com/bitcoin/bitcoin-espace-astronautes-iss-envoient-bitcoins/

https://journalducoin.com/bitcoin/interdiction-de-bitcoin-le-fmi-change-de-ton/

Livre : « Comment nous vivrons sur mars » de Stephen L. Petranek, chapitre 8 : « la ruée vers l’or »

Les chaines you tube : Hascheur, Surfin bitcoin, Coin tips, Grand angle crypto et Parlons bitcoin.

 

L’endométri-quoi?

 

Saviez-vous qu’au moins une femme sur dix souffre d’une maladie peu connue et qu’aucun traitement spécifique n’existe pour la soigner? Ça, c’est l’endométriose. Une maladie gynécologique qui touche les femmes en âge de procréer. Elle a été découverte il y a plus de 160 ans mais est encore trop souvent ignorée. Elle se caractérise par des douleurs chroniques invalidantes comme des troubles urinaires et digestifs. Dans 40% des cas, les femmes rencontrent des soucis d’infertilité.

 

Il faut savoir que cette maladie s’attaque aux cavités utérines et se fait remarquer par des modifications hormonales, comme de fortes douleurs au niveau abdominale. Globalement, ce sont des tissus similaires à la muqueuse de l’endomètre qui se développent hors de l’utérus.

 

L’équipe Piccolo a rencontré une jeune adulte souffrant de cette maladie.


« J’ai eu mes règles très jeune, je devais avoir entre 11 et 12 ans. Ce n’était pas très douloureux, mais dès l’âge de 14 ans, les douleurs extrêmes ont commencé ».

 

Pendant des années, lors de ses cycles menstruels, cette jeune femme a souffert de migraines et d’autres douleurs handicapantes. Son gynécologue lui a toujours dit qu’il n’y avait rien d’inquiétant pour son âge mais, vers ses 18 ans, de nouveaux symptômes sont apparus :  nausées, sueurs froides et chutes de tension.

 

La jeune dame témoigne : «J’ai changé de gynécologue et je lui ai tout raconté. De là, elle a fait une échographie où elle a aperçu quelque chose d’anormal et elle m’a envoyé faire un scanner à l’hôpital qui a bien confirmé qu’il y avait un début d’endométriose.  Je dis un début parce que comparer à certaines, mon cas n’est pas assez grave au point de devoir opérer. Après avoir reçu mes résultats, ma gyné [sic] m’a alors expliqué ce qu’était l’endométriose et que c’était très peu connu ».

 

Depuis, elle a une visite de contrôle deux fois par an et prend un médicament pour soulager les douleurs. « Des fois, c’est vrai que dans les premiers jours, j’ai encore quelques petites sueurs froides, quelques nausées mais c’est beaucoup moins fort qu’avant donc vachement moins handicapant et ces douleurs se font de plus en plus rares ».

 

Cette année aura lieu, du 7 au 13 mars, la 18ème semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose. Cet événement annuel, organisé par EndoFrance, existe depuis 2004 et a pour but de sensibiliser et informer à cette maladie.

Les Jeunesmr ont sorti carte blanche sur le sujet. Elle a déjà été signée par 70 jeunes élus !   

 

 

SOURCES :

https://www.jeunesmr.be/site/2022/01/endometriose-informer-sensibiliser-soigner-prevenir/

 

https://www.endofrance.org/nos-actions/semaine-europeenne-prevention-information/

 

 

 

 

 

 

Une Belgique sans “E-commerce” ?

Dans l’inconnue ou vers un retour marxiste? 

 

Récemment, Paul Magnette, président du Parti Socialiste, s’est attaqué aux e-commerces. Ses propos ont outré de nombreuses personnalités politiques dont beaucoup de libéraux. En effet, le socialiste voudrait que la Belgique soit le « premier pays sans e-commerce ». Il y dénonce les conditions de travail et l’impact environnemental que cela représente. Mais pourrions-nous nous passer véritablement de l’e-commerce ?

 

Tout d’abord, l’e-commerce représente une somme considérable au sein de l’économie Belge. En 2020, c’était 10,26 milliards d’euros dépensés dans des produits vendus sur internet et en 2021, 11 milliards. Mais l’e-commerce c’est aussi de l’emploi. En 2019, on estime le nombre d’e-commerçants entre 15 000 et 25 000. C’est aussi 8 millions de consommateurs au sein de notre plat pays.

 

Ensuite, l’e-commerce n’est pas aussi développé que dans nos pays voisins. En effet, sur les 100 meilleurs webshop de notre pays, seulement 40% sont Belges. La plupart des achats proviennent de l’étranger et de ce fait, beaucoup d’emplois passent la frontière. Actuellement, ce sont près de 11 000 personnes qui travaillent dans l’e-commerce et plusieurs milliers d’indépendants qui travaillent en collaboration. Il est clair que le développement du commerce en ligne peut générer beaucoup d’emplois, notamment au niveau de la logistique. Ce dernier constitue un poids non négligeable dans l’économie Belge.

 

Enfin, l’e-commerce ne rime ni avec Amazon, ni avec mondialisation. Les webshops peuvent être un allié de taille pour les indépendants. Ceux-ci pourraient augmenter leurs revenus et faire de la publicité en faisant usage du e-commerce.

 

La Belgique a tout intérêt à développer l’e-commerce. Son poids dans l’économie n’est pas négligeable et les webshops peuvent créer de nombreux emplois. Nous devons faire tout notre possible pour l’intégrer dans toutes les couches du commerce, du plus petit commerçant au plus grand. L’e-shop peut être un allié majeur pour les indépendants et ils peuvent évoluer en symbiose. Le numérique devient de plus en plus indispensable dans un monde qui évolue constamment. L’encadrement et la formation seront aussi essentiels. Ainsi, nous pourrons continuer à progresser économiquement et garantir des commerces de qualité pour tous.

 

 

Sources :

 

https://www.retaildetail.be/fr/news/général/l’e-commerce-en-belgique-poursuit-sa-croissance

 

https://www.rtbf.be/article/le-commerce-en-belgique-46000-webshops-8-millions-de-consommateurs-10930621

 

https://www.retis.be/chiffres-secteur-ecommerce-belgique/

 

https://www.rtbf.be/article/e-commerce-en-belgique-plus-d-achats-plus-d-acheteurs-mais-des-montants-depenses-inferieurs-en-2020-10721965

 

https://www.retis.be/emploi-ecommerce-belgique/

 

Image :

https://www.retaildetail.be/fr/news/général/l’e-commerce-en-belgique-poursuit-sa-croissance