Le confinement vécu dans les écoles : Témoignage d’un Jeune MR professeur de français de 2e secondaire

Par Alexandre Piette, membre Jeunes MR

Une école qui a dû se réinventer dans la précipitation

Le jeudi 12 mars, en fin de soirée, après l’annonce de Sophie Wilmes, le Covid-19 a pris de court tout le monde. Brusquement, les cours seront suspendus, à partir du lundi 16 mars et nous voilà face à une situation inédite que nos écoles n’ont plus connu, depuis la Seconde Guerre Mondiale. Il faut donc la réinventer !

Le vendredi 13 mars, l’ambiance dans notre établissement est très particulière car personne ne sait exactement comment les choses vont se dérouler durant les prochaines semaines et prochains mois. Nous devons apprendre à accepter les choses qui nous dépassent, y compris quand cela modifie grandement nos habitudes. Chacun est appelé à mettre de côté ses désirs individuels, à adopter une attitude citoyenne et responsable.
C’est vrai pour les écoles, les professeurs, les élèves et c’est bien plus vrai encore pour toute la société. Ce jour-là, sur le temps de midi, une réunion de crise est organisée, dans l’urgence, par notre direction. Il faut gérer les premiers cas d’élèves contaminés, tout en tentant de continuer d’assurer l’enseignement, sous une forme virtuelle et non plus présentielle, comme nous en avons toujours eu l’habitude.

Dans ce cadre, les premières semaines ont été fastidieuses. En effet, bien que la plupart des collègues se soient mobilisés avec la direction et le service informatique pour entretenir virtuellement, comme nous le pouvions, du lien avec nos étudiants, tout en assurant la continuité des apprentissages ; il faut bien reconnaître que nous avons dû, bien souvent, un peu bricoler, et nous approprier progressivement, en autonomie, confiné, chacun de notre côté, le Google Drive de l’école, créé pour l’occasion.

Même si, dans un premier temps, l’idée d’utiliser cet outil informatique gratuit aux multiples facettes (visioconférences, journal de classe virtuel, courriels, cours en ligne …) pouvait nous paraître intéressante et comme étant une opportunité, au sein d’un monde de plus en plus virtuel pour les jeunes, il faut bien reconnaître que gérer les élèves, au cas par cas, en mode confinement a été compliqué pour la plupart d’entre nous car au fil des semaines, nous avons pu remarquer que nous n’étions pas tous sur un même pied d’égalité ; au moment où la fracture numérique, dans certaines familles mais aussi chez certains enseignants moins expérimentés se faisait de plus en plus grande. L’absence de connexion Internet, d’imprimante, le manque d’encre ou de papier ou encore la méconnaissance des systèmes d’utilisation ont rendu impossible chez certains la réalisation des travaux demandés. Dans de telles situations, comment s’assurer de la compréhension des communications si tant est qu’elles puissent parvenir à leurs destinataires ? A fortiori, face à l’absence de réponses de certaines familles, comment évaluer leur degré d’équipement ? Et comment préserver les élèves dans cette équation ? Le besoin est à la fois matériel (ordinateurs, tablettes) et technique (accompagnement des enseignants et des élèves), mais il relève aussi de la sélection et de l’exploitation d’un outil numérique adapté aux réalités. Il paraissait donc difficile de proposer des solutions ‘’clé sur porte’’ tant les besoins étaient nombreux, variés et dépendants du contexte de notre établissement.

Dans notre école, comme dans d’autres certainement, cette crise nous aura probablement permis de penser à l’avenir pour mettre en place progressivement une école numérique, comme souhaitée par les politiques de toutes convictions, depuis plusieurs années. 

C’est pourquoi, dès la rentrée de septembre et quel que soit le scénario de celle-ci, en fonction de l’évolution de l’épidémie, il faudra certainement envisager une certaine forme de systématisation du numérique dans nos futures pratiques pédagogiques et sans doute réinventer notre école, mais sans jamais perdre de vue les valeurs humaines qui la composent. Le numérique doit rester un outil et ne se substituera jamais à la vraie relation pédagogique entre un professeur et ses élèves en salle de classe car être enseignant, ce n’est pas être assis devant un ordinateur mais être en classe. Nous avons besoin de nos élèves, même si cette vocation n’est pas rose tous les jours et que son importance, dans la société, pour permettre l’émancipation sociale de chacun, est de moins en moins reconnue par l’opinion publique.

Une fin d’année très particulière, en demi-teinte…

Fin avril, le CNS a décidé d’autoriser la réouverture progressive des écoles, dans des conditions d’hygiène strictes ; à partir du 18 mai, pour les rhétos et du 25 mai, pour les deuxièmes secondaire.

La plupart des membres du personnel de notre école étaient plutôt heureux de cette décision car ils estimaient qu’un retour en présentiel des élèves, leur permettrait de récupérer un certain rythme de travail, tout en évitant l’accroissement de la fracture numérique entre plusieurs d’entre eux. Néanmoins, sur le terrain, la mise en œuvre des mesures d’hygiène imposées par le CNS n’a pas été chose aisée. En effet, constatant une certaine difficulté pour la Fédération Wallonie-Bruxelles à fournir des masques et tout le matériel nécessaire à cette rentrée, notre pouvoir organisateur, la direction avec les différents membres du CP (conseil en prévention) ont pris la décision de reporter la rentrée des élèves des dernières années au lundi 25 mai et celles des 2e, au mardi 02 juin, afin de se donner le temps et les moyens de tout mettre en œuvre pour assurer un maximum de sécurité pour les élèves et l’équipe éducative. D’un point de vue pédagogique, pour la direction, il a aussi semblé important de réaliser des conseils de classe préparatoires, avant cette reprise de la fin mai. L’objectif de ceux-ci était, sur base des résultats et/ou des choix des élèves pour l’année scolaire suivante, de cibler ceux en situation d’échec et/ou pour lesquels un projet de réorientation devait être déterminé, avant la fin du mois de juin. Tout cela dans le but d’éviter un éventuel décrochage scolaire.

Mais, quelques jours plus tard, quand nous avons appris les conditions pratiques dans lesquelles cette reprise allait se faire, nous étions plutôt sceptiques. En effet, la Ministre de l’enseignement obligatoire, Caroline Désir (PS), a décidé de laisser le choix aux parents, d’un retour ou non de leur enfant à l’école, en suspendant temporairement l’obligation scolaire. Grave erreur pour la plupart d’entre nous car se sont souvent les jeunes les plus en difficultés et les plus défavorisés qui choisiront de ne pas y revenir. De ce fait, dans la suite de leur parcours d’apprentissage, ils risquent d’augmenter leur risque d’échec scolaire voire de décrochage complet. Dans notre établissement scolaire, il faut l’admettre, nous avons la chance d’avoir en grande majorité des jeunes issus de familles de la classe moyenne, mais en vivant notre rentrée très particulière, et en discutant sur les réseaux sociaux, avec plusieurs collègues, d’autres écoles dites « moins favorisées », notre théorie s’est malheureusement vite confirmée : les apprenants les plus en détresse ne sont pas rentrés. 

Pour terminer, concernant les délibérations de la fin de l’année scolaire, la plupart d’entre nous avons été surpris par les décisions de la Ministre. En effet, sa directive mentionne que « au vu des circonstances, le redoublement devra être exceptionnel, en tenant compte uniquement du travail certificatif fourni entre le début de l’année scolaire et le 13 mars ». Même si les élèves ne sont pas responsables de cette situation inédite et que nous ne savons pas ce que certains ont pu vivre, dans un cadre privé, tout au long du confinement ; pour ma part, je pense que cette politique du laisser-passer au bénéfice du doute ne leur rendra pas service. En effet, d’expérience, nous savons, comme enseignant, qu’un élève ayant un ou plusieurs échecs significatifs, en mars, aura peu de chance de réussite, en juin. Bien que des aménagements d’aide et de remédiation soient promis par la Ministre, à partir du mois de septembre, nous craignons, comme enseignant, un report de l’échec et même un certain découragement de la part de l’élève pouvant mener au décrochage car celui-ci aura mal été orienté. Effectivement, légalement, en fin de 2e secondaire, un apprenant obtenant son CE1D, en juin, peut s’inscrire, l’année suivante, dans une 3e secondaire de son choix, c’est-à-dire dans une orientation générale, technique ou professionnelle. 

Même si aujourd’hui, nous ne savons pas encore comment se déroulera l’année scolaire 2020-2021, toutes ces mesures promises « à chaud » par la Ministre, nous paraissent malheureusement peu réalisables sur le terrain, et ne feront que renforcer davantage les inégalités sociales entre les élèves.

News en bref… En Belgique: crise sanitaire, ces jeunes qui ont rendu le monde meilleur !

Retrouvez le témoignage de Jonathan Chanteux, Jeune MR à Limbourg, nous racontant son implication dans le soutien du secteur de l’Horeca dûrement touché par cette crise sanitaire! Avec Psi-Web, sa startup spécialisée dans la communication, il a développé une plate-forme gratuite permettant de retrouver facilement l’ensemble des offres drive-in et plats à emporter et ce commune par commune.

News en bref… En Belgique: Sophie Wilmès, personnalité belge gagnante du Grand Baromètre

Les résultats du Grand Baromètre le Soir-RTL-Ipsos-VTM-Het Laatste Nieuws du 19 juin 2020 indiquent que la crise du coronavirus n’a rien changé quant aux intentions de vote des Belges (le Vlaams Belang reste premier en Flandre, les Écologistes dominent Bruxelles et les Socialistes restent premier parti en Wallonie). Par contre, la popularité de la libérale Sophie Wilmès a fait une montée fulgurante et remarquable.

Au classement des personnalités préférées des Belges à Bruxelles, Sophie Wilmès se trouve en première position avec 55% devant Paul Magnette et Olivier Maingain.

Et au classement des personnalités préférées des Wallons, Sophie Wilmès glane toujours 55% des avis favorables face à Paul Magnette suivi d’Elio Di Rupo.

News en bref… En Belgique: un pas de plus vers un retour à la vie normale

Ce mercredi 24 juin a eu lieu un nouveau Conseil National de Sécurité afin de mettre en place la phase 4 du déconfinement. 

Dans un premier temps, notre Première Ministre, Sophie Wilmès a lourdement insisté sur le fait que toutes les règles devaient être respectées, si nous ne voulions pas avoir un rebond de l’épidémie.

Plusieurs possibilités s’offriront à nous dès ce 1er juillet : chaque citoyen pourra élargir sa bulle de contacts à 15 personnes par semaine. Les piscines, les centres Wellness, les cinémas, les théâtres et les casinos pourront rouvrir, à condition que les mesures sanitaires soient respectées. Pour ce qui est des boîtes de nuit, elles resteront fermées jusqu’à nouvel ordre. Les événements d’intérieur pourront accueillir jusqu’à 200 personnes. A l’extérieur, il sera possible d’accepter un maximum de 400 personnes. Bien entendu, les mesures de sécurité doivent être respectées.

Enfin, les réceptions seront autorisées, pour un nombre de 50 personnes. Là encore, il est important de respecter la distanciation sociale.

Par Arthur Martin, journaliste Piccolo

News en bref… En Belgique : 174 ans et toujours l’envie de se battre pour réformer la société

En Belgique : 174 ans

Le dimanche 14 juin, le Mouvement Réformateur fêtait son 174 ème anniversaire. Il fut fondé en 1846 et est devenu le plus vieux parti d’Europe continentale.

Le MR est aujourd’hui le fruit de l’association de trois formations politiques tel que le PRL, le PFF ainsi que le MCC. Le PRL de son nom « le Parti Réformateur Libéral », a vu le jour en 1846 ce qui fait de lui le plus vieux parti de Belgique. Pour ce qui est du PFF, il s’agit du « Partei für Freiheit und Fortschritt» qui représente la partie germanophone du PRL.  Et enfin le MCC est « le Mouvement des Citoyens pour le Changements », et il fut créé en 1998 et rejoindra dès ses début l’alliance entre le PRL et le FDF (anciennement Fédéralistes Démocrates Francophones et actuellement DéFI). Ce dernier quitta cette alliance en 2011.

Par Arthur Martin, journaliste Piccolo

Focus sur la section Jeunes MR du Péruwelzis

Alors que le Covid-19 paralyse presque tout le pays, nous avons interviewé via Skype (distanciation sociale oblige) la section locale du Péruwelzis (dans le Hainaut) afin de mieux connaître les membres de leur bureau, leurs activités et comment ils s’organisent en ces temps de pandémie. Petit tour chez les inventeurs de la désormais célèbre « Blue night ».

Par Virgile Jottrand, journaliste Piccolo

Retrouvez les jeunes MR du Peruwelzis sur :

Pouvez-vous présenter le bureau des Jeunes MR du Péruwelzis ?

Le bureau est composé de 5 membres (voir présentation ci-dessous).
Nous sommes une chouette équipe, nous avons entre 24 et 33 ans (on se fait déjà vieux).
À côté du Bureau, on réunit l’ensemble des membres tous les 2 à 3 mois.

Fabrice Cornet est notre Vice-président, il est aussi Échevin en charge de la culture, du logement, du tourisme, du développement rural ainsi que du patrimoine, à Péruwelz.

Le poste de Secrétaire politique est occupé par Laurent Cauchies. Il est éducateur spécialisé et siège au Conseil communal.

Lionel Lefebvre est notre trésorier. Il travaille dans l’aide à la jeunesse et fait également partie du Conseil communal.

Le secrétaire administratif est Nathan Delahouzée.

Et c’est moi, Ophélie Deblocq, qui préside ce Bureau. À côté de ça, je poursuis un Master en administration publique à l’UCL Mons et je travaille au sein d’une caisse d’assurance publique.

La section a commencé à se dessiner en 2012 (année d’élections communales). Michel Bouchain, qui était alors Président du MR local, et Georges Hocq, ancien Président des JRL (Jeunes réformateurs libéraux, NDLR) ont donné l’impulsion. Officiellement, ce sont Laurent Cauchies et Lionel Lefebvre (amis d’enfance et colistiers) qui ont lancé la section le 6 novembre 2013. De mon côté, j’ai été élue au poste de Présidente en janvier 2019.

La section a véritablement trouvé une dynamique par les événements qu’elle a créés. Le premier évènement était la Blue night ainsi qu’un cinéclub qui a rencontré un certain succès. Par la suite, nous avons organisé des conférences dans le but de faire connaître les mandataires locaux à la population. On souhaitait réellement briser cette distance qui pouvait exister entre la population et leurs élus communaux.

Cependant, l’événement phare de notre section est l’Aqua Week-end. Nous voulions lier la jeunesse libérale à une activité physique avec un week-end basé sur l’eau. Et c’est, sans nul doute, notre meilleure réussite.

Au niveau politique, lors des dernières élections communales, nous avons envoyé 8 jeunes sur la liste communale qui comptait 25 colistiers en 2018. Sur les 8 candidats, 6 ont été élus.

La campagne électorale de 2018 et l’affichage que nous avons réalisé y ont contribués.

De manière générale, au terme de tous les évènements que nous organisons, nous reversons la plus grande partie des bénéfices à des associations caritatives, comme la S.P.A. C’est primordial pour nous de contribuer financièrement à ces associations par nos dons.

Nous avons également participé au BeWaPP, pour ramasser les déchets dans notre commune avec nos membres et adhérents.

Nous organisons aussi une conférence politique par an et les sujets sont variés. Nous avons notamment invité Gilles Agosti pour une conférence sur les premiers secours. Nous avons également mis sur pied une conférence sur le fonctionnement du CPAS.

Les relations sont excellentes ! Au fil du temps, nous avons su créer une réelle complémentarité entre la section et la jeunesse politique libérale.

La ville de Péruwelz rachète des bâtiments dans le centre-ville afin de créer du logement et d’inciter des habitants à venir s’y installer. Nous voulons réintroduire du dynamisme dans notre centre-ville.

Autre sujet : la réaffectation de la gare. Le terme des travaux est prévu pour 2024 et le but est que chaque navetteur puisse prendre le train dans des conditions optimales.

Actuellement nous n’avons pas encore fait de visioconférence « après-Corona ». Mais on a un groupe WhatsApp « Bureau » où la question a déjà été soulevée à deux reprises. Notamment pour prévoir l’agenda de cette année, si on maintient certains événements ou non.

Pour le moment, la priorité pour cet “après-Corona” sera d’organiser un événement entre les membres pour se retrouver, resserrer les liens, prendre des nouvelles et ensuite repartir sur des réunions entre tous les membres.

Pour le Congrès Jeunes MR, nous avons pour projet d’amender la proposition qui tendait à augmenter le plafond d’exonération des revenus des pompiers volontaires belges. L’idée vient d’un de nos membres, Terence Ballant. Pour lui, il est important que l’exonération fiscale supplémentaire confirme uniquement les interventions de type « non-planifiées » car c’est la seule solution qui pourrait être efficace pour renforcer le cadre de pompiers volontaires du pays. Il faudrait dissocier aux yeux de cet article de loi le salaire perçu en « planifié » du salaire perçu en « non-planifié ».

On organiserait Tomorrow Land à Péruwelz (rires).

Plus sérieusement, on s’efforcerait de ne pas investir que dans le divertissement mais surtout dans les domaines du sport, de la santé, de la culture. Investir pour augmenter la qualité et le confort dans les activités organisées.

Et on continuerait surtout à donner encore plus à la S.P.A. !

Elisa et Pauline, deux jeunes motivées de Thuin pour créer leur section locale

Je suis parti à la rencontre virtuelle de deux Thudiniennes, Pauline et Elisa qui ont comme ambition de lancer une section locale Jeunes MR au sein de leur commune. Une interview en vue d’en apprendre un peu plus sur la création en cours afin de vous motiver, vous aussi, à vous lancer dans l’aventure !

Par Cyril Marlier, journaliste Piccolo

Petite présentation en guise d’introduction.

Pauline a 27 ans et elle possède un Master en Administration publique. Elle est aujourd’hui Attachée parlementaire au Gouvernement Wallon. Thuin a toujours été au centre de ses préoccupations et c’est pour cette raison qu’elle participe à des actions citoyennes. Ancienne animatrice scoute, elle s’implique dans un nouveau service club de femmes de moins de 40 ans.

Elisa a 22 ans et est encore aux études (Administration publique à l’UCLouvain). Sa ville compte beaucoup pour elle et elle veut la défendre coûte que coûte. Elisa est animatrice scoute également, ce qui lui demande un grand investissement en temps et en énergie en plus de ses études. Elle est « tombée » dans la politique toute jeune grâce à sa marraine qu’elle a toujours soutenue et aux côtés de qui elle a beaucoup appris.

Les parcours de Pauline et Elisa sont presque identiques, que ce soient leurs études ou leurs activités ; on peut dire qu’elles se sont parfaitement trouvées. Quand elles discutent entre elles, leurs objectifs et leurs projets fusionnent parfaitement. Thuin faisait auparavant partie de la section d’Arrondissement de la Haute Sambre, qui est en train de s’éteindre. Elles ont donc pris la décision de lancer une section propre à leur commune. 

Le principal objectif pour l’avenir est de recruter un maximum de jeunes et de créer ainsi un groupe dynamique et impliqué. Dans la future section locale, Elisa insiste sur l’importance de permettre l’échange autour des valeurs libérales sans obligatoirement être engagé politiquement.

Pour les deux jeunes femmes, créer un mouvement de jeunes libéraux à Thuin est important. Leurs activités permettraient de donner aux jeunes un espace pour échanger autour des valeurs communes à défendre. Elles ont déjà plusieurs projets en tête, comme la distribution de chocolats dans les Maisons de Repos, la collaboration avec le CPAS afin d’aider les enfants ou encore des Afterworks sur des sujets divers.

Au vu de l’actualité, la création de leur section est malheureusement en pause. Mais ce n’est que partie remise ! De plus, elles souhaitent aussi aller plus loin et créer une synergie avec tous les mouvements de jeunesses libéraux de la région afin de mettre en place des activités en commun.

Vivant dans des régions très rurales, Pauline et Elisa veulent défendre les agriculteurs lors du prochain Congrès et proposer des motions concrètes pour les aider. Tant pour Elisa que pour Pauline, l’égalité homme-femme est également un combat qu’elles comptent mener à bien. Cette période nous rappelle aussi que beaucoup de personnes âgées se retrouvent isolées. Une solitude qui les touche particulièrement.

Si les deux jeunes Thudiniennes avaient 1 million d’euros pour leur section… l’une achèterait des masques et l’autre installerait un ascenseur entre la ville basse et la ville haute…

Plus sérieusement, Elisa a un projet qui lui tiendrait à cœur si elle en avait les moyens. Thuin est une ville avec une population privilégiée mais ce n’est pas le cas de tous. Alors, il s’agirait de créer un lieu de rencontre, d’accueil où les jeunes en difficulté pourraient venir et être écoutés. Elisa voudrait un endroit ludique où tout le monde pourrait trouver sa place.

Elisa fera un remerciement au personnel du Home “Le Gai Séjour”. Elle souligne l’engagement de celui-ci face à la crise que nous vivons actuellement. Elle prend conscience de la charge de travail des soignants en allant y travailler chaque weekend. Merci aux infirmiers, aux assistants sociaux, aux responsables et aux cuisiniers.

Si tu habites dans la région de Thuin et que tu souhaites t’investir dans ta ville, n’hésite pas à contacter Elisa Moreau (https://www.facebook.com/elisa.moreau.75) et Pauline Desmet (https://www.facebook.com/pauline.desmet.14) sur les réseaux sociaux en message privé.

Si tu souhaites créer une structure Jeunes MR propre à ta commune, n’hésite pas à envoyer un email à info@jeunesmr.be ! Nous te guiderons, étape par étape, et nous t’aiderons à mettre sur pied et à faire reconnaitre officiellement ta section.

Like: Report de paiement du crédit hypothécaire

Durant cette période difficile de confinement, beaucoup de salariés se retrouvent au chômage temporaire et beaucoup d’indépendants se voient contraints de diminuer ou d’arrêter leurs activités.

Malgré une aide de l’Etat envers les indépendants et l’octroi d’allocations de chômage aux salariés, beaucoup voient leurs revenus diminuer et cela a un impact important sur le budget des Belges.

C’est pourquoi le Ministre des finances, Alexander De Croo (OpenVld), en accord avec la Banque Nationale Belge et Febelfin (Fédération Belge du Secteur Financier) a décidé de permettre aux Belges de suspendre temporairement le remboursement de leurs crédits hypothécaires pendant une période maximale de 6 mois.

L’une des conditions est que le total des actifs mobiliers sur le compte à vue et le compte épargne soit inférieure à 25 000 euros. Pour les personnes ayant des revenus nets inférieurs ou égaux à 1700 euros, aucun intérêt supplémentaire ne sera calculé.

Pour tous les autres emprunteurs, les intérêts seront reportés. C’est une bonne mesure qui permettra d’alléger le budget d’une partie des Belges, car cette mesure ne concerne que les Belges propriétaires de leur habitation et non les locataires.

Par Melis Oz, journaliste Piccolo

 

Covid-19 : le symptôme d’une Europe dépassée ?

L’épidémie du covid-19 vient s’ajouter à la polycrise que connaît l’Union européenne depuis une dizaine d’années (crise migratoire, montée des populismes, Brexit, cohésion de la zone euro, défi climatique…). Elle pourra en sortir grandie. Et si cela devait se traduire par un changement de modèle et par la consécration d’une Union européenne fédérale ?

Malheureusement, c’est le chaos qui a, dans un premier temps, régné en Europe. Le débat au sujet d’une réponse financière solidaire de l’Union a été l’un des plus gros scandales de la crise COVID-19 que nous connaissons actuellement. Le Premier Ministre néerlandais Mark Rutte a confirmé son opposition aux « coronabonds » qui reviendraient pour son pays à être solidaire de tous les autres. Suite au tollé que cela avait provoqué, il a proposé quelques jours plus tard un « fonds de solidarité » de 10 à 20 milliards pour l’Italie et l’Espagne.

En parlant de l’Italie, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a même été jusqu’à présenter des excuses publiques aux citoyens italiens pour le manque de solidarité et de réactivité de l’Union Européenne.

En Europe de l’Est, si pour certains il est nécessaire d’adopter un autre comportement que d’habitude, pour d’autres, l’exceptionnelle situation fait rejaillir le naturel. Nous pensons ici à la Hongrie, où il semble que le temps soit à la dictature, n’est-ce pas M. Orban?

Un autre exemple de cacophonie européenne est la réquisition, par le Premier ministre français, de masques appartenant à la société suédoise Mölnlycke et destinés à l’Espagne et à l’Italie. En plus de susciter des tensions dans les 2 pays, cette saisie est contraire aux règlements du marché intérieur européen.

Enfin, terminons quand-même sur une note positive. Après une réunion entre les ministres des Finances ce jeudi 9 avril, des accords ont été trouvés sur une série d’aide financière et un fonds de relance pour sortir l’UE de cette crise économique. Mieux vaut donc tard que jamais…

L’Union européenne, fidèle à sa devise “In varietate concordia[1], prend des initiatives malgré les cris d’orfraie des détracteurs du projet européen et de la désinformation de Moscou et Pékin.

En effet, il est de bon ton de rappeler que l’UE ne définit pas les politiques de santé, ni l’organisation et la fourniture de services de santé et de soins médicaux, contrairement aux gouvernements nationaux. Son action consiste plutôt à compléter les politiques nationales et à soutenir la coopération entre les États-membres dans le domaine de la santé publique – un seul article existe en matière de santé, à savoir l’article 168 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) –.

Dans cette crise, nous constatons que chaque institution européenne a donc usé des instruments qui sont à sa disposition pour atténuer les conséquences de la pandémie et ce, même si la mise en place de ces mesures fut tardive – ce que nous regrettons.

Le Parlement européen a voté en faveur d’une mobilisation de 37 milliards d’euros d’investissements publics pour faire face à la crise provoquée par le covid-19. Ces montants se basent sur différents fonds créés pour soutenir les États-membres de l’UE et les pays en voie d’adhésion dans des situations de catastrophe majeure.[2]

L’une des décisions qu’a prise la Commission européenne était de fermer les frontières extérieures. Il faut garder à l’esprit qu’instaurer un état de « confinement » et fermer les frontières d’un pays ne peut se décider qu’au niveau national. Parallèlement, elle a décidé de mobiliser 140 millions d’euros de fonds de l’UE pour soutenir la recherche visant à mettre au point un vaccin, des nouveaux traitements et des tests de diagnostic.

Elle a alloué 47,5 millions d’euros à 17 projets de recherche contre le covid-19 dans le cadre du programme « Horizon 2020 ». Ces mesures rendent possible des tests de diagnostic rapides pouvant être effectués à proximité directe du patient, de nouveaux traitements et le développement de nouveaux vaccins. Un investissement total de 90 millions d’euros est attendu dans l’Initiative en matière de médicaments innovants (IMI), un partenariat public-privé entre la Commission et l’industrie pharmaceutique a lancé un appel urgent à des propositions de recherche. Ajoutons à cela qu’une aide financière de 80 millions d’euros a été octroyée à une entreprise allemande spécialisée dans le développement de vaccins innovants.[3] De plus, la Commission exonère de droits de douane et de TVA les importations d’équipements médicaux en provenance de pays tiers[4].

De plus, en vertu de l’article 107 du TFUE, la Commission européenne a le rôle de contrôler les aides financières octroyées par les États à leurs entreprises nationales. Dans une communication officielle, elle a souligné que les règles de l’Union aux États-membres peuvent servir à soulager les entreprises, en particulier les PME afin de leur permettre de surmonter la situation actuelle.[5]

L’Union européenne répond aussi à la critique, qui lui ait régulièrement faite, quant à sa rigidité sur le plan des finances étatiques en suspendant le Pacte de stabilité pour permettre aux Etats-membres de dépenser autant d’argent que la crise actuelle le demande. Cet accord avait pour but de préserver l’équilibre économique et budgétaire, au sein de l’Union, par l’interdiction pour les États parties à ce traité, de dépasser 3% de déficit et 60% de dette publique quant à son PIB.[6]

Suite à ces différents éléments, les Jeunes MR ne peuvent que rappeler leur positionnement prônant une réforme de l’Union européenne actuelle : nous souhaitons la mise en place d’un Espace Européen (EE) qui reprendrait les contours de l’Union à 27 et qui aurait les compétences exclusives d’une zone de libre-échange, et d’une Union Fédérale Européenne (UFE) à l’intérieur même de l’EE, qui pourrait correspondre à la Zone Euro actuelle (18 membres) et dont les compétences comprendraient un ensemble de matières intégrées au niveau européen.

Il est temps de donner à l’Europe les moyens de ses ambitions. Et cela passera inévitablement par l’intégration européenne. Car si cette crise nous montre quelque chose, c’est la nécessité de réponse coordonnée. La solution est de délier les mains d’une Europe qui ne demande qu’à faire ses preuves.

Concernant les compétences, il va de soi que dans le cadre d’un tel projet, une redistribution des compétences semble nécessaire voire inévitable pour permettre à l’Union européenne de légiférer et donc de poser des actes contraignants envers les États. Cela devrait se faire pour des compétences qui jusqu’à maintenant relevaient en grande partie de la souveraineté des États-membres – l’Europe n’ayant donc plus guère qu’un rôle de soutien –. Il n’est pas nécessaire de pousser la réflexion si loin pour observer un manque de réactivité de la part des 27 pays européens : le simple fait d’obtenir une période de transposition de 5 ans après le vote d’une résolution en dit déjà assez à ce sujet.

À titre d’exemple, la santé, la fiscalité ou même la défense avec la création d’une armée européenne pourraient dès lors être du ressort de l’UFE. Pour rendre l’Europe plus efficace, il faut plus d’Europe, une Europe simplifiée et transparente.

En donnant ainsi plus de responsabilités à l’Europe, nous augmentons également son champ d’action et rendons les différentes structures européennes plus fortes. Quel est l’intérêt des centres de recherches et de préventions européens s’ils ne sont que consultés de temps à autres pour se donner bonne conscience ? Ces structures doivent servir de références et ne plus faire partie de l’arrière-plan européen. Elles doivent être entières et prêtes à agir en cas de crise telle une task force, un groupe constitué pour mener à bien une mission particulière.

En 2015 déjà, certains s’exprimaient en faveur de la mise sur pied d’une entité médicale globale -en parallèle à l’OTAN – en charge du maintien de la paix – qui, elle, s’occuperait d’éventuelles crises sanitaires mondiales telles que celle que nous vivons actuellement. Pour le moment, nous ne pouvons que constater que la coordination de ces différents outils européens n’est pas à la hauteur. Nous en sommes les tristes témoins en cette période de crise.

Pourtant l’Europe possède déjà plusieurs outils salvateurs : le Centre de Coordination de la Réaction d’urgence (CCRU) et le Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies (CEPCM). L’un permet la coordination des mécanismes de protection civile européens, l’autre est une agence européenne chargée de la prévention et du contrôle des maladies et affections transmissibles.

Mais pourquoi ces outils ne sont-ils pas utilisés au maximum de leur potentiel ? On le sait, en temps de crise, une réponse dynamique et rapide est indispensable. Aujourd’hui, ces outils sont sollicités par les États-Membres ou par les institutions européennes ce qui explique la lenteur de leur mobilisation. Dans une Union Fédérale Européenne (UFE), ces deux entités – qui pourraient être fusionnées – seraient les moteurs d’une réponse efficace à une crise sanitaire comme celle que l’on connaît aujourd’hui. Cela passerait par une gestion logistique et préventive du matériel en termes de déploiement, de quantité et d’accès (masques, gants, EPI, tests de diagnostic, respirateurs, …) mais aussi par une capacité de mobilisation de moyens humains (docteurs, infirmiers, ambulanciers, …) à travers l’Europe.

Elles seraient chapeautées par une Direction Générale de la Santé attachée à un Commissaire européen spécifique. Elles permettraient de réaliser des simulations à grande échelle contre les virus ou toute autre pandémie et permettraient de développer une réponse coordonnée, organisée et régulée selon un schéma pré-établi. Le corps médical serait donc formé et professionnalisé de manière identique permettant ainsi, une action rapide entraînant une diminution drastique du nombre de victimes et de conséquences toutes plus regrettables les unes que les autres.

Notre société est en évolution permanente. La crise que nous traversons nous fait prendre conscience qu’il faut avancer et s’améliorer. Empêcher le projet européen de se réformer en parallèle est un non-sens. Il faut se souvenir que tenter de répondre aux problèmes du siècle prochain avec des réponses du précédent n’a aucun sens.

Les pères fondateurs du projet européen que sont Robert Schuman, Jean Monnet ou Paul-Henri Spaak n’avaient jamais rêvé d’une institution figée dans la pierre. L’Union Économique et Monétaire n’était qu’une étape comme l’a été la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) pour la reconstruction de notre continent après la seconde guerre mondiale.

Soyons les dignes héritiers du rêve européen et donnons à notre Union les outils pour répondre aux problèmes de demain.

Nous sommes les Jeunes MR et nous voulons plus d’Europe.

Les auteurs : Gilles Bruck, Laura Hidalgo, Julien Liégeois, Florent Rasseneur, Alexandre Servais et Guillaume Soupart

[1] Unis dans la diversité.

[2] Commission européenne, Proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (CE) nº 2012/2002 du Conseil en vue de fournir une aide financière aux États membres et aux pays dont l’adhésion à l’Union est en cours de négociation qui sont gravement touchés par une urgence de santé publique majeure, 13 mars 2020, COM/2020/114 final.

[3] Commission européenne, Coronavirus : la Commission propose un financement au laboratoire CureVac qui développe des vaccins innovants, 16 mars 2020, disponible surwww.ec.europa.eu/commission/presscorner ; Actualité du Parlement européen, L’Union européenne soutient la recherche pour lutter contre le covid-19, 31 mars 2020, disponible surwww.europarl.europa.eu/news.

[4] Commission européenne, Coronavirus : la Commission exonère de droits de douane et de TVA les importations d’équipements médicaux en provenance de pays tiers, 3 avril 2020, disponible surwww.ec.europa.eu/commission/presscorner.

[5] Commission européenne, Communication de la Commission Encadrement temporaire des mesures d’aide d’État visant à soutenir l’économie dans le contexte actuel de la flambée de COVID-19, 20 mars 2020, 2020/C 91 I/01.

[6] Commission européenne, Coronavirus : La Commission propose d’activer la clause dérogatoire générale du cadre budgétaire pour faire face à la pandémie, 20 mars 2020, disponible surwww.ec.europa.eu/commission/presscorner.